Jedwab: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

True. Experience of the Czech Republic and the Slovak Republic is illustrative, residents became citizens or either based upon residency. Over time, Czech Republic’s allowed dual citizenship, Slovak not:

…Cela impliquerait des choix difficiles. Qui conserverait le droit de vote ? Quels droits seraient maintenus ou limités ? Comment définir l’appartenance politique dans un contexte de séparation ? Quelles seront les obligations qui vont émerger ?

Autant de questions qui ne trouveront de réponse qu’à travers des négociations complexes – et très probablement conflictuelles.

L’opinion publique illustre déjà l’ampleur du défi. Selon un sondage Léger réalisé en janvier 2026 pour l’Association d’études canadiennes, une majorité de Canadiens hors Québec s’oppose à ce que les Québécois conservent la citoyenneté canadienne après une éventuelle indépendance. Au Québec, c’est l’inverse : une majorité souhaite la préserver.

Deux visions difficilement conciliables.

Dans ce contexte, présenter la double citoyenneté comme un acquis relève davantage de la stratégie politique que de la réalité juridique. La prudence des indépendantistes albertains – qui parlent de possibilité – reconnaît implicitement cette incertitude.

Car rien ne garantit que le Canada accepterait qu’une large population étrangère conserve durablement des droits politiques complets. Une telle situation soulèverait des enjeux évidents de souveraineté, de représentation et de légitimité démocratique.

Il faut aussi reconnaître une réalité souvent sous-estimée : la citoyenneté canadienne demeure extrêmement populaire.

Deux Canadiens sur trois préfèrent être citoyens du Canada que de tout autre pays. Les Québécois (71 %) figurent parmi ceux qui expriment le plus fortement cet attachement, les Albertains étant un peu moins enthousiastes (61 %).

Même là où l’on parle d’indépendance, pour la majorité, le lien à la citoyenneté canadienne reste profond.

C’est précisément ce qui explique l’émergence de cette idée d’une indépendance sans véritable rupture. On propose de quitter le Canada… tout en conservant ce qu’il offre de plus précieux.

Au Québec et en Alberta, la souveraineté ne sera pas un exercice symbolique. Elle implique la création d’un État distinct, avec ses propres règles, ses propres institutions et son propre ordre politique et juridique.

La double citoyenneté, dans ce contexte, est loin d’être garantie. C’est plutôt une hypothèse qui dépendra de négociations, de rapports de force – et d’un Canada qui, inévitablement, devra redéfinir les conditions mêmes de sa citoyenneté.

Source: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

… This would involve difficult choices. Who would keep the right to vote? What rights would be maintained or limited? How to define political belonging in a context of separation? What obligations will emerge?

So many questions that will only be answered through complex negotiations – and most likely conflictual.

Public opinion is already illustrating the scale of the challenge. According to a Léger survey conducted in January 2026 for the Canadian Studies Association, a majority of Canadians outside Quebec are opposed to Quebecers retaining Canadian citizenship after possible independence. In Quebec, it is the opposite: a majority wants to preserve it.

Two visions that are difficult to reconcile.

In this context, presenting dual citizenship as a given is more of a political strategy than a legal reality. The prudence of Alberta’s independence supporters – who speak of possibility – implicitly recognizes this uncertainty.

Because there is no guarantee that Canada would accept that a large foreign population retains full political rights in the long term. Such a situation would raise obvious issues of sovereignty, representation and democratic legitimacy.

We must also recognize a reality that is often underestimated: Canadian citizenship remains extremely popular.

Two out of three Canadians would rather be citizens of Canada than any other country. Quebecers (71%) are among those who most strongly express this attachment, Albertans being a little less enthusiastic (61%).

Even where we talk about independence, for the majority, the link to Canadian citizenship remains deep.

This is precisely what explains the emergence of this idea of independence without real rupture. We propose to leave Canada… while keeping what it offers most valuable.

In Quebec and Alberta, sovereignty will not be a symbolic exercise. It involves the creation of a separate state, with its own rules, its own institutions and its own political and legal order.

Dual citizenship, in this context, is far from guaranteed. Rather, it is a hypothesis that will depend on negotiations, a balance of power – and a Canada that will inevitably have to redefine the very conditions of its citizenship.

Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

As expected:

Sans nouvelle de leur dossier depuis plus de six mois, des « heureux élus » du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) craignent de devoir retourner dans leur pays alors que leur permis de travail est sur le point d’expirer. À peine 110 certificats de sélection du Québec (CSQ) ont été délivrés alors que plus de 10 000 invitations ont été envoyées depuis juillet dernier, selon les données du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Des délais plus longs

Yves Martineau, coprésident de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, observe que le délai de traitement dépasse actuellement les six mois pour bon nombre de candidats invités à postuler au PSTQ, soit des délais qui sont en train de dépasser ceux des anciens programmes du Québec menant à la résidence permanente, notamment le Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) et le PEQ. « La norme à laquelle on a été habitués pendant de très nombreuses années, je dirais même des décennies, c’était à l’intérieur d’un délai de six mois. »

Le MIFI s’engageait d’ailleurs à traiter dans les six mois le CSQ, engagement qui a pris fin en 2024. « Là, on est clairement au-dessus et ça entraîne des conséquences assez graves pour les travailleurs qui ont besoin d’un CSQ pour renouveler, et sur les entreprises qui ont besoin de ces travailleurs », constate Me Martineau….

Un goulot d’étranglement

À la mi-février, Le Devoir révélait que moins de cinq CSQ avaient été délivrés dans le cadre du PSTQ. Un mois plus tard, à la mi-mars, c’était 39.

D’après les explications du MIFI, on comprend qu’il y a un goulot d’étranglement, puisqu’il met aussi ses efforts à finaliser ceux du PEQ, du PRTQ et des programmes pilotes. Sans vouloir communiquer de délai moyen de délivrance d’un CSQ, le ministère affirme toutefois « travailler activement à renforcer sa capacité de traitement » des dossiers déposés dans le cadre du PSTQ.

Ces derniers sont traités selon le principe du « premier arrivé, premier servi », à partir de la date du dépôt du dossier complet.

Le ministère se dit conscient que des personnes pourraient voir leur permis temporaire expirer pendant le traitement de leur CSQ. Il avait d’ailleurs demandé à son homologue fédéral de prolonger les permis de travail, qu’ils soient ouverts ou fermés, pour les candidats ayant officiellement déposé leur dossier dans le cadre du PSTQ. Ottawa n’aurait acquiescé que pour les détenteurs de permis fermés. Le MIFI dit analyser différentes options « afin d’identifier des solutions ».

Source: Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

Without news of their file for more than six months, “happy elected officials” of the Skilled Worker Selection Program (PSTQ) fear having to return to their country when their work permit is about to expire. Barely 110 Quebec Selection Certificates (CSQ) have been issued while more than 10,000 invitations have been sent since last July, according to data from the Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Longer delays

Yves Martineau, co-president of the Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, notes that the processing time currently exceeds six months for many candidates invited to apply to the PSTQ, which are deadlines that are in the process of exceeding those of the former Quebec programs leading to permanent residence, including the Regular Programme des travailleurs qualifiés (PRTQ) and the PEQ. “The norm we were used to for many years, I would even say decades, was within a period of six months. ”

The MIFI also committed to deal with the CSQ within six months, a commitment that ended in 2024. “There, we are clearly above and this leads to quite serious consequences for workers who need a CSQ to renew, and for companies that need these workers,” notes Me Martineau….

A bottleneck

In mid-February, Le Devoir revealed that less than five CSQs had been issued as part of the PSTQ. A month later, in mid-March, it was 39.

According to the MIFI’s explanations, we understand that there is a bottleneck, since it also makes efforts to finalize those of the PEQ, the PRTQ and the pilot programs. Without wanting to communicate an average time for the issuance of a CSQ, the ministry says, however, that it is “actively working to strengthen its processing capacity” of the files filed under the PSTQ.

The latter are treated according to the principle of “first come, first served”, from the date of submission of the complete file.

The ministry says it is aware that people may see their temporary permit expire during the processing of their CSQ. He had also asked his federal counterpart to extend work permits, whether open or closed, for candidates who had officially filed their application under the PSTQ. Ottawa would have agreed only for closed license holders. The MIFI says it analyzes different options “in order to identify solutions”.

Un droit acquis élargi pour le port de signes religieux dans les écoles

Of note, even if small change. But the impact on a number of employees being let go is being reported on:

L’adoption du projet de loi 94 visant à renforcer la laïcité dans le réseau scolaire aura-t-elle fait plus de peur que de mal dans les écoles de la province ? Un récent élargissement de l’accès au droit acquis de porter un signe religieux dont bénéficient les employés embauchés avant le 20 mars 2025 a fait pousser un soupir de soulagement à plusieurs, a constaté Le Devoir. Des centaines de congédiements demeurent tout de même à prévoir dans la grande région de Montréal.

L’adoption du projet de loi 94, le 30 octobre dernier, a semé l’émoi dans le réseau scolaire en laissant présager, en particulier dans la région métropolitaine, une vague de congédiements d’employés refusant de retirer leur signe religieux pour pouvoir garder leur emploi. « Au moins 500 emplois » étaient menacés uniquement dans la métropole, affirmait ainsi en février dernier la présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire, Kathleen Legault.

Appréhendant des répercussions majeures sur les services offerts aux élèves, des centres de services scolaires (CSS) ont réclamé des précisions au ministère de l’Éducation sur le droit acquis accordé dans la loi aux employés embauchés avant le 20 mars 2025. La loi, telle qu’adoptée l’automne dernier, prévoyait que tout employé admissible à ce droit acquis perdrait celui-ci au moment où il changerait de fonction. Ce qui laissait présager d’importants départs d’employés, notamment parmi le personnel de soutien scolaire et professionnel.

Le 18 mars dernier, cependant, la sous-ministre de l’Éducation, Carole Arav, a fait parvenir aux directions générales des CSS de la province un document apportant des précisions sur l’application de la clause de droits acquis inscrite dans cette loi, qui est venue élargir l’interdiction du port de signes religieux à l’ensemble du personnel scolaire.

La lettre, que Le Devoir a pu consulter, mentionne ainsi qu’une « fonction » ne doit pas se limiter à une classification administrative rigide, mais plutôt être définie par les responsabilités d’un employé. Ce dernier conserve donc son droit acquis s’il change de poste ou obtient une promotion, dans la mesure où ses tâches sont « substantiellement similaires ou analogues » à celles qu’il occupait auparavant, indique le document.

Résultat : des CSS de la province ont défini des regroupements de fonctions assez vastes, qui permettent, par exemple, à une surveillante d’élèves devenue éducatrice en service de garde ou encore préposée aux élèves handicapés dans les derniers mois de conserver son signe religieux. L’effet de cette loi sur le départ de personnel sera donc « beaucoup moins grand » que prévu, soupire, soulagée, Kathleen Legault.

Source: Un droit acquis élargi pour le port de signes religieux dans les écoles

Will the passage of Bill 94 to strengthen secularism in the school network have caused more fear than harm in the schools of the province? A recent expansion of access to the acquired right to wear a religious sign enjoyed by employees hired before March 20, 2025 has caused many to breathe a sigh of relief, Le Devoir said. Hundreds of layoffs are still to be expected in the greater Montreal area.

The adoption of Bill 94, on October 30, sowed a stir in the school network by suggesting, especially in the metropolitan area, a wave of layoffs of employees refusing to withdraw their religious sign in order to keep their jobs. “At least 500 jobs” were threatened only in the metropolis, said last February the president of the Montreal Association of School Directors, Kathleen Legault.

Apprehensive of the major repercussions on the services offered to students, school service centres (SSCs) have requested clarification from the Ministry of Education on the acquired right granted in the law to employees hired before March 20, 2025. The law, as adopted last fall, provided that any employee eligible for this acquired right would lose the right when he changed his position. This suggested significant employee departures, especially among academic and professional support staff.

On March 18, however, the Deputy Minister of Education, Carole Arav, sent to the general directorates of the CSS of the province a document providing details on the application of the acquired rights clause inscribed in this law, which extended the ban on the wearing of religious signs to all school staff.

The letter, which Le Devoir was able to consult, thus mentions that a “function” should not be limited to a rigid administrative classification, but rather be defined by the responsibilities of an employee. The latter therefore retains his acquired right if he changes position or obtains a promotion, to the extent that his tasks are “substantially similar or analogous” to those he previously held, the document indicates.

Result: CSS in the province have defined fairly extensive groupings of functions, which allow, for example, a student supervisor who has become a daycare educator or a disabled student attendant in recent months to maintain her religious sign. The effect of this law on the departure of staff will therefore be “much smaller” than expected, sighs, relieved, Kathleen Legault.

Québec refuse de traiter plus vite la résidence permanente des réfugiés reconnus

Not great…:

Le ministre Roberge l’a confirmé : Québec rejette la main tendue d’Ottawa et ne traitera pas en accéléré les dossiers des réfugiés déjà acceptés qui attendent depuis des années leur résidence permanente.

Alors que les délais sont actuellement de près de 10 ans, cette décision aura des « conséquences terribles » sur l’intégration et la réunification des familles, selon des organismes et avocats en immigration.

« C’est très décevant », déplore Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). « C’est même de la discrimination, pour ces [réfugiés] résidant au Québec, de ne pas leur permettre de bénéficier d’un programme fédéral. »

En novembre dernier, le gouvernement canadien avait annoncé une initiative ponctuelle qui visait à traiter au cours des deux prochaines années les quelque 115 000 dossiers — à l’époque — de réfugiés reconnus comme personnes à protéger. Pour Ottawa, accorder la résidence permanente en priorité à ces personnes vise « à accélérer la pleine intégration et l’obtention de la citoyenneté ».

“Le gouvernement du Québec avait été invité à participer à l’initiative, puisqu’environ 36 000 de ces réfugiés se trouvent au Québec et que le délai d’obtention de la résidence permanente pour cette catégorie est de plus de 9 ans (112 mois) en date d’aujourd’hui. Pour le reste du Canada, ce délai est de 17 mois.

Dans un message de son cabinet, le ministre Jean-François Roberge indique qu’il ne souhaite pas traiter ces demandes hors seuils. « Afin de respecter nos cibles, nous avons décidé de ne pas participer à cette initiative d’Ottawa. Libre au gouvernement fédéral de camoufler la hausse massive de l’immigration en créant des catégories hors seuil et en évitant de les compter dans les chiffres officiels », a-t-on déclaré.

Invité à dire ce qu’il pensait de ce refus de Québec, le cabinet de la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a plutôt renvoyé la balle au ministère, qui explique la lenteur du traitement par les cibles que le Québec s’est fixées en vertu de l’Accord Canada-Québec. …

Source: “Québec refuse de traiter plus vite la résidence permanente des réfugiés reconnus

Minister Roberge confirmed it: Quebec rejects Ottawa’s outstretched hand and will not process the files of already accepted refugees who have been waiting for years for permanent residence.

While the deadlines are currently nearly 10 years, this decision will have “terrible consequences” on the integration and reunification of families, according to immigration organizations and lawyers.

“This is very disappointing,” laments Stephan Reichhold, Director General of the Consultation Table of Organizations for Refugees and Immigrants (TCRI). “It is even discrimination, for these [refugees] living in Quebec, not to allow them to benefit from a federal program. ”

Last November, the Canadian government announced a one-time initiative to address over the next two years the approximately 115,000 refugee cases — at the time — recognized as persons in need of protection. For Ottawa, granting permanent residence as a priority to these people aims to “accelerate full integration and the achievement of citizenship”.

“The Government of Quebec had been invited to participate in the initiative, since about 36,000 of these refugees are in Quebec and the deadline for obtaining permanent residence for this category is more than 9 years (112 months) as of today. For the rest of Canada, this period is 17 months.

In a message from his cabinet, Minister Jean-François Roberge indicates that he does not wish to process these requests outside the threshold. “In order to respect our targets, we decided not to participate in this Ottawa initiative. The federal government is free to camouflage the massive increase in immigration by creating out-of-threshold categories and avoiding counting them in official figures,” it was said.

Invited to say what he thought of this refusal of Quebec, the office of the Federal Minister of Immigration, Lena Metlege Diab, instead sent the ball back to the ministry, which explains the slow treatment by the targets that Quebec has set itself under the Canada-Quebec Agreement. …

Loi renforçant la laïcité: Des travailleuses du soutien scolaire perdent leur emploi à cause de leur voile

Concrete impact:

« Il y a effectivement 4 démissions et 8 ruptures du lien d’emploi associé au projet de loi 94. Les organismes publics comme les centres de services scolaires sont tenus d’appliquer celle-ci », a indiqué Mélanie Poirier, porte-parole du CSSMI, dans un courriel adressé à La Presse. Nos autres questions sont restées sans réponse.

Selon Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la FEESP-CSN, toutes les personnes qui ont ainsi perdu leur emploi étaient des surveillantes ou des éducatrices en milieu scolaire. Toutes ont refusé de ne plus porter leur voile.

« Pour ces femmes, c’est une énorme déception », souligne Annie Charland, en entrevue avec La Presse

Elles ont étudié là-dedans et on leur enlève la dignité de pouvoir gagner leurs vies.

Selon des documents transmis par la CSN à La Presse, le CSSMI a envoyé fin janvier une note à tous les membres de son personnel rappelant les nouvelles obligations légales encadrant le port de signes religieux, à la suite de l’adoption du projet de loi 94, le 30 octobre dernier….

Source: Loi renforçant la laïcité Des travailleuses du soutien scolaire perdent leur emploi à cause de leur voile

“There are indeed 4 resignations and 8 terminations of the employment relationship associated with Bill 94. Public bodies such as school service centers are required to apply it, “said Mélanie Poirier, spokeswoman for the CSSMI, in an email sent to La Presse. Our other questions remained unanswered.

According to Annie Charland, President of the School Support Sector of the FEESP-CSN, all the people who lost their jobs as a result were school supervisors or educators. All refused to no longer wear their veil.

“For these women, this is a huge disappointment,” says Annie Charland, in an interview with La Presse.

They studied there and they are deprived of the dignity of being able to earn their living.

According to documents sent by the CSN to La Presse, the CSSMI sent a note at the end of January to all members of its staff recalling the new legal obligations governing the wearing of religious signs, following the adoption of Bill 94, on October 30th….

Depuis la fin du PEQ, les immigrants francophones se tournent vers d’autres provinces

Not surprising:

…“« Le fait qu’il y ait potentiellement des francophones qui, ne pouvant pas obtenir la résidence permanente au Québec, choisissent de s’installer dans une autre province est certainement une occasion », explique Kimberly Jean Pharuns, directrice générale de l’Observatoire en immigration francophone du Canada.

Les organismes de défense du fait français partout au pays martèlent depuis des années que l’immigration francophone est l’une des solutions pour rétablir le poids démographique des francophones au pays. La ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a promis de rétablir la proportion de francophones au Canada d’ici 2029, notamment en augmentant les cibles fédérales d’immigration francophone hors Québec.

La fin du PEQ pourrait-elle aider cet objectif ? Oui et non, selon Kimberly Jean Pharuns. « Les choses ne sont pas aussi simples, parce qu’il faut vraiment prendre en considération la nécessité d’avoir un bon niveau d’anglais pour pouvoir s’intégrer sur le marché du travail à l’extérieur du Québec, résume-t-elle. Ce n’est pas comme si tous les gens qui avaient prévu de s’installer au Québec pouvaient, en claquant des doigts, s’en aller au Manitoba ou en Saskatchewan. »

“Le Canada atteint depuis quatre ans ses cibles d’immigration francophone hors Québec. En 2026, 5000 places seront réservées pour les francophones voulant s’installer ailleurs qu’au Québec.”

Source: Depuis la fin du PEQ, les immigrants francophones se tournent vers d’autres provinces

This material may be protected by copyright.

Nadeau | Une aubaine!

Good critique of some Quebec immigration discourse:

..Au temps où Gérald Godin était ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, il écrivait ceci dans sa lettre type adressée aux immigrants : « Avec tous les Québécois, je me réjouis de votre arrivée chez nous. Je suis persuadé que votre dynamisme est le meilleur gage de votre adaptation à notre collectivité. Bienvenue au Québec. » Et il ajoutait ces mots : « Nous vous attendions. »

En plusieurs pays, le mépris envers les immigrants est aujourd’hui inouï. Pas une semaine ne passe sans que l’on désigne « les étrangers » comme les coupables commodes de tous les maux. Rien de plus facile que de crier au loup. Mais il faut distinguer les faits des fantasmes qu’entretient une idéologie de repli : pendant qu’elle désigne les étrangers comme coupables, elle épargne toute l’année les milliardaires qui se croient tout permis, comme l’affaire Epstein le montre.

La suspension d’une mesure d’immigration comme le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) profite désormais au reste du Canada, qui pourra attirer les immigrants francophones rejetés du Québec. Radio-Canada nous apprend que le nombre d’immigrants temporaires francophones du Québec qui cherchent désormais à s’installer ailleurs a quadruplé en un an. Plusieurs expliquent ce départ par l’abolition controversée du PEQ.

“Tout en répétant que la francophonie canadienne a des allures de mouroir, les nationalo-conservateurs québécois se privent paradoxalement de ceux qui pourraient l’aider à vivre. Ils dénoncent le déclin, mais ferment la porte à ceux qui pourraient l’enrayer. Ils invoquent la protection d’une culture, tout en sabotant les conditions mêmes de sa régénération et de sa transmission.

À force de confondre protection et fermeture, identité et repli, ces gens-là en viennent à transformer un projet de société en forteresse médiévale. Ce faisant, ils condamnent lentement mais sûrement ce qu’ils prétendent sauver. Qui en tire profit ?

Source: Nadeau | Une aubaine!

.. At the time when Gérald Godin was Minister of Cultural Communities and Immigration, he wrote this in his standard letter addressed to immigrants: “With all Quebecers, I look forward to your arrival with us. I am convinced that your dynamism is the best guarantee of your adaptation to our community. Welcome to Quebec. “And he added these words: “We were waiting for you. ”

In many countries, contempt for immigrants is now unheard of. Not a week goes by without being designated “foreigners” as the convenient culprits of all evils. Nothing is easier than shouting wolf. But it is necessary to distinguish the facts from the fantasies of a retreat ideology: while it designates foreigners as guilty, it spares billionaires all year round who believe everything is allowed, as the Epstein case shows.

The suspension of an immigration measure such as the Quebec Experience Program (QEP) now benefits the rest of Canada, which may attract Francophone immigrants rejected from Quebec. Radio-Canada informs us that the number of temporary French-speaking immigrants from Quebec who are now looking to settle elsewhere has quadrupled in one year. Many explain this departure by the controversial abolition of the PEQ.

“While repeating that the Canadian Francophonie looks like dying, the Quebec National Conservatives paradoxically deprive themselves of those who could help it live. They denounce the decline, but close the door to those who could stop it. They invoke the protection of a culture, while sabotaging the very conditions of its regeneration and transmission.

By dint of confusing protection and closure, identity and retreat, these people come to transform a society project into a medieval fortress. In doing so, they slowly but surely condemn what they claim to save. Who benefits from it?

Quebec’s bid to limit public prayer felt in far-flung parts of the province

Reality check:

…But Mr. Roberge said police are reluctant to act when people use prayer as a form of protest, for fear of being seen as infringing on their Charter rights. “The guidelines are not clear enough in situations involving religious demonstrations,” he told the committee. The minister declined an interview request. 

The scope of the new legislation is wide-ranging. In addition to tackling public prayer, it would extend the province’s workplace ban on religious symbols to anyone working in daycares, colleges, universities and private schools. Quebec’s original secularism law, which is now being challenged at the Supreme Court of Canada, banned religious symbols for some public-sector employees, including elementary and high school teachers, police officers and judges. 

The new bill would also prohibit prayer and other religious practices in public institutions, effectively banning prayer rooms at Quebec colleges and universities. 

Critics say the legislation is a thinly veiled attempt to exploit anti-Muslim sentiment for political gain. In a brief presented to the committee, the National Council of Canadian Muslims said Quebec Muslims “feel less and less that they belong” in the province. 

Bishop Poisson said there’s no reason to treat religious demonstrations any differently from other public events. “We must be careful not to build a society where the laws prohibit everything except what is permitted,” he said. 

“I want to live in a country where everything is permitted except what is prohibited. There’s a big difference.”

Source: Quebec’s bid to limit public prayer felt in far-flung parts of the province

André Pratte: Quebec’s slow disappearance from federal politics

ICYMI:

…Demographics is not the only reason Quebec’s influence in Canada is and will be diminishing, unless the province’s politics undergo a substantive change. Quebecers have not voted to separate from Canada in a referendum, but they have separated in some of their attitudes. In the Trump era, belonging to Canada may matter as a shield against the American president’s nonsensical threats. But otherwise, “les Québécois” appear less interested in our nation’s evolution than ever in my lifetime.

Quebec political leaders invest little time in engaging with their counterparts in Ottawa and in provincial capitals, except when specific files require it. The result is that very few politicians across the country have a deep understanding of Quebec’s part in Canada’s diversity. Additionally, recruiting highly qualified French-speaking Quebecers to work in the federal government is a challenge often lamented in Ottawa.

Justin Trudeau appointed a Governor General who does not speak French, a choice that, in earlier decades, would have been criticized not only in Quebec. There is pressure, for instance from the Alberta Premier, to appoint Supreme Court justices who cannot speak one of our country’s two official languages (guess which language it is?). Because of this lack of leadership at the national level, and as a result of French Canada’s relative decline, fewer Canadians value official bilingualism as a plus for our nation. A 2024 Léger poll showed that bilingualism was seen as positive by 70 per cent of Quebecers but only 35 per cent of Canadians outside Quebec. The Prime Minister’s rosy reimagining of Canadian history has no effect on today’s worrisome reality.

The demographic trends at play in Quebec will not only diminish its political weight. Population stagnation and aging threaten the province’s economic growth and fiscal situation. According to the economists at Desjardins, “the sustainability of Quebec’s welfare state model could be challenged.” Quebec’s leaders and population will face serious challenges in the coming years; their contribution to the federation will be the least of their concerns.

Quebecers’ votes played a crucial part in Mark Carney’s election win last year. But such scenarios, where Quebec has a significant impact on the shape of Canada’s federal government, will become fewer and far between. Because of high immigration levels outside Quebec, Canada is changing fast; in 2050, it will comprise close to 49 million people, many of them recent immigrants with no knowledge of French and understandably little attachment to the country’s bilingual status.

Source: André Pratte: Quebec’s slow disappearance from federal politics

Immigration: Vers une campagne électorale agitée

Not going to be a “vivre ensemble” campaign:

…Mais surtout, politiquement, le chef du PQ risque de se retrouver du mauvais côté du débat public. Vendredi, les porte-parole de plus d’une vingtaine d’organismes de la société civile, des municipalités aux syndicats en passant par les employeurs, les institutions d’enseignement et les producteurs agricoles, ont tenu une conférence de presse.

Tous demandent la même chose. Qu’on ne renvoie pas ailleurs dans le monde des immigrants que le Québec a choisis : des francophones, déjà établis, bien intégrés, et qui, le plus souvent, ont des compétences recherchées, ici et maintenant.

En fait, si certains de nos politiciens font le mauvais choix, c’est beaucoup à cause de vieux réflexes populistes qui sont aujourd’hui dépassés. Ils ont encore de vieilles croyances et voient les immigrants comme des « voleurs de jobs ».

Mais tant les pénuries de main-d’œuvre que le vieillissement de la population sont des phénomènes qu’on ne peut plus ignorer. Il faut aussi dire que certaines perceptions ont beaucoup changé depuis la pandémie, quand notre système de santé a été tenu à bout de bras par ceux qu’on a appelés nos « anges gardiens ».

Par ailleurs, même la question du danger pour l’avenir du français tient de moins en moins la route. Aujourd’hui, parmi les immigrants que le Québec a choisis, ils sont plus de 80 % à parler français avant même d’arriver chez nous.

Alors pourquoi deux de nos partis politiques, la CAQ et le PQ, s’enferment-ils encore dans un discours aussi inquiet – quand ce n’est pas carrément hostile – envers l’immigration ?

Mauvais instincts de la part de la CAQ, certainement. D’ailleurs, le premier ministre a un discours nettement différent de celui de ses collègues plus jeunes. Chose certaine, il n’y a plus personne pour reprendre le mantra de la CAQ quand elle est arrivée au pouvoir : « En prendre moins, mais en prendre soin ».

Au PQ, on choisit plutôt les experts ou les conseillers qui disent ce que l’on veut entendre, en particulier sur la crise du logement, que l’on attribue presque exclusivement à l’immigration.

Mais c’est faire exception de nouveaux phénomènes comme les « rénovictions », les logements offerts sur des plateformes comme Airbnb et la mauvaise performance historique du Québec quant à la construction de nouveaux logements, surtout quand on le compare au reste du Canada.

Rien de tout cela n’annonce une campagne électorale positive sur un enjeu comme l’immigration, qui exige précisément qu’on en discute dans une certaine sérénité.

Source: Immigration: Vers une campagne électorale agitée

… But above all, politically, the leader of the PQ may find himself on the wrong side of the public debate. On Friday, spokespersons for more than twenty civil society organizations, from municipalities to unions to employers, educational institutions and agricultural producers, held a press conference.

They all ask for the same thing. That we do not send elsewhere in the world of immigrants that Quebec has chosen: Francophones, already established, well integrated, and who, most often, have skills sought after, here and now.

In fact, if some of our politicians make the wrong choice, it is much because of old populist reflexes that are now outdated. They still have old beliefs and see immigrants as “job thieves”.

But both labor shortages and an aging population are phenomena that can no longer be ignored. It must also be said that some perceptions have changed a lot since the pandemic, when our health system was held at arm’s length by those we called our “guardian angels”.

Moreover, even the question of the danger to the future of the Frenchman holds less and less. Today, among the immigrants that Quebec has chosen, more than 80% speak French before they even arrive at home.

So why do two of our political parties, the CAQ and the PQ, still lock themselves in such a worried speech – when it is not downright hostile – towards immigration?

Bad instincts on the part of the CAQ, certainly. Moreover, the Prime Minister has a very different speech from that of his younger colleagues. One thing is certain, there is no one left to take up the mantra of the CAQ when it came to power: “Take less, but take care of it”.

In the PQ, we choose instead the experts or advisors who say what we want to hear, especially on the housing crisis, which is attributed almost exclusively to immigration.

But this is an exception to new phenomena such as “renovations”, housing offered on platforms such as Airbnb and Quebec’s poor historical performance in the construction of new housing, especially when compared to the rest of Canada.

None of this announces a positive election campaign on an issue such as immigration, which precisely requires that it be discussed with a certain serenity.