Macpherson: Electoral reform or not, Montreal loses out

Good look at the impact and likely underlying motives:

“Gerrymandering” is a form of electoral fraud in which the boundaries of constituencies are drawn to advantage — or disadvantage — a particular party or group of voters. Two centuries after the practice was named after a Massachusetts governor named Gerry, it’s still used, notably in some Republican-controlled states to reduce the political influence of minorities.

To achieve a similar purpose here in Quebec, Smiling Frank Legault’s francophone-supremacistgovernment proposes to use not only the electoral map but also the voting system. Let’s call this variation “Frankymandering.”

I’ve already written about how, in the Coalition Avenir Québec government’s proposed new system, what a former nationalist premier notoriously called “ethnic votes,” already underrepresented in the legislature, would control an even smaller proportion of the seats.

There would still be 125 members of the National Assembly, but only 80 would still be elected directly by their constituencies. The other 45 seats would be distributed according to the vote in each region on a second ballot for a party rather than an individual candidate. Those “regional” members would owe their seats more to their party than to the voters.

And since the 80 ridings would generally be larger, the minorities, which are concentrated in the Montreal area, would control proportionately fewer of the 125 total seats.

The government has been far from transparent about how the changes would affect representation, leaving it up to voters to try to figure that out for themselves.

Among other things, Montrealers would lose political clout, not only because they would have fewer MNAs directly accountable to them, but because the island would have fewer MNAs in all.

As reported by La Presse this week, a Université Laval expert on voting systems, Louis Massicotte, found that among other things, the CAQ’s Bill 39 would “substantially” reduce the influence of Montreal Island.

In a brief to an Assembly committee holding a public consultation on the voting legislation, Massicotte wrote that “without the slightest justification,” the island would lose three seats, or 11 per cent of its present representation.

He said that when the bill was presented last September, its drafters “hid” this. The governing CAQ was making a “victim” of a region where it holds only two of the present 27 seats, which he called “obscene.”

In an article published in Le Devoir last December, Massicotte had written that some of the bill’s provisions might be seen as punishing “a region that is demographically important, but ethno-linguistically atypical, for its lack of enthusiasm for the present government.” Montreal, with its minorities, is the stronghold of the Quebec Liberal Party.

The government could hardly dispute Massicotte’s analysis in his brief, since it had a similar one of its own, in a briefing note for the minister responsible for electoral reform, Sonia LeBel. It finally released the note this week, but only because it was forced to do so after Radio-Canada obtained it.

It confirmed that Montreal Island would lose three seats, leaving it underrepresented in the Assembly with 19.2 per cent of the seats for 21.5 per cent of the registered voters for the 2018 general election. It would be left with only 16 riding MNAs compared to the present 27, and eight regional ones.

If Bill 39 is adopted as is, there will be a referendum on the proposed new system at the same time as the next general election, due in 2022. Apparently, the government hopes its own proposal will be rejected.

The CAQ promised a new voting system before the last election, but discovered the advantages of the present one when the Coalition won 59 per cent of the seats with 37 per cent of the vote.

But accidents happen. And just in case the proposal is approved in the referendum, the CAQ has built in a Plan B to weaken the influence of the minorities who now form the core of the remaining electoral base of its Liberal opponents: the Frankymander.

Source: https://montrealgazette.com/opinion/columnists/macpherson-electoral-reform-or-not-montreal-loses-out/

Le parrainage de réfugiés miné par la corruption

Latest implementation fiasco in implementing:

La pression s’accentue sur le ministère de l’Immigration, alors que des tentatives de corruption et des cas d’intimidation ont été rapportés au ministère et décriés par les personnes voulant parrainer des réfugiés.

Selon ce qu’a appris Le Devoir, des messagers, qui pour certains attendent depuis jeudi l’ouverture des bureaux du ministère pour y déposer des dossiers de parrainage, se seraient fait intimider et proposer de l’argent pour céder la place avantageuse qu’ils occupent dans la file.

Par souci d’équité pour les gens vivant en régions, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) exige que toutes les demandes de parrainage — 750 seront acceptées au total — soient déposées par des messagers.

L’incident a eu lieu un peu avant 22 h vendredi, dans l’une des salles d’attente aménagées par le ministère, où des gardiens de sécurité et du personnel du MIFI devaient s’assurer du bon déroulement du processus. Des coursiers ont été intimidés par un groupe de personnes déçues de ne pas avoir eu les premières places dans la file. « “Dis-moi c’est quoi ton prix”, c’est ce qu’il a dit », a raconté au Devoir un représentant d’une église, témoin de l’une des tentatives d’extorsion.

Ce dernier avait été appelé en panique par le coursier chargé de ses dossiers. Il dit avoir été témoin à son arrivée de « gestes agressifs » et de menaces verbales à l’endroit de son coursier. Lui-même a été menacé verbalement d’agression physique.

Toujours selon ce témoin, un autre coursier venait tout juste d’être approché et aurait cédé sa place dans la file en échange d’une importante somme. « Parrainer des réfugiés, c’est malheureusement devenu un commerce », déplore ce représentant d’une église. « Il y a si peu de places. Ça a créé un marché noir. »

Disant « prendre la chose au sérieux », le MIFI confirme qu’il a été mis au courant de l’incident voulant que des personnes aient tenté « d’acheter des places », mais refuse d’infirmer ou de confirmer le dépôt de plaintes ou l’ouverture d’une enquête, pour des raisons de confidentialité. « Le ministère est encore en train de faire les vérifications », a déclaré Émilie Vézina, porte-parole du ministère de l’Immigration. Elle ajoute que, pour la journée de dimanche, aucune plainte et aucun cas de ce genre n’ont été rapportés.

Peur et inquiétude

Cela ne rassure pas ce représentant d’une église qui ne lâche pas son coursier d’une semelle. Jour et nuit, il s’assure qu’il est escorté dans certains de ses déplacements et que des gens de confiance sont dans la salle avec lui.

Sylvain Thibault, qui parraine des Congolais réfugiés en Ouganda, se désole lui aussi de ne pas avoir l’esprit tranquille. « Depuis jeudi, j’ai de la misère à dormir », admet-il. « Je sens la peur et la colère au sein des membres de notre groupe. Est-ce que notre coursier va flancher sous des pressions ? Je ne pense pas, mais peut-être que d’autres flancheront d’ici le dépôt. »

Dimanche après-midi, dans un stationnement enneigé en face des bureaux du MIFI, ses amis et lui ont planté une tente et quelques chaises pour recréer de manière symbolique un petit camp de réfugiés. « Parrainer des réfugiés, c’est censé être une belle expérience humaine, avec des moments d’incertitude, mais des moments de grande joie. Mais là, on est pas mal dans la lourdeur », souligne-t-il. « Veut, veut pas, on a la responsabilité des gens qu’on parraine sur notre dos, et de se faire mettre des bâtons dans les roues par des quotas trop bas et un système de dépôt bâtard, ce n’est pas une expérience agréable. »

Parrainer des réfugiés, c’est malheureusement devenu un commerce. Il y a si peu de places. Ça a créé un marché noir.

Peu de places

Au début de 2017, victime de son succès, le programme de parrainage de réfugiés avait été suspendu par les libéraux pendant 18 mois, le temps de le réviser en profondeur et de diminuer l’inventaire de plus de 10 000 dossiers de parrainage qui s’étaient accumulés. Des intervenants du milieu avaient en effet informé le ministère que de la corruption s’était infiltrée dans le processus.

À la réouverture du programme en septembre 2018, les règles avaient été resserrées et 750 demandes, dont 100 venant de particuliers (« groupe de 2 à 5 personnes physiques »), étaient désormais acceptées par le ministère.

Vu le faible nombre de places, le processus s’était déroulé dans un climat de tension et de vive compétition entre les parrains. « Ça s’était mal passé », se rappelle Sylvain Thibault, qui était à l’époque responsable des dossiers de parrainage privé à la Table de concertation des services aux réfugiés et aux personnes immigrantes. Pour lui, le ministère, qui avait pourtant été avisé, « sous-estime encore le problème ».

Le ministre Jolin-Barrette interpellé

Manon Leroux, qui veut faire venir au Canada les membres de la famille d’un couple de Syriens qu’elle a parrainé il y a trois ans, déplore le climat de tension engendré par cette façon de faire. « Jamais de ma vie je n’ai été en contact avec ce genre de choses, je trouve ça affligeant », dit-elle. « Ce n’est pas à la hauteur de ce que le Canada est capable d’offrir aux réfugiés. »

Avec d’autres parrains et marraines, elle s’apprête à envoyer une lettre au ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, pour lui demander de prendre les mesures nécessaires afin de garantir l’équité et la transparence du processus de dépôt. Car les histoires de tentative de corruption, qui sont venues aux oreilles de plusieurs, nourrissent le climat d’incertitude. « Je me doute bien que ce qui se passe au début de la file peut se passer ailleurs dans la file. Je trouve ça révoltant et désolant », dit Mme Leroux. « Ce qui me révolte le plus, c’est le nombre de personnes qui attendent en file pour rien. »

Car malgré un système de numérotation de chaises, rien n’indique combien de précieux dossiers transportent chacun des coursiers, fait-elle remarquer. Et si le premier en file déposait d’un seul coup des centaines de dossiers, voire assez pour remplir à lui seul les quotas ? Où est l’équité pour les parrains, dont certains font la file depuis jeudi pour garantir une bonne place à leur messager ? Le MIFI se dit « sensible à la réalité des garants qui ont décidé de se présenter à l’avance pour attendre », mais il ne commente pas « de cas hypothétiques », a-t-il indiqué au Devoir. La réception des demandes devait débuter à 8 h 30 lundi et respecter « le principe du premier arrivé, premier servi ».

Source: Le parrainage de réfugiés miné par la corruption

Québec abolit le cours d’éthique et culture religieuse

Unfortunate as the aim was to improve understanding:

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, affirme que « la place de la religion » était trop importante dans ce cours, mis en place en 2007 par le gouvernement libéral de Jean Charest.

« On l’abolit pour le remplacer par quelque chose de neuf. Mais comme il va y avoir des éléments du cours actuel qui vont rester, comme l’éthique, la pratique du dialogue, le respect de soi et des autres, la lutte contre les stéréotypes. On appelle ça une réforme en profondeur », a-t-il dit en entrevue avec La Presse.

Chose certaine, « je ne sais pas comment s’appellera [le nouveau cours], mais je sais qu’il ne s’appellera pas Éthique et culture religieuse », a poursuivi le ministre.

L’hiver dernier, le Parti québécois (PQ) réclamait que le cours soit aboli parce qu’il propageait des stéréotypes et des dogmes religieux, entre autres. Québec avait alors affirmé qu’il entamerait un processus pour le revoir de fond en comble.

Quelle place pour les religions ?

Le ministre de l’Éducation a déjà déterminé huit thèmes qui guideront l’élaboration du cours devant remplacer le programme d’éthique et culture religieuse au primaire et au secondaire. Il s’agit de la participation citoyenne et la démocratie, de l’éducation juridique, de l’écocitoyenneté, de l’éducation à la sexualité, du développement de soi et des relations interpersonnelles, de l’éthique, de la citoyenneté numérique et de la culture des sociétés.

La religion, présente dans le titre du cours actuellement enseigné, est-elle jetée aux oubliettes ?

Il faudra un espace beaucoup plus petit que celui que l’on a actuellement, mais un espace quand même.

« Si on veut comprendre la carte géopolitique du monde, la religion est un élément qui permet de comprendre les actions de certains pays », a-t-il ajouté.

M. Roberge reconnaît toutefois que certains manuels utilisés en classe perpétuent actuellement des stéréotypes. « Par les représentations visuelles choisies, ils représentent tout le temps les mêmes groupes de la même façon, avec les mêmes vêtements », a-t-il dit.

La question de l’éducation à la sexualité, qui a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, doit également être intégrée dans le nouveau cours. Depuis quelques années, les enseignants de différentes matières incluent certains contenus dans leurs cours, sans être nécessairement toujours à l’aise de le faire. Par le passé, des syndicats enseignants ont déploré que le programme ait été implanté de façon inégale selon les écoles.

Trois forums

Les thèmes du nouveau cours que doit élaborer Québec seront soumis les 7, 14 et 21 février prochains à des experts et à des partenaires du milieu de l’éducation dans trois forums qui se dérouleront respectivement à Trois-Rivières, Québec et Montréal. Un rapport final sera ensuite soumis au printemps afin qu’un nouveau cours soit mis à l’essai dans certaines écoles dès la rentrée scolaire 2021-2022, avant de faire officiellement son entrée dans le programme d’études l’année suivante.

Le gouvernement Legault a également mis en ligne jeudi sur le site internet du ministère de l’Éducation une consultation publique qui permet aux citoyens de transmettre leurs opinions.

Source: Québec abolit le cours d’éthique et culture religieuse

Quebec invited 305 skilled worker candidates over two Arrima draws

Quebec’s equivalent of express entry. But hard to understand that this group includes diplomats, consular officials and others on government business. Odd:

A total of 305 candidates for Quebec immigration have been invited over two Arrima draws in December.

In the latest draw on December 17, 2019, a total of 220 invitations went to candidates who submitted their application under Quebec’s Regular Skilled Worker Program.

These candidates were either except from the cap that had been in place when they first applied to the Regular Skilled Worker Program or they were residing in Quebec on a study or work permit on June 16, 2019 when roughly 16,000 Regular Skilled Worker Program applications were cancelled.

Earlier in December, Quebec invited 85 candidates to submit an application for permanent selection.

There were two types of candidates in the December 12 cohort. Either they had a valid offer of employment, or they were staying in Quebec carrying out official duties as diplomats, consular officers, or representatives of intergovernmental organizations, among others.

Since the launch of the Arrima system in July 2019, Quebec has held nine draws and invited 2062 candidates to apply for a Quebec Selection Certificate (Certificat de sélection du Québec, or CSQ).

What is Arrima?

Arrima was introduced in 2018 to manage the bank of candidates for the QSWP after the program was switched from a paper-based “first-come, first-served” application approach to an Expression of Interest (EOI) system.

Quebec’s EOI system manages the bank of candidates for a Quebec Selection Certificate (Certificat de sélection du Québec, or CSQ), which is required in order to apply for permanent residence in the province through the QSWP.

Candidates express their interest by creating a profile in Arrima, which is then placed in the pool of candidates and ranked based on either a score or other criteria.

Quebec’s Immigration Ministry issues invitations to apply for a CSQ based on either a candidate’s score or other factors such as labour needs in the province’s regions.

Candidates who receive a CSQ can apply for permanent residence with Canada’s federal immigration ministry, which verifies medical and criminal admissibility.

Source: Quebec invited 305 skilled worker candidates over two Arrima draws

‘Bill 21 is a pedestal on which we must build’: Quebec nationalists mull what comes next

“Cultural convergence” vs interculturalism vs multiculturalism. More semantics than substantive, as when even this group defines the first term, many common elements of civic integration with the other terms emerge. Of course, many of the specific policy proposals discussed are distinct in terms of immigration levels, language laws, and religious diversity:

Fresh off the victory of passing Bill 21, the province’s secularism law, Quebec’s nationalist movement is already strategizing on how to use it as a beachhead to launch a multi-pronged attack on Canadian multiculturalism.

Many of the movement’s leading intellectuals met last month at a conference in Montreal.

“We’ve won a battle, the first in a while,” said the opening speaker, Étienne-Alexis Boucher, a former Parti Québécois MNA and president of the Mouvement national des Québécoises et Québécois.

“But only the first of many more, I hope.”After “15 years of Liberal submission” — Boucher’s words — Quebec nationalists feel they finally have an ally in Premier François Legault and his Coalition Avenir Québec government.

It’s time, they say, to take advantage.

The November conference was organized by the Institut de recherche sur le Québec, a think tank founded in 2002 that studies ‘the Quebec national question.’ Its head of research is right-wing pundit Mathieu Bock-Côté.

For the occasion, Bock-Côté assembled a slate of thinkers who have pushing a nationalist agenda in the media, in academia and in politics. Many have ties to the PQ.

Those speakers included Dawson College history teacher Frédéric Bastien, who has been musing about running for the PQ leadership, and Guillaume Rousseau, a Université de Sherbrooke constitutional law professor who advised the CAQ government on Bill 21 after running unsuccessfully for the PQ in the last election.

The day-long session at the Université du Québec à Montréal, which attracted about 100 people, offered some clues to where nationalists are hoping to make gains during Legault’s mandate.The participants batted around proposals to beef up Quebec’s language laws, cut immigration levels and eliminate all instruction on comparative religions from the school curriculum.

But the road ahead will not be easy, they warn, especially with dyed-in-the wool federalist Justin Trudeau occupying 24 Sussex Drive.

“Clearly the federal regime will try to dismantle Bill 21, like how it methodically attacked Bill 101,” said Boucher, “but we will be there to fight back.”

“Bill 21 is a pedestal on which we must build.”

Who wants to re-open Bill 101?

The day’s discussions, naturally, began with language — and how to reverse what is seen as a decades-long erosion of the supremacy of French in the province, on the island of Montreal and beyond.

On a table near the auditorium’s entrance, copies of the 35-year-old nationalist, left-wing publication L’aut’journal (“the other newspaper”) warned of the “balkanization of Quebec,” in capital letters, above a map of the Liberal-red islands of Montreal and Laval, all but surrounded by a sea of blue.

Frédéric Lacroix, a contributor to the newspaper, pointed to data showing that francophones, as a proportion of their demographic weight in the province, are in a steady decline. Montreal is basically a lost cause, he said. Laval, too, is far gone.

“Laval is a case study of what’s happening in the Montreal region,” Lacroix said, warning these changes have political consequences.

“We see that the Quebec Liberal Party took almost all the seats in Laval,” he said of the 2018 provincial election. “It’s something that would have been unimaginable only 15 years ago.”

His fellow panelist, lawyer François Côté, said the solution to the language problem starts with ditching English as an official language in laws passed by the National Assembly.

Since a 1979 Supreme Court decision, legislation in Quebec must be adopted in both French and English.

That sets a bad example for immigrants, Côté said.

“What’s the point of learning French,” he asked, “when even the state, the top of the national pyramid, expresses itself in French and English?”

Côté even floated the idea of defying the Supreme Court ruling if Ottawa wasn’t willing to allow Quebec to work around it.

“Courts are not gods,” he said.

And he said it is time to strengthen the enforcement arm of the Office québécois de la langue française, derided by many Anglos as the “language police.”

“The OQLF must imperatively grow some teeth,” Côté said.

Immigration as ‘demo-linguistic suicide’

The idea that the survival of the historic francophone majority is at stake is perhaps expressed most starkly in Jacques Houle’s book, Disparaître? (To Disappear.)

Now in its third printing, the book has turned into an unexpected hit for the retired federal bureaucrat who lectures to seniors in the continuing education program at the Université de Sherbrooke.

When Bock-Côté, who wrote the book’s preface, took to Twitter saying Disparaître? should be mandatory reading for nationalist leaders and militants, PQ interim leader Pascal Berubé tweeted back, “I have this book.”

Houle argues that unless current immigration levels are slashed from 40,000 per year (the figure was 50,000 under the previous Liberal government) to 30,000 per year, by the turn of the century Quebec’s French-speaking majority will be in the minority, committing “demo-linguistic suicide.”

“We can’t separate immigration from population growth and the health of the French-speaking majority,” said Houle at the November conference.

Houle also attacked what he called “myths” used to justify higher immigration levels.

He claimed that over time, immigrants take more, on average, from social programs like unemployment insurance than they contribute in taxes, and that accepting refugees for humanitarian reasons is “insignificant” in the face of the global challenge of coping with another two billion people by 2050.

Houle had particular disdain for business groups who see higher immigration levels as a way of resolving Quebec’s critical labour shortage. According to Houle, the jobs that go unfilled are undesirable and underpaid.

“Why do immigrants not take these great jobs in an abattoir or at McDonalds in Val-d’Or?” he asked sarcastically. “Because the jobs we’re offering them are the ones that people here don’t want.”

Houle said higher immigration provides employers with a pool of cheap labour that keeps wages down and compensates for high turnover in undesirable jobs.

That argument is similar to one Legault made as he faced a firestorm of criticism from the business community for his cuts to the Quebec Experience Program last month — a program that fast-tracked foreign students and temporary workers on the path to immigration.

In the face of that barrage of criticism, those reforms were walked back, for now.

Even talking about immigration levels has become taboo, Houle told CBC.

“It’s been decided, probably by political economic elites, that immigration is, per se, advantageous,” he said.

He wants Quebec to lower its annual intake of immigrants to be more in line with the per-capita immigration rates in Europe and the U.S.

“This is the price to pay if we want to conserve the [linguistic] majority,” Houle said.

Religious culture courses targeted

Tied in to immigration and language issues for conference delegates is a deep-seated concern about the impact of the ethics and religious culture courses (ECR) that have been mandatory in the province’s schools since 2008.

The ECR program is intended to give children the skills to weigh ethical questions, understand Quebec’s religious history and the broad strokes of different religious belief systems present in contemporary Quebec society, and to engage in dialogue.

The curriculum has been criticized by some as too relativistic, and it’s long been a favourite punching bag for nationalists who worry the program promotes official multiculturalism.

One of those critics is Joëlle Quérin, a CEGEP teacher from Saint-Jérôme, whose 2009 paper, The Ethics and religious culture course: transmission of knowledge or indoctrination? was also published by the Institut de recherche sur le Québec.

In the essay, Quérin says the ECR course “aims explicitly to radically transform Quebec by reprogramming it with the ideological software of multiculturalism” and creates a purely civic notion of Quebec society, unmoored from history or cultural specificity.

Speaking to the panel 10 years after her paper’s publication, Quérin said the course’s “ideological character” has been confirmed, and the damage has been done.

She cited a November 2018 Leger poll that showed what she calls the “ECR generation” is the only one that doesn’t disapprove of teachers wearing religious signs. She said recent data from Radio-Canada’s Vote Compass election project showed 18- to 24-year-olds are the generation most opposed to Bill 21.

Quérin says this puts Legault’s government in an untenable position: on the one hand, it has adopted a law that bans religious symbols for government workers in positions of authority, but on the other hand, it continues to require students to take a course that leads many young people to believe the law is an affront to fundamental rights.

“If the premier is serious when he says, ‘In Quebec, this is how we live,’ maybe he should talk to his minister of education,” Querin said.

What would replace multiculturalism?

Rousseau, the Sherbrooke law professor, would also like to get rid of the ECR and wants to persuade the province to adopt a framework law on what he calls “cultural convergence,” which he argues would be Quebec’s answer to Canadian multiculturalism.

The idea, he says, would be to enshrine the notion of a common language and culture that immigrants would be encouraged to eventually adopt as their own.

“What we are saying is that there are many cultures, but one of them is very important and has a special place: French-speaking Quebec culture,” Rousseau said.

He says it’s not assimilation, because he sees that common culture as malleable and expects different cultural communities to add to it and alter it over time.

Rousseau also sees Bill 21 as an example of that “cultural convergence” — he points out that some Quebecers of North African descent, for example, support the bill along with the French-Canadian majority.

“We have a different way of seeing this issue in Quebec,” he said, warning the rest of Canada to tone down the rhetoric against the popular law.

“I think it’s just making people in Quebec feel like they should support Bill 21 even more because they’re being called racist,” said Rousseau.

Nationalist and proud

As the microphone cables were wrapped up and the coffee carafes carted away on Nov. 2, there was no clear consensus as to what should happen next, but a common sentiment united the divergent panelists and audience members: nationalists are slowly reconquering Quebec’s political space.

The loose-knit group of academics, writers, old-school Péquistes, social democrats, immigration hawks and retirees had differed on many things, but not on Bill 21, which was seen as a symbolic affirmation of their nation’s right to chart its own social course.

Having a premier who isn’t ashamed to call himself a nationalist is for them more than just a way to pass legislation, it is a sign that Quebec is pushing back against the “federal regime” and its multicultural tenets.

“Sometimes the stars align,” said Côté.

Source: ‘Bill 21 is a pedestal on which we must build’: Quebec nationalists mull what comes next

Amid political gamesmanship, some Quebec Muslim women enticed by offer to move to Manitoba

Cheeky of Manitoba but Premier Pallister has been one of the most principled Canadian politician on Bill 21:

As a political spat plays out between Manitoba and Quebec over Bill 21, some Muslim women affected by the province’s ban on religious symbols say they are tempted by the offer to move to the Prairie province.

“If this persists, and as a result of this there are more hate crimes against me and my people, then why wouldn’t I? Why wouldn’t I go somewhere where I feel welcome?” said Chaachouh, who wears a hijab.”I know that if I go there, they will look at my skills rather than what I am wearing on my head.”

The ad campaign launched Thursday is aimed at Quebecers who feel limited by the province’s secularism law, which prohibits public servants in positions of authority from wearing religious symbols. These include the hijab, skullcap and turban.

In a nod to Bill 21, the ad lists 21 reasons why Manitoba is an appealing place to move, ranging from its diverse population to its plethora of provincial parks.

There isn’t, in fact, much history of movement between the two provinces. In 2018, for example, only 341 people moved from Quebec to Manitoba (and 799 went the other way).

A better solution: no Bill 21

Chaachouh is under no illusions a government ad means she would be safe from discrimination in Manitoba.

At the very least, though, Chaachouh said it is encouraging to see a province take a stand against the legislation, while Ottawa has shied away from doing the same.The Manitoba government’s campaign was dismissed as a political ploy by Premier François Legault and much of the opposition in Quebec City.

Legault said Bill 21 will ensure secularism in the public sector, and that the law is “a decision to be taken by Quebecers and Quebecers only.”

But Shahad Salman, a lawyer who runs a public relations firm in Montreal, said the message appealed to her as well.

“The fact that they used 21 reasons — that made me laugh,” she said.

“I think it’s an interesting move from another province: They take something bad happening somewhere else and turn it into a good thing for them.”

Salman, 32, said she would consider such a move. But a better solution? “Not having Bill 21,” she said.

The legislation is facing multiple legal challenges.

Critics say it infringes on a person’s right to practice their religion, and disproportionately targets Muslim women who wear a headscarf.

In a Quebec Court of Appeal hearing earlier this week, civil rights groups argued the law is causing immediate and irreparable harm.

“People’s lives are being ruined. People are being forced to leave their professions. People are being forced to leave this province,” Catherine McKenzie, a lawyer representing the groups, told the court.

Fighting inside Quebec

Nour Farhat, a 28-year-old Montrealer who recently completed a master’s in criminal law, is involved in one of the legal challenges.

She says the law thwarted her dream of becoming a Crown prosecutor in Quebec.

She said the Manitoba ad was like “a breath of fresh air,” and such a move is appealing.

But Farhat, who works in litigation, has no plans to leave.

“Why can’t I be this person here, where I was born and raised? Why do I have to go to the other side of the country to realize my dream?” she said. “This is why I won’t go to any other province — because I want to be able to do this here in Quebec.”

Source: Amid political gamesmanship, some Quebec Muslim women enticed by offer to move to Manitoba

Quebec’s values test: Why not focus on everyday gender equality?

Another good and thoughtful column by Sheema Khan.

One point of interest is her call for the long-promised revision of the citizenship study guide to include everyday examples of what gender equality means, not the criminal ones cited in the current guide.

As the government did not manage to get its revision published during its first mandate, it should consider this suggestion if not already included in the revision:

Galloping from one controversial social policy to another, the government of Quebec recently unveiled its “Values Test” for prospective immigrants. Derided by some, the test requires newcomers to the province to be aware of a few “key” values. French is the official language of la belle province. Polygamy is illegal, whereas marriage between two individuals is not. Men and women are equal before the law. There’s nothing wrong in letting immigrants know what to expect about their future society. However, in view of Bill 21, one can’t help but be cynical about the Coalition Avenir Québec’s attempt to narrowly define who is – and who isn’t – vrai Québécois.

Quebec’s stance on gender equality is laughable in view of Bill 21 – hijab-clad Muslim women are barred from teaching in public schools, whereas Muslim men are not. Jewish men who sport a kippa or yarmulke cannot serve as prosecutors or clerks in a provincial court, while Jewish women face no such restrictions. The courts will decide if the notwithstanding clause overrides the violation of gender equality (as enshrined in section 15 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms).

Nevertheless, we should emphasize gender equality to those arriving from countries where women are accorded fewer resources and rights than men. According to the 2016 census, three of the top 10 countries of birth of recent immigrants were Pakistan, Iran and Syria – all of which finished in the bottom five (of 145 countries) of the World Economic Forum’s 2015 Global Gender Gap Index.

The culture shock can be great. I still remember my cousin’s surprise when he could not access his mother’s bank account as a matter of right, as he used to do in Saudi Arabia. Or one Middle Eastern relative who was dismayed that his wife was automatically a co-owner of the marital home. Or one husband’s disbelief that he would have to split marital assets 50-50 in the case of divorce. These are hard-won rights for women that should never be compromised. Immigrant men have complied and adapted to the new reality. And that’s a good thing.

While current guidelines from Immigration, Refugees and Citizenship Canada reiterate the equality of women and men before the law, they might want to add a line or two referring to everyday examples – such as financial independence and property rights of women. Instead, these guidelines leap to examples of criminal behaviour, stating: “Canada’s openness and generosity do not extend to barbaric cultural practices that tolerate spousal abuse, ‘honour killings,’ female genital mutilation, forced marriage or other gender-based violence.”

Such dramatic pronouncements, however, don’t help immigrants learn about the positive aspects of gender equality. And they lull Canadians into a sense of complacency that women in Canada are doing just fine. Not so fast.

In her compelling memoirs, Truth Be Told, Beverley McLachlin chronicles her own efforts to combat sexism within the legal profession but points to the broader fight for women’s equality throughout Canadian society. A fight that is by no means close to over.

According to the 2018 Gender Gap Index, Canada ranks 16th in the world (out of 149 countries) for its equitable distribution of resources between men and women. While we are tied for first in the field of education, we are 21st in political empowerment, 27th in economic participation and 104th in health/survival. The relatively high placements in politics and economics, however, mask absolute inequities.

For example, in 2018, Statistics Canada reported that Canadian women earned 87 cents for every $1 earned by men. A 2018 Angus Reid study indicated that women are more likely than men to experience poverty. Women in Canada live at greater risk than men of domestic violence, sexual assault and harassment, and sex trafficking. Even with the #MeToo movement, women still underreport sexual assault and harassment. Women and girls are often subject to online hate and sexualized abuse. While women make up roughly half the population, they are underrepresented in political and professional leadership positions. As MacLean’s Anne Kingston rightly observed, sexism permeated the 2019 election, culminating in a vicious, sexist slur painted on Catherine McKenna’s campaign office.

“Working toward gender equality is not only still relevant. It is urgent,” observes the Canadian Women’s Foundation. It’s a message we should all take to heart. The fight for gender equality begins here.

Réforme de l’immigration: Québec présente ses excuses

Hopefully, some lessons learned, for both the Premier and the Minister:

« Je m’excuse pour le travail qui n’a pas été fait de façon aussi parfaite qu’on l’aurait souhaité. […] L’objectif était le bon, mais l’exécution n’a pas été bien faite », a affirmé mardi le premier ministre François Legault.

« À l’avenir, quand [on fait] des changements importants, [on va] s’assurer que nos listes sont bien faites », a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a affirmé qu’il « [s’] excuse auprès des Québécois » et qu’il prend « l’entière responsabilité des erreurs qui ont été commises dans la réforme du Programme de l’expérience québécoise [PEQ] ».

Une semaine de crise

Cette réforme en matière d’immigration, qui a plongé le gouvernement Legault en crise, la semaine dernière, a été mise en application trop rapidement, a admis mardi M. Jolin-Barrette.

« J’ai voulu aller rapidement relativement à la réforme du PEQ. J’aurais dû prendre davantage mon temps », a dit M. Jolin-Barrette, le teint blafard.

Le PEQ est un programme qui sert de voie rapide pour les étudiants et les travailleurs étrangers temporaires présents au Québec afin d’obtenir leur certificat de sélection du Québec (CSQ), nécessaire à la résidence permanente.  Dans sa réforme, Québec a établi une liste des formations et d’emplois pour accéder au programme, mais cette liste était remplie de désuétudes.

Dans un premier temps, la semaine dernière, le gouvernement Legault a accordé un droit acquis aux étudiants et travailleurs étrangers qui étaient présents au Québec avant la mise en place de sa réforme. Vendredi, il l’a finalement suspendu en début de soirée.

« J’aurais dû davantage consulter les différents partenaires du milieu économique et du milieu éducatif. C’est ce que je vais faire au cours des prochaines semaines », a dit M.  Jolin-Barrette, mardi.

« J’aurais dû mieux faire les choses. Pour la prochaine, je vais m’améliorer. Ce que je peux vous dire, c’est qu’une telle erreur ne se reproduira pas », a-t-il dit.

L’opposition veut un nouveau ministre

En matinée, le chef de l’opposition officielle, le libéral Pierre Arcand, a demandé au premier ministre François Legault qu’il retire au jeune ministre ses responsabilités en immigration.

« Ce qui m’apparaît aussi très clair, c’est qu’à plusieurs reprises le premier ministre a passé l’éponge parce qu’il y a eu beaucoup de gaffes faites par M.  Jolin-Barrette. Il ne doit plus passer l’éponge », a affirmé M.  Arcand.

« Avec tout le cafouillage qu’on a vu, avec l’insensibilité qu’on a vue par rapport à la question de l’immigration, nous, à Québec solidaire, ça fait un petit bout qu’on dit : Bien, enlevez-lui, s’il vous plaît, ce portefeuille-là », a pour sa part affirmé la cheffe solidaire, Manon Massé.

« Ça a passé plusieurs étapes, des comités ministériels. Personne n’a rien vu. Alors c’est une erreur de tout le gouvernement au complet, y compris du premier ministre qui a défendu jusqu’à la fin, bec et ongles, ce règlement », a pour sa part affirmé Pascal Bérubé du Parti québécois.

Source: Réforme de l’immigration: Québec présente ses excuses

Immigration: des experts dénoncent la vision «simpliste» de Québec

Some good commentary here. And encouraging that at least the Legault government has reversed itself and will allow those international students currently studying in Quebec to obtain permanent residency:

Les modifications au Programme expérience Québec (PEQ) du gouvernement de François Legault continuent de soulever la grogne et l’incrédulité, alors que des experts accusent Québec d’avoir une vision « simpliste » et de miner l’attrait de la province aux yeux des étudiants internationaux.

« Ce que je déplore, c’est la façon dont ces enjeux-là sont vus de manière tellement simpliste par le gouvernement, dit Robert Gagné, professeur titulaire au département d’économie appliquée de HEC Montréal et directeur du Centre sur la productivité et la prospérité. Ou bien ils savent et font comme s’ils ne savaient pas, ou bien ce sont des ignorants. Ça n’a pas de bon sens. »

M. Gagné déplore que la réforme du PEQ prive le Québec d’étudiants motivés qui sont courtisés par différents pays et établissements. « Il ne faut pas penser que nous sommes seuls au monde […]. Globalement, il y a une course pour attirer le talent. Les gens qui immigrent pour étudier ici, ils quittent leur famille, leur réseau. Ils prennent une grosse décision », dit-il, ajoutant qu’il est vain pour le gouvernement de « jouer les devins » en essayant de prévoir quels secteurs de l’économie auront besoin de plus de candidats fraîchement diplômés dans le futur.

« Surprise totale »

Le gouvernement Legault a annoncé la semaine dernière qu’il modifiait le PEQ, programme d’immigration qui sert de voie rapide à l’obtention de la résidence permanente pour les étudiants étrangers au Québec et les travailleurs temporaires déjà installés dans la province.

L’impact de la réforme pourrait se faire particulièrement sentir dans des endroits où une importante proportion d’élèves vient de l’étranger. C’est le cas du cégep de Matane, où 45 % des 700 élèves de l’établissement viennent de l’international, l’une des proportions les plus importantes du réseau collégial québécois.

Pierre Bédard, directeur général du cégep de Matane, dit que l’annonce des modifications au PEQ a été « une surprise totale » pour lui comme pour les enseignants et les élèves du cégep. « Personne ne s’attendait à ça. Le gouvernement ne nous a pas demandé notre avis.

L’impact est majeur, car moins d’étudiants, ça signifie moins d’employés au cégep de Matane, et les enseignants seront les premiers à écoper.

 Pierre Bédard, directeur général du cégep de Matane

Sur les 218 domaines de formation sélectionnés par le gouvernement, cinq sont offerts au cégep de Matane : soins infirmiers, techniques de l’informatique, techniques de physiothérapie, techniques d’intégration multimédia et technologie de l’électronique industrielle.

En revanche, quatre programmes offerts sont exclus de la liste : techniques d’aménagement du territoire et d’urbanisme, techniques de tourisme, techniques d’animation 3D et de synthèse d’images et photographie.

« C’est étonnant que ces programmes soient exclus, car les taux de placement des diplômés y sont de près de 100 %, dit M. Bédard. Les gens sont flexibles. Un finissant en photo peut prendre un emploi de caméraman. On le voit localement, ils répondent à de réels besoins. »

M. Bédard, qui se dit soulagé que le gouvernement ait fait volte-face dans le cas des élèves déjà inscrits, note que la liste des programmes d’études donnant accès au PEQ sera appelée à changer au fil des ans, ce qui place une épée de Damoclès au-dessus de la tête des élèves étrangers actuels et futurs.

« Même si j’ai un étudiant en multimédia qui a aujourd’hui droit au PEQ, je n’ai aucune garantie qu’à la fin de son diplôme, son programme va être encore dans la liste. C’est une grande insécurité pour ces étudiants-là. Je pense que des étudiants potentiels vont choisir de ne pas venir au Québec. Actuellement, je fais du recrutement pour la rentrée de 2020. De quoi aura l’air la liste à ce moment-là ? On l’ignore. »

Moratoire demandé

Mercredi, le Syndicat des enseignants et enseignantes du cégep de Matane a demandé un moratoire sur le projet de modifications apportées au PEQ.

« Nous sommes particulièrement inquiets […]. Pour les jeunes actuellement inscrits dans nos programmes, il nous apparaît inconcevable que les règles du jeu changent en cours de route. Les étudiantes et étudiants qui proviennent de partout dans le monde sont une richesse pour notre communauté », a déclaré dans un communiqué Yannick Malouin, 2e vice-président du SEECM-CSQ.

À la faculté de droit de l’Université de Montréal, là même où le ministre Simon Jolin-Barrette a entamé son doctorat, les va-et-vient du parti sur le dossier de l’immigration ont uni étudiants et professeurs dans le désarroi.

Jean Leclair, professeur spécialiste en droit constitutionnel, supervisait la thèse de Jolin-Barrette avant que celui-ci n’interrompe ses études pour se lancer en politique. Unissant sa voix à celle de son recteur Guy Breton, M. Leclair n’a pas été avare de critiques à l’endroit des dernières décisions politiques de son ancien étudiant et de son parti.

« Tout ce que j’y vois, ce sont des relents de l’Union nationale, au point où je me demande si leur prochain projet n’est pas la colonisation de l’Abitibi », ironise M. Leclair, par ailleurs administrateur de la Société des anciens de la Fondation Pierre Elliott Trudeau.

Il accuse notamment la Coalition avenir Québec (CAQ) de faire le jeu des populistes et perçoit le changement de règlement au Programme de l’expérience québécoise comme « une des pires politiques publiques » des dernières années.

Je pense qu’ils se sont enferrés dans un discours racoleur, de nationalisme à la petite semaine, et là ils doivent livrer la marchandise. On doit nourrir la bête.

Jean Leclair, professeur spécialiste en droit constitutionnel

Jean Leclair a vertement dénoncé l’usage de la clause dérogatoire par la CAQ. « C’est ça qui est dramatique, et ce n’est pas ce qu’il a appris à la faculté de droit de l’Université de Montréal », assène le professeur en parlant de son ancien étudiant.

Rassurés, mais pas entièrement

Selon le président de l’Association des cycles supérieurs en droit (ACSED) de l’UdeM, Nicolas Gervais, environ la moitié des 600 membres de l’association sont des étudiants étrangers. Parmi ceux-ci, plusieurs ont (ou avaient) comme plan de s’établir au Québec, souligne-t-il.

Aurore Dumazet, étudiante à la maîtrise en droit à l’UdeM, a été soulagée par l’adoption d’une clause de transition, mais le flou demeure. Idem pour son copain, un étudiant français à la maîtrise en économie, qui est venu avec Mme Dumazet s’établir pour de bon au Québec.

Je me suis sentie un peu flouée. J’ai tout quitté, amis et famille, pour venir m’intégrer ici. Maintenant, j’attends de savoir ce qu’il va se passer.

Aurore Dumazet, étudiante à la maîtrise en droit à l’Université de Montréal

Ledy Rivas Zannou, doctorant originaire du Bénin, trouve paradoxale l’initiative du gouvernement caquiste.

« Ce que le gouvernement Legault est en train de dire, c’est qu’il ne veut plus personne, mais que vous pouvez venir vous faire former ici, argue-t-il. Ça veut dire que les impôts des citoyens québécois sont mobilisés pour former des ressources dont profiteront d’autres provinces ou d’autres États. »

Vice-président des Scouts du Montréal métropolitain, impliqué au sein de Greenpeace : Rivas Zannou, en deux ans et demi, dit s’être déjà entouré d’amis et avoir développé des projets. Ceci après avoir payé des études à fort prix, qui lui reviendront aux alentours de 50 000 $ en trois ans.

« Si on me dit que je peux rester, je reste. Et je défendrai le Québec volontiers et fièrement », avance l’étudiant, jusqu’à nouvel ordre, étranger.

Source: Immigration: des experts dénoncent la vision «simpliste» de Québec

In the absurdities department:

Quebec denies French student’s immigration over English thesis chapter was covered internationally.

Under fire over immigration plan, Quebec premier takes solace in positive Facebook reviews, a reminder that popularity and populism is not a measure of policy soundness

 

A memo for Canada: back off of Quebec’s Bill 21

Struck a nerve.

But seriously, it is one thing to argue that comments from English Canada may not be helpful to some of the internal debates within Quebec, another to argue that English Canadians have no right to comment on discriminatory laws whether in Quebec or elsewhere.

But Ontario MPPs take a shot at Quebec with unanimous vote supporting religious freedom may be an example where this may not be helpful.

Not to mention, that there are international human rights conventions and practices that presumably Quebec adheres to:

Let me say to all the bien pensants in the “Rest of Canada” who make up the growing chorus of critics of Quebec’s Bill 21 provisions on the wearing of religious symbols by certain public servants: Have a care. You are playing with fire, and your knee-jerk reaction to legislation supported by a vast majority of Quebeckers risks starting a major conflagration that might consume our country.

First, you should actually read the bill. You should note its very narrow application, only to certain officials who must interact with the public, only while in the exercise of their official duties, and only to people newly hired in these positions.

Second, you should remember that most of Quebec’s French schools, colleges and universities were largely operated by Roman Catholic teachers and administrators, all of whom wore religious garb, until the 1960s. When I attended law school at Laval University from 1960-63, the rector was future cardinal Louis-Albert Vachon, who was named to the Order of Canada and the National Order of Quebec. He is the last of an unbroken line of distinguished clerics to hold this position. Quebec’s famous and progressive Quiet Revolution was largely about escaping the influence of the Catholic Church in this and many other areas.

Third, you should pay attention to the increasing expressions of incredulity, anger and outrage in Quebec’s French-language media over your virtue signalling and self-righteous condemnations of a legitimate act of Quebec’s National Assembly, which is legislating well within its constitutional authority.

And fourth, you should consider that on Oct. 21, 33 per cent of Quebeckers (555,000 more than in 2015) voted for the Bloc Québécois, which had almost disappeared until resistance in the Rest of Canada to Bill 21 reignited the long-dormant but always smouldering view among many Quebeckers that they can never be fully understood and accepted in this country. From there, it is but a step, if Quebec Premier François Legault should ever conclude that public opinion demanded it, to a third referendum on Quebec independence.

It is argued that those likely to be most affected by Bill 21 are some Muslim women living in Quebec who may be forced to choose between a possible future career in Quebec’s public service and their desire to wear religious garb at all times, and that the bill is therefore racist and specifically directed against devout Muslims.

One might ask whether such women would agree to have their own children taught by nuns or priests or monks wearing Roman Catholic religious symbols? Or whether such devout Muslim women might not agree, as did many devout Roman Catholic teachers in Quebec after the secularization of Quebec’s education system during the Quiet Revolution, to forgo wearing religious garb or symbols during working hours in order to be hired in future for certain public-service jobs?

I was raised and educated largely in Quebec. I lived for 20 years in London, Ont., and 10 years in Banff, Alta. I still have family in both places, as well as in Nova Scotia and British Columbia. I have worked in the Premier’s office in Quebec City, the Prime Minister’s office in Ottawa and for a large media corporation in Toronto. For the past 15 years, I have lived in Quebec’s Eastern Townships. It cannot be said that I am ignorant of my country.

I warn the Rest of Canada, in the words of columnist Richard Martineau writing on Saturday in Le Journal de Montréal, Quebec’s most widely read daily, that we are now suddenly on track towards a head-on collision. Mr. Martineau quotes the famous words of Quebec’s Liberal premier Robert Bourassa after the defeat of the Meech Lake accord: “Whatever we say and whatever one may do, Quebec is, today and for always, a distinct society, free and able of assuming its destiny and its development.” We are once again shouting past one another in a dialogue of the deaf. Will Canada accept Quebec as it is, or persist in interfering in Quebec’s internal affairs of which it is largely ignorant? Or will Quebeckers conclude, once and for all, that they are not welcome in this country and must reluctantly leave it?