Charette | L’avenir des enfants au cœur des projets d’immigration en famille

Agree on importance of schools:

…D’autre part, jusqu’à tout récemment, des mesures gouvernementales finançaient des initiatives favorisant la mise en œuvre d’une éducation interculturelle et inclusive dans les écoles. Par exemple, des activités de sensibilisation pouvaient être mises en place avec la contribution de partenaires de la communauté et de parents pour sensibiliser tous les élèves et les membres du personnel à la diversité ethnoculturelle, linguistique et religieuse qui caractérise nos sociétés. N’ayant pas échappé aux efforts budgétaires exigés par le gouvernement, ces allocations ont été supprimées.

Ces choix gouvernementaux ont nécessairement des conséquences sur les conditions offertes aux parents afin qu’ils puissent collaborer avec l’école. De plus, ils mettent en lumière des lacunes relatives à l’accueil offert aux familles immigrantes à l’école et dans la société.

Je répète donc la question de départ de cet article : est-ce que la société offre à tous les parents des possibilités égales de s’impliquer et de collaborer avec l’école ?

La réponse est non.

Si l’avenir des enfants et leur réussite à l’école sont au cœur des projets de l’immigration en famille, ils devraient aussi être au cœur des choix que nous faisons comme société. Cela suppose non seulement de reconnaître l’importance de l’implication parentale, mais aussi de créer les conditions qui permettent réellement à tous les parents de collaborer avec l’école. Le contexte actuel compromet la participation des parents immigrants à l’école et, par conséquent, à la société plus largement. Ces constats imposent des réflexions dans une société qui, jusqu’à aujourd’hui, était reconnue à l’international pour son accueil des familles immigrantes.

Josée Charette Professeure à la Faculté des sciences de l’éducation et titulaire de la Chaire UQAM Bienvenue aux familles immigrantes.

Source: Idées | L’avenir des enfants au cœur des projets d’immigration en famille

… On the other hand, until recently, government measures funded initiatives to promote the implementation of intercultural and inclusive education in schools. For example, awareness-raising activities could be put in place with the contribution of community partners and parents to make all students and staff aware of the ethnocultural, linguistic and religious diversity that characterizes our societies. Having not escaped the budgetary efforts demanded by the government, these allowances were abolished.

These government choices necessarily have consequences on the conditions offered to parents so that they can collaborate with the school. In addition, they highlight gaps in the reception offered to immigrant families at school and in society.

So I repeat the starting question of this article: does society offer all parents equal opportunities to get involved and collaborate with the school?

The answer is no.

If the future of children and their success in school are at the heart of family immigration projects, they should also be at the heart of the choices we make as a society. This means not only recognizing the importance of parental involvement, but also creating the conditions that really allow all parents to collaborate with the school. The current context compromises the participation of immigrant parents in school and, consequently, in society more broadly. These observations require reflections in a society that, until today, was internationally recognized for its reception of immigrant families.

Josée Charette Professor at the Faculty of Educational Sciences and holder of the UQAM Chair Welcome to immigrant families.

Quebec law ending mandatory oath to King faces constitutional challenge

Another one to watch:

A constitutional lawyer is seeking to strike down a 2022 Quebec law that abolished the mandatory Oath of Allegiance to the King for members of the province’s National Assembly, arguing the provincial government overstepped its constitutional powers.

The application was filed in Quebec Superior Court in Montreal on Monday by the Public Interest Litigation Institute and its founder, Lawrence David, who teaches at University of Ottawa’s faculty of law.

The lawsuit names the Attorney General of Quebec as the respondent and the Attorney General of Canada as an interested party….

Source: Quebec law ending mandatory oath to King faces constitutional challenge

Le Devoir Éditorial | Vivre ensemble, c’est tout

Good editorial:

…C’est devenu un objet d’étude en soi, avec la montée en force des médiations interculturelles, ici et ailleurs. La grande université californienne de Berkeley s’est même dotée d’un indice d’inclusivité qui lui permet de mesurer nos progrès, d’identifier les bonnes pratiques comme les mauvaises, celles qui crispent les sociétés et les divisent. Le Canada s’y classe au 15e rang, en sandwich entre l’Allemagne et le Danemark. Tout au sommet, on trouve la Nouvelle-Zélande, le Portugal et les Pays-Bas.

Ses chercheurs observent la constante suivante : l’agitation, les remous et les contre-courants feront toujours partie de la vie en collectivité. Comme il ne sert à rien de s’acharner à vouloir dompter une rivière agitée pour en faire un long fleuve tranquille, il leur apparaît plus utile de jeter des ponts sur son dos afin que tous puissent y faire leur chemin et mettre leurs histoires en commun.

En d’autres mots, l’accord parfait n’adviendra pas et n’a même jamais existé. Il faut définir les valeurs communes qui nous lient et bâtir à partir d’elles, et non contre celles qui nous divisent. Les prochaines années s’annoncent politiquement, économiquement, climatiquement et humainement instables. C’est à ce défi immense mais ô combien prometteur que nous voudrions voir nos partis politiques s’atteler en prévision de la prochaine campagne.

Il est vrai qu’aller vers l’autre est exigeant. Cela vient avec des inconforts, des doutes, des incompréhensions, des appréhensions, voire de l’insécurité. Cet « inconfort interculturel », s’il est bien attesté, n’est heureusement pas éternel, nous enseigne la professeure agrégée de psychologie Marina M. Doucerain. Il a même « tendance à s’estomper à mesure que les gens accumulent les interactions interculturelles ».

Comme c’est en forgeant qu’on devient forgeron, la science nous enseigne ainsi que c’est en multipliant les contacts avec les autres qu’on devient… humains. Voilà une riche leçon pour qui veut passer d’un « imaginaire défensif » à un « imaginaire contributif », pour reprendre l’habile formule du professeur émérite Khadiyatoulah Fall parue récemment dans Le Devoir.

C’est aussi l’occasion de revisiter la pensée du regretté sociologue et philosophe Edgar Morin, pour qui la polarisation restera toujours le symptôme d’une « pensée mutilée » qui réduit le monde à des oppositions binaires. Face à cette fragmentation, il oppose la finesse d’une pensée complexe exigeant de relier les contraires plutôt que de les séparer. « Nous avons trop bien appris à séparer, observe-t-il. Il vaut mieux apprendre à relier. Relier, c’est-à-dire pas seulement établir bout à bout une connexion, mais établir une connexion qui se fasse en boucle. »

Travailler à relier, n’est-ce pas là le début d’une promesse électorale porteuse d’avenir ?

Source: Éditorial | Vivre ensemble, c’est tout

… It has become an object of study in itself, with the rise of intercultural mediations, here and elsewhere. The major California University of Berkeley has even acquired an inclusiveness index that allows it to measure our progress, to identify good and bad practices, those that tense and divide societies. Canada ranks 15th, sandwiched between Germany and Denmark. At the very top, we find New Zealand, Portugal and the Netherlands.

Its researchers observe the following constant: agitation, turmoil and counter-currents will always be part of community life. Since it is useless to insist on wanting to tame a rough river to make it a long quiet river, it seems more useful to them to throw bridges on his back so that everyone can make their way there and share their stories.

In other words, the perfect agreement will not happen and has never even existed. We must define the common values that bond us and build from them, and not against those that divide us. The next few years promise to be politically, economically, climatically and humanly unstable. It is to this immense but very promising challenge that we would like to see our political parties tackle in anticipation of the next campaign.

It is true that going to the other is demanding. This comes with discomfort, doubts, misunderstandings, apprehensions, even insecurity. This “intercultural discomfort”, if it is well attested, is fortunately not eternal, teaches us associate professor of psychology Marina M. Doucerain. It even “tends to fade as people accumulate intercultural interactions”.

As it is by forging that we become a forge, science teaches us that it is by multiplying contacts with others that we become… human. This is a rich lesson for those who want to move from a “defensive imaginary” to a “contributory imaginary”, to use the skillful formula of Professor Emeritus Khadiyatoulah Fall recently published in Le Devoir.

It is also an opportunity to revisit the thought of the late sociologist and philosopher Edgar Morin, for whom polarization will always remain the symptom of a “mutilated thought” that reduces the world to binary oppositions. Faced with this fragmentation, he opposes the finesse of a complex thought demanding to connect the opposites rather than to separate them. “We have learned too well to separate,” he observes. It is better to learn to connect. Link, i.e. not only establish an end-to-end connection, but establish a connection that is made in a loop. ”

Working to connect, isn’t this the beginning of an electoral promise with a future?

Why some say Quebec politicians helped fuel the racism they unanimously denounced

Valid critique:

Amid all the debates and disagreements leading up to the end of the short spring session at the National Assembly this week, there was one issue that recently united Quebec’s MNAs. 

In a rare move, four political parties tabled four separate motions last week denouncing a gathering in Shawinigan, Que., captured in a photo, during which more than a dozen masked white nationalists held a banner that read, “Je me souviens d’un Québec blanc,” French for “I remember a white Quebec.”

The motions — tabled by the Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec Solidaire, the Quebec Liberal Party, and the Parti Québécois (PQ) — were passed unanimously. 

The condemnation was swift.

But observers — as well as some Quebec MNAs — have since pointed out that rhetoric from the province’s political class in recent years helped contribute to the behaviour it was denouncing.

“This is not something that [happened] in a vacuum,” said Frédéric Boisrond, a sociologist and author who follows Quebec politics. 

“This is something that has been growing like a tumour for years.”…

Source: Why some say Quebec politicians helped fuel the racism they unanimously denounced

Réouverture du PEQ pour deux ans: Québec acceptera les demandes d’admission par phases

Needed:

Le ministre de l’Immigration, François Bonnardel, a précisé mercredi les modalités de cette réouverture promise par Christine Fréchette lors de la course à la direction de la CAQ. Une première vague d’admission, « sans plafond », s’adressera aux travailleurs étrangers et aux diplômés qui répondaient déjà aux critères du programme au moment de son abolition, le 19 novembre dernier.

Du 2 juillet au 31 octobre, les personnes ayant obtenu un diplôme québécois ou accumulé une expérience de travail « d’au moins deux ans dans les trois dernières années », en date du 19 novembre 2025, pourront déposer une demande. Le ministère de l’Immigration estime que de 8000 à 12 000 personnes pourraient être admissibles.

D’autres phases seraient ensuite ouvertes pour les immigrants qui ne remplissaient pas toutes les exigences au moment de l’abolition du programme, mais qui étaient en voie de le faire. Les détails de ces prochaines phases seront définis ultérieurement, en fonction du nombre d’immigrants qui postuleront au PEQ au cours de la première phase, a précisé M. Bonnardel.

Des discussions avec Ottawa

Le PEQ permettait d’obtenir rapidement le certificat de sélection du Québec (CSQ), requis pour obtenir la résidence permanente, et s’adressait aux travailleurs et aux étudiants étrangers. Son abolition au profit du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) avait été dénoncée par les milieux économiques, municipaux et par de nombreux immigrants temporaires.

Source: Réouverture du PEQ pour deux ans: Québec acceptera les demandes d’admission par phases

The Minister of Immigration, François Bonnardel, clarified on Wednesday the modalities of this reopening promised by Christine Fréchette during the race for the leadership of the CAQ. A first wave of admission, “without ceiling”, will be aimed at foreign workers and graduates who already met the criteria of the program at the time of its abolition on November 19.

From July 2 to October 31, people who have obtained a Quebec diploma or accumulated work experience “of at least two years in the last three years”, as of November 19, 2025, will be able to apply. The Ministry of Immigration estimates that 8,000 to 12,000 people could be eligible.

Other phases would then be opened for immigrants who did not meet all the requirements at the time of the abolition of the program, but who were in the process of doing so. The details of these next phases will be defined later, depending on the number of immigrants who will apply for the PEQ during the first phase, said Mr. Bonardel

Discussions with Ottawa

The PEQ made it possible to quickly obtain the Quebec Selection Certificate (CSQ), required to obtain permanent residence, and was intended for foreign workers and students. Its abolition in favor of the Skilled Worker Selection Program (PSTQ) had been denounced by economic and municipal circles and by many temporary immigrants.

Meggs: Immigration : Les courbes sont à la baisse. Maintenant quoi?

Good commentary and related questions (full article has key charts):

…Ces quatre graphiques permettent deux constats : la tendance à la baisse de toutes les catégories et la situation pitoyable de notre système d’immigration dans toute sa complexité. On n’a toujours pas l’heure juste sur le nombre de personnes qui auraient été admissibles au PEQ, s’il n’avait pas été aboli. La guerre des chiffres est futile et ne peut donner lieu à une politique publique compréhensive.

Une planification efficace de l’immigration repose sur une évaluation plus large de la capacité à court et à long terme d’accueillir, d’intégrer et de soutenir avec succès les personnes qui arrivent pour s’établir en fonction des objectifs sociaux, économiques et démographiques clairs.

Pour rétablir la confiance du public, il faudra plus que les « solutions de dépannage » dictées par idéologie. Il faudra une planification d’immigration basée sur une approche transparente et fondée sur des données probantes.

Après plus de dix ans d’improvisation, nous nous trouvons devant un défi inimaginable pour remettre de l’ordre dans le système. Ce système kafkaïen coûte cher à tous les niveaux, pour les individus venus d’ailleurs à notre invitation; souvent pour leur pays d’origine; pour des employeurs embauchant dans le cadre du PTET; pour les contribuables qui paient pour un système administratif partagé entre deux ordres de gouvernement avec des chevauchements et dédoublements inefficaces. Il a ouvert la porte à la fraude, au trafic de la main-d’œuvre, à l’exploitation et à la précarité.

Avons-nous compris qu’on ne peut réduire le débat à un chiffre? Que proposeront des partis politiques pour réparer les torts créés et pour nous assurer qu’ils ne se reproduiront plus?

Source: Immigration : Les courbes sont à la baisse. Maintenant quoi?

… These four graphs allow two observations: the downward trend of all categories and the pitiful situation of our immigration system in all its complexity. We still don’t have the right time on the number of people who would have been eligible for the EQP, if it had not been abolished. The war of numbers is futile and cannot give rise to a comprehensive public policy.

Effective immigration planning is based on a broader assessment of the short- and long-term ability to successfully welcome, integrate and support people who arrive to settle according to clear social, economic and demographic goals.

To restore public confidence, it will take more than “troubleshooting solutions” dictated by ideology. Immigration planning based on a transparent, evidence-based approach will be needed.

After more than ten years of improvisation, we are faced with an unimaginable challenge to restore order to the system. This Kafkaesque system is expensive at all levels, for individuals who came from elsewhere at our invitation; often for their country of origin; for employers hiring under the PTET; for taxpayers who pay for an administrative system divided between two levels of government with ineffective overlaps and duplications. It opened the door to fraud, labor trafficking, exploitation and precariousness.

Did we understand that we can’t reduce the debate to a number? What will political parties propose to repair the wrongs created and to ensure that they will not happen again?

Elkouri: La loi qui renforce l’absurdité

Indeed:

C’est ce que je me suis dit en prenant connaissance du tableau explicatif byzantin que le centre de services scolaire de Montréal a présenté cette semaine à son comité de parents qui voulait comprendre comment serait appliquée la loi 94 pour les parents et les élèves.

On se rappellera que cette loi adoptée dans la foulée du scandale de l’école Bedford ne fait pas qu’élargir l’interdiction de porter un signe religieux aux membres du personnel scolaire. Elle s’étend aussi aux parents bénévoles et à toute personne qui fournit régulièrement des services aux élèves.

Dans quels cas un signe religieux est-il autorisé ?

On apprend donc en consultant le tableau explicatif qu’un parent portant un signe religieux, c’est-à-dire en l’occurrence une mère voilée, pourrait préparer un gâteau pour une fête à l’école de ses enfants, mais ne pourrait pas servir elle-même ledit gâteau. Elle pourrait participer à l’organisation d’une sortie scolaire, mais elle ne pourrait pas y accompagner les enfants. Elle pourrait assister à un spectacle de fin d’année comme parent. Mais elle ne pourrait pas donner un coup de main durant le spectacle comme bénévole. Elle pourrait tricoter des mitaines pour la classe le soir, mais pas participer à un atelier de tricot à l’école le jour. Vous suivez la logique ?

La loi suscite son lot d’inquiétudes sur le terrain. Elle semble à bien des égards inapplicable. Comment des directions d’école qui ont déjà leur lot de défis quotidiens vont-elles gérer la chose ? Qui aura l’odieux d’annoncer à une mère enthousiaste et appréciée de tous qu’en raison de son signe religieux, elle peut continuer à être présente à l’école comme mère, mais plus comme bénévole ? …

Mais quel message envoie-t-on aux enfants quand on leur dit que certaines éducatrices, aussi compétentes et professionnelles soient-elles, et certaines mères, aussi impliquées soient-elles, sont désormais infréquentables par leur seule présence auprès des enfants, sans avoir commis aucune faute ? Si infréquentables qu’il faudrait ériger un « cordon sanitaire » entre elles et l’école de peur qu’elles contaminent l’esprit des enfants ?

Je suis désolée, mais le principal message que j’y vois est un message raciste et paternaliste qui a été normalisé ces dernières années. Un message qui tient pour acquis que ces femmes sont incapables de faire leurs propres choix et que l’on devrait donc choisir pour elles. Soumettez-vous à nous ou retournez à la maison, mesdames ! On fait ça pour votre bien, afin de favoriser l’égalité homme-femme… Parce qu’au Québec, c’est comme ça qu’on vit. Vraiment ?

Source: La loi qui renforce l’absurdité

This is what I thought to myself when I read the Byzantine explanatory table that the Montreal school service center presented this week to its parents’ committee who wanted to understand how Bill 94 would be applied to parents and students.

It will be remembered that this law passed in the wake of the Bedford School scandal does not only extend the ban on wearing a religious sign to members of school staff. It also extends to volunteer parents and anyone who regularly provides services to students.

In which cases is a religious sign allowed?

We therefore learn by consulting the explanatory table that a parent wearing a religious sign, that is to say in this case a veiled mother, could prepare a cake for a party at her children’s school, but could not serve said cake herself. She could participate in the organization of a school trip, but she could not accompany the children. She could attend an end-of-year show as a parent. But she couldn’t help out during the show as a volunteer. She could knit mittens for the class in the evening, but not participate in a knitting workshop at school during the day. Do you follow the logic?

The law raises its share of concerns on the ground. It seems in many ways inapplicable. How will school principals who already have their share of daily challenges handle this? Who will have the hate to announce to an enthusiastic and appreciated mother that because of her religious sign, she can continue to be present at school as a mother, but no longer as a volunteer? …

But what message do we send to children when we tell them that some educators, no matter how competent and professional they are, and some mothers, no matter how involved they are, are now infrequent by their sole presence with the children, without having committed any fault? So infrequent that a “sanitary cordon” should be erected between them and the school for fear that they contaminate the minds of children?

I’m sorry, but the main message I see in it is a racist and paternalistic message that has been normalized in recent years. A message that takes for granted that these women are unable to make their own choices and that we should therefore choose for them. Submit to us or return home, ladies! We do this for your good, to promote gender equality… Because in Quebec, that’s how we live. Really?

Jedwab: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

True. Experience of the Czech Republic and the Slovak Republic is illustrative, residents became citizens or either based upon residency. Over time, Czech Republic’s allowed dual citizenship, Slovak not:

…Cela impliquerait des choix difficiles. Qui conserverait le droit de vote ? Quels droits seraient maintenus ou limités ? Comment définir l’appartenance politique dans un contexte de séparation ? Quelles seront les obligations qui vont émerger ?

Autant de questions qui ne trouveront de réponse qu’à travers des négociations complexes – et très probablement conflictuelles.

L’opinion publique illustre déjà l’ampleur du défi. Selon un sondage Léger réalisé en janvier 2026 pour l’Association d’études canadiennes, une majorité de Canadiens hors Québec s’oppose à ce que les Québécois conservent la citoyenneté canadienne après une éventuelle indépendance. Au Québec, c’est l’inverse : une majorité souhaite la préserver.

Deux visions difficilement conciliables.

Dans ce contexte, présenter la double citoyenneté comme un acquis relève davantage de la stratégie politique que de la réalité juridique. La prudence des indépendantistes albertains – qui parlent de possibilité – reconnaît implicitement cette incertitude.

Car rien ne garantit que le Canada accepterait qu’une large population étrangère conserve durablement des droits politiques complets. Une telle situation soulèverait des enjeux évidents de souveraineté, de représentation et de légitimité démocratique.

Il faut aussi reconnaître une réalité souvent sous-estimée : la citoyenneté canadienne demeure extrêmement populaire.

Deux Canadiens sur trois préfèrent être citoyens du Canada que de tout autre pays. Les Québécois (71 %) figurent parmi ceux qui expriment le plus fortement cet attachement, les Albertains étant un peu moins enthousiastes (61 %).

Même là où l’on parle d’indépendance, pour la majorité, le lien à la citoyenneté canadienne reste profond.

C’est précisément ce qui explique l’émergence de cette idée d’une indépendance sans véritable rupture. On propose de quitter le Canada… tout en conservant ce qu’il offre de plus précieux.

Au Québec et en Alberta, la souveraineté ne sera pas un exercice symbolique. Elle implique la création d’un État distinct, avec ses propres règles, ses propres institutions et son propre ordre politique et juridique.

La double citoyenneté, dans ce contexte, est loin d’être garantie. C’est plutôt une hypothèse qui dépendra de négociations, de rapports de force – et d’un Canada qui, inévitablement, devra redéfinir les conditions mêmes de sa citoyenneté.

Source: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

… This would involve difficult choices. Who would keep the right to vote? What rights would be maintained or limited? How to define political belonging in a context of separation? What obligations will emerge?

So many questions that will only be answered through complex negotiations – and most likely conflictual.

Public opinion is already illustrating the scale of the challenge. According to a Léger survey conducted in January 2026 for the Canadian Studies Association, a majority of Canadians outside Quebec are opposed to Quebecers retaining Canadian citizenship after possible independence. In Quebec, it is the opposite: a majority wants to preserve it.

Two visions that are difficult to reconcile.

In this context, presenting dual citizenship as a given is more of a political strategy than a legal reality. The prudence of Alberta’s independence supporters – who speak of possibility – implicitly recognizes this uncertainty.

Because there is no guarantee that Canada would accept that a large foreign population retains full political rights in the long term. Such a situation would raise obvious issues of sovereignty, representation and democratic legitimacy.

We must also recognize a reality that is often underestimated: Canadian citizenship remains extremely popular.

Two out of three Canadians would rather be citizens of Canada than any other country. Quebecers (71%) are among those who most strongly express this attachment, Albertans being a little less enthusiastic (61%).

Even where we talk about independence, for the majority, the link to Canadian citizenship remains deep.

This is precisely what explains the emergence of this idea of independence without real rupture. We propose to leave Canada… while keeping what it offers most valuable.

In Quebec and Alberta, sovereignty will not be a symbolic exercise. It involves the creation of a separate state, with its own rules, its own institutions and its own political and legal order.

Dual citizenship, in this context, is far from guaranteed. Rather, it is a hypothesis that will depend on negotiations, a balance of power – and a Canada that will inevitably have to redefine the very conditions of its citizenship.

Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

As expected:

Sans nouvelle de leur dossier depuis plus de six mois, des « heureux élus » du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) craignent de devoir retourner dans leur pays alors que leur permis de travail est sur le point d’expirer. À peine 110 certificats de sélection du Québec (CSQ) ont été délivrés alors que plus de 10 000 invitations ont été envoyées depuis juillet dernier, selon les données du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Des délais plus longs

Yves Martineau, coprésident de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, observe que le délai de traitement dépasse actuellement les six mois pour bon nombre de candidats invités à postuler au PSTQ, soit des délais qui sont en train de dépasser ceux des anciens programmes du Québec menant à la résidence permanente, notamment le Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) et le PEQ. « La norme à laquelle on a été habitués pendant de très nombreuses années, je dirais même des décennies, c’était à l’intérieur d’un délai de six mois. »

Le MIFI s’engageait d’ailleurs à traiter dans les six mois le CSQ, engagement qui a pris fin en 2024. « Là, on est clairement au-dessus et ça entraîne des conséquences assez graves pour les travailleurs qui ont besoin d’un CSQ pour renouveler, et sur les entreprises qui ont besoin de ces travailleurs », constate Me Martineau….

Un goulot d’étranglement

À la mi-février, Le Devoir révélait que moins de cinq CSQ avaient été délivrés dans le cadre du PSTQ. Un mois plus tard, à la mi-mars, c’était 39.

D’après les explications du MIFI, on comprend qu’il y a un goulot d’étranglement, puisqu’il met aussi ses efforts à finaliser ceux du PEQ, du PRTQ et des programmes pilotes. Sans vouloir communiquer de délai moyen de délivrance d’un CSQ, le ministère affirme toutefois « travailler activement à renforcer sa capacité de traitement » des dossiers déposés dans le cadre du PSTQ.

Ces derniers sont traités selon le principe du « premier arrivé, premier servi », à partir de la date du dépôt du dossier complet.

Le ministère se dit conscient que des personnes pourraient voir leur permis temporaire expirer pendant le traitement de leur CSQ. Il avait d’ailleurs demandé à son homologue fédéral de prolonger les permis de travail, qu’ils soient ouverts ou fermés, pour les candidats ayant officiellement déposé leur dossier dans le cadre du PSTQ. Ottawa n’aurait acquiescé que pour les détenteurs de permis fermés. Le MIFI dit analyser différentes options « afin d’identifier des solutions ».

Source: Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

Without news of their file for more than six months, “happy elected officials” of the Skilled Worker Selection Program (PSTQ) fear having to return to their country when their work permit is about to expire. Barely 110 Quebec Selection Certificates (CSQ) have been issued while more than 10,000 invitations have been sent since last July, according to data from the Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Longer delays

Yves Martineau, co-president of the Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, notes that the processing time currently exceeds six months for many candidates invited to apply to the PSTQ, which are deadlines that are in the process of exceeding those of the former Quebec programs leading to permanent residence, including the Regular Programme des travailleurs qualifiés (PRTQ) and the PEQ. “The norm we were used to for many years, I would even say decades, was within a period of six months. ”

The MIFI also committed to deal with the CSQ within six months, a commitment that ended in 2024. “There, we are clearly above and this leads to quite serious consequences for workers who need a CSQ to renew, and for companies that need these workers,” notes Me Martineau….

A bottleneck

In mid-February, Le Devoir revealed that less than five CSQs had been issued as part of the PSTQ. A month later, in mid-March, it was 39.

According to the MIFI’s explanations, we understand that there is a bottleneck, since it also makes efforts to finalize those of the PEQ, the PRTQ and the pilot programs. Without wanting to communicate an average time for the issuance of a CSQ, the ministry says, however, that it is “actively working to strengthen its processing capacity” of the files filed under the PSTQ.

The latter are treated according to the principle of “first come, first served”, from the date of submission of the complete file.

The ministry says it is aware that people may see their temporary permit expire during the processing of their CSQ. He had also asked his federal counterpart to extend work permits, whether open or closed, for candidates who had officially filed their application under the PSTQ. Ottawa would have agreed only for closed license holders. The MIFI says it analyzes different options “in order to identify solutions”.

Un droit acquis élargi pour le port de signes religieux dans les écoles

Of note, even if small change. But the impact on a number of employees being let go is being reported on:

L’adoption du projet de loi 94 visant à renforcer la laïcité dans le réseau scolaire aura-t-elle fait plus de peur que de mal dans les écoles de la province ? Un récent élargissement de l’accès au droit acquis de porter un signe religieux dont bénéficient les employés embauchés avant le 20 mars 2025 a fait pousser un soupir de soulagement à plusieurs, a constaté Le Devoir. Des centaines de congédiements demeurent tout de même à prévoir dans la grande région de Montréal.

L’adoption du projet de loi 94, le 30 octobre dernier, a semé l’émoi dans le réseau scolaire en laissant présager, en particulier dans la région métropolitaine, une vague de congédiements d’employés refusant de retirer leur signe religieux pour pouvoir garder leur emploi. « Au moins 500 emplois » étaient menacés uniquement dans la métropole, affirmait ainsi en février dernier la présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire, Kathleen Legault.

Appréhendant des répercussions majeures sur les services offerts aux élèves, des centres de services scolaires (CSS) ont réclamé des précisions au ministère de l’Éducation sur le droit acquis accordé dans la loi aux employés embauchés avant le 20 mars 2025. La loi, telle qu’adoptée l’automne dernier, prévoyait que tout employé admissible à ce droit acquis perdrait celui-ci au moment où il changerait de fonction. Ce qui laissait présager d’importants départs d’employés, notamment parmi le personnel de soutien scolaire et professionnel.

Le 18 mars dernier, cependant, la sous-ministre de l’Éducation, Carole Arav, a fait parvenir aux directions générales des CSS de la province un document apportant des précisions sur l’application de la clause de droits acquis inscrite dans cette loi, qui est venue élargir l’interdiction du port de signes religieux à l’ensemble du personnel scolaire.

La lettre, que Le Devoir a pu consulter, mentionne ainsi qu’une « fonction » ne doit pas se limiter à une classification administrative rigide, mais plutôt être définie par les responsabilités d’un employé. Ce dernier conserve donc son droit acquis s’il change de poste ou obtient une promotion, dans la mesure où ses tâches sont « substantiellement similaires ou analogues » à celles qu’il occupait auparavant, indique le document.

Résultat : des CSS de la province ont défini des regroupements de fonctions assez vastes, qui permettent, par exemple, à une surveillante d’élèves devenue éducatrice en service de garde ou encore préposée aux élèves handicapés dans les derniers mois de conserver son signe religieux. L’effet de cette loi sur le départ de personnel sera donc « beaucoup moins grand » que prévu, soupire, soulagée, Kathleen Legault.

Source: Un droit acquis élargi pour le port de signes religieux dans les écoles

Will the passage of Bill 94 to strengthen secularism in the school network have caused more fear than harm in the schools of the province? A recent expansion of access to the acquired right to wear a religious sign enjoyed by employees hired before March 20, 2025 has caused many to breathe a sigh of relief, Le Devoir said. Hundreds of layoffs are still to be expected in the greater Montreal area.

The adoption of Bill 94, on October 30, sowed a stir in the school network by suggesting, especially in the metropolitan area, a wave of layoffs of employees refusing to withdraw their religious sign in order to keep their jobs. “At least 500 jobs” were threatened only in the metropolis, said last February the president of the Montreal Association of School Directors, Kathleen Legault.

Apprehensive of the major repercussions on the services offered to students, school service centres (SSCs) have requested clarification from the Ministry of Education on the acquired right granted in the law to employees hired before March 20, 2025. The law, as adopted last fall, provided that any employee eligible for this acquired right would lose the right when he changed his position. This suggested significant employee departures, especially among academic and professional support staff.

On March 18, however, the Deputy Minister of Education, Carole Arav, sent to the general directorates of the CSS of the province a document providing details on the application of the acquired rights clause inscribed in this law, which extended the ban on the wearing of religious signs to all school staff.

The letter, which Le Devoir was able to consult, thus mentions that a “function” should not be limited to a rigid administrative classification, but rather be defined by the responsibilities of an employee. The latter therefore retains his acquired right if he changes position or obtains a promotion, to the extent that his tasks are “substantially similar or analogous” to those he previously held, the document indicates.

Result: CSS in the province have defined fairly extensive groupings of functions, which allow, for example, a student supervisor who has become a daycare educator or a disabled student attendant in recent months to maintain her religious sign. The effect of this law on the departure of staff will therefore be “much smaller” than expected, sighs, relieved, Kathleen Legault.