Laïcité: Lisée en «désaccord total» avec Coderre

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, tente «d’utiliser le statut de la métropole pour (se) soustraire aux lois de l’Assemblée nationale», ce qui fait craindre une «dérive malsaine», accuse le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

Dans une lettre ouverte publiée sur Facebook jeudi et intitulée «Montréal fait partie du Québec», le leader péquiste reproche à M. Coderre sa sortie au sujet du projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État, mercredi.

Le maire s’oppose à ce que législation s’applique à Montréal, plaidant que la métropole «est autonome et a sa gouvernance». Il rappelle que le gouvernement Couillard a promis d’accorder plus d’autonomie à la Ville – un projet de loi en ce sens a déjà été déposé – et de la consulter avant l’adoption de toute loi. Le projet de loi 62 risque de forcer la métropole à refuser des services aux citoyens, selon lui. Il fait allusion à la disposition visant à faire en sorte que les services publics soient donnés et reçus «à visage découvert».

Jean-François Lisée se dit «partisan d’une réelle décentralisation des pouvoirs et d’un statut pour la métropole», mais il croit que le maire va trop loin. «Je dois (…) exprimer mon désaccord total avec votre tentative d’utiliser le statut de la métropole pour vous soustraire aux lois de l’Assemblée nationale portant sur la laïcité et le vivre-ensemble. Monsieur le maire, Montréal fait partie du Québec. Les Montréalais sont membres de la nation québécoise», écrit M. Lisée, dont le parti est par ailleurs insatisfait du projet de loi 62 du gouvernement Couillard.

«Vos déclarations de cette semaine font craindre une dérive malsaine, ajoute-t-il. Souhaiterez-vous demain soustraire Montréal de certaines dispositions actuelles ou futures de la loi 101? Du Code du travail? Du Code criminel?»

Les arguments du maire sur «l’inapplicabilité» de certaines dispositions du projet de loi sont «valides», et seront soulevés par l’opposition au parlement. «Mais les décisions concernant l’avenir de la nation sont prises à l’Assemblée nationale. Montréal a droit au respect. L’Assemblée nationale aussi», soutient-il.

Le maire Coderre avait également critiqué le projet de charte des valeurs du gouvernement Marois.

Source: Laïcité: Lisée en «désaccord total» avec Coderre | Tommy Chouinard | Politique québécoise

Lisée reproche à Couillard de faire le procès des Québécois

Denial or identity politics?

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a livré une charge à fond de train, lundi, contre le gouvernement de Philippe Couillard, lui reprochant de mettre les Québécois au banc des accusés dans un procès sur le racisme.

M. Lisée réagissait à l’annonce, la semaine dernière, de la nomination d’un comité-conseil devant jeter les bases d’une consultation sur le racisme systémique.

M. Lisée a qualifié l’exercice de «procès en racisme qui va être organisé par l’État québécois contre les Québécois».

Selon le chef péquiste, le gouvernement libéral met en place tous les ingrédients pour faire ce qu’il appelle «une recette pour augmenter le racisme» en voulant se pencher uniquement sur le racisme et la discrimination, tout en refusant de mettre des balises sur les accommodements religieux et les signes religieux.

Le chef péquiste soutient qu’on ne peut «faire reculer le racisme au Québec» sans agir sur ces deux axes en parallèle.

Jean-François Lisée se dit convaincu qu’une consultation sur le racisme systémique ne pourra qu’«attiser le ressentiment de la majorité et soulever la colère de la minorité, parce qu’il y en a du racisme au Québec».

«Que ce soit M. [Justin] Trudeau avec son islamophobie, M. Couillard avec ses déclarations que tous ceux qui sont en désaccord avec lui alimentent la xénophobie, (…) cela fait partie d’un contexte qu’on essaie d’imposer aux Québécois pour les culpabiliser, les stigmatiser», a-t-il dit.

Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard

Lisée is like a gnat, buzzing around these issues and changing his positions regularly.

A bit rich to blame all Quebec’s integration challenges and issues on Liberal governments, given the role of the PQ in recent years of playing identity politics, one that Lisée has also participated in:

Le gouvernement Couillard est responsable de l’insatisfaction exprimée par plusieurs citoyens quant à l’intégration des immigrants et au port de signes religieux, estime le chef péquiste Jean-François Lisée.

Le chef du Parti québécois a été invité, lundi à Montréal, à commenter les résultats d’un sondage Crop réalisé pour le compte de Radio-Canada.

Ce sondage indique notamment qu’une majorité de gens pensent que le port de vêtements religieux devrait être interdit pour les éducateurs (66%), les personnes en autorité (76%) et les autres employés des services publics (67%).

De même, 57% des Québécois qui ont répondu au sondage jugent que les musulmans sont mal intégrés, soit 38% «plutôt mal» et 19% «très mal». Ils sont 7% à estimer qu’ils sont très bien intégrés et 35%, plutôt bien intégrés.

Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Montréal, après son retour d’un voyage à saveur économique en Europe, M. Lisée a blâmé le gouvernement Couillard et les gouvernements libéraux précédents pour leur inaction en la matière depuis des années.

«Les Québécois sont impatients face à l’incapacité du gouvernement Couillard d’agir sur les signes religieux, sur les accommodements religieux», a conclu M. Lisée.

Il s’est par ailleurs dit heureux de constater que pour bien des questions du sondage, les Québécois ont offert des réponses similaires aux autres Canadiens.

Source: Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard | Lia Lévesque | Politique québécoise

Lisée veut «aller plus loin» pour séduire les communautés culturelles

Given that Lisée has been all over the map on identity issues and ethnic groups, hard to see this ‘seduction’ succeeding:

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, souhaite «aller plus loin qu’avant» pour séduire les communautés culturelles et il croit que sa proposition de ne pas faire de référendum dans un premier mandat risque de l’avantager en ce sens.

Le fait qu’on n’ait pas décidé de tenir de référendum dans le premier mandat est une façon de détendre l’atmosphère», a expliqué M. Lisée, en point de presse, dimanche après-midi, à Montréal.

Le chef du PQ a rencontré les médias pour discuter de son plan d’action qui vise à attirer dans le giron péquiste les Québécois issus de l’immigration, un électorat qui a tendance à voter davantage pour le Parti libéral du Québec (PLQ).

Pour ce faire, il a confié le mandat à sa conseillère spéciale en matière de diversité, Évelyne Abitbol, de tenter de tisser des liens avec ces électeurs. Carole Poirier, la whip en chef du PQ et porte-parole sur l’immigration et les communautés culturelles, s’occupera pour sa part à mobiliser les membres et ses collègues députés sur cette question.

«Pendant la campagne au leadership, Jean-François a réuni une vaste coalition de la diversité. Cette vaste coalition, il faut maintenir ces liens et la rendre active», a soutenu Mme Poirier.

Selon le chef du Parti québécois, le fait de mettre le référendum de côté pendant quatre ans permettra au parti d’accueillir plus de communautés culturelles, qui seront plus réceptives à ses messages.

«Il y a des gens qui sont d’accord avec nous, mais qui ne nous connaissent pas assez (…) Nous, on a décidé de ne pas en tenir (de référendum), alors est-ce qu’on peut ouvrir les portes, les oreilles, les conversations? On pense qu’il va y avoir plus de fluidité», a-t-il expliqué.

M. Lisée estime que certains de ces électeurs ne connaissent pas assez bien de son parti parce qu’ils se font toujours dire par le PLQ qu’un vote pour le PQ équivaut à un vote contre le Canada.

Le chef du PQ ne s’est pas avancé sur ce qui a pu nuire à son parti par le passé auprès des communautés culturelles, mais il dit vouloir profiter du vent de changement amené par la récente course à la direction.

«Cette curiosité et cette présence de beaucoup de membres de la diversité dans ma campagne, dans celle d’Alexandre (Cloutier), de Martine (Ouellet) et de Véronique (Hivon), pour moi, c’est un fait nouveau intéressant. Il faut miser là-dessus», a-t-il souligné.

Interrogé sur la possibilité que le PQ ravive la Charte des valeurs de l’ancien gouvernement Marois sur laquelle il avait été très critiqué, M. Lisée a fait valoir que ses propositions sur laïcité étaient beaucoup plus «pragmatiques» et «ouvertes» que l’ancienne politique prônée par son parti.

«C’est clair que notre message est plus attrayant pour les membres de la diversité qui ont une vision plus laïque sur l’avenir du Québec et ils sont très nombreux», a-t-il soutenu en anglais.

Le Parti québécois affirme qu’il mettra en place une «série d’actions» dans les prochaines semaines, ce qui inclut la création d’un comité pour la diversité dans les instances du parti.

Lisée fait un pas de plus [expanding Bouchard Taylor approach to reasonable accommodation

Identify politics continues – Bouchard-Taylor plus education sector:

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a annoncé, jeudi, un virage identitaire qui va plus loin que ce qu’il proposait comme candidat à la chefferie en matière d’interdiction des signes religieux.

Au cours d’une conférence de presse, le chef péquiste a présenté le « consensus »auquel est parvenue son aile parlementaire au terme d’un débat de quelques heures mercredi, « une approche résolue, équilibrée et responsable », selon le document qui la décrit. En matière de port de signes religieux, la position reprend la recommandation de la commission Bouchard-Taylor, comme le prônait le candidat Lisée, c’est-à-dire une interdiction faite aux agents de l’État qui ont un pouvoir de contrainte — juges, policiers, gardiens de prison. Mais s’ajoutent à cette liste les enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que les éducatrices dans les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées. Comme candidat, Jean-François Lisée ne proposait qu’une « discussion » à ce sujet.

Cette interdiction ne concernerait que les nouveaux employés ; Jean-François Lisée défend depuis longtemps leurs droits acquis. En outre, la proposition reprend le minimum du projet de loi 62 du gouvernement Couillard — les services de l’État donnés et reçus à visage découvert — et préconise l’interdiction du port du tchador pour tous les employés de l’État, ce qui fait partie des amendements qu’a réclamés le PQ au projet de loi.

La position consensuelle reprend des propositions qui avaient suscité la réprobation du candidat Alexandre Cloutier et de ses partisans Agnès Maltais et Maka Kotto. Ces derniers étaient au côté du chef, Agnès Maltais à titre de porte-parole en matière de laïcité et Maka Kotto comme président du caucus. La porte-parole pour l’immigration, Carole Poirier, complétait le tableau. « La course, déjà, est loin derrière nous », a dit Maka Kotto, qui avait accusé le candidat Lisée de chatouiller « la part sombre de nos âmes ».

Ainsi, un gouvernement du PQ fera la promotion d’un devoir de réserve pour les employés de l’État, « affirmant sa nette préférence pour la plus grande réserve dans l’affichage des convictions politiques, sociales, religieuses ou autres ». La position recycle aussi l’idée d’examiner l’opportunité d’interdire la burqa et le niqab dans l’espace public. Un comité formé de parlementaires et d’experts se pencherait sur les expériences étrangères à cet égard pour ensuite faire des recommandations au gouvernement. Le chef péquiste ne parle plus des mitraillettes qu’on peut cacher sous une burqa. Ce n’est pas sa meilleure citation, a-t-il reconnu.

À plusieurs reprises, Jean-François Lisée a laissé entendre qu’il se rapprocherait de la position défendue par Alexandre Cloutier, qui croit que la charte des valeurs péquiste a considérablement nui au PQ et qu’il fallait s’en tenir à Bouchard-Taylor. « Il y a une différence entre être candidat et être chef. Il va falloir trouver un point d’équilibre », avait dit le nouveau chef dans un point de presse le soir de sa victoire. « Je n’ai pas la réponse, mais probablement qu’Alexandre et moi, on va la trouver. »

Source: Lisée fait un pas de plus | Le Devoir

Kathleen Weil slams Jean-François Lisée’s immigration comments

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Immigration Minister Kathleen Weil has slammed PQ leadership candidate Jean-François Lisée for listing three European cities as he called on Quebec to have the “best immigration possible.”

The Parti Québécois leadership hopeful said Monday the province should select rapidly employable, educated francophone immigrants from top job fairs in Paris, Brussels and Barcelona because they can integrate quickly into Quebec society. Lisée also talked about recruiting francophones from around the world.

“That is perfect immigration,” he said.

Weil attacked the comments as discriminatory.

“Every human being has the potential to integrate and to live a full life and to contribute to the society that they live in, and that is the history of Quebec,” she said.

Weil argued Quebec boasts the most diversified immigration in Canada.

 “Quebec is an open society; we have greeted, welcomed and settled people from all over the world and we’re going to continue to do that.”

Weil said she was surprised by Lisée’s comments because “people usually don’t discriminate in their comments, certainly not here (in the National Assembly) over the origins of somebody, about who’s a better immigrant.”

She told reporters it is “certainly” discriminatory to “differentiate people based on their cultural background, their origin.”

Lisée’s positions have earned him criticism from inside his own party, too.

PQ MNA Maka Kotto — who supports Lisée’s contender, Alexandre Cloutier, for the party leadership — told La Presse that Lisée was “agitating vectors that tickle the dark part of our souls.”

Kotto later told reporters in Quebec City it had been “imprudent” of Lisée to raise the issue of immigration levels and composition during the leadership race.

“You know this is a topic that stirs up passions and sometimes skids out of control,” Kotto said.

Lisée argued his critics are twisting his words.

“Saying that I want to favour European immigration is nothing but a willful distortion of what I said. My point is that perfect immigration is when we can provide a job, education and integration to every newcomer wherever he or she comes from.”

A new study by the Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) suggests immigrants in Quebec are victims of “systemic racism.”

Source: Kathleen Weil slams Jean-François Lisée’s immigration comments | Montreal Gazette

Lisée ouvert à bannir le voile intégral

Playing identity politics and digging deeper, just as Leitch in the federal Conservative leadership race:

Jean-François Lisée s’est dit ouvert à interdire la burka et le niqab de l’espace public, jeudi. Il a du coup accentué la ligne de fracture qui l’oppose à ses adversaires de la course à la direction du Parti québécois sur la question identitaire.

L’aspirant-chef du PQ a réitéré son désir de mener une campagne incitative pour encourager les employés de l’État à ne pas porter des signes religieux. Mais il est allé plus loin en se disant ouvert à bannir le port du voile intégral en public.

« Si je suis premier ministre, mon premier devoir, c’est d’assurer la sécurité des Québécois et nous savons avec certitude que des gens recrutent chez nous et ils veulent tuer des Québécois », a-t-il déclaré.

« C’est une vraie question, a-t-il ajouté. On devrait se la poser avant que l’irréparable se produise plutôt qu’après. »

M. Lisée fait valoir que 10 pays européens ont légiféré contre le port du voile intégral. Selon lui, cette tenue vestimentaire pose un problème de sécurité, puisque les personnes qui le portent ne peuvent être reconnues par des témoins ou par des caméras de surveillance.

M. Lisée ne promet pas formellement d’emboîter le pas à ces pays. S’il devient premier ministre, il statuera sur la question avoir mené des consultations et recueilli des avis d’experts.

Source: Lisée ouvert à bannir le voile intégral | MARTIN CROTEAU | Politique québécoise

Quebec PQ: Alexandre Cloutier défend ses voeux aux musulmans pour la fin du ramadan

More PQ debates on multiculturalism/interculturalism, and whether it is appropriate or not for politicians to wish people well during religious holidays:

Le candidat à la direction du Parti québécois Alexandre Cloutier a défendu, jeudi, ses voeux adressés aux musulmans à la fin du ramadan, en se réclamant de Barack Obama et de Bernie Sanders.

L’enjeu de la laïcité continue donc de diviser au Parti québécois, puisque M. Cloutier répond ainsi aux critiques de Jean-François Lisée, un de ses rivaux dans la course actuelle. M. Lisée avait alors fait une charge contre la position multiculturaliste de Justin Trudeau tout en faisant un rapprochement cinglant avec les voeux d’Alexandre Cloutier.

Dans une entrée de blogue publiée par le site Huffington Post jeudi matin, M. Cloutier, qui est député de Lac-Saint-Jean, affirme avoir été «surpris» par les «vives réactions» provoquées par son message émis sur Twitter.

Il dit avoir formulé ces voeux «avec candeur» et par «esprit d’ouverture et de respect» à l’égard des 250 000 Québécois de confession musulmane qui allaient célébrer l’aïd, la fin du ramadan, la semaine dernière.

C’est ainsi, selon lui, que le Parti québécois doit manifester son ouverture et sa capacité à rassembler les électeurs, en faisant appel aux «valeurs d’ouverture» du fondateur de la formation, René Lévesque.

«J’ai la ferme conviction que c’est en commençant par de tels signaux que le Parti québécois ouvre ses horizons et peut aspirer à rassembler davantage», peut-on lire. Ces gestes s’imposent afin de mettre un terme aux «déceptions électorales», poursuit-il.

Et il a laissé savoir qu’il continuera à souligner les fêtes et les moments forts de la vie des communautés culturelles. En cela, il dit s’inspirer d’autres personnalités politiques: Barack Obama, le candidat malheureux à l’investiture démocrate Bernie Sanders et Pauline Marois.

«J’ai exprimé ces voeux comme le président Barack Obama et le candidat Bernie Sanders l’ont fait, aux États-Unis. Comme notre première ministre Pauline Marois l’a fait, elle aussi, en 2013. Je l’ai fait comme tous les députés de l’Assemblée nationale offrent leurs meilleurs voeux de Pâques et de Noël à leurs électeurs, chaque année», écrit-il.

Aux yeux de M. Lisée, ces voeux contrevenaient au principe de neutralité de l’État, mais M. Cloutier soutient qu’il ne «partage pas son avis». Le PQ doit continuer à défendre la laïcité de l’État «en unissant les Québécoises et les Québécois derrière une vision commune du vivre-ensemble», écrit-il.

M. Cloutier soutient que son parti peut s’inspirer des recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui font consensus avec la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.

Dans un texte publié sur le site web de sa campagne, M. Lisée, qui est député de Rosemont, s’en est pris à la pratique voulant que les chefs politiques saluent les fêtes religieuses. Il avait pris prétexte des voeux officiels transmis par le premier ministre Justin Trudeau à chacune des fêtes religieuses. Selon lui, la vie des communautés ne se limite pas à leurs pratiques religieuses et on ignore ainsi tous ceux qui sont non pratiquants, agnostiques ou athées.

«Même sans la dérive trudeauiste, la pratique voulant que des chefs politiques saluent les fêtes religieuses mérite réflexion, avait écrit M. Lisée. C’est exactement ce que j’ai indiqué lorsque mon collègue Alexandre Cloutier a souligné la fin du ramadan, un événement effectivement majeur de la vie de nos concitoyens musulmans même si les deux tiers d’entre eux ne sont pas pratiquants.»

Ainsi, un chef de parti et de gouvernement qui se veut un gardien de la laïcité et de la neutralité de l’État devrait s’abstenir de participer à des rituels religieux, a fait valoir le député de Rosemont.

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Laïcité: Lisée défend son «approche graduelle» 

Further to yesterday’s article (Gérard Bouchard désapprouve Lisée à la direction du PQ), the reply by Lisée:

Contrairement à Gérard Bouchard, Jean-François Lisée est convaincu que son plan pour contrer la présence de signes religieux dans la fonction publique passerait l’épreuve des tribunaux.

En entrevue avec La Presse, mardi, le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau a défendu son «approche graduelle» en matière de laïcité.

Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) propose de commencer par exprimer aux fonctionnaires «la préférence de l’Assemblée nationale» pour l’absence de signes religieux dans «un signal clair», avant de laisser les organismes publics où un consensus existe les interdire carrément à l’embauche. Le tout accompagné d’un respect des droits acquis pour les employés embauchés avant l’entrée en vigueur d’une éventuelle loi Lisée.

«Est-ce que c’est compliqué? Oui. C’est plus compliqué de respecter le rythme des Québécois que d’agir avec du mur-à-mur. Mais je me fonde sur la lente marche du Québec vers plus de laïcité depuis les années 60», a-t-il dit en entrevue téléphonique.

«C’est très progressif. Je veux continuer à ce rythme-là. On marche vers plus de laïcité, mais sans brusquer les choses», dit M. Lisée.

En entrevue avec La Presse, le réputé sociologue Gérard Bouchard avait encensé le programme d’Alexandre Cloutier, en plus de critiquer durement celui de son adversaire Jean-François Lisée.

L’approche de ce dernier «ressemble étrangement à la Charte des valeurs», a-t-il évalué. C’est une attaque en règle contre celui qui s’est dissocié peut-être le plus radicalement du projet de Bernard Drainville après la défaite péquiste de 2014.

Peu importe cette prise de distance. Avec les propositions de Lisée, «on est encore en violation de droits, de notre charte. On ne s’éloigne pas beaucoup des controverses, on rouvrirait ce panier de crabes», a dit craindre M. Bouchard. «Cela nous amène plus en arrière qu’en avant.»

«Moi, je suis en désaccord total avec l’évaluation de M. Bouchard», a répliqué le député de Rosemont au téléphone. «Je pense qu’on ne peut absolument pas dire que la Cour suprême du Canada refuserait les mesures que je propose. Est-ce qu’il y aurait contestation? Bien sûr. Il y a toujours contestation de tout.»

Source: Laïcité: Lisée défend son «approche graduelle» | Philippe Teisceira-Lessard | Politique québécoise

Charte des valeurs: Lisée aurait démissionné plutôt que de l’appuyer | Le Devoir

Well, that’s a change. He didn’t show any reserve when in Government:

Jean-François Lisée a désavoué, mercredi, le défunt projet de charte des valeurs de son collègue Bernard Drainville. Six mois après la défaite du gouvernement minoritaire de Pauline Marois et le naufrage de la charte, le candidat pressenti à la direction du Parti québécois prétend qu’il avait des objections majeures à l’endroit du projet de loi 60, tel que conçu.

Le député de Rosemont a déclaré qu’à défaut d’un assouplissement dans les dispositions de la charte, il n’aurait pas hésité à quitter ses fonctions de ministre en guise de protestation.

«Je trouvais que la charte était une très grande avancée dans la marche vers une plus grande laïcité de l’État, mais j’étais favorable à une application très graduelle», a expliqué M. Lisée lors d’une mêlée de presse.

«Je considérais qu’il n’était pas acceptable humainement que des employés qui avaient travaillé pour l’État pendant plusieurs années soient menacés de congédiement ou de sanctions parce qu’on avait décidé de changer les règles en cours de route. […] Il me semblait impossible d’appuyer une partie de la législation qui allait soumettre des gens à des pressions et à un stress terrible», a-t-il précisé.

…. L’ancien ministre responsable de la région de Montréal semblait pourtant à l’aise lorsqu’il défendait publiquement le projet de charte aux côtés de M. Drainville, ministre responsable du projet de loi.

En outre, à l’automne 2013, il cosignait une lettre dans le New York Times avec M. Drainville dans laquelle il faisait l’apologie de la charte, en la comparant au concept du «mur entre l’État et la religion», attribué à l’ancien président américain Thomas Jefferson.

Il écrivait que «le fait de demander aux employés de la fonction publique de ne pas porter de signes ostentatoires pendant qu’ils sont au travail» constituait «la suite logique» du processus de laïcisation en cours au Québec depuis les années 1960.

Charte des valeurs: Lisée aurait démissionné plutôt que de l’appuyer | Le Devoir.