Roberge dévoile les bases du nouveau cours «Culture et citoyenneté québécoise»

Of note, likely the next series of debates (Bill 21 and 96 would be good places to highlight issues):

La culture, la citoyenneté québécoise et le développement de la pensée critique formeront les « trois axes » du nouveau cours appelé à remplacer celui d’Éthique et culture religieuse (ECR). Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a dévoilé dimanche « les thèmes » qui seront enseignés dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec à partir de la rentrée 2023.

Le premier volet permettra aux élèves de comprendre la culture « des sociétés » avec un accent prononcé pour celle d’ici, a expliqué le ministre en conférence de presse.

L’« objectif du cours » se trouve dans le deuxième axe. « La visée, c’est de préparer nos jeunes à l’exercice de la citoyenneté québécoise. Nos valeurs et les principes qui sont les fondements de notre société seront présentés aux élèves », a expliqué Jean-François Roberge en citant le respect, la liberté d’expression, la liberté de conscience, les droits, les libertés et les responsabilités de chacun. Il sera aussi question d’éducation aux médias et d’éducation sexuelle.

« Le dialogue, la pensée critique et l’éthique » composent la troisième orientation du nouveau cours. Les élèves seront notamment amenés à se questionner et à aborder des dilemmes moraux. « Cette approche fera obstacle aux censeurs et à tous ceux qui s’attaquent à la liberté d’expression », a déclaré le ministre Roberge.

Il a insisté à plusieurs reprises pour dire que le cours d’ECR était « vicié à la base » et « reposait sur un dogme qui est une erreur », soit que la religion est l’unique « lunette à travers on regarde la personne ». L’analyse des identités religieuses demeurera au programme, mais perdra son aspect « prépondérant ». « On peut ne plus tolérer ce genre des biais dans nos écoles. »

Le nouveau programme n’ira pas dans la « redondance », mais dans la « complémentarité » par rapport au reste des matières, a par ailleurs mentionné M. Roberge.

La rédaction du programme est déjà « bien amorcée », a-t-il affirmé. Le ministère officialisera le contenu au printemps 2022. La matière sera testée à partir de l’automne 2022 avec « des enseignants qui [lèveront] la main » ou « des équipes-écoles qui [lèveront] la main ». Des « ajustements » suivront au cours de l’année scolaire afin de pouvoir étendre ce nouveau cours à toutes les écoles primaires et secondaires du Québec à l’automne 2023.

Le cours d’ECR, 2008-2023

Le nouveau cours de « Culture et citoyenneté québécoise » ressemble au cours d’ECR avec un « vernis national », juge Georges Leroux, professeur émérite à l’UQAM et corédacteur du programme désavoué par le ministre. « La grande question, c’est quel est véritablement le changement qui va séparer le nouveau programme de l’ancien ? À part la promotion nationale, tous les thèmes qui sont abordés en éthique sont abordés dans le programme actuel. »

À cela le ministre répond que « quelqu’un qui compare les deux cours verrait à la fin que la compétence de l’éthique et du dialogue reviennent, mais dans une perspective différente. L’ancien cours d’ECR amenait le débat et l’éthique, mais empêchait parfois la remise en question de certains dogmes. Je ne veux pas répéter cette erreur-là dans le nouveau cours. »

Avant l’arrivée de ce cours d’ECR en 2008, « on était dans un enseignement confessionnel qui sortait du XVIIe siècle », rappelle Benoit Mercier, un autre des concepteurs de l’ancien programme. Les jeunes Québécois devaient alors suivre soit un cours de morale, soit un cours de catéchèse.

Les deux spécialistes doutent surtout des consultations qui ont mené à cette nouvelle version. Plus de trois ans de discussions et d’analyses avaient été nécessaires pour accoucher du cours d’ECR. À la fin ce processus, « tous les syndicats étaient d’accord, toutes les universités, les collèges et leurs représentants étaient d’accord. […] Tout le monde était d’accord », se remémore Benoit Mercier.

Accueil mitigé

Le cours de culture et citoyenneté québécoise découle d’un processus entamé en 2020. Une consultation publique en ligne, deux consultations en personnes — à Québec et à Montréal —, des rencontres virtuelles avec les communautés autochtones et l’étude de quelque 200 mémoires ont mené à l’annonce de dimanche, a précisé Jean-Bernard Émond, adjoint parlementaire à l’Éducation.

Plusieurs se réjouissent de la fin du cours d’ECR, vu par certains comme une promotion du multiculturalisme. Le député du Parti québécois dans Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, considère le remplacement du cours comme une « victoire » pour sa formation politique, puisque « le ministre de l’Éducation ne voulait pas l’abolir, car il l’avait enseigné ».

Le cours d’ECR « va passer à l’histoire comme une aberration », selon le président du Mouvement laïque québécois, Daniel Baril, qui s’enthousiasme de la fin du « tout à la religion ». Selon lui, « dans une société polarisée, c’est la culture québécoise qui est le pôle d’inclusion ».

D’autres accueillent l’annonce avec scepticisme. Le vice-président de la Fédération nationale des enseignants du Québec, affiliée à la CSN, se questionne sur le temps alloué de deux heures par cycle. « Il y a une espèce de fourre-tout, de divers thèmes. On se demande comment ce sera possible de faire passer l’ensemble de ces éléments avec seulement deux heures par cycle », a commenté Léandre Lapointe, qui espère que la formation pour les enseignants promise par le ministre sera adéquate.

La présidente intérimaire de l’Association québécoise en éthique et culture religieuse, Line Dubé, reste aussi perplexe devant ce nouveau cours. « Pour des pédagogues, des enseignants, des didacticiens, ça ressemble encore à un gros Jello, pas encore “pogné”. On attend encore la couleur réelle de ce à quoi on nous engage rapidement. »

Source: https://www.ledevoir.com/societe/education/642501/le-nouveau-cours-de-culture-et-citoyennete-quebecoise-dans-toutes-les?utm_source=infolettre-2021-10-25&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

English version:

A new course intended to replace Quebec’s polarizing, long-standing ethics and religious culture curriculum will teach students how to be proud members of Quebec society, the province’s Education Minister said Sunday.

Jean-François Roberge held a news conference to unveil details of the new course, dubbed Culture and Citizenship in Quebec. He was joined by Isabelle Charest, the minister responsible for women, as well as various key players from Quebec’s cultural scene.

“You know Quebec is different from the rest of North America,” Roberge said. “We are not New York, Vermont, Ontario or New Brunswick. We have a Quebec way of life. We have our artists, Francophone and Anglophone, our cultural legacy. We are not ashamed to share this culture with our kids.”

The new class is intended to replace a course on ethics and religious culture that’s been taught in the province’s schools since 2008.

Roberge said the new curriculum was built around three main themes. The first will explore diverse cultures with an emphasis on Quebec. The citizenship plank of the program will teach the province’s values and responsibilities, while content intended to teach ethics is also meant to develop students’ critical thinking skills.

Roberge said the class aims to provide “national cohesion” as well as fight against sexism, racism and sexual violence. He also positioned the revamped curriculum as an “obstacle to censorship.”

The current program has faced years of relentless criticism from Quebec nationalists and committed secularists for allegedly putting too much emphasis on multiculturalism and diversity.

Roberge, however, cited different grounds for objection when critiquing the present-day course.

He said the ethics and religious culture class is not offering enough space for students to ask critical questions.

“We need to be able to discuss and debate everything respectfully,” Roberge said. “It cannot be a taboo and censorship class, it needs to be a course on freedom of expression and learning about personal relationships.”

The provincial government had announced plans to abolish the course last year following criticisms that too much time was being taken up by a section devoted to religions.

Roberge said religion will not be completely erased from the new program, but will not be the primary focus anymore.

“Of course, when you talk about culture you will have to talk about religious culture, but it’s not the only way,” he said. “… We have to modernize our program.”

Caroline Quesnel, president of provincial teachers’ union Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, offered a different but equally critical take on the current program. She asserted the present curriculum does not present enough nuance when teaching students about religions around the world, citing lack of discussions around gender equality in certain faiths.

She also said the program does not address issues related to Indigenous peoples, calling the approach “quite limited.”

Roberge said the new course will teach residents how to navigate Quebec society and take pride in their province. It will include sections on the province’s judicial system, critical thinking, social media and sex education among others, he added.

Charest said not a week goes by in the province without reports of unacceptable behaviours, such as domestic violence which disproportionately affects women and girls. She hopes the new course offering will help tackle those issues.

“Students will be invited to reflect on notions of consent, respect, self-affirmation, empathy and equal relationships between men and women,” Charest said.

The new program will be introduced in some schools as a pilot project in September 2022 before being fully implemented across all of the province’s elementary and high schools a year later.

Quesnel, however, said the curriculum’s ambitious scope risks trying to cover too many topics at once.

“Freedom of speech, democratic institutions, sex education, technology, Indigenous Peoples, the environment …,” Quesnel said. “None will really be covered properly.”

She said Sunday’s announcement looked like a “show” in which the province attempted to sell the new program, but noted that not a single teacher was present at the news conference.

“I feel like the government is kind of using this curriculum to position itself as the guardian of Quebec values and impose its vision,” Quesnel said.

She also said teachers are worried about how many hours will be allocated for the course, and if they will receive proper training beforehand.

“Teachers are used to multitasking, but when we are talking about all these topics, they are quite specific,” Quesnel said. “It’s not only about writing a good manual and teachers will follow. It really needs more training than that.”

Source: Quebec unveils new ethics and culture class


Bloc leader’s threat to unleash ‘fires of hell’ over Quebec seat proposal might just backfire

Hard to have much sympathy for the “outrage” given the demographic decline reflects in part Quebec’s decision to admit fewer immigrants than elsewhere in Canada (despite or because they manage economic immigration) and the xenophobic Bill 21 and the weakening of bilingualism in Bill 96. Commentaries, starting with Konrad Yakabuski highlighting the consequences of lower immigration levels, and Randy Boswell’s more sympathetic take:
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a suscité un tollé cette semaine lorsqu’il a livré un avertissement à tous ceux qui espèrent immigrer dans sa province, laquelle fait face à un manque criant de travailleurs puisque plus de 290 000 postes demeurent vacants. « Si vous pensez que vous pouvez venir ici pour toucher le B.S. et rester assis à la maison, ça n’arrivera pas », a martelé M. Ford lors d’un point de presse, se faisant immédiatement accuser d’exprimer tout haut ce que de nombreux Ontariens pensent tout bas. Si M. Ford a refusé de s’excuser pour ses propos, il s’est néanmoins empressé de se déclarer « pro-immigration » et de se vanter d’accueillir des immigrants de partout dans le monde au « Ford Fest », le barbecue estival que sa famille organise chaque année dans un quartier très multiculturel à Toronto. En effet, le gouvernement conservateur de M. Ford appuie sans réserve la hausse des seuils d’immigration annoncée l’an dernier par Ottawa, qui vise à accueillir 401 000 résidents permanents au pays en 2021, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2019. Si le nombre d’immigrants a chuté en 2020 en raison de la pandémie, tombant à 184 000, le gouvernement fédéral presse le pas pour atteindre ses objectifs en matière d’immigration pour les années 2021, 2022 et 2023. En tout, ce sont plus de 1,2 million de nouveaux résidents permanents que le Canada compte accueillir pendant cette période, dépassant ainsi un ancien record qui date du début du XXe siècle. À lui seul, l’Ontario devrait accueillir plus de 540 000 nouveaux arrivants, ce qui pousserait sa population au-delà du seuil des 15 millions d’habitants. La politique d’immigration du Québec Quoi qu’on pense de la politique d’immigration du Québec, son résultat à long terme mènera vers une baisse du poids démographique de la province dans la fédération canadienne. La province compte accueillir entre 51 500 et 54 500 nouveaux immigrants cette année, si on inclut le « rattrapage » de 7000 nouveaux arrivants que le gouvernement caquiste prévoit d’effectuer après la baisse de 2020 liée à la fermeture des frontières. En 2019, durant la première année du gouvernement de François Legault, le Québec a reçu 40 565 nouveaux résidents permanents, ou seulement 11,89 % du total canadien. L’Alberta, qui compte la moitié moins d’habitants que le Québec, en a reçu 43 691, ou 12,81 % du total. L’Ontario a accueilli 153 395 nouveaux arrivants, ou 45 % des 341 000 nouveaux résidents permanents acceptés en 2019. Le Québec ne recevait déjà pas sa part d’immigrants en fonction de sa population au sein de la fédération canadienne avant l’arrivée de M. Legault au pouvoir. En 2016, quand le Québec comptait pour environ 23 % de la population canadienne, il avait reçu 18 % des immigrants arrivés au pays au cours de cette année-là. Il n’est pas impossible que ce taux atteigne les 10 % dans les prochaines années. En effet, les voix s’élèvent dans le reste du pays pour qu’Ottawa augmente ses seuils annuels d’immigration à 450 000 ou à 500 000 nouveaux arrivants. Un groupe d’influents Canadiens, réunis sous la bannière de l’Initiative du siècle, préconise une politique d’immigration visant à hausser la population canadienne à 100 millions de personnes en l’an 2100 afin de s’assurer de la prospérité nécessaire au maintien des programmes sociaux et d’augmenter l’influence du Canada sur la scène internationale. Le groupe, présidé par l’ancien chef de la direction du fonds d’investissement du Régime de pensions du Canada, Mark Wiseman, compte parmi ses membres le p.-d.g. du Conseil canadien des affaires, Goldy Hyder, et Dominique Barton, l’actuel ambassadeur du Canada en Chine. Il jouit aussi de l’appui de l’ancien premier ministre Brian Mulroney. Or, dans son discours inaugural prononcé cette semaine à l’Assemblée nationale, M. Legault a réaffirmé son refus aux « voix qui réclament un nombre toujours plus élevé d’immigrants ». Le Québec reçoit déjà plus d’immigrants que la plupart des pays développés, a-t-il dit, et il n’est pas question qu’il emboîte le pas au reste du pays. « Le Québec ne peut pas avoir le même modèle d’immigration que celui du Canada anglais. La survie du français exige une approche différente. » Ce choix n’est pas sans conséquences. Le directeur des élections du Canada, Stéphane Perreault, a annoncé la semaine dernière que le Québec doit perdre un siège à la Chambre des communes dès 2024, ce qui porterait le nombre de ses sièges à 77, selon une nouvelle répartition des sièges basée sur la formule de représentation prévue dans la Constitution. Les réactions à cette annonce n’ont pas tardé, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et la ministre caquiste des Relations canadiennes, Sonia LeBel, s’étant tous deux insurgés contre toute tentative de diminuer le poids du Québec au Parlement fédéral. Vendredi, M. Legault a lui-même sommé M. Trudeau de « préserver le poids de la nation québécoise à la Chambre des communes ». Toutefois, sans modification constitutionnelle, il semble inévitable que le Québec voie sa proportion de sièges à la Chambre des communes diminuer de façon importante au cours des prochaines décennies. Cette proportion est déjà tombée de 36 % des sièges en 1867 à 23 % en 2011. Selon la proposition de M. Perrault, elle glisserait encore à 22,5 %. Qu’en sera-t-il dans dix ans, alors que le reste du Canada s’apprête à accueillir de plus en plus d’immigrants pendant que le Québec referme davantage ses portes ?
Source: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/642273/chronique-la-marginalisation?utm_source=infolettre-2021-10-23&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
A proposed rejigging of Canada’s electoral map could see Quebec lose one of its seats in the House of Commons by 2024 while Alberta gains three and Ontario and B.C. each gain one.
The changes would increase the total number of federal ridings to 342 from 338. There are reasonable arguments for and against implementing the exact changes recommended by Elections Canada. But Bloc Québécois leader Yves-François Blanchet’s opening salvo in the debate — that the BQ would “unleash the fires of hell” if his province’s seat count is dropped to 77 from 78 — is the wrong way to begin what needs to be a calm, cool conversation about updating the country’s political geography. How are we supposed to respond to Blanchet’s Trumpian explosion of outrage? Can thoughtful discussion follow a toddler’s tantrum?
Injecting apocalyptic rhetoric into a decision-making process that must be driven by the fundamental democratic principle of representation by population — and basic math — is precisely how to inflame prejudices, fuel interprovincial pettiness and polarize the nation. Blanchet, of course, knows this. Driving wedges wherever possible between Quebec and the rest of Canada is crucial, by definition, to the political project of any diehard separatist.
So we shouldn’t be too surprised that Blanchet has zeroed in histrionically on the planned removal of a single Quebec seat from the Commons as if it were a sign of the End Times. Although Elections Canada proposed the change for the benign reason that Quebec’s population is not growing at the same pace as the populations in Alberta, Ontario or B.C. — and because Quebec is (relative to those other big provinces) already more fairly represented in the current parliamentary seat count — Blanchet is invoking biblical imagery of the final battle between Good and Evil.
Sonia LeBel, Quebec’s minister responsible for relations with the rest of Canada, has employed more moderate language — and advanced a more compelling rationale — in urging special considerations for the province in the latest redistribution of federal ridings. “We are part of the founding peoples of Canada,” she said this week. “We have three seats guaranteed at the Supreme Court for judges. We have seats guaranteed in the Senate, a weight that is important and represents much more than just a simple calculation of population.” All of this is why Prime Minister Justin Trudeau and other political leaders interested in preserving the peace in our mostly peaceable kingdom need to rise above Blanchet’s blatant bullying while finding a sensible solution to the seat-count conundrum — one that delicately balances numerical fairness with other considerations endemic in a land of complexity and compromise. Remember: there’s no purely mathematical justification for granting a federal seat to each of Canada’s three territories — none of which has a population above 50,000 — when the average number of Canadians represented by each MP is more than 110,000. There’s no logical reason, either, for Prince Edward Island — with a mere 0.43 per cent of the national population of about 38 million — to have four seats representing 1.19 per cent of the elected positions in Parliament.
So there may well be legitimate reasons to avoid reducing Quebec’s seat count at this time. In 2011, the Conservative government of Stephen Harper implemented legislation that increased the number of seats to 338 from 308 to reflect population changes. At the time, the Harper government — with much prodding from Quebec, the BQ and other opposition parties — chose to inflate the overall size of the House of the Commons so that the number of Quebec seats would increase (by three, to 78) instead of remaining static at 75 — as an earlier, hotly rejected, purely mathematical proposal had called for. The government’s thinking at the time was that tweaking the formula for allocating seats in a way that would better recognize Quebec’s special status as a nation within the nation was politically prudent.
It also happened to keep the province’s seat total roughly proportional to its percentage of Canada’s population, even as those two numbers remained unfairly out of whack for faster-growing provinces.
The Quebec-friendly adjustment wasn’t immediately embraced by Harper’s own caucus. The additional Quebec seats, according to a Globe and Mail report at the time, “caused consternation among Conservative backbenchers, who were concerned that Canada’s French-speaking province was benefiting from a bill meant to address under-representation in the three large and fast-growing anglophone provinces” — Alberta, Ontario and B.C. Sound familiar? The Conservative caucus was ultimately convinced by Harper to accept the plan for the sake of national unity. But despite the Quebec-friendly compromise, the pre-Blanchet Bloc Québécois still slammed the 2011 reconfiguration of the House as falling short of true recognition of the province’s “unique status with regard to its political weight.” You can’t please everyone. As then-B.C. premier Christy Clark, who supported the 2011 changes, said at the time: “Perfection in these things is impossible because it’s a big and complicated country.” A decade later, the scenario confronting Elections Canada, the federal government and the provinces is much the same. And maybe a little massaging of the numbers to mollify Quebec is warranted yet again. Would it be so bad if Quebec kept its 78 seats and we had 343 federal ridings instead of 342? That would represent about 22.7 per cent of the seats in the House for a province with about 22.6 per cent of Canada’s population. (Meanwhile, Ontario’s proposed 122 seats would then account for 35.6 per cent of 343 seats for a province with almost 39 per cent of the country’s population.)
But Blanchet’s bluster about unleashing the “fires of hell” risks torching the good will required for the rest of Canada to grant Quebec some latitude in its allotment of seats in the national legislature. It’s the kind of talk that’s more likely to unleash cynicism and stinginess. And eventually, if population trends continue in the current direction, maintaining Quebec’s present share of federal seats as its population drifts towards one-fifth of Canada’s total will become untenable from a democratic point of view — Blanchet’s fires of hell notwithstanding. Randy Boswell is a Carleton University journalism professor and former Postmedia News national writer.
Source: Bloc leader’s threat to unleash ‘fires of hell’ over Quebec seat proposal might just backfire

Nicolas: Fierté 101

Good commentary on Quebec (and Canadian) politics and youth, along with how nationalism can be the “last refuge of the scoundrel” to borrow from Samuel Johnson:

« Un cours axé sur comment être un bon citoyen […] ne peut qu’être bénéfique — avec, bien sûr, une petite saveur chauvine : histoire, culture, fierté québécoises. » C’est ainsi que la vice-première ministre Geneviève Guilbault a décrit mardi, à Radio-Canada, le futur cours de culture et de citoyenneté québécoises évoqué dans le discours d’ouverture de François Legault. Chauvin, faut-il le rappeler, signifie « qui a ou manifeste un patriotisme excessif, aveugle, intransigeant ou agressif ». Est-ce là la « valeur commune » que l’on cherchera à inculquer aux enfants dans le cours qui remplacera le cours d’éthique et de culture religieuse ?

On sentait mardi une préoccupation pour la formation identitaire de la jeunesse dans le discours caquiste. Le monde change, une bonne partie des nouvelles générations n’ont pas le même rapport au nationalisme que la base électorale de François Legault et on cherche à corriger le tir. Le premier ministre parle de protéger le patrimoine architectural, de rattraper le salaire moyen de l’Ontario et d’instaurer ce cours pour générer des sources additionnelles de « fierté ». Par les solutions proposées à ce soi-disant déficit de patriotisme, on montre à quel point on aborde cette différence générationnelle par la caricature.

Pendant qu’on cherche à générer de l’enthousiasme nationaliste, je suis entourée de jeunes adultes qui se demandent ce que ça signifie d’envisager la parentalité alors que les forêts brûlent, qu’aucun dirigeant ne semble prêt à s’attaquer de front à la crise climatique, que cette pandémie ne sera certainement pas la dernière, que le système de santé et les services sociaux ainsi que les écoles et les garderies s’écroulent, que le coût de la vie augmente, que les loyers explosent et que la propriété devient de plus en plus inaccessible, que les riches sont plus riches et que le filet social s’effrite, que les mouvements d’extrême droite se solidifient, que les frontières se resserrent et que les gens qui se battent contre les inégalités sociales font face à de plus en plus de violence, en ligne comme dans la rue.

Il n’y a rien, dans ces préoccupations, de particulièrement pro-Québec ou anti-Québec, ou pro-Canada ou anti-Canada. Les jeunes d’ici qui les partagent ne sont certainement pas seuls au monde, d’ailleurs. Souhaiter protéger ses enfants est un réflexe universel. De plus en plus de gens sont incertains de vivre dans un monde qui leur permettra de le faire.Il faudrait prendre acte que nous en sommes là. Mais non.

On continue de ne parler que de fierté dans la construction de l’identité citoyenne, alors qu’on devrait urgemment parler de confiance — envers les institutions, la société, ses pairs, le monde. Et la confiance, on le sait, est toujours conditionnelle. Elle se construit grâce à une attention bienveillante et constante, se brise à cause de la négligence et se répare avec l’honnêteté.

Lorsque la confiance envers l’État est rompue, la logique nationaliste diagnostique un problème de fierté, un déficit identitaire. On se demande s’il ne faudrait pas mettre plus de drapeaux dans nos écoles, s’assurer que leurs bâtiments soient plus « beaux », mieux y enseigner l’histoire de la Nouvelle-France, en sortir les femmes qui portent le hidjab et ces hurluberlus qui parlent de territoires autochtones non cédés. Il faudrait plutôt comprendre que la « fierté », ou, mieux, le sentiment d’appartenance, est nécessairement liée au sentiment de sécurité face au présent et à l’avenir, à la conviction que les institutions desservent le bien commun et que ce « commun » nous inclut. Aucun drapeau, aucun hymne national d’aucun pays, aucun cours de fierté 101 ne peut faire marcher un enfant la tête haute s’il vit de l’intimidation à l’école et que la pénurie de main-d’œuvre affecte son expérience d’apprentissage, et donc sa confiance envers les adultes, les institutions, sa société.

On brandit souvent le spectre des jeunes qui ne se sentent pas Québécois alors qu’ils ont vécu ici toute leur vie. On n’a visiblement jamais pris le temps de les écouter. On comprendrait que ces personnes ont la plupart du temps acquis une expérience intime de la violence d’État. Elles ont été exclues à l’école ou marginalisées par les cursus scolaires, harcelées par la police, ou ont fait l’objet d’un signalement abusif à la DPJ ; elles ont été négligées à l’hôpital ou ont subi la discrimination à l’emploi ; ont peiné à décrocher un boulot dans leur domaine ou ont vu leurs parents travailler d’arrache-pied pour des salaires de misère, souvent sous les insultes, parce qu’on a refusé de reconnaître leurs qualifications. Le gouvernement s’imagine qu’une plus grande connaissance de l’histoire et de la culture québécoises « corrigera » nécessairement les identités forgées dans ces contextes. Alors qu’il faudrait plutôt corriger les injustices des institutions publiques qui ont mené au sentiment de marginalisation.

Le problème, c’est que même nommer ces injustices et suggérer de les rectifier est trop souvent reçu comme une attaque à ladite fierté nationale — alors que c’est justement une condition du sentiment d’appartenance pour un grand nombre de citoyens. Un patriotisme qui reçoit toute critique sociale avec une levée de boucliers est donc nécessairement un cul-de-sac. Il est alors juste de le décrire comme excessif, aveugle, intransigeant et agressif.

Si seulement il y avait un mot pour décrire ce phénomène… Ah, oui ! Le chauvinisme.

Source: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/641715/chronique-fierte-101?utm_source=infolettre-2021-10-21&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Carpentier et Harel: L’interculturalisme, seul choix pour Montréal

More semantic than substantive, with the main difference being reference to a French-based society rather than multiculturalism’s reference to both official languages and bilingualism. And highly ironic given that most opposition to Bill 21 is in Montreal, precisely because of its divisiveness and exclusion, not inclusion:

Les 50 ans de la politique du multiculturalisme canadien (1971-2021), commémorés par Justin Trudeau le 8 octobre dernier, conduisent à une négation telle de la nation québécoise qu’un candidat à la mairie de Montréal s’est cru autorisé à proposer un référendum pour choisir la ou les langues officielles en usage dans la métropole.

Cette déclaration et bien d’autres du même acabit sont les résultantes de la même conception qu’affiche le premier ministre du Canada lorsqu’il affirmait, cette semaine : « En plus des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuits, des personnes appartenant à plus de 250 groupes ethniques considèrent le Canada comme leur foyer et célèbrent leur patrimoine culturel avec fierté. » Exit l’existence de la nation québécoise, de son histoire, de sa culture, et la nécessité d’intégrer en français la diversité ethnoculturelle qui l’habite et contribue à sa vitalité. Cet état de fait est fortement préoccupant dans le contexte d’une nation francophone minoritaire en Amérique du Nord, dont les besoins démographiques et l’épanouissement sont assurés par l’immigration.

Multiculturalisme vs interculturalisme

Alors que le multiculturalisme canadien est consacré par une politique officielle (1971), un principe interprétatif de la Charte canadienne des droits et libertés (1982) et une loi (1988), le Québec n’a jamais formalisé son approche interculturelle en matière d’aménagement de la diversité ethnoculturelle et d’intégration des personnes immigrantes. Le choix québécois de l’interculturalisme a bien fait l’objet de définitions ici et là et de déclarations publiques, mais rien sur le plan juridique ne vient le soutenir.

Pourtant, le multiculturalisme et l’interculturalisme diffèrent, notamment en ce qui a trait aux représentations de la communauté politique et nationale qu’ils proposent au regard de la diversité. L’approche québécoise insiste sur la présence d’une société d’accueil francophone, alors que celle promue par le gouvernement fédéral et les autres provinces, qui représentent une culture anglo-saxonne hégémonique, n’en ressent pas le besoin.

Sortir de l’ambiguïté et de l’imprécision

Nous sommes sensibles aux craintes exprimées par Gérard Bouchard quant aux dangers associés au laisser-faire québécois, lequel favoriserait le développement d’un véritable multiculturalisme montréalais.

D’autant que cela contribue à creuser le fossé qui sépare Montréal du Québec des régions. La présente campagne à la mairie est l’occasion de demander au gouvernement de formaliser l’interculturalisme. C’est là un élément crucial du rôle que la métropole doit assumer dans le contexte québécois !

Engagement électoral phare pour Montréal

Malgré les bonnes volontés exprimées de toutes parts, ce choix de l’interculturalisme demeurera vide de sens tant qu’il ne sera pas officialisé — et pourquoi pas constitutionnalisé, alors que le gouvernement s’apprête à modifier la Constitution interne du Québec en vertu du projet de loi 96 à l’étude.

Comme candidate et candidats à la mairie, faire preuve d’audace serait de demander à Québec cet ajout essentiel pour établir clairement les conditions du vivre-ensemble, indispensable pour une métropole cosmopolite comme la nôtre.

Il s’agit aussi pour Montréal, dans le cadre québécois, d’un engagement qui fait appel à sa responsabilité quant à la réaffirmation du caractère pluriel de la nation, où l’on ne peut faire l’économie de la conciliation entre les aspirations de la majorité francophone et la valorisation de la diversité ethnoculturelle. Autrement dit, si Montréal ne prend pas clairement position pour une nation inclusive, qui le fera ?

Source: L’interculturalisme, seul choix pour Montréal

Les agences privées écartées du recrutement à l’étranger

Of note (processing delays and impact on regions):

Des régions en pénurie de personnel auraient pu compter sur plus d’une centaine d’infirmières provenant de l’étranger, mais le réseau de la santé a tourné le dos à plusieurs offres de recrutement provenant d’agences privées, a appris Le Devoir.

Parmi elles, l’agence de placement Serenis, qui n’a pas ménagé ses efforts pour présenter un « projet clés en main » afin de faire venir au Québec une vingtaine d’infirmiers et d’infirmières originaires de la France et du Maghreb. « En ce moment, j’ai 20 infirmières et infirmiers hautement qualifiés qui sont en stand-by », affirme Jackie Lamothe, présidente de trois franchises de l’agence de placement Serenis, pour les régions de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de la Montérégie Est.

Selon elle, ces professionnels de la santé ont été choisis par l’agence parce qu’ils sont prêts à aller travailler dans les régions éloignées où les besoins sont criants, comme à La Tuque. Et ils ont tous en poche l’évaluation comparative du ministère de l’Immigration qui indique l’équivalent québécois de leur diplôme.

« J’en ai parlé à des chefs de service des établissements de santé, qui en ont ensuite parlé à leurs supérieurs, et ils étaient tous intéressés. Mais ça finissait toujours par bloquer en haut, comme au niveau du ministère. On a vécu ça partout où on a essayé, même en régions éloignées comme la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent et dans le Nord, comme la Baie-James… »

C’est au début de l’année 2021 que, devant la détresse de plusieurs employés en lien avec la pénurie de personnel, Mme Lamothe a commencé ses propres démarches de recrutement à l’étranger. Neuf mois plus tard et après avoir investi 20 000 $, notamment en analyses de CV, en entrevues et en frais de consultant en immigration, cette ancienne infirmière a été en mesure de dresser une liste de travailleurs francophones « surqualifiés » avec de l’expérience à l’urgence et en pédiatrie, dont la formation allait être facilement reconnue par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). « Pour être membre de l’OIIQ, il faut faire un stage de 75 jours dans le réseau public et j’offrais même aux établissements de santé de le prendre sur mon bras », soutient Mme Lamothe. Son agence allait également s’occuper de l’accueil et de l’intégration des travailleurs, comme le logement et la première épicerie. « Je pouvais même signer un papier pour confirmer que ces personnes-là allaient rester dans le public. C’était gagnant-gagnant ! »

Alors que Radio-Canada a rapporté que le gouvernement Legault mène actuellement une opération sans précédent avec Recrutement santé Québec pour faire venir 4000 travailleurs de la santé hors du Québec — dont 3500 infirmières —, des agences privées s’étonnent que leurs offres de recrutement n’aient pas été retenues. « J’ai trouvé ça très dommage. Si le gouvernement avait pris nos services, on aurait déjà une soixantaine d’infirmières pratiquant en Abitibi, ça n’aurait coûté que quelques centaines de milliers de dollars et on aurait pu économiser plusieurs millions en location de personnel », a déclaré Marc Blais, président de l’Agence de placement et de développement internationale (APDI), qui a près de 2000 CV d’infirmiers et d’infirmières de l’Afrique subsaharienne dans sa base de données. « Il y a eu un manque total de vision là-dessus. »

En 2019, son entreprise, qui fait uniquement du recrutement, avait proposé un projet pilote en collaboration avec le Cégep et le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) pour offrir une formation de mise à niveau reconnue par l’OIIQ à quelque 400 des Africains de l’Ouest qui avaient été présélectionnés. La force de cette initiative était la promesse que les gens recrutés allaient vouloir s’installer durablement en région, puisqu’ils viennent eux-mêmes de l’extérieur des grands centres. « On a sollicité le ministère de la Santé pour avoir des fonds, et ça a été refusé. [Le gouvernement] préférait travailler à l’interne avec Recrutement santé Québec », a soutenu M. Blais, qui se sent comme s’il s’était fait un peu voler son idée. « Ce programme-là, au fond, c’est nous qui l’avions mis en place. »

Le président de l’APDI constate que les agences privées de placement ou de recrutement sont boudées par le gouvernement. « On dirait que le [ministère] n’est pas très à l’aise avec les agences privées. Lorsque les solutions viennent du privé, il ne les retient pas. On nous met tous dans le même bassin. »

Jackie Lamothe déplore aussi que les efforts de son agence semblent être mal perçus. « Le gouvernement a peur qu’on vole du personnel du réseau, mais ce n’est tellement pas ça ! » lance-t-elle. « C’est le contraire. On prend du sang neuf qu’on met dans le réseau. On évite le [recours au] TSO [temps supplémentaire obligatoire], qui force les infirmières épuisées à partir. »

Longs délais à l’OIIQ

Entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ) dit recevoir une trentaine d’appels par jour de professionnels de la santé de la France et du Maghreb prêts à venir travailler dès maintenant au Québec. « Nous, on pourrait se porter garant, comme agence, de les faire travailler, après validation des acquis et d’un cours accéléré. Mais ce pont-là ne se fait pas », dit Hélène Gravel, la présidente de cette association. EPPSQ a d’ailleurs intenté une poursuite contre le gouvernement, qui veut limiter le recours aux agences privées. Selon elle, le nœud du problème ne se situe pas uniquement dans l’administration du réseau de la santé, mais surtout au sein de l’Ordre des infirmières et celui des infirmières auxiliaires.

« Même pour une personne qui vient de France, c’est très long avant qu’elle puisse venir et gagner sa vie. […] Les délais à l’OIIQ sont encore trop longs. Il va falloir qu’ils s’amenuisent », a-t-elle ajouté.

Selon les données fournies par l’OIIQ, il faut de deux à trois mois pour obtenir une réponse à une demande d’admission par équivalence d’un dossier une fois que celui-ci est complet. À cela s’ajoute un programme de formation de 10 à 14 mois que doivent normalement suivre l’ensemble des infirmières diplômées à l’étranger, sauf les Françaises, qui bénéficient d’une voie rapide en vertu d’une entente France-Québec. S’ajoutent aussi les délais d’obtention des permis d’étude et de travail auprès des autorités en immigration.

À l’heure actuelle, environ 90 dossiers sont en traitement, selon l’OIIQ, qui précise que, généralement, seulement 40 à 50 dossiers parviennent à être complets et sont présentés à son Comité d’admission.

Source: Les agences privées écartées du recrutement à l’étranger

Urback: François Legault’s nationalist brand can’t handle the words ‘systemic racism’

Another commentaries:

The coroner’s report into the preventable death of Atikamekw woman Joyce Echaquan in a Joliette, Que., hospital last year is one long, illustrated definition of “systemic racism.” It describes a system that functions off implicit assumptions (this Indigenous woman is agitated, maybe she’s on drugs) and differential treatment (let’s just strap her to the bed; no need to give her options), all of which, according to coroner Gehane Kamel, led to Ms. Echaquan’s death.

The same forces of structural discrimination and bias killed 45-year-old Brian Sinclair of the Sagkeeng First Nation, who languished in a Winnipeg emergency room for 34 hours with a treatable infection in 2008. And they explain why staff at a Northwest Territories care home assumed Aklavik elder Hugh Papik was drunk when he was actually having a massive stroke in 2016.

Individual acts of anti-Indigenous racism certainly contributed to each outcome. But nurses don’t mock patients crying out in pain without someone intervening, as happened in Ms. Echaquan’s case, unless bias and racism have seeped into the walls.

And yet, Quebec Premier François Legault has refused to yield to the coroner’s finding that systemic racism contributed to Ms. Echaquan’s death. His intransigence is odd, not only because the evidence presented in Ms. Kamel’s report is so unequivocal, but because the remedies Mr. Legault’s government has instituted are distinctly systemic in nature. Indeed, there would be no reason to introduce mandatory sensitivity training for all employees at the Joliette hospital, or to name a representative of the Manawan community to the board of the health authority overseeing the hospital, if the problem was just a couple of rogue nurses.

Clearly, Mr. Legault understands there is a systemic problem in Quebec’s health care system, but the phrase “systemic racism” is to the Premier what Macbeth is to theatre actors: It cannot be said aloud.

For Mr. Legault, this goes beyond bog-standard political stubbornness. The Premier has been largely successful in building a new brand of Quebec nationalism, which is less about traditional sovereignty and more about autonomy within Canada, protection of the French language and a collectivist, shared identity for Quebeckers. His government introduced Bill 96, which seeks to amend the 1867 Constitution Act to recognize that “Quebecers form a nation.” Mr. Legault also got the party leaders in recent federal election campaigns to yield to his demand to let the province control its immigration agenda and succeeded in making Conservative Leader Erin O’Toole promise to respect Quebec’s “distinct system” of child care.

Mr. Legault’s popularity among Quebeckers – which did drop last month but has nevertheless remained remarkably high throughout the pandemic – is rooted in this unapologetic nationalist pride and perceived control over the players in Ottawa. And he’s made headway in the perennial struggle to have Quebec recognized as a distinct society within Canada.

But to admit that the province’s health care system is systemically racist, even in response to a coroner’s report that pretty much spells it out, is to yield to the idea that Quebec’s distinct society is a broken one. It’s off-brand for Mr. Legault. He couldn’t say it after the Viens Commission report was tabled in 2019 – and he still can’t say it now.

The other impediment to Mr. Legault stating the obvious is that it would be somewhat contradictory for the Premier to acknowledge systemic racism in Quebec health care while defending legislation, Bill 21, that enshrined systemic racism in law in regards to hiring and employment practices in the public sector. Mr. Legault knows that prohibiting people in certain jobs from wearing religious symbols is unconstitutional, which is why his government pre-emptively invoked the notwithstanding clause when it introduced the bill. And it’s unmistakable that the law disproportionately affects certain groups of people – such as Muslim teachers who wear hijabs – which renders this policy of state-imposed secularism not universally oppressive but systemically discriminatory.

Anyone with eyes and a modicum of reading comprehension skills would come away from Ms. Kamel’s report with an understanding of how systemic racism contributed to Ms. Echaquan’s death. Mr. Legault has both, but he also has a brand to protect. And as long as that brand is thriving off the Premier’s unapologetic nationalism and lack of introspection, the words “systemic racism” cannot leave his lips.

Source: https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-francois-legaults-nationalist-brand-cant-handle-the-words-systemic/

Nicolas: Une confusion cultivée [regarding systemic racism]

Good column by Nicholas:

Soixante-six pour cent des Québécois reconnaissent que le racisme systémique existe. À l’échelle du pays, 67 % des Canadiens admettentsans problème que le concept a un sens. Du moins, ce sont là les résultats d’un sondage publié la semaine dernière par Léger Marketing pour le compte de l’Association des études canadiennes. Sur cette question, le caractère « distinct » du Québec ne tiendrait donc qu’à un seul petit point de pourcentage.

La donnée est remarquable, car si le racisme systémique existe partout, le discours sur le racisme systémique n’est pas le même d’un océan à l’autre. Depuis qu’une coalition d’acteurs de la société civile (dont je faisais partie) a interpellé le gouvernement du Québec pour demander une consultation publique sur la question en 2016, la notion est devenue, particulièrement au Québec, la cible d’une campagne politique et médiatique continue de désinformation et de confusion. Il y a aussi, bien sûr, de la désinformation qui circule ailleurs. Simplement, sur ce point particulier, c’est ici que les démonstrations de mauvaise foi se sont montrées les plus énergiques, disons, dans l’histoire récente.

Des définitions du racisme systémique plus farfelues les unes que les autres ont en effet défilé en ondes au fil des années, souvent à heure de grande écoute. « Procès des Québécois ». « Être systématiquement raciste ». « Se lever le matin avec l’intention de discriminer les minorités ». Le premier ministre François Legault a ajouté une nouvelle couche de désinformation, mardi, en réaction au rapport de la coroner Géhane Kamel sur la mort de Joyce Echaquan, affirmant que reconnaître le racisme systémique, « ça voudrait dire que tous les dirigeants de tous les ministères ont une approche discriminatoire qui est propagée dans tous les réseaux ». On aurait pu en rire, si la mauvaise blague était venue d’un quidam.

Dans un de nos grands médias (vous savez lequel), vous pourrez retrouver plusieurs dizaines de billets sur le « racisme antiblanc », une notion qui n’a aucune crédibilité scientifique, et qui a été popularisée par le Front national de Jean-Marie Le Pen. On « thèse » aussi un peu partout sur le « wokisme », que personne n’a défini, sinon Fox News. Mais François Legault répète que le racisme systémique est un concept trop « mal défini » pour être utile.

Pourtant, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec a une définition du racisme systémique, comme ses équivalents à travers le pays ont aussi les leurs. Le Barreau du Québec en a déjà proposé une. La Ville de Montréal en a aussi une, depuis la consultation municipale sur la question. On ne compte plus les rapports et les articles scientifiques, ici et ailleurs, qui font appel à la notion.

Chaque organisme formule les choses à sa façon, pour essentiellement dire la même chose. Tout comme chaque organisme scientifique ne met pas exactement la virgule à la même place dans sa définition des changements climatiques, et que vous n’arriverez pas, en mettant tous les économistes dans une même pièce, à une définition immuable de l’économie. Mais que personne (de sérieux) n’utilise cette réalité pour avancer que les changements climatiques ou l’économie n’existent pas.

Le racisme systémique fait référence aux façons de faire (processus, décisions, pratiques) qui favorisent ou défavorisent certaines personnes en fonction de leur identité raciale. Il s’agit de dire que nos grands systèmes — de santé, d’éducation, de justice, de services sociaux — ont été pensés par et pour la majorité. Encore aujourd’hui, ce sont les approches qui conviennent le mieux à cette majorité qui dominent, et elles ne sont pas présentées comme culturellement spécifiques, mais comme « le sens commun », voire des « règles objectives ».

Si le système de santé est conçu par et pour la majorité plutôt que pour les personnes autochtones, par exemple, cela veut dire que des professionnels de la santé peuvent être diplômés après 3, 5, 10 ans de formation universitaire sans avoir aucune compétence culturelle pour interagir avec une clientèle autochtone. Si ces professionnels, faute de formation, agissent avec les mêmes préjugés que le citoyen moyen exposé aux stéréotypes véhiculés par la culture populaire, il n’y a pas non plus de processus interne efficace pour reconnaître le problème et le corriger. Dans un système par et pour la majorité, rien de tout cela n’apparaît comme un besoin criant.

Autre exemple : une formation médicale conçue par et pour la majorité blanche utilise presque exclusivement des images de personnes blanches pour apprendre aux futurs médecins à reconnaître les symptômes d’une maladie. Plusieurs études ont déjà démontré que les patients à la peau foncée reçoivent souvent un mauvais diagnostic, plus tardif, pour des problèmes de santé visibles à l’œil nu. Est-ce que l’infirmière ou la dermatologue qui ne reconnaissent pas un problème sur une peau foncée haïssent personnellement les Noirs, ou, pour reprendre les propos du premier ministre, « ont une approche discriminatoire propagée dans tout le réseau » ? Non. Le problème vient des écoles de médecine, de leurs curriculums qui mènent à désavantager certains patients en fonction de leur identité raciale. Soit la définition du racisme systémique. Déclarer qu’on n’est « pas raciste » ne réglera rien si l’on n’est pas prêt à investir temps et énergie pour corriger les failles de la formation de base (lire : pour la majorité). Quitte à passer pour un « woke ».

Dans les pires cas, ces deux exemples peuvent mener à des morts inutiles. Soixante-six pour cent des Québécois arrivent à comprendre cette réalité du racisme systémique, malgré la désinformation ambiante. On peut imaginer que si ce n’était des efforts particulièrement soutenus pour embrouiller les gens, les Québécois accepteraient la notion dans une proportion bien plus importante que la moyenne canadienne.

Il y a là, il me semble, un signal assez encourageant sur la teneur de ces fameuses « valeurs québécoises ».

Source: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/638610/chronique-une-confusion-cultivee?utm_source=infolettre-2021-10-07&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Shachi Kurl on the question [Quebec discrimination in Bills 21 and 96]

Good rebuttal to the unfair criticism and cravenness of Canadian federal leaders:

The question to Bloc Québécois Leader Yves-François Blanchet created a controversy in Quebec, taking on a narrative and a legend of its own. It led the National Assembly to censure me, cartoonists to ridicule me and party leaders to demand an apology.

So here was the question: “You deny that Quebec has problems with racism. Yet you defend legislation such as Bills 96 and 21, which marginalize religious minorities, anglophones, and allophones. For those outside the province, please help them understand why your party also supports these discriminatory laws.”

To those asking me to take it all back: I stand by the question. Unequivocally.

I stand by it because the question gave Mr. Blanchet the opportunity to talk to people outside Quebec, about secularism, about laïcité. He could have shared the Quebec perspective with the rest of Canada. He chose not to.

I stand by it because the Quebec government has or signalled it will override the Charter of Rights and Freedoms to protect Bills 21 and 96 from legal challenges over discrimination. And because the National Assembly included provisions in Bill 21 and 96 to override the Quebec Charter of Human Rights and Freedoms, leaving many Quebeckers feeling vulnerable and as Quebec Superior Court Justice Marc-André Blanchard put it in regard to Bill 21, dehumanized.

I stand by it because what does it say about the state of our democracy that a question is deemed unaskable? Who gets to decide which issues are appropriate to discuss during a federal election campaign? What does it really say about the convictions of our political leaders when they choose to make me a target to divert from their own position on a critical issue of personal freedom?

What does it say about journalism when seasoned reporters and political commentators were shocked that I dared to “go there?” Is the state of our federation so weak that we cannot even raise questions about it?

Alexander Tytler, the 17th-century Scottish philosopher, wrote democracy lasts only about 200 years. A quote commonly attributed to him says that part of the cycle moves from courage to liberty, then to abundance, to selfishness, to complacency, then apathy, and eventually back to bondage. I hope we are not on the downslope of this cycle.

During my silence – appropriate during the election campaign – people encouraged me to educate myself about Quebec. I don’t live there, but I have spent time in places like the Saguenay-Lac Saint Jean and La Malbaie. Operating entirely in French, I experienced a lasting immersion in Québécois pride and history, and in Quebeckers’ outlook on secularism, survival and the strong desire to maintain culture and language. Learning is never finished.

I have heard and listened to what people have said about the question, and the hurt it caused in Quebec. Could it have been phrased differently? Yes. Do I ultimately believe a change in wording would have prevented Mr. Blanchet, Quebec Premier François Legault, and party leaders Justin Trudeau, Erin O’Toole and Jagmeet Singh from exploiting it all for their own purposes? No.

Becoming the story was not a life goal. Yet what happened was just craven politics. What else would Mr. Blanchet have done in the midst of a sagging campaign? Politically, it made sense that Mr. O’Toole, Mr. Trudeau, and Mr. Singh piled on in order to protect their Quebec campaigns rather than stand on principle.

Other things were a little harder to take. Columnists wrote that I was “aggressive,” or “shrill,” likening my tone to that of a “mom,” using “chains” to keep order. The only square they didn’t blot on that particular bingo card appears to be “nasty woman.”

But this isn’t about them. It’s about Canadians. I did the debate as a public service, not to earn gold stars. Some people didn’t like it or didn’t like my style. That’s okay. Polling from our own organization found that 53 per cent of older men found the debate engaging, I’ll take that split. It is notable that number rose to 65 per cent among women 18 to 34. Past, meet the future.

For all the disagreement, and there has been a lot, I’ve had thousands of messages of appreciation from across the country, including Quebec. Notes of thanks for not taking the leaders talking points at face value. People who wrote saying they don’t usually watch the whole debate, but did that night with their children. Teenagers who talked about the debate in class and concluded I was “badass.” Women thanking me for being prepared, fierce, professional and strong.

On the way out of Ottawa, I stopped in Toronto, where I was met at the hotel door by a bellman.

“I think I saw you the other night.” Here we go, I thought to myself.

“And what did you think?”

“It was great!” I could tell he had more to say. He was holding back.

“Look, it’s okay. I can take it.”

“I just want to tell you … I just … I’m really glad you asked that question.”

Source: https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-i-was-asked-to-apologize-for-my-question-in-the-leaders-debate-i-stand/?utm_campaign=David%20Akin%27s%20🇨🇦%20Roundup&utm_medium=email&utm_source=Revue%20newsletter

Black, Indigenous mothers say they were sterilized without full consent at Quebec hospitals

Recent. And discussions should have taken place earlier:

On a cold autumn morning in 2018, a 44-year-old Haitian woman was in labour at a Montreal hospital, hours away from welcoming her seventh child into the world.

After learning that she would have to undergo an emergency C-section, the woman was asked whether she’d like to have her tubes tied at the same time.

She recalls telling the obstetrician on duty that she didn’t know what the procedure — called tubal ligation — was or what it entailed.

Source: Black, Indigenous mothers say they were sterilized without full consent at Quebec hospitals

Bouchard: Un multiculturalisme montréalais?

On the Montreal and rest of Quebec divide. Those who live the reality of diversity and those who do less. And maybe the rest of Quebec needs to approach Montreal with its greater ease with diversity rather than. vice versa:

Il faut reparler de l’interculturalisme. Le débat public sur les relations interculturelles au Québec est en retrait alors que nous sommes toujours en quête d’un modèle institutionnalisé indiquant la marche à suivre. Et cela en dépit des engagements pris depuis 20 ans par les partis au pouvoir.

Sur le plan des politiques, il s’est ainsi créé un vide. Mais comme il arrive souvent, c’est un vide qui se remplit imperceptiblement, et pas toujours comme on le voudrait. Dans ce cas-ci : c’est une forme de multiculturalisme émergent dont la métropole montréalaise devient l’épicentre. Une vision gagne du terrain parmi une bonne partie de sa population selon laquelle on est Montréalais bien avant d’être Québécois. Suivant cette logique, la métropole risque de se transformer en un électron libre où s’élaborent une identité et une appartenance en marge de l’ensemble du Québec, favorisant ainsi l’essor d’un bilinguisme non officialisé. Il ne s’agirait plus d’élaborer une conception générale de la nation reposant sur l’intégration de tous les citoyens québécois, ceux de la majorité et des minorités, en respectant les droits des uns et des autres (comme le veut l’interculturalisme).

Plusieurs observateurs voient progresser à Montréal une forme latente de multiculturalisme sans programme dont la gestion est laissée aux transactions microsociales et à la vie quotidienne, c’est-à-dire à la mouvance de la mondialisation. Ceci ouvre la voie, au cœur du Québec, à une vie civique progressivement affranchie du cadre national.

Des facteurs structurants favorisent cette évolution : le rayonnement croissant de l’anglais à l’échelle planétaire, la dynamique démographique qui laisse prévoir un plus grand nombre d’immigrants au cours des prochaines décennies, la très forte concentration des nouveaux venus dans la région montréalaise, la fracture à la fois ethnoculturelle et politique entre Montréal et le reste du Québec — une fracture que déjà en 2010 Guy Rocher qualifiait de « dramatique ».

Encore une fois, rien de formalisé ou de programmé dans la marche de ce multiculturalisme ; il suffit de laisser aller les choses. L’administration municipale ne semble pas avoir de vision intégrée de la situation et n’a toujours pas de politique officielle.

Les Cités interculturelles

Il s’est présenté depuis 10 ans une occasion d’atténuer cette fracture, mais on se demande si Montréal en a tiré tout le profit escompté. En 2010, j’ai fait des démarches auprès des dirigeants du Conseil de l’Europe afin qu’ils admettent Montréal comme membre du prestigieux projet international des Cités interculturelles. Quelques intervenants (surtout Gilles Rioux, un acteur de longue date dans ce domaine) ont ensuite amené la direction de la Ville à poser sa candidature, qui fut donc acceptée. C’était en 2011.

Actuellement, 140 villes réparties sur quatre continents participent à ce projet. L’objectif est d’encourager chacune à innover en matière de gestion de la diversité, à échanger avec les autres et à enrichir ses programmes. Fondé en 2007, ce réseau est devenu le lieu d’un formidable bouillonnement de réflexion et d’innovations dont chaque membre peut tirer un grand profit (on trouvera sur Internet des informations détaillées sur le sujet). Qu’est-ce que Montréal a fait depuis 10 ans ? De l’avis de divers informateurs proches du dossier, le bilan serait mitigé. On voudrait avoir l’assurance que la participation à ce grand projet a reçu toute l’attention qu’il méritait de la part des deux administrations municipales qui se sont succédé depuis.

En vertu d’une orientation adoptée par le Conseil de l’Europe, l’interculturalisme est l’éclairage général sous lequel les travaux se déroulent. Voilà une veine de réflexion qui a mobilisé de nombreux chercheurs québécois depuis 30 ans. Montréal, en puisant dans ces travaux (axés sur la conception d’un interculturalisme d’inspiration québécoise), pouvait donc apporter quelque chose d’original au réseau. En retour, elle en retirerait des enseignements substantiels conduisant à la mise en place de politiques originales, de programmes novateurs.

Mieux raccorder la conscience collective montréalaise à celle du Québec est une tâche complexe. Il faudrait d’abord provoquer une prise de conscience, prendre la mesure exacte du problème, amorcer une réflexion puis appliquer un plan à l’échelle tant nationale que métropolitaine. Le projet de loi 96 en discussion à l’Assemblée nationale peut constituer une avancée importante (en dépit du pessimisme de plusieurs démographes). Il est essentiel de raffermir notre identité et notre culture nationale. Sinon, il sera difficile de créer le sentiment d’appartenance et la solidarité permettant de mobiliser notre société autour d’idéaux collectifs. Et en cours de route, d’inspirer la fierté de ce que nous aurons fait ensemble.

La CAQ ne devrait-elle pas s’y engager davantage qu’elle ne le fait actuellement ?

Source: Un multiculturalisme montréalais?