Bloc leader’s threat to unleash ‘fires of hell’ over Quebec seat proposal might just backfire

Hard to have much sympathy for the “outrage” given the demographic decline reflects in part Quebec’s decision to admit fewer immigrants than elsewhere in Canada (despite or because they manage economic immigration) and the xenophobic Bill 21 and the weakening of bilingualism in Bill 96. Commentaries, starting with Konrad Yakabuski highlighting the consequences of lower immigration levels, and Randy Boswell’s more sympathetic take:
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a suscité un tollé cette semaine lorsqu’il a livré un avertissement à tous ceux qui espèrent immigrer dans sa province, laquelle fait face à un manque criant de travailleurs puisque plus de 290 000 postes demeurent vacants. « Si vous pensez que vous pouvez venir ici pour toucher le B.S. et rester assis à la maison, ça n’arrivera pas », a martelé M. Ford lors d’un point de presse, se faisant immédiatement accuser d’exprimer tout haut ce que de nombreux Ontariens pensent tout bas. Si M. Ford a refusé de s’excuser pour ses propos, il s’est néanmoins empressé de se déclarer « pro-immigration » et de se vanter d’accueillir des immigrants de partout dans le monde au « Ford Fest », le barbecue estival que sa famille organise chaque année dans un quartier très multiculturel à Toronto. En effet, le gouvernement conservateur de M. Ford appuie sans réserve la hausse des seuils d’immigration annoncée l’an dernier par Ottawa, qui vise à accueillir 401 000 résidents permanents au pays en 2021, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2019. Si le nombre d’immigrants a chuté en 2020 en raison de la pandémie, tombant à 184 000, le gouvernement fédéral presse le pas pour atteindre ses objectifs en matière d’immigration pour les années 2021, 2022 et 2023. En tout, ce sont plus de 1,2 million de nouveaux résidents permanents que le Canada compte accueillir pendant cette période, dépassant ainsi un ancien record qui date du début du XXe siècle. À lui seul, l’Ontario devrait accueillir plus de 540 000 nouveaux arrivants, ce qui pousserait sa population au-delà du seuil des 15 millions d’habitants. La politique d’immigration du Québec Quoi qu’on pense de la politique d’immigration du Québec, son résultat à long terme mènera vers une baisse du poids démographique de la province dans la fédération canadienne. La province compte accueillir entre 51 500 et 54 500 nouveaux immigrants cette année, si on inclut le « rattrapage » de 7000 nouveaux arrivants que le gouvernement caquiste prévoit d’effectuer après la baisse de 2020 liée à la fermeture des frontières. En 2019, durant la première année du gouvernement de François Legault, le Québec a reçu 40 565 nouveaux résidents permanents, ou seulement 11,89 % du total canadien. L’Alberta, qui compte la moitié moins d’habitants que le Québec, en a reçu 43 691, ou 12,81 % du total. L’Ontario a accueilli 153 395 nouveaux arrivants, ou 45 % des 341 000 nouveaux résidents permanents acceptés en 2019. Le Québec ne recevait déjà pas sa part d’immigrants en fonction de sa population au sein de la fédération canadienne avant l’arrivée de M. Legault au pouvoir. En 2016, quand le Québec comptait pour environ 23 % de la population canadienne, il avait reçu 18 % des immigrants arrivés au pays au cours de cette année-là. Il n’est pas impossible que ce taux atteigne les 10 % dans les prochaines années. En effet, les voix s’élèvent dans le reste du pays pour qu’Ottawa augmente ses seuils annuels d’immigration à 450 000 ou à 500 000 nouveaux arrivants. Un groupe d’influents Canadiens, réunis sous la bannière de l’Initiative du siècle, préconise une politique d’immigration visant à hausser la population canadienne à 100 millions de personnes en l’an 2100 afin de s’assurer de la prospérité nécessaire au maintien des programmes sociaux et d’augmenter l’influence du Canada sur la scène internationale. Le groupe, présidé par l’ancien chef de la direction du fonds d’investissement du Régime de pensions du Canada, Mark Wiseman, compte parmi ses membres le p.-d.g. du Conseil canadien des affaires, Goldy Hyder, et Dominique Barton, l’actuel ambassadeur du Canada en Chine. Il jouit aussi de l’appui de l’ancien premier ministre Brian Mulroney. Or, dans son discours inaugural prononcé cette semaine à l’Assemblée nationale, M. Legault a réaffirmé son refus aux « voix qui réclament un nombre toujours plus élevé d’immigrants ». Le Québec reçoit déjà plus d’immigrants que la plupart des pays développés, a-t-il dit, et il n’est pas question qu’il emboîte le pas au reste du pays. « Le Québec ne peut pas avoir le même modèle d’immigration que celui du Canada anglais. La survie du français exige une approche différente. » Ce choix n’est pas sans conséquences. Le directeur des élections du Canada, Stéphane Perreault, a annoncé la semaine dernière que le Québec doit perdre un siège à la Chambre des communes dès 2024, ce qui porterait le nombre de ses sièges à 77, selon une nouvelle répartition des sièges basée sur la formule de représentation prévue dans la Constitution. Les réactions à cette annonce n’ont pas tardé, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et la ministre caquiste des Relations canadiennes, Sonia LeBel, s’étant tous deux insurgés contre toute tentative de diminuer le poids du Québec au Parlement fédéral. Vendredi, M. Legault a lui-même sommé M. Trudeau de « préserver le poids de la nation québécoise à la Chambre des communes ». Toutefois, sans modification constitutionnelle, il semble inévitable que le Québec voie sa proportion de sièges à la Chambre des communes diminuer de façon importante au cours des prochaines décennies. Cette proportion est déjà tombée de 36 % des sièges en 1867 à 23 % en 2011. Selon la proposition de M. Perrault, elle glisserait encore à 22,5 %. Qu’en sera-t-il dans dix ans, alors que le reste du Canada s’apprête à accueillir de plus en plus d’immigrants pendant que le Québec referme davantage ses portes ?
Source: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/642273/chronique-la-marginalisation?utm_source=infolettre-2021-10-23&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
A proposed rejigging of Canada’s electoral map could see Quebec lose one of its seats in the House of Commons by 2024 while Alberta gains three and Ontario and B.C. each gain one.
The changes would increase the total number of federal ridings to 342 from 338. There are reasonable arguments for and against implementing the exact changes recommended by Elections Canada. But Bloc Québécois leader Yves-François Blanchet’s opening salvo in the debate — that the BQ would “unleash the fires of hell” if his province’s seat count is dropped to 77 from 78 — is the wrong way to begin what needs to be a calm, cool conversation about updating the country’s political geography. How are we supposed to respond to Blanchet’s Trumpian explosion of outrage? Can thoughtful discussion follow a toddler’s tantrum?
Injecting apocalyptic rhetoric into a decision-making process that must be driven by the fundamental democratic principle of representation by population — and basic math — is precisely how to inflame prejudices, fuel interprovincial pettiness and polarize the nation. Blanchet, of course, knows this. Driving wedges wherever possible between Quebec and the rest of Canada is crucial, by definition, to the political project of any diehard separatist.
So we shouldn’t be too surprised that Blanchet has zeroed in histrionically on the planned removal of a single Quebec seat from the Commons as if it were a sign of the End Times. Although Elections Canada proposed the change for the benign reason that Quebec’s population is not growing at the same pace as the populations in Alberta, Ontario or B.C. — and because Quebec is (relative to those other big provinces) already more fairly represented in the current parliamentary seat count — Blanchet is invoking biblical imagery of the final battle between Good and Evil.
Sonia LeBel, Quebec’s minister responsible for relations with the rest of Canada, has employed more moderate language — and advanced a more compelling rationale — in urging special considerations for the province in the latest redistribution of federal ridings. “We are part of the founding peoples of Canada,” she said this week. “We have three seats guaranteed at the Supreme Court for judges. We have seats guaranteed in the Senate, a weight that is important and represents much more than just a simple calculation of population.” All of this is why Prime Minister Justin Trudeau and other political leaders interested in preserving the peace in our mostly peaceable kingdom need to rise above Blanchet’s blatant bullying while finding a sensible solution to the seat-count conundrum — one that delicately balances numerical fairness with other considerations endemic in a land of complexity and compromise. Remember: there’s no purely mathematical justification for granting a federal seat to each of Canada’s three territories — none of which has a population above 50,000 — when the average number of Canadians represented by each MP is more than 110,000. There’s no logical reason, either, for Prince Edward Island — with a mere 0.43 per cent of the national population of about 38 million — to have four seats representing 1.19 per cent of the elected positions in Parliament.
So there may well be legitimate reasons to avoid reducing Quebec’s seat count at this time. In 2011, the Conservative government of Stephen Harper implemented legislation that increased the number of seats to 338 from 308 to reflect population changes. At the time, the Harper government — with much prodding from Quebec, the BQ and other opposition parties — chose to inflate the overall size of the House of the Commons so that the number of Quebec seats would increase (by three, to 78) instead of remaining static at 75 — as an earlier, hotly rejected, purely mathematical proposal had called for. The government’s thinking at the time was that tweaking the formula for allocating seats in a way that would better recognize Quebec’s special status as a nation within the nation was politically prudent.
It also happened to keep the province’s seat total roughly proportional to its percentage of Canada’s population, even as those two numbers remained unfairly out of whack for faster-growing provinces.
The Quebec-friendly adjustment wasn’t immediately embraced by Harper’s own caucus. The additional Quebec seats, according to a Globe and Mail report at the time, “caused consternation among Conservative backbenchers, who were concerned that Canada’s French-speaking province was benefiting from a bill meant to address under-representation in the three large and fast-growing anglophone provinces” — Alberta, Ontario and B.C. Sound familiar? The Conservative caucus was ultimately convinced by Harper to accept the plan for the sake of national unity. But despite the Quebec-friendly compromise, the pre-Blanchet Bloc Québécois still slammed the 2011 reconfiguration of the House as falling short of true recognition of the province’s “unique status with regard to its political weight.” You can’t please everyone. As then-B.C. premier Christy Clark, who supported the 2011 changes, said at the time: “Perfection in these things is impossible because it’s a big and complicated country.” A decade later, the scenario confronting Elections Canada, the federal government and the provinces is much the same. And maybe a little massaging of the numbers to mollify Quebec is warranted yet again. Would it be so bad if Quebec kept its 78 seats and we had 343 federal ridings instead of 342? That would represent about 22.7 per cent of the seats in the House for a province with about 22.6 per cent of Canada’s population. (Meanwhile, Ontario’s proposed 122 seats would then account for 35.6 per cent of 343 seats for a province with almost 39 per cent of the country’s population.)
But Blanchet’s bluster about unleashing the “fires of hell” risks torching the good will required for the rest of Canada to grant Quebec some latitude in its allotment of seats in the national legislature. It’s the kind of talk that’s more likely to unleash cynicism and stinginess. And eventually, if population trends continue in the current direction, maintaining Quebec’s present share of federal seats as its population drifts towards one-fifth of Canada’s total will become untenable from a democratic point of view — Blanchet’s fires of hell notwithstanding. Randy Boswell is a Carleton University journalism professor and former Postmedia News national writer.
Source: Bloc leader’s threat to unleash ‘fires of hell’ over Quebec seat proposal might just backfire

About Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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