Bernard Drainville se retire de la course

The coronation continues:

« J’y allais pour gagner. Ceux qui me connaissent savent que je joue pour gagner. Toujours. J’ai tout donné, comme mon équipe, mais il faut se rendre à l’évidence: dans les dernières semaines, le vote s’est cristallisé et Pierre-Karl a rassemblé une nette majorité derrière lui », a déclaré M. Drainville lors d’une conférence de presse mercredi après-midi. « Continuer la course en sachant cela n’aurait pas eu de sens. Pour continuer, y’aurait fallu mener une campagne très dure, trop dure. Il ne faut pas être trop égoïste là-dedans. Il faut penser à l’équipe, à notre parti et à la cause qu’on porte », a-t-il ajouté.

À ce moment-ci, cinq des sept députés ayant donné leur appui à sa candidature gagneront aussi le camp de M. Péladeau. Il s’agit de Sylvain Gaudreault (Jonquière), Alain Therrien (Sanguinet), Mathieu Traversy (Terrebonne), Sylvain Roy (Bonaventure) et Guy Leclair (Beauharnois) font partie du lot. Les députes d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, et de Berthier, André Villeneuve, poursuivaient quant à eux leur réflexion mercredi après-midi.

La décision de Bernard Drainville suscite l’étonnement dans les rangs du PQ. L’élu de Marie-Victorin avait recommandé jeudi dernier aux militants péquistes de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur », qui pourrait n’être qu’« un mirage », mais plutôt de choisir un chef capable de faire gagner le PQ « au jour un ». M. Drainville a ouvert trois jours plus tard (dimanche) un local de campagne dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Pourtant, il songeait déjà à abandonner la course à la chefferie. Ses députés alliés ont été associés à sa réflexion lundi et mardi.

« J’ai rapidement réuni mon équipe et nous avons convenu que notre tâche pour la suite était de continuer à porter nos idées, tout en amorçant dès maintenant le rassemblement. J’ai rencontré Pierre-Karl et nous avons eu des discussions très franches et amicales pour éclaircir certaines questions et préparer la suite. Je dois dire que ça a porté ses fruits », a soutenu M. Drainville, accompagné de sa garde rapprochée.

Bernard Drainville se retire de la course | Le Devoir.

Pierre Karl Péladeau says immigration hurts Quebec sovereignty

Just after he backed off a more comprehensive Quebec Values Charter in favour of the Bouchard Taylor approach, he does a Parizeau in his remarks on immigration and the ethnic vote:

Parti Québécois leadership candidate Pierre Karl Péladeau says he believes immigration is seriously compromising the province’s ability to achieve sovereignty.

The perceived front-runner in the contest to lead the separatist provincial party took that position Wednesday evening in a PQ leadership debate at Laval University in Quebec City.

“We don’t have 25 years ahead of us to achieve it. With demographics, with immigration, we’re definitely losing one riding each year,” Péladeau told a room of 350 people.

He said the PQ could be in danger of disappearing if immigrants continue to come to the province in great numbers.

Quebec would love to control immigration, he said; however, the PQ should not have any illusions about who really controls the number of newcomers to the province.

“Who’s responsible for the immigrants who come and settle in Quebec? It’s the federal government,” Péladeau said.

All the other leadership candidates took issue with his remarks.

Bernard Drainville, Alexandre Cloutier, Pierre Céré and Martine Ouellet all spoke about the PQ’s need to welcome immigrants and incorporate them into their sovereignty solution by showing them how great Quebec as a country could be.

Ironic that he was attacked by Drainville, the main advocate of the Quebec Values Charter.

Pierre Karl Péladeau says immigration hurts Quebec sovereignty – Montreal – CBC News.

French version here, with the comments of the other PQ leadership candidates:

Son rival Alexandre Cloutier, son interlocuteur lors de ce face à face, a promptement exprimé son désaccord.

«Pour moi, l’immigration n’a rien à voir là-dedans, a-t-il affirmé. Moi, je rêve de rallier tous les Québécois sans exception et je rêve que le PQ soit représentatif de l’ensemble de la population telle qu’elle existe.»

Au terme des échanges, le jeune candidat s’est dit «surpris» par les propos de M. Péladeau. Il a précisé qu’à ses yeux, les néo-Québécois «ne sont pas des adversaires».

Les autres adversaires du député de Saint-Jérôme ont également dénoncé ses commentaires.

«Notre responsabilité comme hommes et femmes politiques, c’est de convaincre nos concitoyens, a dit Bernard Drainville. Et moi, je ne fais aucune distinction entre un concitoyen dont les ancêtres sont arrivés ici en 1650 et un autre concitoyen dont la famille est arrivée à Dorval la semaine passée.»

«Les nouveaux Québécois, il faut travailler avec eux, a renchéri Martine Ouellet. Je pense que l’immigration est une force au Québec.»

Pierre Céré a dénoncé au cours du débat le «repli identitaire» opéré ces dernières années par le PQ. Au terme de la soirée, il a jugé que les commentaires du meneur de la course sont «extrêmement malheureux et extrêmement dommageables» pour le parti.

«C’est le malaise, a dit M. Céré. Non seulement ce qui a été dit l’a été de façon maladroite, je crois, mais c’est qu’une partie de la salle a applaudi. Et les propos étaient assez clairs et limpides.»

Questionné sur ses déclarations, M. Péladeau a affirmé en fin de soirée qu’il n’avait aucune intention de présenter les immigrants comme une menace pour le projet indépendantiste. Il a dit vouloir améliorer l’intégration des nouveaux arrivants.

«Le Québec s’est enrichi de la diversité des gens qui sont venus s’y installer, a-t-il dit. Et jamais, d’aucune façon, nous n’allons cesser cette richesse, cet enrichissement lié à l’augmentation de la diversité.»

La souveraineté minée par la démographie et l’immigration, dit Péladeau

 

Quebec Values Charter 2.0: Ban against crosses, hijabs would only apply to new public employees | National Post

English coverage of Bernard Drainville’s attempt to resuscitate the values charter (earlier post Charte de la laïcité: «une clause grand-père» prévaudra |Drainvilleand a useful comparison between the earlier and current versions:

Comparison of Drainville’s charter proposals

PQ’s original charter

• The ban on ostentatious religious symbols in the workspace was sweeping and applied to the entire public sector including justice, health and education. The bill defined the symbols as “overt and conspicuous,” which meant a tiny crucifix or small ring with the Star of David or earring was fine, but anything big was not.

• The bill provided for a five-year exemption from the ban for CEGEPs, universities, health care and municipalities. In the uproar, many institutions said they would use the exemption.

• Private schools and non-subsidized daycare centres were not covered.

• It would be mandatory to have one’s face uncovered while providing or receiving a state service.

• In the name of religious heritage, the giant crucifix on Mont Royal and other religious symbols in the public space — such as the crucifix over

the speaker’s chair in the blue room of the National Assembly — would remain. Employees would still be allowed office Christmas trees.

• Amend the Quebec Charter of Rights and Freedoms to entrench religious neutrality of the state and the secular nature of institutions.

Drainville charter

• The big change in the proposal is the so-called grandfather clause. That means that while the plan is still to ban conspicuous religious symbols in the whole public sector, existing workers would have acquired rights and not have to respect the rules.

• Implicit in the new package is that no employee thus could be fired for refusing to comply, which emerged as the real stumbling block for the short-lived PQ government.

• The new ban would thus only apply to new hires. As Drainville stated, working for the government carries with it responsibilities and one of them is to not express, or display, one’s personal convictions.

• Respecting their independence, Drainville said the new ban would not apply to CEGEPs, universities and municipalities. They would, however, be required to adopt their own internal religious neutrality policies.

• Added to the charter would be the creation of an observatory on religious fundamentalism and a 1-800 phone line where people could report honour crimes.

• The National Assembly crucifix could be moved elsewhere in the legislature if MNAs vote to do so.

Quebec Values Charter 2.0: Ban against crosses, hijabs would only apply to new public employees | National Post.

Charte de la laïcité: «une clause grand-père» prévaudra |Drainville

Quebec Public Administration

From 2011 National Household Survey

This will hardly help integration in Quebec. The above chart shows just how limited the number of visible minorities are among federal employees in Quebec and particularly in the Quebec provincial and municipal governments (a similar pattern is found in Quebec’s education system, particularly elementary and secondary schools and CEGEPs):

«Il faut avancer, a résumé M. Drainville en entrevue. On ne peut pas s’empêcher d’avancer parce qu’il y a des actes de terrorisme qui sont posés chez nous ou ailleurs dans le monde. Quand on fait cela, ils gagnent. On ne doit pas se faire dicter nos débats et nos choix démocratiques par les extrémistes.»

Quelques jours avant la pause des Fêtes, M. Drainville a promis de dévoiler au début 2015 une version plus «souple», plus «consensuelle» de la Charte de la laïcité qu’il a défendue l’an dernier. Il a fait valoir que, si le gouvernement péquiste minoritaire avait pu mener son projet de loi à terme, il aurait dû en venir à un compromis avec la Coalition avenir Québec.

Selon nos informations, la nouvelle charte prévoira que l’interdiction de porter des signes religieux, la mesure phare de la première version, ne s’appliquera qu’aux futurs employés de l’État. Aucun employé actuel ne serait obligé de s’y conformer.

Charte de la laïcité: «une clause grand-père» prévaudra | MARTIN CROTEAU ET DENIS LESSARD | Politique québécoise.

L’Écosse, une inspiration pour les indépendantistes, selon Drainville

Quite an amusing read, Drainville praising the approach of the Scottish nationalists in their referendum, given that it is based on a clear, short question, developed in cooperation with the national government, all anathema to the PQ:

L’ancien ministre responsable des Institutions démocratiques et «parrain» de la défunte Charte des valeurs a été charmé par la façon dont les Écossais mènent la campagne. Il a entre autres observé que les tenants du Oui dépassaient largement la base militante du Parti national écossais, la formation indépendantiste dirigée par le premier ministre Alex Salmond.

«La société civile a pris en main ce référendum, des groupes et des citoyens ont décidé de le prendre en main. La campagne du Oui est largement décentralisée, très terrain, très près des gens, cest ce que jai observé», a-t-il relaté.

Le processus référendaire écossais est aussi une affaire de collaboration entre le gouvernement central britannique et le Parlement dÉdimbourg.

…..La limpidité de la question référendaire et la transparence totale entourant la date de la consultation populaire devraient éclairer les débats au sein du mouvement souverainiste québécois, selon M. Drainville.

L’Écosse, une inspiration pour les indépendantistes, selon Drainville | Martin Ouellet | Politique québécoise.

PQ’s lack of legal advice on secular charter puts ex-minister on defensive – The Globe and Mail

Fully appropriate comment on Bernard Drainville and the PQ:

The latest volley against him came from Gérard Bouchard, the historian and sociologist who co-chaired a public inquiry into issues of reasonable accommodation.

“We now know the sinister role played by the Marois-Drainville tandem,” Mr. Bouchard wrote in a letter published in La Presse Tuesday.

He said the charter was a project where “imbecility (let’s call it by its name) was competing with dishonesty.”

Mr. Bouchard also called on Mr. Drainville to resign from his legislature seat. “For more than a year, he repeatedly made incendiary and deceitful remarks to pit the majority of Quebeckers against minorities and immigrants.”

PQ’s lack of legal advice on secular charter puts ex-minister on defensive – The Globe and Mail.

Excerpt from Bouchard letter here:

On sait le rôle plutôt sinistre qu’y a joué le tandem Marois-Drainville. Il a été largement commenté et, avec raison, fortement condamné. Il faut aller plus loin. Il y a un grand ménage à faire dans le parti. Tous ceux qui l’ont conduit sur la voie de l’intolérance, de l’hypocrisie et de l’amateurisme doivent s’en aller. Quant à ceux qui ont carrément versé dans la démagogie la plus effrontée soit en multipliant les mensonges à la population, soit en encourageant cette pratique par leur silence complaisant, on se demande s’ils se qualifient encore pour occuper une charge politique ou même une fonction publique.

Au-delà du tort causé au Parti québécois, ces manoeuvres duplessistes ont déçu bien des honnêtes gens. Elles ont discrédité, à leurs yeux, l’ensemble du politique.

Drainville doit démissionner

Dan Delmar: Dissecting Drainville’s faulty identity rhetoric | National Post

Good dissection by Dan Delmar on the hapless rationalizations and excuses of former Minister Drainville, the main public face of the Charter:

Indeed, the Charter of Values didn’t go far enough in a number of areas; among them, the supposed secularization of institutions. A good start would be to cut financing and tax breaks to religious organizations and private religious schools; to stop funding the incessant and costly renovation of the plethora of churches in Quebec that no one attends; to, again, remove the Assembly’s crucifix, because no credible secular jurisdiction has Jesus Christ perched above the heads of men and women who are enacting laws.

Drainville also wanted to curb Islamism: You can’t counter ghettoization by further excluding Muslims from the government jobs they weren’t able to get in the first place. During a campaign press conference featuring former Premier Pauline Marois, I wandered off into the very next room of an east-end Montreal employment centre. A dozen people were receiving job training; nearly all were visible minorities and four were hijabi women. Marois, like Drainville, didn’t seem to comprehend how their Charter would exacerbate the problem of ethnic integration.

Dan Delmar: Dissecting Drainville’s faulty identity rhetoric | National Post.

Charte: Drainville répond aux critiques de ses collègues | Le Devoir

The debate has started within the PQ regarding the role or not of the proposed Charter in the election results:

Dès le lendemain de l’élection, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, est l’un de ceux qui ont affirmé que le PQ aurait dû « se concentrer sur ce qui faisait davantage consensus » plutôt que de s’acharner à vouloir adopter la charte dans son intégralité. Selon lui, le PQ aurait pu légiférer sur les signes ostentatoires en concluant un compromis avec la Coalition avenir Québec (CAQ).

Jean-François Lisée a pour sa part indiqué qu’il trouvait exagéré que la charte interdise le port de signes religieux ostentatoires dans les hôpitaux, les universités ainsi que dans les municipalités. Le député de Rosemont a aussi confié qu’une période de transition plus longue aurait été préférable pour mettre en place les mesures de la charte. Le PQ avait notamment prévu une période d’un an pour les employés de l’État et de cinq ans pour les fonctionnaires du milieu universitaire, médical et municipal.

Charte: Drainville répond aux critiques de ses collègues | Le Devoir.

Drainville, for his part, demonstrates his total ignorance of Canadian multiculturalism, and remains in at least a defensive if not denial mode:

Le modèle de multiculturalisme canadien préconise une forme de cohabitation côte à côte dans laquelle les différentes communautés vivent séparément. Il n’y a pas dans le multiculturalisme de volonté de construire une fondation commune. Nous croyons le fait que de définir clairement un espace où les différentes religions ne s’immiscent pas dans le rapport entre les citoyens et leur État est un gage d’égalité et de respect pour tout un chacun. L’État, comme une grande table où tous les citoyens sont invités à venir s’asseoir. Peu importe leurs différences de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de croyance ou de non-croyance. L’interdiction du port de signes religieux pour les employés de l’État visait cet objectif. Tout le contraire d’exclure.

Évidemment, nous étions conscients que nous en demandions à certaines communautés plus qu’à d’autres. Nous en étions conscients et préoccupés ; d’où la création d’une période de transition d’un an pour tous les employés de l’État et jusqu’à cinq ans pour les employés du réseau de la santé, des municipalités, des cégeps et des universités.

La charte des valeurs, un premier bilan

Expect Pauline Marois to seek sovereignty diversion: Hébert | Toronto Star

While Hébert’s assessment may change somewhat after the leader debates, a good assessment of the PQ’s electoral strategy:

And so the word is that Marois will seek salvation in a diversion.

Over the remaining two weeks of the campaign, the PQ is expected to go harder on its plan for a secularism charter. The project is as polarizing as the notion of a referendum but in a positive sense for the sovereigntist party.

It remains to be seen whether enough voters will decide that their support for the charter outweighs their opposition to another referendum to reverse the momentum of the campaign in the PQ’s favour.

According to CROP, the charter is a priority for only a fraction of its supporters. And fatigue with that debate is even more prevalent among Quebecers than fatigue with the referendum issue. Still, from the PQ’s electoral perspective, a tired horse is better than a lame horse.

Expect Pauline Marois to seek sovereignty diversion: Hébert | Toronto Star.

Further illustration of charter strategy seen in Minister Drainville’s most recent comments,  and making the plea for majority government:

Only way to save charter is through majority government: PQ

Drainville is also playing on the fears of the niqab/burka, and extending the Charter to include students, not just teachers and professors, relying on anecdotes of a few students at Concordia  (the exchange with the reporter is worth reading). I do find the niqab/burka in Western countries symbolizes rejection of integration, in contrast to kippas, turbans, hijabs, crucifixes etc.:

Ban the burka for students, Parti Québécois says

« Un vote pour le PLQ, c’est un vote contre la charte », soutient Drainville

PQ trying to get back on track for its campaign strategy after PKP reminded people of sovereignty:

Le projet de loi 60, dont M. Drainville était responsable dans le gouvernement Marois, a polarisé l’opinion publique au cours des 18 derniers mois. Il est toutefois passé sous le radar depuis l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, candidat vedette du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme.

« Un vote pour Philippe Couillard, un vote pour le Parti libéral, c’est un vote contre la charte », a déclaré l’ex-ministre, précisant du même souffle que sa sortie n’avait rien à voir avec la remontée du PLQ dans les sondages.

« Le plan de match, depuis le début, c’est de parler de la charte au 15e jour », a-t-il répété. Une campagne publicitaire invitant les Québécois à voter pour la charte et le PQ a également été lancée mardi.

« Un vote pour le PLQ, c’est un vote contre la charte », soutient Drainville | Élections Québec 2014 | ICI.Radio-Canada.ca.