Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie»

Marine Le Pen’s visit to Quebec and reactions:

L’accueil de 25 000 réfugiés syriens par le gouvernement Trudeau est une « folie ». La classe politique d’ici subit une forme de « terrorisme intellectuel ». Les Québécois ne sont pas assez combatifs quand vient le temps de défendre leur langue. En visite au Québec, la présidente du Front national (FN), ce parti d’extrême droite de France, en a long à dire sur la politique canadienne et québécoise.

Marine Le Pen estime que son parti a des affinités avec le Parti québécois. Elle appuyait le projet de charte des valeurs, qui a soulevé une telle controverse. Elle croit que Pierre Karl Péladeau donnera un « nouveau souffle à la souveraineté ». La Presse l’a rencontrée.

Sa visite au Québec était à peine annoncée que tous les partis politiques provinciaux et fédéraux sont sortis sur la place publique pour déclarer qu’ils ne rencontreraient pas Marine Le Pen et qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec elle. À croire que la chef du FN est radioactive. Que pense-t-elle de ce traitement ?

« La classe politique québécoise semble vivre dans une forme de crainte. Et je trouve que quand il y a de la crainte dans une démocratie, c’est que la démocratie va mal. » Mme Le Pen, qui trouve la réaction des politiciens « puérile », affirme que des gens du milieu politique ont sollicité des rencontres avec elle, mais qu’ils ont eu « peur de le faire » ou qu’ils l’ont contactée « pour dire qu’ils [avaient] subi beaucoup de pression ». Elle refuse de divulguer leur nom ou leur allégeance.

« Il y a une forme de terrorisme intellectuel qui est très dommageable. Parce qu’une démocratie mature n’a pas peur du débat d’idées. Ça en dit long sur le poids du politiquement correct et de la pensée unique. Cela dit, ce n’est pas très grave. Je ne suis pas là pour faire la tournée des popotes politiques. Même s’il y a toujours intérêt, quand on est un responsable politique, à pouvoir échanger avec des gens qui peuvent sur certains sujets partager vos préoccupations. »

Source: Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie» | Gabrielle Duchaine | Politique

And:

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d’une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.

M. Péladeau a dit, samedi, sur sa page Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s’affichant comme des “jeunes du Parti québécois”», avaient rencontré Mme Le Pen.

«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d’initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l’histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine – un mouvement rattaché au FN -, avait publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»

La dirigeante du Front national, parti français d’extrême droite, débarquait à Montréal vendredi. Mme Le Pen annonçait sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau. À Québec non plus, personne ne se préparait à l’accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n’est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu’elle avait à faire à «plein d’Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l’immigration est faire preuve de xénophobie».

Des péquistes rencontrent Marine Le Pen, Péladeau s’en dissocie

Pierre Karl Péladeau fait volte-face et s’excuse

Once the cat is out of the bag…

Les mots ont un sens. Les mots ont un poids. Le favori de la course à la direction du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a reconnu jeudi soir avoir eu tort de présenter l’immigration comme un obstacle sur le chemin du pays du Québec.

Le PQ doit « rassembler le plus large possible », a fait valoir M. Péladeau lors d’une causerie entre les cinq prétendants à la succession de Pauline Marois et des militants péquistes de la région du Centre-du-Québec.

En route vers le motel Blanchet à Drummondville, le député de Saint-Jérôme a mis en ligne sur sa page Facebook un message intitulé « Mes excuses ». « Ça m’apparaissait important de chasser l’ambiguïté parce qu’il faut que ce soit clair, net et précis : […] ceux et celles qui ont décidé de venir s’installer ici au Québec, c’est une richesse pour le Québec », a-t-il répété une fois arrivé à destination.

… Les propos tenus par M. Péladeau mercredi soir attestent de la « déviation claire vers le nationalisme ethnique » prise par le PQ, estime le premier ministre Philippe Couillard. « Depuis la charte, il y a une dérive très malheureuse. Il n’y a plus d’arguments financiers [et] économiques pour la séparation du Québec. Alors, on essaie de s’accrocher à n’importe quoi », a déclaré le chef du gouvernement à l’entrée du caucus libéral. « D’après moi [cela] doit faire frémir ceux qui ont fondé ce parti-là. »

De son côté, le ministre Gaétan Barrette a reproché au PQ d’importer l’idéologie du Front national, parti d’extrême droite français, en sol québécois. « Le Parti québécois est en train de montrer son vrai visage. C’est un parti sectaire », a-t-il lancé.

Pierre Karl Péladeau fait volte-face et s’excuse | Le Devoir.

And Chantal Hébert’s commentary on the PQ leadership campaign:

PQ blind spot keeps Pierre Karl Péladeau the party favourite: Hébert

Pierre Karl Péladeau says immigration hurts Quebec sovereignty

Just after he backed off a more comprehensive Quebec Values Charter in favour of the Bouchard Taylor approach, he does a Parizeau in his remarks on immigration and the ethnic vote:

Parti Québécois leadership candidate Pierre Karl Péladeau says he believes immigration is seriously compromising the province’s ability to achieve sovereignty.

The perceived front-runner in the contest to lead the separatist provincial party took that position Wednesday evening in a PQ leadership debate at Laval University in Quebec City.

“We don’t have 25 years ahead of us to achieve it. With demographics, with immigration, we’re definitely losing one riding each year,” Péladeau told a room of 350 people.

He said the PQ could be in danger of disappearing if immigrants continue to come to the province in great numbers.

Quebec would love to control immigration, he said; however, the PQ should not have any illusions about who really controls the number of newcomers to the province.

“Who’s responsible for the immigrants who come and settle in Quebec? It’s the federal government,” Péladeau said.

All the other leadership candidates took issue with his remarks.

Bernard Drainville, Alexandre Cloutier, Pierre Céré and Martine Ouellet all spoke about the PQ’s need to welcome immigrants and incorporate them into their sovereignty solution by showing them how great Quebec as a country could be.

Ironic that he was attacked by Drainville, the main advocate of the Quebec Values Charter.

Pierre Karl Péladeau says immigration hurts Quebec sovereignty – Montreal – CBC News.

French version here, with the comments of the other PQ leadership candidates:

Son rival Alexandre Cloutier, son interlocuteur lors de ce face à face, a promptement exprimé son désaccord.

«Pour moi, l’immigration n’a rien à voir là-dedans, a-t-il affirmé. Moi, je rêve de rallier tous les Québécois sans exception et je rêve que le PQ soit représentatif de l’ensemble de la population telle qu’elle existe.»

Au terme des échanges, le jeune candidat s’est dit «surpris» par les propos de M. Péladeau. Il a précisé qu’à ses yeux, les néo-Québécois «ne sont pas des adversaires».

Les autres adversaires du député de Saint-Jérôme ont également dénoncé ses commentaires.

«Notre responsabilité comme hommes et femmes politiques, c’est de convaincre nos concitoyens, a dit Bernard Drainville. Et moi, je ne fais aucune distinction entre un concitoyen dont les ancêtres sont arrivés ici en 1650 et un autre concitoyen dont la famille est arrivée à Dorval la semaine passée.»

«Les nouveaux Québécois, il faut travailler avec eux, a renchéri Martine Ouellet. Je pense que l’immigration est une force au Québec.»

Pierre Céré a dénoncé au cours du débat le «repli identitaire» opéré ces dernières années par le PQ. Au terme de la soirée, il a jugé que les commentaires du meneur de la course sont «extrêmement malheureux et extrêmement dommageables» pour le parti.

«C’est le malaise, a dit M. Céré. Non seulement ce qui a été dit l’a été de façon maladroite, je crois, mais c’est qu’une partie de la salle a applaudi. Et les propos étaient assez clairs et limpides.»

Questionné sur ses déclarations, M. Péladeau a affirmé en fin de soirée qu’il n’avait aucune intention de présenter les immigrants comme une menace pour le projet indépendantiste. Il a dit vouloir améliorer l’intégration des nouveaux arrivants.

«Le Québec s’est enrichi de la diversité des gens qui sont venus s’y installer, a-t-il dit. Et jamais, d’aucune façon, nous n’allons cesser cette richesse, cet enrichissement lié à l’augmentation de la diversité.»

La souveraineté minée par la démographie et l’immigration, dit Péladeau

 

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin

More on the debate over the Liberal government’s plans for a charter, and Premier Couillard’s cautious approach:

Le premier ministre a également balayé d’un revers de main les critiques du Parti québécois (PQ) et de la Coalition avenir Québec, qui l’accusent d’avoir profité des attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi que ceux survenus en France pour repousser le débat entourant la neutralité de l’État.

«Il faut s’avoir s’ajuster aux circonstances, a répliqué M. Couillard. Les événements (…) montrent clairement que les esprits sont tournés vers cette question et que l’on peut facilement glisser vers la stigmatisation.»

Le premier ministre ne croit pas avoir créé des attentes trop élevées en affirmant, en campagne électorale, vouloir agir «rapidement» dans les dossiers de la neutralité de l’État et de la lutte contre l’intégrisme.

«On ne va pas présenter un projet inconstitutionnel comme au PQ, a affirmé M. Couillard. Ils (les péquistes) ont agi de manière imprudente et négative pour la société en proposant dans le passé des politiques sur la discrimination à l’emploi.»

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin | Julien Arsenault | Politique québécoise.

And the likely next leader of the PQ, Pierre Karl Péladeau, reverts back to Bouchard-Taylor’s approach, laïcisme ouvert, along with the latest poll:

Dans son rapport de 2008, les commissaires préconisaient l’interdiction du port de signes religieux ostensibles chez les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison. «Tout le détail je ne peux pas vous dire, mais tout ce qui est en autorité, c’est quelque chose d’important», a dit le magnat des médias à l’entrée du caucus présessionnel de son parti à Saint-Jean-sur-Richelieu.  Il pense qu’«une pièce législative» sur la question des valeurs et l’égalité entre les hommes et les femmes doit être adoptée par le gouvernement.

…Un sondage SOM-Cogeco Nouvelles publié ce matin indique que 68% des Québécois – après répartition – seraient en faveur de la création d’une charte de la laïcité. Les résultats montrent aussi que 16% des Québécois affirment que leur perception des immigrants et des musulmans a changé négativement depuis les évènements de Paris.

Péladeau en faveur des recommandations de Bouchard-Taylor

But Le Devoir, indicates it is actually Bouchard-Taylor plus, given that Péladeau also supports banning religious symbols and headgear on teachers:

Puis, à la question «Le port de signes religieux par les enseignants?», le député de Saint-Jérôme a répondu du tac au tac: «Moi, j’ai une opinion là-dessus. Je pense que ça ne devrait pas avoir lieu. Mais, encore là, ça va être une question qui va être débattue.»

PKP opte pour la neutralité