Quebec: Les cibles (levels) migratoires occultent les vrais enjeux, disent les experts

Quebec academics try to focus the immigration debate (over levels) to the more fundamental issues:

« Cette question de chiffres mise sur la table par le premier ministre, c’est plus pour lancer une polémique, insiste Michèle Vatz-Laaroussi, professeure titulaire à l’École du travail social à l’Université de Sherbrooke sous les murmures approbateurs de l’assistance. Parce que dans la réalité, ce seuil ne sort pas de nulle part, il est le résultat de nombreuses discussions et de rapports d’experts. Ça ne relève pas juste de la ministre. Mais c’est certain que ça fait image. »« C’est un débat vain, renchérit son collègue de l’Université de Sherbrooke, le professeur adjoint à la Faculté de droit Guillaume Rousseau sous les regards entendus de ses collègues. Quand vient le temps de parler d’immigration, le chiffre qui devrait attirer notre attention ne devrait pas être le seuil, mais plutôt le taux d’immigration. » En ce sens, le Québec n’a pas à rougir, soutient celui qui s’est souvent penché sur les questions identitaires. « Je vous assure que nous ne sommes pas fermés, bien au contraire. Même si on décidait de geler ces fameux seuils, le taux d’immigration du Québec demeurerait très élevé par rapport aux autres pays de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]. »

Tout comme Guillaume Marois, M. Rousseau estime d’ailleurs que c’est dans la mise en oeuvre de la politique que le bât blesse. « La question ne devrait pas être : est-ce qu’on augmente le nombre d’immigrants admis ou non ? mais plutôt comment on le fait ? comment on peut bien le faire ? » À son sens, des investissements majeurs devront être faits rapidement pour faciliter l’emploi des nouveaux arrivants, leur francisation et leur régionalisation. « Est-ce qu’on a tendance à limiter le débat de l’immigration à la grande région de Montréal ? Oui, absolument ! Peut-être que la solution serait que le prochain ministre de l’Immigration vienne des régions », lance-t-il en riant, suscitant les applaudissements nourris de la foule.

Source: Les cibles migratoires occultent les vrais enjeux, disent les experts | Le Devoir

L’anglais mieux que le français pour les immigrants

More on language and immigration in Quebec.

No surprise that in Montreal, where most settle, only speaking French is a disadvantage. But the difference is significant, and overall, Quebec immigrant economic integration is the weakest of the larger provinces:

Les nouveaux arrivants qui ne parlent que le français éprouvent plus de difficulté à se dénicher un emploi au Québec que ceux qui ne connaissent que l’anglais. Le taux de chômage de ces immigrants francophones est de 40 % supérieur à celui de ces nouveaux arrivants anglophones.

C’est ce qui ressort de la compilation, obtenue par Le Devoir, que le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a faite à partir de l’Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada de 2011 et de 2006.
Ainsi, le taux de chômage des immigrants récents — ceux qui sont arrivés depuis cinq ans ou moins — qui ne parlent que l’anglais atteint 16 %, alors qu’il se gonfle à 23 % chez les mêmes immigrants récents qui ne parlent que le français, pour une différence d’un peu plus de 40 %.

Dans les premières années suivant leur arrivée, les unilingues francophones (comme leur langue maternelle n’est pas le français pour la plupart, ils sont en fait bilingues) sont affligés du même taux de chômage que les immigrants allophones qui ne connaissent ni le français ni l’anglais. En revanche, ces nouveaux arrivants allophones, souvent des femmes, participent peu au marché du travail.
De leur côté, les immigrants récents anglophones qui ne connaissent pas le français font aussi bien sur le marché du travail que les nouveaux arrivants qui connaissent les deux langues officielles du Canada.

Dans la région de Montréal, ces immigrants anglophones peuvent compter sur des entreprises prêtes à les accueillir. Vingt-huit pour cent des immigrants travaillent le plus souvent en anglais, note l’économiste Brahim Boudarbat, de l’Université de Montréal, un des auteurs avec Gilles Grenier, de l’Université d’Ottawa, du volumineux rapport remis au MIDI en novembre 2014 et intitulé L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec.

« Les immigrants qui ne parlent que le français n’ont accès qu’à 40 % des emplois » au Québec, relève Brahim Boudarbat.

Bilinguisme exigé

Une des raisons qui expliquent les difficultés dans le marché du travail des nouveaux arrivants francophones, c’est l’exigence généralisée du bilinguisme, surtout dans la région de Montréal. « C’est clair que c’est un problème », a signalé Michèle Vatz-Laaroussi, professeure en travail social à l’Université de Sherbrooke. « Les immigrants francophones qui arrivent n’ont pas cette qualification-là. » Les organismes en immigration réclament depuis longtemps des cours gratuits pour ces francophones, mentionne-t-elle.

Les employeurs ont souvent « la mauvaise habitude » d’exiger le bilinguisme « par automatisme », souligne Anait Aleksanian, directrice générale du Centre d’appui aux communautés immigrantes de Bordeaux-Cartierville (CACI). Il faut souvent « négocier » avec les employeurs afin qu’ils acceptent d’embaucher un immigrant qui ne parle pas anglais quand la connaissance de cette langue n’est pas nécessaire, relate-t-elle. L’organisme donne 43 classes de français par session et cinq classes d’anglais, toutes à temps partiel. Les cours de français sont gratuits, mais il y a des frais d’environ 100 $ par session pour les cours d’anglais.

Georgina Kokoun, coordonnatrice du Regroupement des organismes en francisation du Québec (ROFQ), constate que la plupart des offres d’emplois dans la région de Montréal mentionnent l’exigence du bilinguisme. « On voit rarement des postes où on demande juste le français. Il faut être bilingue. »

« J’ai une amie du Sénégal qui m’a dit : “L’immigration au Québec, c’est du dol, c’est comme une arnaque. On te dit que tu peux travailler au Québec en français comme tu le fais dans ton pays.” »

Discrimination

La discrimination est un autre facteur qui explique la situation. Dans une correspondance avec Le Devoir, le MIDI le reconnaît d’emblée.

Les immigrants francophones qui ne parlent pas anglais proviennent essentiellement du Maghreb ou de l’Afrique noire. « Ce sont des minorités visibles et on fait le lien entre Maghreb et musulmans, fait observer Michèle Vatz-Laaroussi. Il y a plusieurs études qui le démontrent : il y a vraiment un phénomène de discrimination [à l’endroit] de ces populations dans l’emploi. »

Source: L’anglais mieux que le français pour les immigrants | Le Devoir

ICYMI: Le Centre de prévention de la radicalisation fait l’objet de pressions

The Centre is off to a rocky start. There may be some lessons here for the planned federal Office of the Community Outreach and Counter-radicalization Coordinator:

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal (CPRMV), créé il y a un an pour aider les proches et les personnes à risque d’être radicalisées, fait l’objet de pression et d’attaques cinglantes de la part de certains musulmans qui l’accusent d’être partial et de critiquer « sans ménagement la pensée islamique ».

Les critiques déposées par cette minorité à l’égard du CPRMV ne sont pas nouvelles, mais cette semaine, la vigueur de leurs attaques a redoublé d’ardeur, allant jusqu’à entraîner le départ d’une de ses chercheuses, accusée d’être « schizophrène » et d’« être tout sauf objective concernant la pensée et les courants religieux, musulmans, qu’elle dit étudier ».

Le site Muslim News a en effet mis en ligne jeudi après-midi un texte non signé, critiquant vertement le choix du CPRMV d’avoir recruté la chercheuse et spécialiste de la radicalisation Mounia Ait Kabboura, en février dernier. Le texte « Quelle mouche a piqué les anti-radicaux ? » est une salve virulente visant à miner la crédibilité de la nouvelle recrue.

Source: Le Centre de prévention de la radicalisation fait l’objet de pressions | Le Devoir

Dans les coulisses de la francisation: Language and integration

Quebec debates over the francisation of immigrants and the number leaving Quebec (without asking why):

«Québec peine à franciser ses immigrants », apprenait-on il y a quelques mois. Le genre de manchettes qui donne froid dans le dos, vu l’importance de la chose pour l’avenir du Québec. Quand le français se porte mal, tout le monde se retrouve un peu amoché, car la langue est, jusqu’à nouvel ordre, notre seul projet de société. En même temps, la loi 101 n’a jamais été une baguette magique. La francisation est-elle vraiment plus difficile aujourd’hui ?

À en croire une femme qui en fait son pain et son beurre depuis sept ans, le diagnostic n’est pas du tout exagéré. « Tout a changé », dit-elle, se référant à la fois au nouveau programme du ministère (MIDI) et aux immigrants à qui elle enseigne. Cette femme — qui ne veut pas être identifiée « tellement tout est politique » — en a long à dire sur les coupes, mais aussi sur la nouvelle composition des classes. Depuis plus d’un an, 50 % des élèves sont iraniens, du jamais vu pour ce qui est d’une telle communauté.« On dépense une fortune pour des gens qui ont peu d’intérêt à apprendre le français », dit mon interlocutrice.

Les ressortissants iraniens, ainsi que chinois et indiens, sont les moins susceptibles de rester au Québec. Un sur deux quitte la province pour une autre quelques années après son arrivée. Le Québec a pourtant accueilli 6000 Iraniens en 2014, et plus de 3000 dans les neuf premiers mois de 2015, en première et deuxième position du palmarès des groupes reçus. Selon le MIDI, ce sont des immigrants qui auraient été refusés ailleurs au Canada après un changement de critères de sélection. Mais pourquoi accepterait-on des gens devenus inadmissibles au fédéral et qui sont, de plus, de moins bons candidats à la francisation ? « Les Latinos savent très bien où ils débarquent en arrivant ici, dit Mme F (pour francisation). Les Brésiliens et les Colombiens sont ceux qui semblent s’intégrer le mieux ; ils sont toujours une valeur ajoutée dans une classe. »

Les problèmes en francisation ne se limitent pas à la motivation de certains élèves. Le nouveau programme du MIDI fait aussi grincer des dents. D’abord, les établissements de francisation — des universités ou des cégeps très souvent — ne sont plus vus comme des « partenaires », mais plutôt des « mandataires », un peu comme nous ne sommes plus des « patients », mais des « clients » aux yeux du ministère de la Santé. Ensuite, les professeurs n’ont plus de pouvoir d’évaluation. Finis, les tests de classement et les notes en cours de route. À la manière Barrette, c’est le ministère qui décide désormais des niveaux de compétence (il y en a trois) et de l’évaluation finale. Résultats ? « On se retrouve avec des classes à deux, trois vitesses, et plus personne ne reprend une classe. Après le troisième niveau, ils sont souvent à peine capables de conjuguer un verbe », dit Mme F.

Source: Dans les coulisses de la francisation | Le Devoir

Dans les coulisses du gouvernement Marois

Some interesting vignettes regarding the Quebec Values Charter from Dominique Lebel, former Premier Marois’s deputy chief of staff:

M. Lebel jette aussi un nouvel éclairage sur l’unanimité de façade du Conseil des ministres à l’égard du projet de charte de la laïcité signée Bernard Drainville. « Le débat est rapidement empreint d’émotion », note-t-il. Selon lui, « au moins la moitié des ministres ne sont pas à l’aise avec certains aspects [du document] ».

Source: Dans les coulisses du gouvernement Marois | Le Devoir

Exploring the lack of diversity in Quebec police forces

This has been an issue for a considerable time.

Police_ForcesThe table above compares police force diversity in Montreal, Toronto and Vancouver; what surprised me when collecting this information directly from the respective police forces was the degree to which the information is not public on their website and does not appear to be systematically collected (Surête de Québec does keep good stats):

Quebec’s police academy doesn’t have “a lot of influence” over whether visible minorities apply to become officers, says a spokesman for the academy.

Pierre Saint-Antoine, director of communications of École nationale de police du Québec in Nicolet, said racial minorities made up five per cent of its student population in 2015, despite attempts to “recruit people from all diversities and communities in Quebec.”

“We don’t have a lot of influence on the people that apply here,” Saint-Antoine said, adding that Nicolet has a program in place, in conjunction with the Quebec government, to encourage more diversity among applicants.

Saint-Antoine’s comments come after numbers compiled by CBC News show that Quebec police forces are lagging in their hiring of visible minorities.

For instance, the Sûreté du Québec serves more than 2.5 million people, however, fewer than one per cent of its officers are not Caucasian.

Community activists have said a lack of diversity among police leads to strained relationships with racial minorities.

But getting more people to apply is no easy task, says Paul Chablo, the head of John Abbott’s police technology program.

Before going to Nicolet, prospective police officers must first complete a three-year CEGEP program, and Chablo said many people from minority backgrounds don’t apply.

Out of roughly 250 students at John Abbott, 49 define themselves as having an “ethnic background” and only seven are visible minorities.

‘They have to adjust their techniques’

Chablo, who is also the former director of communications for the Montreal police, points to a multitude of factors — including lacklustre recruiting efforts and poor relationships with some ethnic communities — to explain the lack of diversity among applicants.

He said Quebec police need to a better job of reaching out to prospective employees to encourage them to apply to CEGEP programs in the first place.

“I think they have to adjust their techniques,” he said in an interview.

Source: Exploring the lack of diversity in Quebec police forces – Montreal – CBC News

McCallum n’est pas surpris de l’accueil réservé à Le Pen

Reinforcing the message:

Le ministre fédéral de l’Immigration, John McCallum, croit qu’en refusant de rencontrer Marine Le Pen lors de son passage au Canada, les politiciens ont fait comprendre à la chef du Front national « qu’au Canada, on n’est pas d’accord avec elle ». Concernant l’accueil des 25 000 réfugiés syriens au pays — « de la folie », selon Mme Le Pen —, le ministre McCallum estime que le message est tout aussi clair. « Il y a un bon consensus parmi la classe politique au Québec et au Canada en faveur de ces réfugiés. Donc le fait que les politiciens ne veulent pas lui parler ne me surprend pas », a-t-il affirmé lundi.

De passage à Saguenay, le premier ministre Philippe Couillard a pour sa part rappelé que Mme Le Pen n’occupe aucune fonction au sein du gouvernement français et qu’il n’a pas l’intention d’entamer un débat avec elle.

Source: McCallum n’est pas surpris de l’accueil réservé à Le Pen | Le Devoir

Marine Le Pen the untouchable?

One of the better English summaries of her visit:

The proverbial 10-foot pole has become a popular approach for Quebec politicians in dealing with the leader of France’s far-right party, who arrived in Montreal on Friday.

Marine Le Pen may be among France’s most popular politicians — polls suggest she has enough support to make the run-off stage in the country’s next presidential election — but she has yet to secure a meeting with a mainstream political figure in Canada.

That hasn’t stopped her from wading into federal and provincial politics, sending politicians scurrying for cover.

Canada’s immigration policy an ‘error’

At a news conference in Quebec City on Sunday, Le Pen criticized Canada’s immigration policy, calling it an “error” to admit 25,000 Syrian refugees.

“A multicultural society is a conflicted society,” she said during the news conference.

Le Pen described the current situation in France as warning for Canadians.

“We put out a welcome sign, but what conditions await them? The slums of Calais? This is a policy that makes no sense and is dangerous,” she said referring to a large informal refugee camp near the tunnel underneath the English Channel.

Le Pen has had trouble finding a receptive audience since she arrived in Quebec. A small group of protesters disrupted her Sunday news conference, shouting and unfurling banners with anti-fascist messages.

“Away children, go back to bed,” she told the protesters, saying their behaviour was “unacceptable in a democracy.”

PKP ‘shocked’ at meeting

Le Pen did manage to meet with people claiming to be from the Parti Québécois on Saturday. She told Radio-Canada that she has supporters within the party.

“The PQ is diverse and vast,” Le Pen said. “It’s not monolithic.”

PQ’s leader Pierre Karl Péladeau quickly took to Facebook to dissociate himself from Le Pen, saying he was “shocked” that anyone from his party would meet with her.

The Front National’s values “are diametrically opposed to the values of the Parti Québécois,” Peladeau said.

Source: Marine Le Pen the untouchable? – Montreal – CBC News

My friend Arun shared this article about the coverage in France:

FIASCO – Imaginez le scénario. Vous traversez l’Atlantique, tout content de partir en voyage au Québec, espérant renforcer votre stature internationale et en pensant rencontrer des personnalités politiques locales de premier plan, la présidentielle de 2017 en tête. Vous communiquez même sur ce dernier point. Mais, à peine débarqué de votre avion, vous commencez à déchanter car personne ne veut vous voir. C’est ce qui se passe avec le voyage outre-Atlantique de Marine Le Pen.

D’après divers articles de la presse canadienne, la présidente du Front national, de passage au Canada pour six jours, le temps de passer par Québec et Montreal, n’est pas la bienvenue pour la classe politique locale. Pourtant, le FN avait fait savoir que la candidate à l’élection présidentielle de 2017 allait rencontrer des “politiciens fédéraux” sans plus de précision.

Sauf que Le Devoir a contacté la plupart des hommes et femmes politiques de premier plan et aucun ne veut rencontrer Marine Le Pen. “Tous les partis contactés vendredi, tant au niveau provincial que fédéral, ont indiqué qu’ils n’avaient pas prévu de rencontre avec la politicienne de 47 ans”, écrit de son côté La Presse le 19 mars.

“Au Québec, le porte-parole du premier ministre Philippe Couillard, Harold Fortin, a déclaré que personne au gouvernement n’a l’intention de rencontrer Marine Le Pen”, écrit encore le Devoir sur son site et qui détaille les réponses similaires de nombre d’autres partis. Et Antonine Yaccarini, la porte-parole de l’aile parlementaire du Parti québécois, de résumer le sentiment prédominant chez les politiques québécois :

Nous n’avons pas une minute à consacrer à cette personne-là.

Comme le note également le Devoir, un député a même conseillé sur Radio-Canada à Marine Le Pen de plier bagage et de rentrer en France. Sollicités, les parti “La Coalition avenir Québec” et “Québec solidaire” ont refusé de rencontrer la patronne du FN. Idem du côté du maire de Montréal. Un fiasco.

En déplacement au Québec, Marine Le Pen peine à rencontrer des élus canadiens

Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie»

Marine Le Pen’s visit to Quebec and reactions:

L’accueil de 25 000 réfugiés syriens par le gouvernement Trudeau est une « folie ». La classe politique d’ici subit une forme de « terrorisme intellectuel ». Les Québécois ne sont pas assez combatifs quand vient le temps de défendre leur langue. En visite au Québec, la présidente du Front national (FN), ce parti d’extrême droite de France, en a long à dire sur la politique canadienne et québécoise.

Marine Le Pen estime que son parti a des affinités avec le Parti québécois. Elle appuyait le projet de charte des valeurs, qui a soulevé une telle controverse. Elle croit que Pierre Karl Péladeau donnera un « nouveau souffle à la souveraineté ». La Presse l’a rencontrée.

Sa visite au Québec était à peine annoncée que tous les partis politiques provinciaux et fédéraux sont sortis sur la place publique pour déclarer qu’ils ne rencontreraient pas Marine Le Pen et qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec elle. À croire que la chef du FN est radioactive. Que pense-t-elle de ce traitement ?

« La classe politique québécoise semble vivre dans une forme de crainte. Et je trouve que quand il y a de la crainte dans une démocratie, c’est que la démocratie va mal. » Mme Le Pen, qui trouve la réaction des politiciens « puérile », affirme que des gens du milieu politique ont sollicité des rencontres avec elle, mais qu’ils ont eu « peur de le faire » ou qu’ils l’ont contactée « pour dire qu’ils [avaient] subi beaucoup de pression ». Elle refuse de divulguer leur nom ou leur allégeance.

« Il y a une forme de terrorisme intellectuel qui est très dommageable. Parce qu’une démocratie mature n’a pas peur du débat d’idées. Ça en dit long sur le poids du politiquement correct et de la pensée unique. Cela dit, ce n’est pas très grave. Je ne suis pas là pour faire la tournée des popotes politiques. Même s’il y a toujours intérêt, quand on est un responsable politique, à pouvoir échanger avec des gens qui peuvent sur certains sujets partager vos préoccupations. »

Source: Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie» | Gabrielle Duchaine | Politique

And:

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d’une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.

M. Péladeau a dit, samedi, sur sa page Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s’affichant comme des “jeunes du Parti québécois”», avaient rencontré Mme Le Pen.

«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d’initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l’histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine – un mouvement rattaché au FN -, avait publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»

La dirigeante du Front national, parti français d’extrême droite, débarquait à Montréal vendredi. Mme Le Pen annonçait sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau. À Québec non plus, personne ne se préparait à l’accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n’est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu’elle avait à faire à «plein d’Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l’immigration est faire preuve de xénophobie».

Des péquistes rencontrent Marine Le Pen, Péladeau s’en dissocie

How a comedian, a rap group and a separatist critic are slaying a sacred cow: Quebec’s language rules

Graeme Hamilton on one of the latest twists in the Quebec culture debates:

In Mauvaise Langue, Cassivi mocks University of Ottawa language professor Jean Delisle for an article Delisle wrote complaining about the rampant English in Xavier Dolan’s film Mommy. In an interview, Delisle said he expects the acceptance of English preached by Cassivi will go the same way as the joual slang Quebec authors incorporated into their work in the 1970s.

“Nobody reads those novels any more,” he said. “So in a few years, the Dead Obies will really be dead. It’s a fad.”

The danger of English terms becoming fashionable among French-speakers is that over time the language becomes eroded, he said. “If it continues, if these anglicisms persist, the French words will be forgotten. That’s a step toward the hybridization of the language.”

Ruel has no time for doomsayers nostalgic for the days when Quebec chansonniers were a driving force behind the nationalist project. He sees the Quebec cultural establishment’s conservatism, which shuts Dead Obies out of grants and awards galas because they use too much English, as the biggest threat.

“Some kids are starting to get bored with Quebec, and that’s how you kill a culture,” he said. “If everything is safe and everything is whitewashed, then people will be bored.”

Instead of an attack on Quebec culture, why not view Dead Obies as saviours? “You can see the glass half full or half empty,” Ruel said.

“Is it English culture that is invading ours? Or is it French Quebecers who are weaving French into rap culture, and suddenly you have French rap that gets played in bars alongside Kendrick Lamar and Kanye West because it has that same feel and authenticity?”

Source: How a comedian, a rap group and a separatist critic are slaying a sacred cow: Quebec’s language rules | National Post