‘You are not suitably dressed’: Quebec judge refused to hear single mother’s case because of hijab | National Post

Outrageous. Has she made the same ruling for men wearing a kippa or turban? Does she not understand what religious freedom means?

A Quebec Court judge refused to hear the case this week of a single mother trying to retrieve her car because the woman would not remove her Muslim head scarf.

“In my opinion, you are not suitably dressed,” Judge Eliana Marengo told Rania El-Alloul Tuesday, according to a courtroom recording obtained by the Canadian Broadcasting Corp.

“Decorum is important. Hats and sunglasses, for example, are not allowed, and I don’t see why scarves on the head would be. The same rules need to be applied to everyone.”

Ms. El-Alloul testified she was on welfare and the mother of three sons. She was trying to get back her car, which had been seized by the provincial automobile insurance board after one of her sons was caught driving it with a suspended licence.

She told the judge she needed the car to provide for her family. “I’m facing money problems,” she said.

But Judge Marengo refused to hear the merits of the case, citing a regulation governing court decorum that states simply, “Any person appearing before the court must be suitably dressed.”

She noted Ms. El-Alloul had said her hijab was a religious requirement. “In my opinion, the courtroom is a secular place and a secular space,” she said. “There are no religious symbols in this room, not on the walls and not on the persons.”

It seems given the outcry, many feel the same way.

‘You are not suitably dressed’: Quebec judge refused to hear single mother’s case because of hijab | National Post.

Un sondage CROP confirme que les Québécois comptent sur une charte pour les protéger

Consistent with any number of previous polls, reflecting unease but matched with general support for immigration:

L’idée d’une charte qui réaffirme les valeurs communes aux Québécois conserve l’appui d’une majorité d’entre eux, avec 51%. Mais plusieurs de ceux qui y étaient auparavant défavorables se sont déplacés vers la catégorie des indécis. Il y a maintenant 23 % des gens qui s’opposent à la charte, et 26 % qui ne sont pas certains du pied sur lequel danser à ce sujet.

«Je pense que ce qui accrochait avec la charte du PQ, c’est justement que ça venait du PQ, analyse Youri Rivest, de la maison CROP. C’était plus le messager que le message qui était rejeté.»

La région de Québec est celle qui est la plus séduite par l’idée d’une charte avec 66 % d’appuis, contre 50 % ailleurs en région et 48 % à Montréal.

«À Québec, les gens sont plus réfractaires aux questions d’extrémisme religieux, constate M.Rivest. Mais ils ne sont pas fermés à l’immigration en général. Ils y sont même plus ouverts qu’ailleurs. Ce n’est pas un sentiment anti-immigrant; c’est vraiment anti-extrémisme religieux.»

Dans l’ensemble, les Québécois s’inquiètent d’abord et avant tout que les nouveaux arrivants refusent d’intégrer les valeurs de leur pays d’adoption. Ils sont 85 % à éprouver une crainte à cet égard.

…Un clivage sur ces questions s’observe selon la langue. Les francophones sont par exemple beaucoup plus favorables à la charte, à 57 %, que les non-francophones, à 27 %.

Il demeure que 67 % des Québécois craignent que l’intégrisme religieux menace la sécurité au Québec. À l’inverse, 33 % ne croient pas qu’il y ait matière à inquiétude.

À cet égard, les péquistes sont les plus soucieux de la menace, à 84%. Ils sont suivis par les caquistes à 73%, les libéraux à 63 % et les solidaires à 58 %.

Un sondage CROP confirme que les Québécois comptent sur une charte pour les protéger | Simon Boivin | Politique.

Travailler avec un intégriste: la ministre Weil se ravise

Reminds me of a discussion I had with some of my former staff during 2008 Quebec niqab and related debates, and I challenged my staff, who argued for accommodation, would they feel comfortable having a co-worker wearing a niqab? The body language discomfort was palpable:

Kathleen Weil a marché dans les mêmes traces mercredi, lorsqu’elle commentait la conception de son plan d’action pour la lutte au radicalisme, et le projet de loi péquiste sur un observatoire de l’intégrisme. Elle affirmait qu’il y avait de l’intégrisme qui pouvait être soit inoffensif ou soit dangereux, quand les échanges ont alors glissé, à savoir si elle aurait un problème à travailler avec un intégriste dans son propre cabinet.

«Intégriste, ça dépend jusqu’où (sur le plan) religieux, a-t-elle d’abord répondu au cours d’un point de presse en matinée. S’il est rigoriste, mais ne fait pas de mal à personne… C’est ça l’inquiétude pour une société démocratique, c’est la sécurité des gens.»

Elle a alors été appelée par un journaliste à préciser sa pensée, avec un exemple hypothétique d’un collègue qu’elle côtoierait au quotidien, un intégriste rigoriste qui respecte strictement ses préceptes religieux en privé.

«On n’a pas de jugement à porter sur cette personne en autant que la sécurité publique est protégée», a-t-elle confirmé.

Elle a soutenu que l’intégrisme en soi n’est pas dangereux et qu’elle ne connaît pas de pays disposant de plans d’action contre l’intégrisme. Toutefois, à la sortie du conseil des ministres en après-midi, son discours avait changé.

«Ce serait impossible que quelqu’un comme ça se retrouve dans mon cabinet, vraiment impossible», a martelé Mme Weil.

Sa définition de l’intégrisme s’était soudainement étoffée, pour justifier son rejet, et il ne s’agissait plus simplement d’un rigoriste et de ses pratiques religieuses en privé: un intégriste est devenu quelqu’un qui ne partage pas les valeurs démocratiques, qui ne croit pas en l’égalité entre les hommes et les femmes et qui fait la promotion de l’homophobie.

«C’est plus que de la rigueur (sic), a-t-elle justifié. C’est quelqu’un qui conteste la démocratie. C’est ce qui est ahurissant dans ce qu’on entend ces temps-ci. Je réagis fortement à ça.»

L’intégriste est «extrêmement conservateur», a-t-elle poursuivi, et n’a pas une «mentalité moderne». À la première entrevue d’embauche on verrait que cette personne n’a pas une «mentalité ouverte, progressiste».

Selon elle, il y a des gradations jusqu’au fondamentalisme, mais le lexique est «complexe» et elle veut rester simple pour être comprise. «C’est plus important de parler des vraies choses, c’est ce que les gens comprennent, je pense qu’il faut parler un langage simple», a-t-elle dit.

Travailler avec un intégriste: la ministre Weil se ravise | Patrice Bergeron | Politique québécoise.

Le fisc doit sévir contre les intégristes religieux, dit Legault

Not fully thought out. Implications on freedom of speech and what about fundamentalists of other religions, such as Christians and Jews. After all, fundamentalists of all religions tend to reject the largely secular values dear to Québecois.

Will subsidies for schools, or tax exemptions, for example, be removed?

Ce serait là une façon de faire taire les leaders religieux intégristes, a fait valoir mercredi le chef du parti, François Legault.

Dans le même esprit, la CAQ réclame que soit amendée la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, de manière à interdire les enseignements ou prêches religieux destinés à rejeter des valeurs chères aux Québécois, telles que la démocratie, l’égalité entre hommes et femmes et le respect de l’orientation sexuelle.En conférence de presse mercredi, le chef de la CAQ, accompagné de la députée caquiste Nathalie Roy, a décrit sa vision de la lutte contre l’intégrisme religieux, en demandant au gouvernement Couillard d’agir en déposant « rapidement » un projet de loi, comme il s’est engagé à le faire à maintes reprises.

« Notre système n’est pas adapté pour lutter contre l’intégrisme », a dit d’entrée de jeu M. Legault, accentuant la pression sur le gouvernement « pour protéger les valeurs québécoises ».

M. Legault a dit juger normal de restreindre les libertés religieuses de ces individus radicaux, dans une société libre et démocratique comme la société québécoise.

Les corporations religieuses jouissent de plusieurs avantages sur le plan fiscal, au niveau provincial et municipal : exemption d’impôt sur leurs revenus, déduction pour le logement, remboursement de 50 pour cent de la TVQ pour leurs achats et activités, tout comme l’exonération de la taxe foncière et de la taxe scolaire.

L’octroi, par les municipalités, de certificats d’occupation d’immeubles serait aussi visé par le plan d’action caquiste.

Selon les voeux de la CAQ, le Registraire des entreprises pourrait refuser l’incorporation à un groupe religieux qui entretient « des liens quelconques avec une organisation criminelle ou une entité terroriste reconnue au Code criminel », a indiqué de son côté la porte-parole du parti sur ces questions, Nathalie Roy.

M. Legault s’est gardé de viser une religion en particulier, ou de faire un amalgame entre religion et terrorisme.

Durant la conférence de presse, il a dit qu’il ne fallait pas pour autant « se mettre la tête dans le sable », préférant privilégier une attitude préventive : « tous les terroristes étaient d’abord des intégristes. Il y a un genre de terreau fertile » dans certaines pratiques religieuses, a-t-il commenté.

Le fisc doit sévir contre les intégristes religieux, dit Legault | Le Devoir.

Québec devrait inciter les immigrants à s’installer en région, croit Charles Taylor

Immigrants tend to go where they perceive the jobs are so not sure how realistic this proposal is.

But his reference to having more immigrants in the hinterland to reduce some of the fears among some “Québécois de souche” through more contact with newcomers has merit:

L’avantage de ce procédé serait double: disperser l’immigration et combler les emplois vacants en région.

«Ce sera une espèce de marché qu’on conclut avec une personne: il y a ce travail concret, on a beaucoup de mal à le remplir. Vous allez le remplir, alors là on est très d’accord pour vous faire passer rapidement à travers toutes les étapes» du processus de sélection, a-t-il illustré.

Entre 2009 et 2013, deux immigrants sur trois (70 %) ont choisi de prendre racine à Montréal. Si on inclut Laval et la Montérégie, on découvre que la très grande majorité (84 %) des nouveaux arrivants s’implantent dans la métropole ou autour, dans ce qu’il est convenu d’appeler le «450».

Leur présence en région paraît infinitésimale: 0,1 % ont choisi la Gaspésie, 0,2 % l’Abitibi et 0,3 % le Saguenay, durant la même période.

Avec son collègue Bouchard, M. Taylor proposera donc, notamment, un moyen d’inverser cette tendance, lors de leur témoignage jeudi devant la commission parlementaire qui se penche sur la future politique d’immigration québécoise.

C’est une approche gagnant-gagnant, fait-il valoir: «Il suffit qu’il y ait un contact humain entre les immigrants de toutes sources et les Québécois de souche, qu’ils se fréquentent un peu et les différentes craintes, les préjugés, les paniques, disparaissent.»

La sélection des candidats pourrait même être conditionnelle à leur acceptation de s’installer en région. Mais M. Taylor prône une approche plus incitative que coercitive. Il ne s’agit pas de leur «forcer la main», mais de créer des conditions favorables.

Québec devrait inciter les immigrants à s’installer en région, croit Charles Taylor | Jocelyne Richer | Politique québécoise.

For the Parti Québécois, bad habit dies hard

Martin Patriquin on the PQ internal politics regarding the resurrection of the Values Charter and related positioning:

The introduction of Drainville’s charter proposal in the fall of 2014 unleashed one of the more divisive chapters in recent Quebec political history. In one example, Quebec actress and pro-charter spokesperson Janette Bertrand said the province needed such a thing because Muslim doctors allowed women to “die faster.” It was all for naught for the PQ, pollster Claire Durand notes. “The charter was never strong enough to drive votes to the PQ. What drives votes in the Gaspé is the price of lobster, not whether a woman wears a hijab at the licence bureau.”

The charter’s lack of electoral oomph suggests the PQ’s return to identity politics is something bigger than crass politicking; perhaps the party has truly realized the limitations of its appeal to immigrants and non-francophones. At any rate, Drainville’s foray has the support of several sovereignist tenors, including Gilles Duceppe. The former Bloc Québécois leader criticized Drainville’s original charter during the last election campaign. He has since changed his mind.

“I think we need a charter,” Duceppe says. And because the Liberal government relies on the votes of religious minorities, Duceppe says only the PQ is poised to pursue the goal of state secularism. “Already, the ethnic vote isn’t very strong with the PQ. They come here from troubled countries, and they don’t want further problems,” he says. “They didn’t come to Canada for the weather.”

For the Parti Québécois, bad habit dies hard – Macleans.ca.

Du racisme dans le secteur privé, selon la Commission des droits de la personne

Quebec Government EEOngoing issue in Quebec with visible minorities having higher unemployment rates, greater prevalence of low-income, and lower median incomes than non-visible minorities, often greater than differences elsewhere in Canada.

L’État devrait donc les forcer juridiquement à adopter un mécanisme visant à contrer toute forme de racisme et de discrimination au moment de recruter des employés, plaide l’organisme dans son mémoire présenté mercredi dans le cadre de la consultation publique menée par le gouvernement sur la future politique d’immigration du Québec.

Le gouvernement devrait commencer par donner l’exemple et accorder un statut particulier aux membres des «minorités racisées» (qu’on pense aux Noirs et aux Asiatiques) lorsqu’il y a embauche dans la fonction publique, a fait valoir le président de l’organisme de défense des droits, Jacques Frémont.

Car les nouveaux arrivants issus des minorités visibles sont systématiquement sous-représentés «dans toutes les catégories d’emploi de la fonction publique», déplore la commission dans son document étoffé, assorti de 23 recommandations remises à la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil.

Ces personnes, trop souvent victimes de discrimination à l’embauche pour des motifs n’ayant rien à voir avec leurs diplômes ou leurs compétences, devraient donc faire partie d’«un groupe cible distinct et spécifique» aux yeux du gouvernement à titre d’employeur, recommande la commission, qui revendique de plus l’adoption d’une politique globale de lutte contre le racisme et la discrimination.

And as shown in the above chart, relatively low public sector hiring rates for visible minorities.

Du racisme dans le secteur privé, selon la Commission des droits de la personne | Jocelyne Richer | National.

Quebec reopens its identity can of worms – Gagnon

Appropriately cutting commentary by Lysiane Gagnon:

What’s the link between an Islamist terrorist and a daycare worker who wears the hijab? Any sensible person would find the question utterly silly, but not Quebec’s radical secularists – and they’re at it again.

Here they are, shamelessly exploiting the terrorist attacks in Paris that left 12 dead three weeks ago, calling for a ban on religious symbols – as if such a ban was some sort of guarantee against potential terrorist attacks. (If it were, France wouldn’t have been targeted so often by home-grown terrorists, since it has the most stringent secular policies by far in the Western world.)

The blood of the Paris victims wasn’t even dry when Quebec’s radical secularists, led by the Parti Québécois opposition, began campaigning for some sort of revival of the secular charter that died when former premier Pauline Marois’s government was defeated after months of divisive and emotional debate.

The PQ, knowing full well that Premier Philippe Couillard is uncomfortable with identity politics, is pushing the government to pass legislation his Liberals promised, unwisely, before the election. The legislation, a much milder version of the PQ charter, would forbid public-sector employees to cover their faces (a non-existent problem) and set rules for “reasonable accommodations” between institutions and religious customers or employees (a problem that’s already been solved by local administrations).

Quebec reopens its identity can of worms – The Globe and Mail.

And Don Macpherson of the Gazette, on some of the internal PQ politics following Jean-François Lisée’s decision to pull out of the leadership race:

On sovereignty, Lisée said, the PQ had to “look the situation in the face.” It had to win the support of young people, who have “turned their backs on us,” and minorities, which “do not recognize themselves in us.” It had to accept the possibility that even with hard work, it might not win a mandate in the 2018 general election to hold a referendum.

The party had to “re-examine the contours of our project,” with a referendum process negotiated with the rest of Canada and “real independence,” with a Quebec currency as well as a Quebec citizenship. It had to end its “ambiguity on its identity” and show clearly that it is left-of-centre, environmentalist and humanist. It could no longer be against climate change and for developing shale oil.

And while the PQ continued to fight against the decline of French and for secularism, it had to have “a more open attitude” toward the English-speaking community and “a more active one” on the integration of immigrants.

But, Lisée said, there was no point in his going on; the election in May had already been decided, and Pierre Karl Péladeau had won. Lisée spoke with resignation and a trace of bitterness about the PQ wanting to “live its Pierre Karl Péladeau moment right to the end.” It was as if the PQ was infatuated with his rival for its affections, a passion against which Lisée was helpless and hopeless.

Don Macpherson: The PQ is determined to have its PK Peladeau moment

Quebec preparing major reform to immigration policy

Quebec_Unemployment_Rate

National Household Survey 2011

Imitation is the highest form of flattery, with Quebec Minister Weil wanting to appropriate the Canadian model linked more closely to employer needs.

As indicated in the chart above, visible minority unemployment rates are significantly higher than non-visible minorities in Quebec:

Ms. Weil told The Canadian Press she was ready to launch a “big reform” of relations between new immigrants and Quebec society at-large by the end of the year, a process that will include the revision of Quebec’s immigration law.

Everything will be on the table: the number of immigrants welcomed annually, the selection process and favoured countries of origin, the importance of knowing French before arriving, French language courses, the recognition of training undertaken abroad, regionalization, and the sharing of common values.

The minister said she wanted a wide-reaching debate on the issues, and was “very open to everything that will be proposed.”

Fifty stakeholders are expected to participate in public consultation hearings over the next few weeks on the future of immigration to Quebec. The province’s current policy has been in place for 25 years.

A later consultation will also be held on two specific aspects of immigration: the number of immigrants Quebec wants to welcome every year and their countries of origin.

The emphasis, however, will be placed on the economy and balancing between the recruitment of new immigrants and workforce needs. Finding candidates that can fill empty jobs will be key, and on that point, Quebec is being inspired by Ottawa.

Last year, the federal government reformed its selection process for new immigrants. With the focus now primarily on filling jobs, every candidate for immigration to Canada must produce a “declaration of interest” showcasing his or her ability to meet employers’ needs.

Weil said she wanted to appropriate that model. “ What I want to arrive at, is an immigration system based on the Canadian model,” she said.

Quebec preparing major reform to immigration policy – The Globe and Mail.

Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales

As always, sensible commentary by Charles Taylor:

«Puisqu’il y a des gens qui veulent surfer là-dessus pour faire avancer leur projet de laïcité, là, c’est dangereux parce que se sont deux questions complètement différentes. Si on commence le débat en pointant du doigt une partie de la population comme étant des terroristes en puissance, on ne pourra jamais régler ce problème, le problème de diversité», a déclaré M. Taylor.

Selon le professeur émérite, laïcité et lutte au terrorisme sont deux choses différentes et tracer un lien entre les deux thèmes risque de mener le Québec tout droit vers de nouveaux déchirements.

«Ce serait une erreur monumentale de mélanger les questions de terrorisme et les questions du vivre-ensemble dans la diversité dans une société comme la nôtre. Du moment où on fait un amalgame comme ça, on est tout droit sur le chemin de la division sociale. Si les gens croient que le moment est propice à cause des événements de Paris, ils ont grandement tort», a-t-il dit.

Sans détour, M. Taylor a exprimé sa méfiance envers le député péquiste et candidat à la direction du Parti québécois Bernard Drainville, revenu à la charge il y a une semaine avec une nouvelle mouture – moins restrictive – de son projet de charte des valeurs.

Le philosophe estime que le député de Marie-Victorin est «un mauvais porteur de ballon» dans ce dossier à cause de son passé marqué par la confusion entre la diversité religieuse et l’intégrisme.

Durant le débat sur la première version de la charte en 2013-2014, M. Drainville, alors ministre responsable, «a constamment fait l’amalgame», a soutenu M. Taylor.

«Il entretenait un contexte flou d’intégrisme religieux qui voulait dire à la fois se pencher sur la violence et interdire les signes ostentatoires. Quelqu’un qui croit que les gens qui portent des signes ostentatoires sont des terroristes en puissance ignore tout de la vie religieuse très diverse de notre pays, de notre société. Il agite des slogans très dangereux», a-t-il soulevé.

Le professeur est d’avis que les Français ont fait preuve de plus de sagesse à la suite de l’attentat perpétré contre l’hebdomadaire satirique en rejetant les amalgames et en prenant soin de ne pas montrer du doigt leurs concitoyens de confession musulmane.

Bien au contraire, «ils se sont tous dits: on est tous ensemble, toutes les religions, ne faisons pas d’amalgame, ne blâmons pas les musulmans pour ce qui s’est passé», a-t-il relaté.

Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales | Martin Ouellet | National.