ICYMI: Burkini would not likely pass the CAQ’s citizenship test, says Legault e

Not totally surprising that the CAQ would play identity politics but still disturbing given its predecessor, the ADQ, did so:

It was Legault who opened himself up to the attacks when, arriving for a two-day meeting of his caucus, raised the issue when asked if he still has confidence in his caucus chairperson, Nathalie Roy.

Roy said last week she wanted the burkini — a piece of clothing which covers the entire body and head leaving only the face, hands and feet visible — banned. It is the same clothing which sparked a furor on the beaches of France this summer.

Photos of police officers who intervened on the beaches because of Muslim women wearing burkinis were seen around the world.

After saying he has the same “malaise,” as Roy when it comes to the burkini, Legault said it explains why the CAQ — should it form a government — is proposing to create a values test for newcomers.

It would be CAQ policy to require new immigrants to pass a test on Quebec’s language, and cultural values, after a three-year probationary period. If they don’t pass after two tries, they would be asked to return to their country of origin or to another province in Canada.

Legault ventured that immigrants in favour of the burkini would likely fail those tests and could be refused citizenship because a burkini runs against the principle of equality between men and women.

“There are big questions to be asked on such a piece of clothing,” Legault said. “Does it respect the fundamental values we have in Quebec on the equality of men and women?”

Asked by a reporter what would happen to a person who had moved to Quebec and insisted that the burkini was part of their faith, Legault was clear:

“They don’t get citizenship, that’s all.”

Source: Burkini would not likely pass the CAQ’s citizenship test, says Legault | Montreal Gazette

Les immigrantes victimes de violence conjugale sont mal protégées par l’État, selon les maisons d’hébergement

One of the harder issues to address given the difficulties for many immigrant women to report abuse or leave their spouse, and the resulting risk of deportation:

Souvent brimées par leur conjoint les parrainant et menacées de déportation, les immigrantes victimes de violence conjugale sont mal protégées par l’État québécois, déplore la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF).

Lors de la commission parlementaire qui porte sur la planification de l’immigration au Québec pour la période 2017-2019, la directrice de la fédération, Manon Monastesse, et sa coordonnatrice Marie-Hélène Senay ont décrit la situation d’immigrantes qui ne connaissent ni le français ni l’anglais et qui se réfugient dans une maison d’hébergement pour échapper à un conjoint violent ou encore à leur proxénète. Ces femmes risquent la déportation si elles quittent avant une période de deux ans leur conjoint les parrainant. Les immigrantes qui sont dans une situation jugée irrégulière par Immigration Canada — le visa que leur a procuré leur conjoint étant expiré, par exemple — risquent d’être dénoncées par ce dernier.

En novembre dernier, la FMHF a produit une étude financée par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) sur l’adaptation de l’intervention et des services fournis aux immigrantes par les maisons d’hébergement. « Certains statuts d’immigration ou, pire, l’absence de titre de séjour confinent les femmes dans des situations de grande vulnérabilité. C’est le cas des femmes parrainéesqui sontdès lors, complètement dépendantes du conjoint. […] Cette situation laisse libre cours au contrôle du conjoint violent, qui détient l’ultime menace de la dénonciation menant à la déportation si la femme ne se conforme pas à ses exigences », peut-on lire dans le rapport de 86 pages.

Manon Monastesse a cité entre autres le cas de cette immigrante déportée qui a dû laisser derrière elle son enfant, qu’elle allaitait encore et que la Cour a confié au conjoint québécois qui l’avait dénoncée. « Les cas qu’on vous présente, ce ne sont pas des cas anecdotiques. C’est le quotidien qu’on voit », a-t-elle dit aux parlementaires.

Pas d’engagement de la ministre Weil

Elle a plaidé pour que l’État mette en place un mécanisme de suivi des immigrantes parrainées et de leur conjoint. « C’est inacceptable, ici au Québec, que des femmes soient enfermées pendant des années sans aucun contact avec la société », a-t-elle dénoncé. Dans certains cas, le parrain — un bon citoyen québécois — prend à sa charge plus d’une immigrante. « On voit de plus en plus d’hommes québécois se chercher des femmes soumises, a-t-elle révélé. Nous, on les voit : la numéro un, la numéro deux, la numéro trois. On s’aperçoit que c’est le même conjoint. »

La directrice du FMHF a aussi proposé que l’État suspende les procédures d’expulsion des immigrantes victimes de violence. « Il n’y a pas de mécanisme pour les protéger pendant qu’elles s’affranchissent d’un contexte de violence », a-t-elle fait observer.

Source: Les immigrantes victimes de violence conjugale sont mal protégées par l’État, selon les maisons d’hébergement | Le Devoir

Port du burkini: un débat futile, selon Trudeau

Not covered in English media unless I missed it: PM Trudeau’s comments on the burkini debate in Quebec, framing diversity as not merely as tolerance but rather as “acceptance, openness, friendship and understanding:”

Le premier ministre Justin Trudeau juge futile le débat qui commence à faire rage au Québec sur le port du burkini à la plage.

À l’instar du premier ministre du Québec Philippe Couillard, la semaine dernière, M. Trudeau cachait mal son irritation lundi, à l’issue d’une retraite de deux jours de son cabinet à Sudbury, de voir que certains tentent de lancer un tel débat au pays.

«Il y a des pays dans le monde où la tolérance serait essentielle. (…)  Mais je pense qu’au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu’un, c’est accepter qu’ils aient le droit d’exister, mais à condition qu’ils ne viennent pas nous déranger trop, trop chez-nous, là », a d’abord déclaré M. Trudeau au cours d’une conférence de presse.

« Au Canada, est-ce qu’on pourrait pas parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? C’est vers là que nous allons et c’est ce que l’on est en train de vivre à tous les jours quand on voit nos communautés diverses et riches, pas en dépit de leurs différences, mais bien grâce à ces différences », a ajouté le M. Trudeau.

En France, des municipalités ont décidé d’interdire le port du burkini à la plage, provoquant un vif débat en Europe sur le respect des droits de la personne. Ce débat a eu des échos au Québec, notamment à l’Assemblée nationale, où la Coalition avenir Québec a pressé le gouvernement de Philippe Couillard d’emboîter le pas aux municipalités françaises qui ont choisir d’interdire ce vêtement de plage.

 Vendredi dernier, le premier ministre Philippe Couillard a opposé une fin de non recevoir catégorique à cette demande de la CAQ. « «Je ne peux pas croire qu’on en est là», a laissé tomber M. Couillard.«L’État n’a rien à voir avec la façon [dont] les femmes se vêtent sur les plages».

Devant les journalistes, lundi, M. Trudeau a rappelé aux élus, peu importe où ils siègent, qu’ils ont le devoir d’élever le débat public et de s’assurer de respecter les droits de la personne.

« Oui, il va y avoir des petites controverses ici et là comme toujours. Mais pour moi le respect des droits et des choix des individus doit occuper la première place dans notre discours et dans nos débats », a affirmé M. Trudeau, a-t-il dit.

ICYMI: Le Québec en voie de dépasser ses cibles

One of the more recognized voice of settlement services in Quebec, Stephen Reichhold:

Québec sous-estime le nombre d’immigrants qui seront admis en 2016 et dans les années futures. C’est du moins ce que croit Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

À l’instar de la plupart des intervenants qui défilent depuis mercredi devant la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, dans le cadre de la consultation publique sur la planification de l’immigration au Québec pour 2017-2019, il penche en faveur d’une augmentation des niveaux d’immigration.

« Les cibles citées sont nettement sous-estimées », note M. Reichhold. Pour 2016, le document soumis à la consultation en cours sur la planification de l’immigration fait état d’un maximum de 6600 réfugiés au total. Or, en date du 8 août, le Québec avait déjà accueilli 6181 réfugiés syriens. La cible initiale est donc déjà dépassée, suppose-t-il, puisqu’il faut y ajouter les réfugiés d’autre provenance.

C’est « l’effort humanitaire exceptionnel » envers les Syriens qui explique ce dépassement, a indiqué au Devoir le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI).

Mais tout indique que la tendance ne fléchira pas dans les prochaines années. « Ce qu’ils proposent ne correspond plus à la réalité », soutient le directeur de la TCRI. Il cite notamment l’objectif fédéral de 300 000 nouveaux résidents permanents en 2016, dont au moins 51 000 réfugiés, annoncé en mars par le ministre fédéral de l’Immigration, John McCallum. Ce dernier a réitéré mercredi ses intentions de ne pas faire fléchir cette tendance dans le cadre d’une série de consultations.

Le Québec possède ses propres pouvoirs en la matière, mais il reçoit une proportion de réfugiés correspondant à son poids démographique en vertu de l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration. Si le nombre de réfugiés augmente, et que l’immigration économique doit représenter 63 % du total en 2019 comme le souhaite la ministre Weil, les seuils totaux devront être gonflés.

Planification et français

« Il faut revoir les niveaux proposés », conclut M. Reichhold. Une estimation plus juste permettra de mieux planifier les programmes de francisation et d’intégration, juge-t-il.

Source: Le Québec en voie de dépasser ses cibles | Le Devoir

Le collège de Maisonneuve se dote d’une équipe anti-radicalisation | Le Devoir

Sensible initiative, one that the government can learn from, whether it succeeds or not:

Le collège de Maisonneuve, qui a été aux prises avec l’extrémisme religieux au cours des derniers mois, s’apprête à embaucher cinq professionnels dans l’espoir de désamorcer les idées « radicales » des étudiants.

Selon ce que Le Devoir a appris, la direction du collège prépare l’embauche de trois travailleurs de corridor et de deux autres spécialistes de la radicalisation en vue de la rentrée scolaire. Les cours commencent lundi prochain, mais le processus de sélection des cinq professionnels sera terminé dans deux semaines.

Ce projet-pilote de 400 000 $ survient après une série de cas de radicalisation d’étudiants du collège. Certains ont tenté d’aller faire la guerre en Syrie pour le groupe armé État islamique, classé comme terroriste par le Canada. Sabrine Djaermane et El-Madhi Jamali, deux anciens élèves du collège de Maisonneuve arrêtés en 2015, font face à la justice pour avoir planifié un attentat à Montréal, en plus d’avoir cherché à aller faire le djihad en Syrie.

Des tensions, des bagarres sont aussi survenues entre des groupes du collège au cours des derniers mois. De jeunes musulmans se sentent exclus et stigmatisés.

« Les travailleurs de corridor seront sur le terrain pour recueillir la parole des étudiants. Leur défi est de se faire accepter, de gagner la confiance des jeunes pour les aider », dit Line Légaré, porte-parole du collège de Maisonneuve.

En plus des trois travailleurs de corridor, deux autres professionnels seront embauchés pour appuyer les étudiants et le personnel du collège. Ces experts, formés en relations interculturelles ou qui ont un profil de psychologue ou de travailleur social, aideront la communauté du collège à comprendre et à réagir aux idées « radicales ».

Gare aux dérapages

Cette initiative est un bon point de départ pour rétablir un climat serein au collège de Maisonneuve, estime Cécile Rousseau, pédopsychiatre et directrice de l’Équipe de recherche et d’intervention transculturelles (ERIT) de l’Université McGill. Il existe tout de même un risque : il faut éviter que ces travailleurs de corridor deviennent des informateurs de la police, prévient la spécialiste.

« Le pire qui puisse arriver, c’est qu’on invite un jeune à s’ouvrir et qu’il se sente trahi. Le programme sera un échec si des jeunes se retrouvent fichés par la police ou par les services de renseignement après s’être confiés à un travailleur de corridor », explique Cécile Rousseau.

Source: Le collège de Maisonneuve se dote d’une équipe anti-radicalisation | Le Devoir

Les crimes haineux bondissent au Québec

In addition to the annular StatsCan reports (see 2013 Hate Crimes Statistics), Quebec publishes its own reports, showing a significant increase in 2014 (the year after the proposed Quebec Values Charter was introduced and debated):

Graffitis nazis sur une synagogue, tête de porc devant une mosquée, homosexuels agressés : plus de 250 crimes haineux ont été commis au Québec en 2014, dont près d’une centaine à Montréal. En un an, les crimes ciblant un groupe religieux ont doublé dans la province.

Les communautés juive et musulmane sont préoccupées par le phénomène, mais n’observent pas de flambée sur le terrain.

Le nombre de crimes haineux perpétrés au Québec était relativement stable dans les dernières années, et même en baisse au Canada. Or, 257 délits haineux ont été rapportés en 2014, un bond de 39 % par rapport à l’année précédente, a révélé le ministère de la Sécurité publique (MSP) dans un volumineux document rendu public lors de l’étude des crédits, en avril dernier. Depuis 2010, il n’y avait jamais eu plus de 200 crimes haineux pendant une année.

Crimes haineux au Québec par année civile

  • 2010: 198
  • 2011: 167
  • 2012: 175
  • 2013: 185
  • 2014: 257

Cette récente augmentation est « majoritairement attribuable à la hausse des délits motivés par la haine contre certaines religions », selon le MSP. En effet, ces crimes ont doublé entre 2013 et 2014 (48 contre 94). D’autre part, 80 crimes étaient guidés par la haine contre la « race ou l’ethnie » et 27 par l’orientation sexuelle de la personne. Le Ministère prévient toutefois qu’une « grande prudence est de mise dans l’interprétation des données […] considérant qu’il est parfois complexe d’établir le caractère haineux d’un délit ». Les données de 2015 n’ont pas été compilées.

 À Montréal, 113 crimes haineux ont été répertoriés l’an dernier, une hausse de 24 % en un an. Pourtant, au moment de présenter la nouvelle escouade vouée aux crimes et incidents haineux, en mai dernier, le chef Philippe Pichet évoquait plutôt une moyenne d’environ 70 crimes haineux chaque année dans la métropole. Il avait aussi spécifié que le phénomène n’était pas en hausse.

«  [70 crimes], c’est une moyenne sur 10 ans. En effet, dans les trois dernières années, il y a eu une augmentation », précise Fady Dagher, directeur adjoint du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en entrevue avec La Presse. « On va analyser d’où vient cette augmentation en y allant cas par cas. » (voir autre onglet)

Source: Les crimes haineux bondissent au Québec | Louis-Samuel Perron | National

Quebec opposition MNAs reopen divisive debate over religious attire with call for ban on burkinis

Sigh. Here we go again:

It was just two years ago that Quebec was tearing itself apart over proposed restrictions on religious attire as the Parti Québécois government of Pauline Marois sought to ride its Charter of Values to reelection.

The PQ lost the 2014 election, but the resulting social wounds were deep. A new study by Quebec researchers in the scientific journal Transcultural Psychiatry surveyed university students and found the Charter was associated with “a shift from a predominantly positive perception of intercommunity relations to a predominantly negative one, particularly among women, immigrants and … cultural or religious minorities.”

You might think that having assessed the damage, Quebec politicians would be cautious about reopening the debate. But for the opposition Coalition Avenir Québec (CAQ) and one prominent contender for the Parti Québécois leadership, the temptation to score votes on the backs of minorities is apparently too strong.

As a growing number of municipalities in France moves to ban the burkini, a full-body swimsuit worn by some Muslim women, it was a matter of time before the question arose in Quebec.

On Wednesday, the CAQ called on the provincial government to ban the body-covering garment. Nathalie Roy, CAQ critic for secularism, called the burkini an instrument of oppression of women and urged the Liberal government to examine ways to outlaw it as well as other body-covering Muslim garments.

Speaking to 98.5 FM host Paul Arcand Thursday, Roy said she realizes there are few if any burkinis worn on Quebec’s beaches and in its pools. (The Journal de Montréal ran two columns and a news story on the issue Thursday, all of them illustrated with photos from overseas.)

But that is beside the point, Roy said.

“It’s the symbolism,” she said. “It’s a symbol of radical Islam, a radical Islam that is trying to take root in Quebec.” Other politicians are too “politically correct” to confront the issue, she said.

Not the PQ’s Jean-François Lisée, one of the architects of the Charter of Values. On his Facebook page, Lisée called for a debate on the prohibition of burkinis, burkas and niqabs, leaving little doubt where he stands on the question.

“If our society tolerates in the public place this obvious manifestation of the oppression of women, it confirms that this oppression is acceptable and accepted,” he wrote.

Lisée, who is seeking to replace Pierre Karl Péladeau as PQ leader, also argued that burkas should be banned on security grounds.

“We have a declared enemy, the Islamic State, which recruits people here to set bombs,” he wrote. “Our only choice is to debate the prohibition of the burka BEFORE a jihadi uses one to hide his movements for an attack, or AFTER.”

Liberal House Leader Jean-Marc Fournier accused the CAQ and Lisée of practicing a “fearful nationalism of exclusion.” He said it is reasonable to require people to have uncovered faces to give and receive government services, as the government proposes in a bill currently before the legislature. But anything more, he said, is a recipe for isolating minorities.

“It has been said that the state has no place in people’s bedrooms. It has no place in their wardrobes either,” Fournier said.

The CAQ and PQ, tied for the lead among francophone voters in the latest CROP poll, are battling for predominance on the so-called Quebec identity issue. They claim to be seeking to protect the French language and state secularism, but the effect of the discourse is to create a divide between the majority of white francophones and the province’s minorities.

The study in Transcultural Psychiatry suggests a revival of the debate could be damaging. Nearly one-third of the 441 students the researchers surveyed reported having experienced or witnessed an act of religious or ethnic discrimination in the months after the PQ introduced its Charter.

The Charter’s portrayal of such religious symbols as the hijab and kippa as threats to Quebec values contributed to flare-ups of discrimination, the authors, led by psychology professor Ghayda Hassan of the Université du Québec à Montréal, concluded.

“This is how ordinary violence insinuates itself into the very midst of normal life, taking a variety of subtle forms,” they wrote.

Studies around the world have shown that discrimination and tensions around religious and ethnic identity are harmful to youth mental health, and Quebec is no exception, they concluded: “Clearly, building a foundation for living together in harmony from which both immigrants and the host society would benefit still represents a major challenge for present-day Quebec.”

Telling women what to wear at the beach is not going to help.

Source: National Post

Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec

Sigh:

It’s become apparent in the PQ leadership campaign. When the PQ is not in a position to achieve its founding objective of Quebec independence, it usually falls back on its strongest issue, the defence of the identity of French-speaking Quebecers.

In the PQ campaign, Jean-François Lisée moved quickly to lay claim to that issue by proposing policies on identity and official secularism.

The former promotes a one-way “cultural concordance” requiring newcomers to adapt to the French-speaking majority, while the latter would allow public bodies to discriminate in hiring new employees against job-seekers wearing religious symbols such as the Muslim hijab.

When Alexandre Cloutier, believed to be the front-runner in the PQ race, tweeted best wishes to Quebec Muslims at the end of the Ramadan fast, Lisée saw an opportunity to portray Cloutier as soft on secularism and, by extension, identity.

Lisée responded with a tweet of his own, criticizing Cloutier for marking a religious holiday. When Cloutier pointed out that Lisée himself has tweeted Christmas and Easter wishes, the latter replied that those are statutory holidays. But that’s because they were originally religious holidays of the majority.

And Lisée followed up with a blog post linking Cloutier with Prime Minister Justin Trudeau and his “multiculturalism,” both of which are anathema to PQ members.

Halfway through the PQ leadership campaign, which concludes Oct. 7, Lisée appears to have outflanked the other four candidates on identity, and his efforts to establish himself as the “identity candidate” may be paying off.

Lisée is willing to “take on the identity questions,” well-known nationalist historian Éric Bédard, a promoter of the “charter of values,” told La Presse.

And while PQ leadership candidates tweetfight over the identity issue, yet another tweet signals that the Coalition Avenir Québec party is competing for it with the PQ.

Tweeted by a pro-CAQ account, it drew attention to a newspaper report on a campaign-like summer tour of key ridings by Coalition leader François Legault, which began this week.

The theme of the tour is “Debout pour le Québec”—Standing Up for Quebec. Legault said identity will be a major issue in the tour. And he said that when the National Assembly resumes sitting next month, the CAQ will press the governing Liberals to keep their election promise to pass legislation limiting religious accommodations.

This follows Legault’s announcement last November of a new strategy of competing with the PQ for nationalist votes on issues including language and immigration.

“With what’s been happening in recent years in Quebec,” Legault told L’actualité magazine this year, “immigration has become an issue almost as important as language.”

It’s not only in Quebec. The Brexit vote in Great Britain and Donald Trump’s presidential campaign in the United States show the potential power of the immigration issue.

And in Quebec, with two years remaining until the next general election is due, the competition among politicians over identity has time to escalate.

Source: Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec | Montreal Gazette

Quebec PQ: Alexandre Cloutier défend ses voeux aux musulmans pour la fin du ramadan

More PQ debates on multiculturalism/interculturalism, and whether it is appropriate or not for politicians to wish people well during religious holidays:

Le candidat à la direction du Parti québécois Alexandre Cloutier a défendu, jeudi, ses voeux adressés aux musulmans à la fin du ramadan, en se réclamant de Barack Obama et de Bernie Sanders.

L’enjeu de la laïcité continue donc de diviser au Parti québécois, puisque M. Cloutier répond ainsi aux critiques de Jean-François Lisée, un de ses rivaux dans la course actuelle. M. Lisée avait alors fait une charge contre la position multiculturaliste de Justin Trudeau tout en faisant un rapprochement cinglant avec les voeux d’Alexandre Cloutier.

Dans une entrée de blogue publiée par le site Huffington Post jeudi matin, M. Cloutier, qui est député de Lac-Saint-Jean, affirme avoir été «surpris» par les «vives réactions» provoquées par son message émis sur Twitter.

Il dit avoir formulé ces voeux «avec candeur» et par «esprit d’ouverture et de respect» à l’égard des 250 000 Québécois de confession musulmane qui allaient célébrer l’aïd, la fin du ramadan, la semaine dernière.

C’est ainsi, selon lui, que le Parti québécois doit manifester son ouverture et sa capacité à rassembler les électeurs, en faisant appel aux «valeurs d’ouverture» du fondateur de la formation, René Lévesque.

«J’ai la ferme conviction que c’est en commençant par de tels signaux que le Parti québécois ouvre ses horizons et peut aspirer à rassembler davantage», peut-on lire. Ces gestes s’imposent afin de mettre un terme aux «déceptions électorales», poursuit-il.

Et il a laissé savoir qu’il continuera à souligner les fêtes et les moments forts de la vie des communautés culturelles. En cela, il dit s’inspirer d’autres personnalités politiques: Barack Obama, le candidat malheureux à l’investiture démocrate Bernie Sanders et Pauline Marois.

«J’ai exprimé ces voeux comme le président Barack Obama et le candidat Bernie Sanders l’ont fait, aux États-Unis. Comme notre première ministre Pauline Marois l’a fait, elle aussi, en 2013. Je l’ai fait comme tous les députés de l’Assemblée nationale offrent leurs meilleurs voeux de Pâques et de Noël à leurs électeurs, chaque année», écrit-il.

Aux yeux de M. Lisée, ces voeux contrevenaient au principe de neutralité de l’État, mais M. Cloutier soutient qu’il ne «partage pas son avis». Le PQ doit continuer à défendre la laïcité de l’État «en unissant les Québécoises et les Québécois derrière une vision commune du vivre-ensemble», écrit-il.

M. Cloutier soutient que son parti peut s’inspirer des recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui font consensus avec la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.

Dans un texte publié sur le site web de sa campagne, M. Lisée, qui est député de Rosemont, s’en est pris à la pratique voulant que les chefs politiques saluent les fêtes religieuses. Il avait pris prétexte des voeux officiels transmis par le premier ministre Justin Trudeau à chacune des fêtes religieuses. Selon lui, la vie des communautés ne se limite pas à leurs pratiques religieuses et on ignore ainsi tous ceux qui sont non pratiquants, agnostiques ou athées.

«Même sans la dérive trudeauiste, la pratique voulant que des chefs politiques saluent les fêtes religieuses mérite réflexion, avait écrit M. Lisée. C’est exactement ce que j’ai indiqué lorsque mon collègue Alexandre Cloutier a souligné la fin du ramadan, un événement effectivement majeur de la vie de nos concitoyens musulmans même si les deux tiers d’entre eux ne sont pas pratiquants.»

Ainsi, un chef de parti et de gouvernement qui se veut un gardien de la laïcité et de la neutralité de l’État devrait s’abstenir de participer à des rituels religieux, a fait valoir le député de Rosemont.

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Québec dit avoir été trop «passif» | Le Devoir

Suspect the reasons are deeper than what a small advertising campaign can fix:

La désaffection des immigrants envers les cours de francisation est en partie la faute de Québec, a reconnu lundi la ministre Kathleen Weil, qui dit que le gouvernement « a été passif ». Pour corriger la situation, Québec mise sur une campagne estivale de promotion des cours.

Québec investira 250 000 $ d’ici le 30 août en publicité dans différents journaux, radios et sites Internet — de même que dans le métro et les autobus de Montréal — pour inciter les immigrants à s’inscrire à des cours qui, souligne-t-on, ne coûtent rien. « Apprendre le français, c’est gratuit et c’est gagnant », vante ainsi le slogan de la campagne.

L’objectif est d’augmenter de 10 % le nombre d’immigrants qui suivent des cours de francisation, a indiqué la ministre de l’Immigration. Selon le rapport annuel de gestion 2014-2015 du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion [MIDI], 26 109 personnes ont participé à un ou des cours de français l’an dernier.

C’est là une baisse de 6,1 % par rapport à l’année précédente — résultant notamment d’un recul de fréquentation des cours de français à temps plein (-6,3 %) et des cours en ligne (-30 %). Dans les faits, si l’objectif est atteint, Québec retrouvera le niveau atteint en 2011-2012, mais demeurera sous celui de 2012-2013 (29 200 personnes).

En janvier, Le Devoir révélait que près de 60 % des immigrants adultes qui ne connaissent pas le français en arrivant au Québec refusent de suivre des cours. Or, si l’apprentissage du français est évidemment important pour l’intégration à la société québécoise, il l’est aussi pour aider à la rétention des immigrants. Une étude du MIDI dévoilée en avril montrait que 46 % des immigrants admis entre 2004 et 2013, sélectionnés en raison de leurs qualifications professionnelles et ne parlant pas français à leur arrivée, avaient quitté le Québec en 2015.

Méconnaissance

« Nous avons noté que pas assez de personnes immigrantes se prévalaient de notre offre en francisation », a indiqué Mme Weil. Elle a fait valoir que cette offre est « complète, variée et flexible » en fonction des besoins et des horaires, et que le gouvernement offre jusqu’à 115 $ par semaine à ceux qui sont inscrits à temps plein et ne peuvent donc pas travailler en même temps. « Ces éléments sont méconnus », pense Mme Weil.

Source: Québec dit avoir été trop «passif» | Le Devoir