Quebec PQ: Alexandre Cloutier défend ses voeux aux musulmans pour la fin du ramadan

More PQ debates on multiculturalism/interculturalism, and whether it is appropriate or not for politicians to wish people well during religious holidays:

Le candidat à la direction du Parti québécois Alexandre Cloutier a défendu, jeudi, ses voeux adressés aux musulmans à la fin du ramadan, en se réclamant de Barack Obama et de Bernie Sanders.

L’enjeu de la laïcité continue donc de diviser au Parti québécois, puisque M. Cloutier répond ainsi aux critiques de Jean-François Lisée, un de ses rivaux dans la course actuelle. M. Lisée avait alors fait une charge contre la position multiculturaliste de Justin Trudeau tout en faisant un rapprochement cinglant avec les voeux d’Alexandre Cloutier.

Dans une entrée de blogue publiée par le site Huffington Post jeudi matin, M. Cloutier, qui est député de Lac-Saint-Jean, affirme avoir été «surpris» par les «vives réactions» provoquées par son message émis sur Twitter.

Il dit avoir formulé ces voeux «avec candeur» et par «esprit d’ouverture et de respect» à l’égard des 250 000 Québécois de confession musulmane qui allaient célébrer l’aïd, la fin du ramadan, la semaine dernière.

C’est ainsi, selon lui, que le Parti québécois doit manifester son ouverture et sa capacité à rassembler les électeurs, en faisant appel aux «valeurs d’ouverture» du fondateur de la formation, René Lévesque.

«J’ai la ferme conviction que c’est en commençant par de tels signaux que le Parti québécois ouvre ses horizons et peut aspirer à rassembler davantage», peut-on lire. Ces gestes s’imposent afin de mettre un terme aux «déceptions électorales», poursuit-il.

Et il a laissé savoir qu’il continuera à souligner les fêtes et les moments forts de la vie des communautés culturelles. En cela, il dit s’inspirer d’autres personnalités politiques: Barack Obama, le candidat malheureux à l’investiture démocrate Bernie Sanders et Pauline Marois.

«J’ai exprimé ces voeux comme le président Barack Obama et le candidat Bernie Sanders l’ont fait, aux États-Unis. Comme notre première ministre Pauline Marois l’a fait, elle aussi, en 2013. Je l’ai fait comme tous les députés de l’Assemblée nationale offrent leurs meilleurs voeux de Pâques et de Noël à leurs électeurs, chaque année», écrit-il.

Aux yeux de M. Lisée, ces voeux contrevenaient au principe de neutralité de l’État, mais M. Cloutier soutient qu’il ne «partage pas son avis». Le PQ doit continuer à défendre la laïcité de l’État «en unissant les Québécoises et les Québécois derrière une vision commune du vivre-ensemble», écrit-il.

M. Cloutier soutient que son parti peut s’inspirer des recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qui font consensus avec la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.

Dans un texte publié sur le site web de sa campagne, M. Lisée, qui est député de Rosemont, s’en est pris à la pratique voulant que les chefs politiques saluent les fêtes religieuses. Il avait pris prétexte des voeux officiels transmis par le premier ministre Justin Trudeau à chacune des fêtes religieuses. Selon lui, la vie des communautés ne se limite pas à leurs pratiques religieuses et on ignore ainsi tous ceux qui sont non pratiquants, agnostiques ou athées.

«Même sans la dérive trudeauiste, la pratique voulant que des chefs politiques saluent les fêtes religieuses mérite réflexion, avait écrit M. Lisée. C’est exactement ce que j’ai indiqué lorsque mon collègue Alexandre Cloutier a souligné la fin du ramadan, un événement effectivement majeur de la vie de nos concitoyens musulmans même si les deux tiers d’entre eux ne sont pas pratiquants.»

Ainsi, un chef de parti et de gouvernement qui se veut un gardien de la laïcité et de la neutralité de l’État devrait s’abstenir de participer à des rituels religieux, a fait valoir le député de Rosemont.

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Laïcité: Lisée défend son «approche graduelle» 

Further to yesterday’s article (Gérard Bouchard désapprouve Lisée à la direction du PQ), the reply by Lisée:

Contrairement à Gérard Bouchard, Jean-François Lisée est convaincu que son plan pour contrer la présence de signes religieux dans la fonction publique passerait l’épreuve des tribunaux.

En entrevue avec La Presse, mardi, le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau a défendu son «approche graduelle» en matière de laïcité.

Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) propose de commencer par exprimer aux fonctionnaires «la préférence de l’Assemblée nationale» pour l’absence de signes religieux dans «un signal clair», avant de laisser les organismes publics où un consensus existe les interdire carrément à l’embauche. Le tout accompagné d’un respect des droits acquis pour les employés embauchés avant l’entrée en vigueur d’une éventuelle loi Lisée.

«Est-ce que c’est compliqué? Oui. C’est plus compliqué de respecter le rythme des Québécois que d’agir avec du mur-à-mur. Mais je me fonde sur la lente marche du Québec vers plus de laïcité depuis les années 60», a-t-il dit en entrevue téléphonique.

«C’est très progressif. Je veux continuer à ce rythme-là. On marche vers plus de laïcité, mais sans brusquer les choses», dit M. Lisée.

En entrevue avec La Presse, le réputé sociologue Gérard Bouchard avait encensé le programme d’Alexandre Cloutier, en plus de critiquer durement celui de son adversaire Jean-François Lisée.

L’approche de ce dernier «ressemble étrangement à la Charte des valeurs», a-t-il évalué. C’est une attaque en règle contre celui qui s’est dissocié peut-être le plus radicalement du projet de Bernard Drainville après la défaite péquiste de 2014.

Peu importe cette prise de distance. Avec les propositions de Lisée, «on est encore en violation de droits, de notre charte. On ne s’éloigne pas beaucoup des controverses, on rouvrirait ce panier de crabes», a dit craindre M. Bouchard. «Cela nous amène plus en arrière qu’en avant.»

«Moi, je suis en désaccord total avec l’évaluation de M. Bouchard», a répliqué le député de Rosemont au téléphone. «Je pense qu’on ne peut absolument pas dire que la Cour suprême du Canada refuserait les mesures que je propose. Est-ce qu’il y aurait contestation? Bien sûr. Il y a toujours contestation de tout.»

Source: Laïcité: Lisée défend son «approche graduelle» | Philippe Teisceira-Lessard | Politique québécoise

Canada-Québec: le grand rendez-vous manqué | Bouchard

I have the greatest respect for Prof Bouchard, and the work we [the Multiculturalism Division within CIC] did with him in 2010-11 to capture the nuances between multiculturalism and interculturalism was among the most interesting work we did (for the summary charts see: Table 9: Diversity ParadigmsTable 10: Multiculturalism/ Interculturalisme Comparison).

Where I would disagree with him is that Canada has not accommodated Quebec (it has, but not to the extent that he and others may like, two examples being the Quebec Pension Plan and the Cullen-Couture Immigration agreement). He also implies more opposition between interculturalism and multiculturalism than is warranted, although he recognized that the explicit emphasis on integration by Minister Kenney made differences smaller.

Others in Quebec have been much less nuanced, portraying multiculturalism in Canada as ‘anything goes relativism’ while ignoring that it is within the Canadian constitutional and legal framework (including the primacy of official language rights), and was always within a context of  fostering integration, participation and equality:

Ce qui différencie l’interculturalisme québécois du multiculturalisme canadien, c’est entre autres le fait que, ici, la majorité francophone se perçoit comme une minorité menacée à l’échelle de l’Amérique du Nord — ce qui n’est évidemment pas le cas pour la majorité anglophone du Canada. « Mais s’il y a une majorité au Québec, il y a aussi des minorités, ajoute Gérard Bouchard. En conséquence, le rapport majorité/minorités est fondamental dans la vie interculturelle québécoise. »

« Un Québécois francophone d’aujourd’hui, c’est d’abord quelqu’un qui s’identifie à son groupe francophone parce qu’il a des aspirations communes, qu’il a aussi des craintes et des inquiétudes et qu’il a une volonté d’agir pour surmonter ces problèmes, résume-t-il. Et tout cela se manifeste à tout moment. »

Selon Gérard Bouchard, c’est d’ailleurs ce qu’on a vu se manifester au moment de la crise des accommodements et de la commission qu’il a coprésidée. « Une très vive inquiétude est apparue au sein de la majorité francophone à cause de la perception négative qu’elle a développée des immigrants et des minorités », observe-t-il. Même chose lors du débat sur la Charte de la laïcité : « Il y a deux ans, on a vu encore la majorité se manifester, dit-il, et les minorités descendre alors dans la rue pour protester contre la majorité ! On se trouve donc toujours au coeur de ce rapport majorité/minorités ! »

Si, dans les années 1960, le Canada avait accepté la notion des deux nations fondatrices, voilà qui aurait changé l’histoire, estime Gérard Bouchard, « puisque nous nous serions alors sentis en sécurité sur notre territoire. Ça, ça a été un grand rendez-vous manqué de la part du Canada anglais ». En fait, nuance-t-il, c’est avant tout un rendez-vous manqué de notre point de vue, car, du côté du Canada anglais, ce ne l’est pas. « Ce ne l’est pas, déclare M. Bouchard, puisque pour eux tout est très bien ainsi. En effet, jusqu’à maintenant, le Canada a su survivre et a évité la rupture en prenant certaines mesures pour dénouer les petites crises et en gérant intelligemment et prudemment les choses… Et les Canadiens anglais savent y faire, lance-t-il, puisque ça fait longtemps qu’ils composent avec le problème francophone. »

Et M. Bouchard est formel : « Jamais le Canada anglais n’acceptera d’accommoder le Québec et jamais il ne répondra aux demandes du Québec ! Les Canadiens anglais prennent simplement des mesures d’atermoiement pour que les choses n’éclatent pas… et on ne peut pas dire qu’ils ne réussissent pas bien puisque… regardez où nous en sommes aujourd’hui ! »

Source: Canada-Québec: le grand rendez-vous manqué | Le Devoir

Multiculturalism & Interculturalism: The discussion in Québec

Two interesting and detailed blob posts on multiculturalism and interculturalism in Quebec.

The first covers some of the recent debates and some examples by Quebec leaders and commentators on Quebec society and diversity, who would be well advised to follow the author’s advice:

In summary, when talking about Québec and multiculturalism versus interculturalism, it is very important to understand what multiculturalism is, and what interculturalism is.  When famous celebrity opinion-makers and columnists, with very large audiences, contend that multiculturalism does not protect Québec’s society and/or should be invoked as a reasons for sovereignty, I urge you to take a second look at the definitions of these ideologies, what they truly relate to, and keep it all in context before drawing conclusions.

Multiculturalism & Interculturalism: The discussion in Québec – POST 3 of 3 (#182) « Quebec Culture Blog.

The second explores some of the ongoing themes of multiculturalism and interculturalism and the various approaches for greater codification of values and behaviours:

The Parti Québécois learned the lesson that it cannot continuously flog this and every other topic under the sun in the hopes that they will all become the holy grail of political conflict needed to incite public support for sovereignty.   Thus, the Parti Québécois’ has already “backed-off” – and this might just afford the breathing space that multiculturalism needs in order to slowly have its image repaired.

Where is Multiculturalism heading in the next year or two in Québec? (#183)

Multiculturalism Redefined? (#179) « Quebec Culture Blog

While I think the writer is over-stating the change in Trudeau’s language (many of the points are stating more explicitly what has been implicit, just as Minister Kenney’s reboot was re-emphasising the integration objective of multiculturalism), nevertheless worth reflecting upon.

And his recognition of the close similarity between multiculturalism and interculturalism is something that more need to acknowledge, as the issue is more what kind of multiculturalism and what kind of interculturalism we believe is most effective:

At first glance, Trudeau’s socio-cultural contractualism, or renewed multiculturalism, or inter-multiculturalism (whatever name you wish to attach to it) does keep the principal traits of multiculturalism as we have known it (which is Canada will let you live your life in peace, and with time you will integrate into society at your rhythm and in your own way, but you may also receive a gentle nudge from time-to-time to encourage you to continue in that process – this is an oversimplistic definition, but it’s tough to otherwise sum it up in one sentence).

However, J.Trudeau seems to be opening the way to “pre-established” integration conditions, aligned with the norms of the environment in which a person lives in Canada.  He is giving immigrants obligations towards these norms and towards groups of people around them which already form the core of society, and towards those with whom newcomers have to live.  It is these last two phrases which conform more to concepts and ideologies of Québec’s interculturalism (those at least which are more apt to be practiced in Québec).   Let me be clear that I am not at all saying that this redefinition is anywhere near elements contained in the deposed proposal for a Québec Charter of Values (which was debated during the winter of 2013/2014).  Even on this point, Québec was not ready or comfortable, as a society, to adopt such a charter in the name of interculturalism (we all saw how the proposal imploded on itself during public debates on the issue).   Justin Trudeau seems to be taking another path, but one which still could hold potential to bridge the publicly perceived distances between multiculturalism and interculturalism.

Kenney’s changes in fact did bring the two closer together.

Multiculturalism Redefined? (#179) « Quebec Culture Blog.

For the Parti Québécois, bad habit dies hard

Martin Patriquin on the PQ internal politics regarding the resurrection of the Values Charter and related positioning:

The introduction of Drainville’s charter proposal in the fall of 2014 unleashed one of the more divisive chapters in recent Quebec political history. In one example, Quebec actress and pro-charter spokesperson Janette Bertrand said the province needed such a thing because Muslim doctors allowed women to “die faster.” It was all for naught for the PQ, pollster Claire Durand notes. “The charter was never strong enough to drive votes to the PQ. What drives votes in the Gaspé is the price of lobster, not whether a woman wears a hijab at the licence bureau.”

The charter’s lack of electoral oomph suggests the PQ’s return to identity politics is something bigger than crass politicking; perhaps the party has truly realized the limitations of its appeal to immigrants and non-francophones. At any rate, Drainville’s foray has the support of several sovereignist tenors, including Gilles Duceppe. The former Bloc Québécois leader criticized Drainville’s original charter during the last election campaign. He has since changed his mind.

“I think we need a charter,” Duceppe says. And because the Liberal government relies on the votes of religious minorities, Duceppe says only the PQ is poised to pursue the goal of state secularism. “Already, the ethnic vote isn’t very strong with the PQ. They come here from troubled countries, and they don’t want further problems,” he says. “They didn’t come to Canada for the weather.”

For the Parti Québécois, bad habit dies hard – Macleans.ca.

Quebec reopens its identity can of worms – Gagnon

Appropriately cutting commentary by Lysiane Gagnon:

What’s the link between an Islamist terrorist and a daycare worker who wears the hijab? Any sensible person would find the question utterly silly, but not Quebec’s radical secularists – and they’re at it again.

Here they are, shamelessly exploiting the terrorist attacks in Paris that left 12 dead three weeks ago, calling for a ban on religious symbols – as if such a ban was some sort of guarantee against potential terrorist attacks. (If it were, France wouldn’t have been targeted so often by home-grown terrorists, since it has the most stringent secular policies by far in the Western world.)

The blood of the Paris victims wasn’t even dry when Quebec’s radical secularists, led by the Parti Québécois opposition, began campaigning for some sort of revival of the secular charter that died when former premier Pauline Marois’s government was defeated after months of divisive and emotional debate.

The PQ, knowing full well that Premier Philippe Couillard is uncomfortable with identity politics, is pushing the government to pass legislation his Liberals promised, unwisely, before the election. The legislation, a much milder version of the PQ charter, would forbid public-sector employees to cover their faces (a non-existent problem) and set rules for “reasonable accommodations” between institutions and religious customers or employees (a problem that’s already been solved by local administrations).

Quebec reopens its identity can of worms – The Globe and Mail.

And Don Macpherson of the Gazette, on some of the internal PQ politics following Jean-François Lisée’s decision to pull out of the leadership race:

On sovereignty, Lisée said, the PQ had to “look the situation in the face.” It had to win the support of young people, who have “turned their backs on us,” and minorities, which “do not recognize themselves in us.” It had to accept the possibility that even with hard work, it might not win a mandate in the 2018 general election to hold a referendum.

The party had to “re-examine the contours of our project,” with a referendum process negotiated with the rest of Canada and “real independence,” with a Quebec currency as well as a Quebec citizenship. It had to end its “ambiguity on its identity” and show clearly that it is left-of-centre, environmentalist and humanist. It could no longer be against climate change and for developing shale oil.

And while the PQ continued to fight against the decline of French and for secularism, it had to have “a more open attitude” toward the English-speaking community and “a more active one” on the integration of immigrants.

But, Lisée said, there was no point in his going on; the election in May had already been decided, and Pierre Karl Péladeau had won. Lisée spoke with resignation and a trace of bitterness about the PQ wanting to “live its Pierre Karl Péladeau moment right to the end.” It was as if the PQ was infatuated with his rival for its affections, a passion against which Lisée was helpless and hopeless.

Don Macpherson: The PQ is determined to have its PK Peladeau moment

Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales

As always, sensible commentary by Charles Taylor:

«Puisqu’il y a des gens qui veulent surfer là-dessus pour faire avancer leur projet de laïcité, là, c’est dangereux parce que se sont deux questions complètement différentes. Si on commence le débat en pointant du doigt une partie de la population comme étant des terroristes en puissance, on ne pourra jamais régler ce problème, le problème de diversité», a déclaré M. Taylor.

Selon le professeur émérite, laïcité et lutte au terrorisme sont deux choses différentes et tracer un lien entre les deux thèmes risque de mener le Québec tout droit vers de nouveaux déchirements.

«Ce serait une erreur monumentale de mélanger les questions de terrorisme et les questions du vivre-ensemble dans la diversité dans une société comme la nôtre. Du moment où on fait un amalgame comme ça, on est tout droit sur le chemin de la division sociale. Si les gens croient que le moment est propice à cause des événements de Paris, ils ont grandement tort», a-t-il dit.

Sans détour, M. Taylor a exprimé sa méfiance envers le député péquiste et candidat à la direction du Parti québécois Bernard Drainville, revenu à la charge il y a une semaine avec une nouvelle mouture – moins restrictive – de son projet de charte des valeurs.

Le philosophe estime que le député de Marie-Victorin est «un mauvais porteur de ballon» dans ce dossier à cause de son passé marqué par la confusion entre la diversité religieuse et l’intégrisme.

Durant le débat sur la première version de la charte en 2013-2014, M. Drainville, alors ministre responsable, «a constamment fait l’amalgame», a soutenu M. Taylor.

«Il entretenait un contexte flou d’intégrisme religieux qui voulait dire à la fois se pencher sur la violence et interdire les signes ostentatoires. Quelqu’un qui croit que les gens qui portent des signes ostentatoires sont des terroristes en puissance ignore tout de la vie religieuse très diverse de notre pays, de notre société. Il agite des slogans très dangereux», a-t-il soulevé.

Le professeur est d’avis que les Français ont fait preuve de plus de sagesse à la suite de l’attentat perpétré contre l’hebdomadaire satirique en rejetant les amalgames et en prenant soin de ne pas montrer du doigt leurs concitoyens de confession musulmane.

Bien au contraire, «ils se sont tous dits: on est tous ensemble, toutes les religions, ne faisons pas d’amalgame, ne blâmons pas les musulmans pour ce qui s’est passé», a-t-il relaté.

Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales | Martin Ouellet | National.

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin

More on the debate over the Liberal government’s plans for a charter, and Premier Couillard’s cautious approach:

Le premier ministre a également balayé d’un revers de main les critiques du Parti québécois (PQ) et de la Coalition avenir Québec, qui l’accusent d’avoir profité des attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi que ceux survenus en France pour repousser le débat entourant la neutralité de l’État.

«Il faut s’avoir s’ajuster aux circonstances, a répliqué M. Couillard. Les événements (…) montrent clairement que les esprits sont tournés vers cette question et que l’on peut facilement glisser vers la stigmatisation.»

Le premier ministre ne croit pas avoir créé des attentes trop élevées en affirmant, en campagne électorale, vouloir agir «rapidement» dans les dossiers de la neutralité de l’État et de la lutte contre l’intégrisme.

«On ne va pas présenter un projet inconstitutionnel comme au PQ, a affirmé M. Couillard. Ils (les péquistes) ont agi de manière imprudente et négative pour la société en proposant dans le passé des politiques sur la discrimination à l’emploi.»

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin | Julien Arsenault | Politique québécoise.

And the likely next leader of the PQ, Pierre Karl Péladeau, reverts back to Bouchard-Taylor’s approach, laïcisme ouvert, along with the latest poll:

Dans son rapport de 2008, les commissaires préconisaient l’interdiction du port de signes religieux ostensibles chez les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison. «Tout le détail je ne peux pas vous dire, mais tout ce qui est en autorité, c’est quelque chose d’important», a dit le magnat des médias à l’entrée du caucus présessionnel de son parti à Saint-Jean-sur-Richelieu.  Il pense qu’«une pièce législative» sur la question des valeurs et l’égalité entre les hommes et les femmes doit être adoptée par le gouvernement.

…Un sondage SOM-Cogeco Nouvelles publié ce matin indique que 68% des Québécois – après répartition – seraient en faveur de la création d’une charte de la laïcité. Les résultats montrent aussi que 16% des Québécois affirment que leur perception des immigrants et des musulmans a changé négativement depuis les évènements de Paris.

Péladeau en faveur des recommandations de Bouchard-Taylor

But Le Devoir, indicates it is actually Bouchard-Taylor plus, given that Péladeau also supports banning religious symbols and headgear on teachers:

Puis, à la question «Le port de signes religieux par les enseignants?», le député de Saint-Jérôme a répondu du tac au tac: «Moi, j’ai une opinion là-dessus. Je pense que ça ne devrait pas avoir lieu. Mais, encore là, ça va être une question qui va être débattue.»

PKP opte pour la neutralité

Quebec Values Charter 2.0: Ban against crosses, hijabs would only apply to new public employees | National Post

English coverage of Bernard Drainville’s attempt to resuscitate the values charter (earlier post Charte de la laïcité: «une clause grand-père» prévaudra |Drainvilleand a useful comparison between the earlier and current versions:

Comparison of Drainville’s charter proposals

PQ’s original charter

• The ban on ostentatious religious symbols in the workspace was sweeping and applied to the entire public sector including justice, health and education. The bill defined the symbols as “overt and conspicuous,” which meant a tiny crucifix or small ring with the Star of David or earring was fine, but anything big was not.

• The bill provided for a five-year exemption from the ban for CEGEPs, universities, health care and municipalities. In the uproar, many institutions said they would use the exemption.

• Private schools and non-subsidized daycare centres were not covered.

• It would be mandatory to have one’s face uncovered while providing or receiving a state service.

• In the name of religious heritage, the giant crucifix on Mont Royal and other religious symbols in the public space — such as the crucifix over

the speaker’s chair in the blue room of the National Assembly — would remain. Employees would still be allowed office Christmas trees.

• Amend the Quebec Charter of Rights and Freedoms to entrench religious neutrality of the state and the secular nature of institutions.

Drainville charter

• The big change in the proposal is the so-called grandfather clause. That means that while the plan is still to ban conspicuous religious symbols in the whole public sector, existing workers would have acquired rights and not have to respect the rules.

• Implicit in the new package is that no employee thus could be fired for refusing to comply, which emerged as the real stumbling block for the short-lived PQ government.

• The new ban would thus only apply to new hires. As Drainville stated, working for the government carries with it responsibilities and one of them is to not express, or display, one’s personal convictions.

• Respecting their independence, Drainville said the new ban would not apply to CEGEPs, universities and municipalities. They would, however, be required to adopt their own internal religious neutrality policies.

• Added to the charter would be the creation of an observatory on religious fundamentalism and a 1-800 phone line where people could report honour crimes.

• The National Assembly crucifix could be moved elsewhere in the legislature if MNAs vote to do so.

Quebec Values Charter 2.0: Ban against crosses, hijabs would only apply to new public employees | National Post.