Immigration: la proposition caquiste est insensée, selon Couillard

Premier Couillard responds to the latest proposals of the CAQ (Immigration: la CAQ veut resserrer les exigences):

Le premier ministre s’est insurgé mardi contre la volonté de la CAQ de montrer la sortie aux immigrants qui n’arrivent pas, à terme, à s’intégrer à la majorité francophone, au marché de l’emploi et aux «valeurs québécoises».

À son avis, la proposition de la CAQ ne tient pas la route et ferait fuir «les travailleurs qualifiés» désireux de s’implanter au Québec si elle devait être appliquée.

En vertu de la proposition caquiste, les immigrants seraient soumis à un certificat d’accompagnement transitoire qui leur accorderait trois ans – maximum quatre – pour faire leur devoir.

À défaut de satisfaire aux trois exigences édictées – connaissance du français, emploi, adhésion aux valeurs de la charte des droits et libertés – les nouveaux venus se verraient privés du certificat de sélection du Québec, un document requis pour obtenir le statut de résident permanent et de citoyen canadien.

En Chambre, le chef caquiste François Legault a rappelé que 42 pour cent des 50 000 immigrants que reçoit le Québec chaque année ne connaissent pas le français et que 78 pour cent d’entre eux ne suivent pas les cours d’intégration aux valeurs communes. Endémique, le taux de chômage atteint 17 pour cent chez les immigrés installés au Québec depuis moins de cinq ans.

Le chef du gouvernement libéral a dit convenir que l’emploi «est la source la plus rapide d’intégration à la société» et que l’accès au marché du travail permet «de développer la connaissance pratique du français».

Mais à ses yeux, le projet caquiste se démarque par son «simplisme» et est carrément «insensé».

«Qu’est-ce que c’est que cette histoire? On va faire passer des examens à des immigrants trois ans après leur arrivée et s’ils ne passent pas, bien, ils s’en retournent chez eux. Bravo!», a ironisé le premier ministre pendant la période de questions.

Selon lui, les resserrements préconisés par la formation de François Legault auraient un effet repoussoir sur les travailleurs qualifiés dont le Québec a besoin.

Immigration: la proposition caquiste est insensée, selon Couillard | Martin Ouellet | Politique québécoise.

Globe editorial mocking the CAQ proposal:

This “new pact” with immigrants would be accompanied by a Law on Interculturalism, whatever that means. Half a dozen years ago, the philosopher Charles Taylor said that interculturalism and multiculturalism are really the same thing; the prevailing Quebec ideology, however, insists that there is some distinction.

Mr. Legault is invoking the fear of “radicalization” and “preachers who would denigrate fundamental values.” Similarly last month, while foolishly raising alarm over a project for a mosque in Shawinigan, he called for the creation of a new agency that would scrutinize proposed new religious institutions. The goal is to block any Muslim applicants who “denigrate Quebec values.”

All this, curiously, is accompanied by a worry, among Mr. Legault and others, that immigrants who settle in Quebec have a low rate of actually staying: Only three-quarters of those who came between 2003 and 2012 are still there. Why not welcome them more warmly, rather than spread panic about their religious practices?

 François Legault puts out the unwelcome mat 

Immigration: la CAQ veut resserrer les exigences

The CAQ continues its focus on identity politics in the current consultations on immigration, with probationary residency and a test on Quebec values:

«Il faut être prudents, c’est un sujet qui est complexe, c’est délicat, il ne faut pas faire des amalgames, il faut être respectueux, a-t-il dit. Mais il faut aussi être francs, et je pense que la société québécoise sortirait gagnante qu’on se donne des balises très claires quant à la sélection et l’intégration des immigrants.»

M. Legault a expliqué que ses propositions, dont il espère que les libéraux s’inspireront, visent notamment à répondre aux préoccupations soulevées par les attentats de djihadistes à Paris.

«Il y a actuellement une inquiétude fondée au Québec, a-t-il dit. Veut-on avoir des futurs immigrants qui pourraient devenir des prédicateurs, qui viendraient dénigrer des valeurs fondamentales comme l’égalité entre les hommes puis les femmes? Je pense que les Québécois ne souhaitent pas ça, donc je pense que c’est important.»

Cette nouvelle procédure serait disponible pour les travailleurs qualifiés, qui comptaient pour 58 pour cent des 52 000 immigrants accueillis au Québec en 2013.

M. Legault croit qu’il est souhaitable d’autoriser plus rapidement les immigrants à venir s’établir au Québec quand leurs qualifications correspondent aux besoins du marché du travail québécois.

En contrepartie, la CAQ rehausserait les exigences de connaissance du français en plus d’imposer la réussite d’un cours portant sur les valeurs québécoises véhiculées notamment par la Charte québécoise des droits et libertés.

Trois ans après leur arrivée, les travailleurs qualifiés devraient ainsi répondre à ces exigences de manière satisfaisante en plus de prouver leurs efforts d’intégration du marché du travail, a expliqué le chef caquiste en conférence de presse.

«De la même façon qu’un touriste qui vient ici, au Québec, à un moment donné, ne peut pas rester de façon permanente, de la même façon qu’une personne qui reçoit un permis de travail temporaire ne peut pas rester ici de façon permanente, effectivement, si, dans ce qui est proposé, l’immigrant ne reçoit pas son certificat permanent, bien, oui, il devra retourner, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Puis le gouvernement fédéral devra s’assurer que cette personne retourne chez elle.»

Immigration: la CAQ veut resserrer les exigences | Alexandre Robillard | Politique québécoise.

NDP tones down their defence of face-covering niqab in Quebec

More on some of the internal NDP debates:

But headlines in French-language media that say NDP is “in favour of the niqab” were not well received by all New Democrats, and provided fodder for the party’s opponents in the province.

The niqab is a controversial subject in Quebec, where a promise from the separatist Parti Québécois to ban overt religious symbols among government workers was a major issue in the most recent provincial election.

One of the NDP’s best known Quebec MPs, Alexandre Boulerice, gave media interviews this week to explain his “uneasiness” with the niqab.

“It seems to be a symbol of oppression, which is not something that pleases me,” Mr. Boulerice told The Globe and Mail on Friday. “I think the niqab is at the junction of the limits of what is accepted by the Charter [of Rights and Freedoms] and what Canadian society is ready to accept.”

He also questioned the ability of fully veiled bureaucrats to provide services to the public, stating Canada might need a country-wide consultation on religious symbols similar to one in Quebec in 2007-2008. However, he added that the Charter needs to be respected, and accused the Conservative government of “going overboard” on the issue.

The Liberal Party jumped on Mr. Boulerice’s comments, arguing that on minority rights, the NDP says “one thing in Quebec, and something else in the rest of Canada.”

New Democrat officials said the party’s position has not changed: it will continue to support minority rights vigorously and defend the Charter, including the right of women to wear a niqab when swearing the oath of citizenship.

The party also renewed its assault on Prime Minister Stephen Harper for attempting to use the issue of the niqab to win support in Quebec. New Democrats explained that in much of the country, the debate is among three federalist parties, but that in Quebec, the separatist Bloc Québécois, a federal party, is scoring political points by criticizing the niqab.

“Stephen Harper is helping the separatists by giving them a lifeline, by fanning the flames of division on this issue,” NDP principal secretary Karl Bélanger said in an interview.

NDP tones down their defence of face-covering niqab in Quebec – The Globe and Mail.

Les immigrantes veulent se faire entendre | Quebec Consultations

On the need for better gender-based analysis and the needs of women immigrants in Quebec:

Les femmes immigrantes ne l’ont jamais eu facile et leur situation ne s’améliore pas. Elles maîtrisent moins le français, sont moins présentes sur le marché du travail, occupent des emplois au bas de l’échelle et sont moins bien rémunérées. « On a l’impression que l’égalité entre les hommes et les femmes prônée au Québec ne s’applique pas quand il s’agit de personnes immigrantes », déplore Yasmina Chouakri, vice-présidente par intérim et ancienne présidente du Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ).

En février, l’organisme a publié une longue lettre ouverte où il réclame une meilleure prise en compte des besoins des femmes dans les politiques et les programmes d’immigration et d’intégration, de même qu’un financement adéquat pour lutter contre les inégalités dont elles souffrent. Signée par plus d’une vingtaine de groupes de défense des droits des femmes, la lettre se veut un moyen de se faire entendre par le gouvernement québécois, qui tient actuellement des consultations publiques pour son projet de nouvelle politique en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion. « À notre connaissance, aucun organisme de femmes immigrantes n’y a été invité », explique Mme Chouakri.

Le RAFIQ demande au gouvernement de mettre en oeuvre une véritable « analyse différenciée selon les sexes », qu’on appelle communément ADS, une approche qui intègre les différences entre les hommes et les femmes au cours de l’élaboration de politiques, de programmes ou de toute autre mesure. Si le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion fait déjà des efforts dans ce sens, tout reste encore à faire, selon Yasmina Chouakri. « Le gouvernement ventile toutes sortes de statistiques pour mettre en relief les disparités hommes-femmes, ce qui demeure important, constate-t-elle. Mais il ne propose rien de concret pour y remédier. »

Les immigrantes veulent se faire entendre | Le Devoir.

‘You are not suitably dressed’: Quebec judge refused to hear single mother’s case because of hijab | National Post

Outrageous. Has she made the same ruling for men wearing a kippa or turban? Does she not understand what religious freedom means?

A Quebec Court judge refused to hear the case this week of a single mother trying to retrieve her car because the woman would not remove her Muslim head scarf.

“In my opinion, you are not suitably dressed,” Judge Eliana Marengo told Rania El-Alloul Tuesday, according to a courtroom recording obtained by the Canadian Broadcasting Corp.

“Decorum is important. Hats and sunglasses, for example, are not allowed, and I don’t see why scarves on the head would be. The same rules need to be applied to everyone.”

Ms. El-Alloul testified she was on welfare and the mother of three sons. She was trying to get back her car, which had been seized by the provincial automobile insurance board after one of her sons was caught driving it with a suspended licence.

She told the judge she needed the car to provide for her family. “I’m facing money problems,” she said.

But Judge Marengo refused to hear the merits of the case, citing a regulation governing court decorum that states simply, “Any person appearing before the court must be suitably dressed.”

She noted Ms. El-Alloul had said her hijab was a religious requirement. “In my opinion, the courtroom is a secular place and a secular space,” she said. “There are no religious symbols in this room, not on the walls and not on the persons.”

It seems given the outcry, many feel the same way.

‘You are not suitably dressed’: Quebec judge refused to hear single mother’s case because of hijab | National Post.

Un sondage CROP confirme que les Québécois comptent sur une charte pour les protéger

Consistent with any number of previous polls, reflecting unease but matched with general support for immigration:

L’idée d’une charte qui réaffirme les valeurs communes aux Québécois conserve l’appui d’une majorité d’entre eux, avec 51%. Mais plusieurs de ceux qui y étaient auparavant défavorables se sont déplacés vers la catégorie des indécis. Il y a maintenant 23 % des gens qui s’opposent à la charte, et 26 % qui ne sont pas certains du pied sur lequel danser à ce sujet.

«Je pense que ce qui accrochait avec la charte du PQ, c’est justement que ça venait du PQ, analyse Youri Rivest, de la maison CROP. C’était plus le messager que le message qui était rejeté.»

La région de Québec est celle qui est la plus séduite par l’idée d’une charte avec 66 % d’appuis, contre 50 % ailleurs en région et 48 % à Montréal.

«À Québec, les gens sont plus réfractaires aux questions d’extrémisme religieux, constate M.Rivest. Mais ils ne sont pas fermés à l’immigration en général. Ils y sont même plus ouverts qu’ailleurs. Ce n’est pas un sentiment anti-immigrant; c’est vraiment anti-extrémisme religieux.»

Dans l’ensemble, les Québécois s’inquiètent d’abord et avant tout que les nouveaux arrivants refusent d’intégrer les valeurs de leur pays d’adoption. Ils sont 85 % à éprouver une crainte à cet égard.

…Un clivage sur ces questions s’observe selon la langue. Les francophones sont par exemple beaucoup plus favorables à la charte, à 57 %, que les non-francophones, à 27 %.

Il demeure que 67 % des Québécois craignent que l’intégrisme religieux menace la sécurité au Québec. À l’inverse, 33 % ne croient pas qu’il y ait matière à inquiétude.

À cet égard, les péquistes sont les plus soucieux de la menace, à 84%. Ils sont suivis par les caquistes à 73%, les libéraux à 63 % et les solidaires à 58 %.

Un sondage CROP confirme que les Québécois comptent sur une charte pour les protéger | Simon Boivin | Politique.

Travailler avec un intégriste: la ministre Weil se ravise

Reminds me of a discussion I had with some of my former staff during 2008 Quebec niqab and related debates, and I challenged my staff, who argued for accommodation, would they feel comfortable having a co-worker wearing a niqab? The body language discomfort was palpable:

Kathleen Weil a marché dans les mêmes traces mercredi, lorsqu’elle commentait la conception de son plan d’action pour la lutte au radicalisme, et le projet de loi péquiste sur un observatoire de l’intégrisme. Elle affirmait qu’il y avait de l’intégrisme qui pouvait être soit inoffensif ou soit dangereux, quand les échanges ont alors glissé, à savoir si elle aurait un problème à travailler avec un intégriste dans son propre cabinet.

«Intégriste, ça dépend jusqu’où (sur le plan) religieux, a-t-elle d’abord répondu au cours d’un point de presse en matinée. S’il est rigoriste, mais ne fait pas de mal à personne… C’est ça l’inquiétude pour une société démocratique, c’est la sécurité des gens.»

Elle a alors été appelée par un journaliste à préciser sa pensée, avec un exemple hypothétique d’un collègue qu’elle côtoierait au quotidien, un intégriste rigoriste qui respecte strictement ses préceptes religieux en privé.

«On n’a pas de jugement à porter sur cette personne en autant que la sécurité publique est protégée», a-t-elle confirmé.

Elle a soutenu que l’intégrisme en soi n’est pas dangereux et qu’elle ne connaît pas de pays disposant de plans d’action contre l’intégrisme. Toutefois, à la sortie du conseil des ministres en après-midi, son discours avait changé.

«Ce serait impossible que quelqu’un comme ça se retrouve dans mon cabinet, vraiment impossible», a martelé Mme Weil.

Sa définition de l’intégrisme s’était soudainement étoffée, pour justifier son rejet, et il ne s’agissait plus simplement d’un rigoriste et de ses pratiques religieuses en privé: un intégriste est devenu quelqu’un qui ne partage pas les valeurs démocratiques, qui ne croit pas en l’égalité entre les hommes et les femmes et qui fait la promotion de l’homophobie.

«C’est plus que de la rigueur (sic), a-t-elle justifié. C’est quelqu’un qui conteste la démocratie. C’est ce qui est ahurissant dans ce qu’on entend ces temps-ci. Je réagis fortement à ça.»

L’intégriste est «extrêmement conservateur», a-t-elle poursuivi, et n’a pas une «mentalité moderne». À la première entrevue d’embauche on verrait que cette personne n’a pas une «mentalité ouverte, progressiste».

Selon elle, il y a des gradations jusqu’au fondamentalisme, mais le lexique est «complexe» et elle veut rester simple pour être comprise. «C’est plus important de parler des vraies choses, c’est ce que les gens comprennent, je pense qu’il faut parler un langage simple», a-t-elle dit.

Travailler avec un intégriste: la ministre Weil se ravise | Patrice Bergeron | Politique québécoise.

Le fisc doit sévir contre les intégristes religieux, dit Legault

Not fully thought out. Implications on freedom of speech and what about fundamentalists of other religions, such as Christians and Jews. After all, fundamentalists of all religions tend to reject the largely secular values dear to Québecois.

Will subsidies for schools, or tax exemptions, for example, be removed?

Ce serait là une façon de faire taire les leaders religieux intégristes, a fait valoir mercredi le chef du parti, François Legault.

Dans le même esprit, la CAQ réclame que soit amendée la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, de manière à interdire les enseignements ou prêches religieux destinés à rejeter des valeurs chères aux Québécois, telles que la démocratie, l’égalité entre hommes et femmes et le respect de l’orientation sexuelle.En conférence de presse mercredi, le chef de la CAQ, accompagné de la députée caquiste Nathalie Roy, a décrit sa vision de la lutte contre l’intégrisme religieux, en demandant au gouvernement Couillard d’agir en déposant « rapidement » un projet de loi, comme il s’est engagé à le faire à maintes reprises.

« Notre système n’est pas adapté pour lutter contre l’intégrisme », a dit d’entrée de jeu M. Legault, accentuant la pression sur le gouvernement « pour protéger les valeurs québécoises ».

M. Legault a dit juger normal de restreindre les libertés religieuses de ces individus radicaux, dans une société libre et démocratique comme la société québécoise.

Les corporations religieuses jouissent de plusieurs avantages sur le plan fiscal, au niveau provincial et municipal : exemption d’impôt sur leurs revenus, déduction pour le logement, remboursement de 50 pour cent de la TVQ pour leurs achats et activités, tout comme l’exonération de la taxe foncière et de la taxe scolaire.

L’octroi, par les municipalités, de certificats d’occupation d’immeubles serait aussi visé par le plan d’action caquiste.

Selon les voeux de la CAQ, le Registraire des entreprises pourrait refuser l’incorporation à un groupe religieux qui entretient « des liens quelconques avec une organisation criminelle ou une entité terroriste reconnue au Code criminel », a indiqué de son côté la porte-parole du parti sur ces questions, Nathalie Roy.

M. Legault s’est gardé de viser une religion en particulier, ou de faire un amalgame entre religion et terrorisme.

Durant la conférence de presse, il a dit qu’il ne fallait pas pour autant « se mettre la tête dans le sable », préférant privilégier une attitude préventive : « tous les terroristes étaient d’abord des intégristes. Il y a un genre de terreau fertile » dans certaines pratiques religieuses, a-t-il commenté.

Le fisc doit sévir contre les intégristes religieux, dit Legault | Le Devoir.

Québec devrait inciter les immigrants à s’installer en région, croit Charles Taylor

Immigrants tend to go where they perceive the jobs are so not sure how realistic this proposal is.

But his reference to having more immigrants in the hinterland to reduce some of the fears among some “Québécois de souche” through more contact with newcomers has merit:

L’avantage de ce procédé serait double: disperser l’immigration et combler les emplois vacants en région.

«Ce sera une espèce de marché qu’on conclut avec une personne: il y a ce travail concret, on a beaucoup de mal à le remplir. Vous allez le remplir, alors là on est très d’accord pour vous faire passer rapidement à travers toutes les étapes» du processus de sélection, a-t-il illustré.

Entre 2009 et 2013, deux immigrants sur trois (70 %) ont choisi de prendre racine à Montréal. Si on inclut Laval et la Montérégie, on découvre que la très grande majorité (84 %) des nouveaux arrivants s’implantent dans la métropole ou autour, dans ce qu’il est convenu d’appeler le «450».

Leur présence en région paraît infinitésimale: 0,1 % ont choisi la Gaspésie, 0,2 % l’Abitibi et 0,3 % le Saguenay, durant la même période.

Avec son collègue Bouchard, M. Taylor proposera donc, notamment, un moyen d’inverser cette tendance, lors de leur témoignage jeudi devant la commission parlementaire qui se penche sur la future politique d’immigration québécoise.

C’est une approche gagnant-gagnant, fait-il valoir: «Il suffit qu’il y ait un contact humain entre les immigrants de toutes sources et les Québécois de souche, qu’ils se fréquentent un peu et les différentes craintes, les préjugés, les paniques, disparaissent.»

La sélection des candidats pourrait même être conditionnelle à leur acceptation de s’installer en région. Mais M. Taylor prône une approche plus incitative que coercitive. Il ne s’agit pas de leur «forcer la main», mais de créer des conditions favorables.

Québec devrait inciter les immigrants à s’installer en région, croit Charles Taylor | Jocelyne Richer | Politique québécoise.

For the Parti Québécois, bad habit dies hard

Martin Patriquin on the PQ internal politics regarding the resurrection of the Values Charter and related positioning:

The introduction of Drainville’s charter proposal in the fall of 2014 unleashed one of the more divisive chapters in recent Quebec political history. In one example, Quebec actress and pro-charter spokesperson Janette Bertrand said the province needed such a thing because Muslim doctors allowed women to “die faster.” It was all for naught for the PQ, pollster Claire Durand notes. “The charter was never strong enough to drive votes to the PQ. What drives votes in the Gaspé is the price of lobster, not whether a woman wears a hijab at the licence bureau.”

The charter’s lack of electoral oomph suggests the PQ’s return to identity politics is something bigger than crass politicking; perhaps the party has truly realized the limitations of its appeal to immigrants and non-francophones. At any rate, Drainville’s foray has the support of several sovereignist tenors, including Gilles Duceppe. The former Bloc Québécois leader criticized Drainville’s original charter during the last election campaign. He has since changed his mind.

“I think we need a charter,” Duceppe says. And because the Liberal government relies on the votes of religious minorities, Duceppe says only the PQ is poised to pursue the goal of state secularism. “Already, the ethnic vote isn’t very strong with the PQ. They come here from troubled countries, and they don’t want further problems,” he says. “They didn’t come to Canada for the weather.”

For the Parti Québécois, bad habit dies hard – Macleans.ca.