Why the PQ isn’t so eager to celebrate the Brexit vote: Martin Patriquin

Worth reading – some uncomfortable truths by Patriquin:

First, there’s history. Britain has long been the subject of fevered nationalist nightmares, and the antagonist in Quebec’s narrative of subjugation and suffering. There are real, live human beings in the province who believe this country remains Britain’s useful idiot in the latter’s war with France, fought nearly 260 years ago. Most Quebec nationalists have dialed back on the lingo since the days of White Niggers of America. But in the nationalist mindset, the idea that Britain might be slave to anything is absurd at best and an insult at worst.

Second, there’s demographics. Several polls foundsupport for the “Yes” side in the 2014 Scottish referendum to be highest among younger age brackets. The ruling Scottish Nationalist Party was favourable to increased immigration, and a sizeable swath of Scotland’s cultural communities supported exiting the U.K.

Scottish nationalism was young, inclusive, and above all relevant to every facet of society. For the PQ, this example was worth celebrating because it was what the Parti Québecois used to be, and what it could aspire to.

The Leave campaign was a reflection of what the Parti Québécois has become. As the Financial Times (amongothers) demonstrated, the biggest support for the Leave campaign came from older, less-educated rural voters. In the 2014 election, the PQ attempted to target this very demographic in Quebec with its so-called “Quebec values charter,” which aimed to strip religious symbols from the heads, necks and lapels of anyone receiving a government paycheque.

The PQ suffered the worst electoral drubbing in its history, and has spent much of the last two years trying to forget the failed experiment. Endorsing the successful Leave campaign would only remind people of nationalism’s darker impulses.

Lastly, there is the gong show that is post-Brexit U.K. The PQ has long suggested, as the Leave campaign did repeatedly throughout the campaign, that separation would be a painless affair. It hasn’t been. Britain’s credit rating has been downgraded, its economy sent into a tailspin; billions of dollars of capital have been wiped out.

Even if this is a temporary hiccup, there remains the social factor. During the campaign, a man shot Labour MP Jo Cox dead on the street while yelling “Britain First.” Reports of hate crimes increased by 57 per cent in the 36 hours following the Brexit vote, according to Britain’s National Police Chiefs’ Council. And while this too may be another of Britain’s temporary miseries, history suggests racial scapegoating only increases in times of economic strife.

No wonder the PQ has kept mostly quiet. Britain’s Leave campaign is a win it doesn’t need.

Source: Why the PQ isn’t so eager to celebrate the Brexit vote

Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie»

Marine Le Pen’s visit to Quebec and reactions:

L’accueil de 25 000 réfugiés syriens par le gouvernement Trudeau est une « folie ». La classe politique d’ici subit une forme de « terrorisme intellectuel ». Les Québécois ne sont pas assez combatifs quand vient le temps de défendre leur langue. En visite au Québec, la présidente du Front national (FN), ce parti d’extrême droite de France, en a long à dire sur la politique canadienne et québécoise.

Marine Le Pen estime que son parti a des affinités avec le Parti québécois. Elle appuyait le projet de charte des valeurs, qui a soulevé une telle controverse. Elle croit que Pierre Karl Péladeau donnera un « nouveau souffle à la souveraineté ». La Presse l’a rencontrée.

Sa visite au Québec était à peine annoncée que tous les partis politiques provinciaux et fédéraux sont sortis sur la place publique pour déclarer qu’ils ne rencontreraient pas Marine Le Pen et qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec elle. À croire que la chef du FN est radioactive. Que pense-t-elle de ce traitement ?

« La classe politique québécoise semble vivre dans une forme de crainte. Et je trouve que quand il y a de la crainte dans une démocratie, c’est que la démocratie va mal. » Mme Le Pen, qui trouve la réaction des politiciens « puérile », affirme que des gens du milieu politique ont sollicité des rencontres avec elle, mais qu’ils ont eu « peur de le faire » ou qu’ils l’ont contactée « pour dire qu’ils [avaient] subi beaucoup de pression ». Elle refuse de divulguer leur nom ou leur allégeance.

« Il y a une forme de terrorisme intellectuel qui est très dommageable. Parce qu’une démocratie mature n’a pas peur du débat d’idées. Ça en dit long sur le poids du politiquement correct et de la pensée unique. Cela dit, ce n’est pas très grave. Je ne suis pas là pour faire la tournée des popotes politiques. Même s’il y a toujours intérêt, quand on est un responsable politique, à pouvoir échanger avec des gens qui peuvent sur certains sujets partager vos préoccupations. »

Source: Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie» | Gabrielle Duchaine | Politique

And:

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d’une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.

M. Péladeau a dit, samedi, sur sa page Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s’affichant comme des “jeunes du Parti québécois”», avaient rencontré Mme Le Pen.

«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d’initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l’histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine – un mouvement rattaché au FN -, avait publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»

La dirigeante du Front national, parti français d’extrême droite, débarquait à Montréal vendredi. Mme Le Pen annonçait sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau. À Québec non plus, personne ne se préparait à l’accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n’est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu’elle avait à faire à «plein d’Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l’immigration est faire preuve de xénophobie».

Des péquistes rencontrent Marine Le Pen, Péladeau s’en dissocie

Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau

Recognition is there, and positive reference to Syrian refugees is a start, but it will take time given the legacy of the Quebec Values Charter and other positions:

Le Parti québécois doit se rapprocher des anglophones et des communautés culturelles, a reconnu son chef Pierre Karl Péladeau, samedi.

« On n’a peut-être pas mis suffisamment l’accent sur le fait que l’indépendance, c’est bon pour l’ensemble des citoyens, pour toutes les communautés », a indiqué M. Péladeau à son arrivée au Conseil national du PQ.

Le chef péquiste s’est engagé à « multiplier les rendez-vous » avec les Québécois non francophones.

« Il faut renouer l’échange et le dialogue avec les communautés », a-t-il indiqué.

Dans un discours devant 350 délégués à Sherbrooke, il a présenté les réfugiés syriens qui arriveront au Québec dans les prochaines semaines comme « nos nouveaux compatriotes ». Il a dit souhaiter qu’ils soient « reçus dans les meilleures conditions et accompagnés des meilleures ressources » pour réussir leur arrivée.

La fin de semaine dernière, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec traînent un « lourd passif » sur la question des nouveaux arrivants. Il a cité en exemple la Charte des valeurs qui a été vivement contestée dans les communautés culturelles.

« Notre défi, c’est de combattre les préjugés négatifs dont on nous a affublés », estime le député Maka Kotto.

« On avait peut-être ralenti (les efforts de rapprochement) avec les événements post-référendum, a convenu la députée Carole Poirier. Et là, on repart cette machine pour aller vendre notre projet de pays. »

Les lieutenants de M. Péladeau n’ont toutefois pas fourni davantage de précisions sur les prises de position qu’ils comptent adopter pour se rapprocher des anglophones et des allophones. Et aucun n’a remis en question la controversée Charte des valeurs défendue par le gouvernement Marois.

« De dire aujourd’hui que la laïcité n’est plus à l’ordre du jour, c’est ne pas lire l’actualité internationale, a noté le député Jean-François Lisée. On a un groupe islamofasciste qui propose un État religieux dictatorial. Notre réponse, c’est un État laïc, ouvert à tous, ouvert à toutes les religions, ouvert à toutes les croyances, ouvert à toutes les origines, mais dont le point de ralliement n’est pas la religion. »

Le rapprochement annoncé avec les communautés culturelles coïncide avec la publication d’un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Journal de Montréal, qui place le PQ largement en tête des intentions de vote chez les francophones (38%). En revanche, le parti indépendantiste ne recueille que 10% des appuis chez les non-francophones.

Résultat : le Parti libéral reste en tête des intentions de vote au Québec avec 35% des appuis, contre 32% pour le Parti québécois et 20% pour la Coalition avenir Québec.

And this needs to be seen in overall context of how Quebec immigrants and visible minorities view and identify more with Canada than Quebec (Seeing the Same Canada? Visible Minorities’ Views of the Federation).

Source: Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau | Martin Croteau | Politique québécoise

Bernard Drainville se retire de la course

The coronation continues:

« J’y allais pour gagner. Ceux qui me connaissent savent que je joue pour gagner. Toujours. J’ai tout donné, comme mon équipe, mais il faut se rendre à l’évidence: dans les dernières semaines, le vote s’est cristallisé et Pierre-Karl a rassemblé une nette majorité derrière lui », a déclaré M. Drainville lors d’une conférence de presse mercredi après-midi. « Continuer la course en sachant cela n’aurait pas eu de sens. Pour continuer, y’aurait fallu mener une campagne très dure, trop dure. Il ne faut pas être trop égoïste là-dedans. Il faut penser à l’équipe, à notre parti et à la cause qu’on porte », a-t-il ajouté.

À ce moment-ci, cinq des sept députés ayant donné leur appui à sa candidature gagneront aussi le camp de M. Péladeau. Il s’agit de Sylvain Gaudreault (Jonquière), Alain Therrien (Sanguinet), Mathieu Traversy (Terrebonne), Sylvain Roy (Bonaventure) et Guy Leclair (Beauharnois) font partie du lot. Les députes d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, et de Berthier, André Villeneuve, poursuivaient quant à eux leur réflexion mercredi après-midi.

La décision de Bernard Drainville suscite l’étonnement dans les rangs du PQ. L’élu de Marie-Victorin avait recommandé jeudi dernier aux militants péquistes de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur », qui pourrait n’être qu’« un mirage », mais plutôt de choisir un chef capable de faire gagner le PQ « au jour un ». M. Drainville a ouvert trois jours plus tard (dimanche) un local de campagne dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Pourtant, il songeait déjà à abandonner la course à la chefferie. Ses députés alliés ont été associés à sa réflexion lundi et mardi.

« J’ai rapidement réuni mon équipe et nous avons convenu que notre tâche pour la suite était de continuer à porter nos idées, tout en amorçant dès maintenant le rassemblement. J’ai rencontré Pierre-Karl et nous avons eu des discussions très franches et amicales pour éclaircir certaines questions et préparer la suite. Je dois dire que ça a porté ses fruits », a soutenu M. Drainville, accompagné de sa garde rapprochée.

Bernard Drainville se retire de la course | Le Devoir.

For the Parti Québécois, bad habit dies hard

Martin Patriquin on the PQ internal politics regarding the resurrection of the Values Charter and related positioning:

The introduction of Drainville’s charter proposal in the fall of 2014 unleashed one of the more divisive chapters in recent Quebec political history. In one example, Quebec actress and pro-charter spokesperson Janette Bertrand said the province needed such a thing because Muslim doctors allowed women to “die faster.” It was all for naught for the PQ, pollster Claire Durand notes. “The charter was never strong enough to drive votes to the PQ. What drives votes in the Gaspé is the price of lobster, not whether a woman wears a hijab at the licence bureau.”

The charter’s lack of electoral oomph suggests the PQ’s return to identity politics is something bigger than crass politicking; perhaps the party has truly realized the limitations of its appeal to immigrants and non-francophones. At any rate, Drainville’s foray has the support of several sovereignist tenors, including Gilles Duceppe. The former Bloc Québécois leader criticized Drainville’s original charter during the last election campaign. He has since changed his mind.

“I think we need a charter,” Duceppe says. And because the Liberal government relies on the votes of religious minorities, Duceppe says only the PQ is poised to pursue the goal of state secularism. “Already, the ethnic vote isn’t very strong with the PQ. They come here from troubled countries, and they don’t want further problems,” he says. “They didn’t come to Canada for the weather.”

For the Parti Québécois, bad habit dies hard – Macleans.ca.

Quebec reopens its identity can of worms – Gagnon

Appropriately cutting commentary by Lysiane Gagnon:

What’s the link between an Islamist terrorist and a daycare worker who wears the hijab? Any sensible person would find the question utterly silly, but not Quebec’s radical secularists – and they’re at it again.

Here they are, shamelessly exploiting the terrorist attacks in Paris that left 12 dead three weeks ago, calling for a ban on religious symbols – as if such a ban was some sort of guarantee against potential terrorist attacks. (If it were, France wouldn’t have been targeted so often by home-grown terrorists, since it has the most stringent secular policies by far in the Western world.)

The blood of the Paris victims wasn’t even dry when Quebec’s radical secularists, led by the Parti Québécois opposition, began campaigning for some sort of revival of the secular charter that died when former premier Pauline Marois’s government was defeated after months of divisive and emotional debate.

The PQ, knowing full well that Premier Philippe Couillard is uncomfortable with identity politics, is pushing the government to pass legislation his Liberals promised, unwisely, before the election. The legislation, a much milder version of the PQ charter, would forbid public-sector employees to cover their faces (a non-existent problem) and set rules for “reasonable accommodations” between institutions and religious customers or employees (a problem that’s already been solved by local administrations).

Quebec reopens its identity can of worms – The Globe and Mail.

And Don Macpherson of the Gazette, on some of the internal PQ politics following Jean-François Lisée’s decision to pull out of the leadership race:

On sovereignty, Lisée said, the PQ had to “look the situation in the face.” It had to win the support of young people, who have “turned their backs on us,” and minorities, which “do not recognize themselves in us.” It had to accept the possibility that even with hard work, it might not win a mandate in the 2018 general election to hold a referendum.

The party had to “re-examine the contours of our project,” with a referendum process negotiated with the rest of Canada and “real independence,” with a Quebec currency as well as a Quebec citizenship. It had to end its “ambiguity on its identity” and show clearly that it is left-of-centre, environmentalist and humanist. It could no longer be against climate change and for developing shale oil.

And while the PQ continued to fight against the decline of French and for secularism, it had to have “a more open attitude” toward the English-speaking community and “a more active one” on the integration of immigrants.

But, Lisée said, there was no point in his going on; the election in May had already been decided, and Pierre Karl Péladeau had won. Lisée spoke with resignation and a trace of bitterness about the PQ wanting to “live its Pierre Karl Péladeau moment right to the end.” It was as if the PQ was infatuated with his rival for its affections, a passion against which Lisée was helpless and hopeless.

Don Macpherson: The PQ is determined to have its PK Peladeau moment

Front commun contre un «djihad juridique»

More on the Dalila Awada case against Louise Mailloux, former PQ candidate, who in her blog wrote that kosher and halal foods were a “conspiracy to enrich rabbis and imams and fund religious wars” (PQ reaps the intolerance it sowed with values charter). Pauline Maurois never dissociated herself from Mme. Mailloux’s commentary (Radical Islam is ‘a risk,’ Marois says, PQ candidate intolerance).

Reminds me of Ezra Levant’s crusade against human rights commissions and court cases, and the concern about the possible chilling effect on free speech:

Pour l’avocat de Mme Mailloux, Me Jean Bernier, la poursuite-bâillon est un recours judiciaire qui vise surtout à « décourager le militantisme ». La poursuite contre Mme Mailloux et ses acolytes militants laïques est la plus récente d’une « série de poursuites stratégiques » ayant pour cible des personnes qui ont participé au débat public, notamment sur le projet de charte de la laïcité, croit-il. « Voici maintenant qu’on veut déplacer un débat essentiellement politique devant les tribunaux. »

Not a great fan of recourse to the Courts in these cases as it is better that this be resolved in the political arena. The defeat of the PQ, its values charter, and Mme. Gouin have more impact.

Front commun contre un «djihad juridique» | Le Devoir.

Creux historique pour le PQ | Le Devoir

Pretty amazing polling results on the PQs fall. Will require much more serious internal PQ reflection than to date:

Les résultats détaillés montrent l’ampleur de la côte à remonter pour le PQ. Ainsi, chez les francophones, le parti est troisième (23 %) derrière la CAQ (33 %) et les libéraux (29 %). Même chose en ce qui a trait au vote des femmes (17 %).

Pire : le Parti québécois est désormais le quatrième choix des électeurs de moins de 45 ans. Québec solidaire recueille en effet plus d’appuis dans les échantillons basés sur l’âge des répondants. Il n’y a que les 55-64 ans qui sont plus réceptifs au message péquiste. « Une question s’impose clairement, dit Jean-Marc Léger : est-ce que le PQ a été le parti d’une génération ? »

La conjoncture — défaite récente, parti sans chef — explique une partie des résultats de ce sondage [quoique le Bloc québécois n’avait pas perdu de points dans le premier sondage suivant sa débandade électorale, en mai 2011]. Mais il y a plus, dit M. Léger. « C’est normal que le parti descende un peu, mais pas aussi rapidement. C’est comme si les gens sentaient que le parti a perdu son âme : on entend des militants et des députés renier la charte de la laïcité, renier l’ancienne chef, renier la démarche constitutionnelle… »

Autre résultat peu encourageant pour le Parti québécois : moins d’un tiers (32 %) des répondants du sondage aurait voté pour la souveraineté du Québec si un référendum avait eu lieu dans les derniers jours. « C’est faible, remarque M. Léger. On a souvent des appuis autour de 40 % en posant cette question. » Et même si le PQ faisait la promesse de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat, il ne profiterait « d’aucun impact positif », indique M. Léger.

Creux historique pour le PQ | Le Devoir.

PQ’s lack of legal advice on secular charter puts ex-minister on defensive – The Globe and Mail

Fully appropriate comment on Bernard Drainville and the PQ:

The latest volley against him came from Gérard Bouchard, the historian and sociologist who co-chaired a public inquiry into issues of reasonable accommodation.

“We now know the sinister role played by the Marois-Drainville tandem,” Mr. Bouchard wrote in a letter published in La Presse Tuesday.

He said the charter was a project where “imbecility (let’s call it by its name) was competing with dishonesty.”

Mr. Bouchard also called on Mr. Drainville to resign from his legislature seat. “For more than a year, he repeatedly made incendiary and deceitful remarks to pit the majority of Quebeckers against minorities and immigrants.”

PQ’s lack of legal advice on secular charter puts ex-minister on defensive – The Globe and Mail.

Excerpt from Bouchard letter here:

On sait le rôle plutôt sinistre qu’y a joué le tandem Marois-Drainville. Il a été largement commenté et, avec raison, fortement condamné. Il faut aller plus loin. Il y a un grand ménage à faire dans le parti. Tous ceux qui l’ont conduit sur la voie de l’intolérance, de l’hypocrisie et de l’amateurisme doivent s’en aller. Quant à ceux qui ont carrément versé dans la démagogie la plus effrontée soit en multipliant les mensonges à la population, soit en encourageant cette pratique par leur silence complaisant, on se demande s’ils se qualifient encore pour occuper une charge politique ou même une fonction publique.

Au-delà du tort causé au Parti québécois, ces manoeuvres duplessistes ont déçu bien des honnêtes gens. Elles ont discrédité, à leurs yeux, l’ensemble du politique.

Drainville doit démissionner

Parti québécois : l’aveuglement volontaire – Hébert

Chantal Hébert on the PQ remaining in denial mode:

Pendant que les ténors du PQ s’entêtaient — sur deux décennies — à vouloir prendre un non pour un peut-être, la majorité des Québécois sont passés à autre chose. Les résultats de l’élection en témoignent : l’écart entre le désir des uns et la réalité des autres est sans précédent.

Depuis le 7 avril, bien des militants souverainistes se consolent en se souvenant que la situation semblait aussi désespérée au moment de la signature de l’accord du lac Meech, en 1987. À l’époque, l’avenir de la souveraineté semblait compromis à tout jamais par la négociation d’un projet de réconciliation constitutionnelle entre le Québec et le Canada. De plus, le gouvernement fédéral de l’époque était dirigé par un Québécois, le progressiste-conservateur Brian Mulroney, disposé à favoriser le retour de sa province dans le giron fédéraliste en faisant une large place à ses compatriotes nationalistes dans la direction des affaires à Ottawa. Trois ans plus tard, l’échec spectaculaire de Meech avait plutôt donné un souffle inespéré à l’option souverainiste.

Les circonstances sont radicalement différentes aujourd’hui. Au bout du vote fédéraliste du 7 avril, il n’y avait aucune carotte constitutionnelle. Pendant la campagne électorale, personne à Ottawa — pas même les rares Québécois qui sont dans les coulisses conservatrices du pouvoir — n’a fait miroiter de grandes perspectives de changement. Le gouvernement libéral majoritaire de Philippe Couillard a été élu sans l’obligation d’obtenir des résultats sur le front des relations Québec-Canada.

Cette fois-ci, le reste du Canada ne viendra pas à la rescousse du Parti québécois.

Parti québécois : l’aveuglement volontaire – L’actualité.