Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau

Recognition is there, and positive reference to Syrian refugees is a start, but it will take time given the legacy of the Quebec Values Charter and other positions:

Le Parti québécois doit se rapprocher des anglophones et des communautés culturelles, a reconnu son chef Pierre Karl Péladeau, samedi.

« On n’a peut-être pas mis suffisamment l’accent sur le fait que l’indépendance, c’est bon pour l’ensemble des citoyens, pour toutes les communautés », a indiqué M. Péladeau à son arrivée au Conseil national du PQ.

Le chef péquiste s’est engagé à « multiplier les rendez-vous » avec les Québécois non francophones.

« Il faut renouer l’échange et le dialogue avec les communautés », a-t-il indiqué.

Dans un discours devant 350 délégués à Sherbrooke, il a présenté les réfugiés syriens qui arriveront au Québec dans les prochaines semaines comme « nos nouveaux compatriotes ». Il a dit souhaiter qu’ils soient « reçus dans les meilleures conditions et accompagnés des meilleures ressources » pour réussir leur arrivée.

La fin de semaine dernière, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec traînent un « lourd passif » sur la question des nouveaux arrivants. Il a cité en exemple la Charte des valeurs qui a été vivement contestée dans les communautés culturelles.

« Notre défi, c’est de combattre les préjugés négatifs dont on nous a affublés », estime le député Maka Kotto.

« On avait peut-être ralenti (les efforts de rapprochement) avec les événements post-référendum, a convenu la députée Carole Poirier. Et là, on repart cette machine pour aller vendre notre projet de pays. »

Les lieutenants de M. Péladeau n’ont toutefois pas fourni davantage de précisions sur les prises de position qu’ils comptent adopter pour se rapprocher des anglophones et des allophones. Et aucun n’a remis en question la controversée Charte des valeurs défendue par le gouvernement Marois.

« De dire aujourd’hui que la laïcité n’est plus à l’ordre du jour, c’est ne pas lire l’actualité internationale, a noté le député Jean-François Lisée. On a un groupe islamofasciste qui propose un État religieux dictatorial. Notre réponse, c’est un État laïc, ouvert à tous, ouvert à toutes les religions, ouvert à toutes les croyances, ouvert à toutes les origines, mais dont le point de ralliement n’est pas la religion. »

Le rapprochement annoncé avec les communautés culturelles coïncide avec la publication d’un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Journal de Montréal, qui place le PQ largement en tête des intentions de vote chez les francophones (38%). En revanche, le parti indépendantiste ne recueille que 10% des appuis chez les non-francophones.

Résultat : le Parti libéral reste en tête des intentions de vote au Québec avec 35% des appuis, contre 32% pour le Parti québécois et 20% pour la Coalition avenir Québec.

And this needs to be seen in overall context of how Quebec immigrants and visible minorities view and identify more with Canada than Quebec (Seeing the Same Canada? Visible Minorities’ Views of the Federation).

Source: Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau | Martin Croteau | Politique québécoise

Le problème de cette majorité francophone | Le Devoir

More on Quebec debates and how Premier Couillard is addressing them:

L’accueil par le Québec de réfugiés syriens a inspiré à Philippe Couillard des réflexions sur l’intolérance des peuples, intolérance sur les braises de laquelle il accuse le Parti québécois et la Coalition avenir Québec d’avoir soufflé. Des commentateurs y ont vu un dérapage partisan. Or, il n’a fait que révéler le fond de sa pensée.​

Dans son discours d’ouverture du conseil général du Parti libéral du Québec il y a une semaine, Philippe Couillard a lancé : « Non à la xénophobie et au racisme, non à la fermeture et l’exclusion, oui à l’accueil, oui à la citoyenneté partagée. » Le sujet : l’accueil des réfugiés syriens et une bannière déployée à Québec pour s’y opposer.

Le lendemain, dans son discours de clôture, le chef libéral s’enhardissait en parlant de l’intégration des nouveaux arrivants : il a dénoncé la proposition du PQ — en fait, de Jean-François Lisée — d’imposer un délai d’un an à un nouveau citoyen canadien avant qu’il obtienne le droit de vote au Québec, question d’empêcher Ottawa de tricher. Quant à la CAQ, Philippe Couillard lui reprochait cette idée aussi singulière qu’inapplicable d’imposer aux immigrants un examen de français et de « valeurs » trois ans après leur arrivée : un échec mènerait à l’expulsion.

Le PLQ se présente comme le parti « de l’inclusion », comme l’a dit son chef, « celui d’une citoyenneté ouverte et partagée ». Le corollaire, c’est que le PQ et la CAQ ne le seraient pas. Dimanche dernier, le président de la Commission-Jeunesse du parti, Nicolas Perrino, a bien résumé dans son discours cette nouvelle posture des libéraux. « Les Québécois de tous les horizons savent que notre parti est le seul qui refusera toujours de céder aux fantasmes populistes d’un autre temps. Ils savent que notre parti se méfiera toujours de ceux qui prétendent promouvoir l’affirmation identitaire de la majorité en brimant les droits fondamentaux des minorités. Ils savent que notre parti défendra toujours les libertés individuelles et notre culture sans jamais verser dans l’intolérance et l’exclusion. »

Dans la conférence de presse de clôture du conseil général, Philippe Couillard a développé sa pensée. Tant le PQ que la CAQ « ont un lourd passif » en matière d’accueil des immigrants. « Parfois, et même parfois involontairement, en adoptant certaines politiques qui semblent faciles, qui semblent répondre à ce qu’on croit être le souhait de la population, on pose des gestes qui attisent les braises de ces démons qu’on a chez nous comme partout ailleurs », a-t-il fait observer. Devant l’intolérance, « j’ai toujours eu cette inquiétude », devant ces « démons », présents dans toutes les sociétés démocratiques, « dont la peur de l’Autre, dont la tentation facile du rejet de l’étranger, dont la xénophobie ».

À l’Assemblée nationale mardi, le chef de la CAQ, François Legault, a bien tenté d’obtenir de lui une rétractation. En vain. Jamais, jamais il ne se rétractera parce que c’est précisément ce qu’il pense, confirme-t-on dans son entourage. Ce ne sont pas là des exagérations partisanes servant à chauffer des militants qui se délectent des attaques du chef à l’endroit des adversaires politiques.

Aux yeux de Philippe Couillard, l’hypocrisie du PQ était manifeste durant ce qu’il appelle « cet épisode très regrettable de la charte des valeurs ». En prônant une neutralité religieuse qui s’incarne dans les employés de l’État, le PQ a sciemment exacerbé les sentiments xénophobes du peuple et il a divisé les Québécois.

Deux conceptions

Le débat sur cette charte, appuyée par une nette majorité de francophones à l’époque, ne confrontait pas deux conceptions légitimes du vivre-ensemble — entre les visions d’un Guy Rocher et d’un Charles Taylor, par exemple. Pour les détracteurs de la laïcité de l’État comme Philippe Couillard, le débat opposait les défenseurs des droits et libertés à une majorité pusillanime qui gonfle les muscles en brimant les minorités ; les Lumières de l’interculturalisme, l’ouverture à l’Autre étaient confrontées à l’ignorance nauséabonde d’une plèbe un brin raciste et obtuse.

À l’instar de Bouchard-Taylor, Philippe Couillard a toujours soutenu qu’il n’y avait pas eu de crise des accommodements raisonnables. Il a affirmé que la pratique était aujourd’hui bien balisée et que la charte péquiste ne réglait que des « problèmes imaginaires ». Ce qui ne va pas, c’est la majorité francophone. Il faut définir une « nouvelle identité québécoise », avait-il fait valoir alors qu’il était candidat à la chefferie du PLQ.

Source: Le problème de cette majorité francophone | Le Devoir

Québec s’attaque à la radicalisation: Loi 59

The evolution of Loi 59 – refreshing to see a government open to amendments for proposed legislation:

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a dévoilé des dizaines d’amendements — tenant sur plus de 40 pages — à son projet de loi anti-discours de haine afin de l’inscrire formellement dans la « lutte contre la radicalisation ».

« Le discours haineux, c’est un discours qui peut s’inscrire dans un processus de radicalisation, malheureusement », a-t-elle souligné dans un bref entretien avec Le Devoir près d’une semaine après les attentats de Paris.

D’ailleurs, le libellé de la version amendée du projet de loi, soumise aux élus de la Commission des institutions jeudi, a été inchangé depuis les attaques dans la Ville Lumière, a-t-on assuré au Devoir.

Le projet de loi 59 prohibera les discours haineux et les discours incitant à la violence tenus ou diffusés publiquement, mais également les « enseignements » du même registre, visant un groupe de personnes identifié à l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne — femmes, homosexuels, minorités visibles, groupes religieux, etc. —, a annoncé Mme Vallée jeudi.

Suivant les recommandations des juristes de l’État, l’élue libérale s’était abstenue de définir le concept de « discours haineux » dans la version originale du projet de loi, ce qui lui avait valu de nombreuses critiques. Elle a remédié à cette lacune. « Aux yeux d’une personne raisonnable, [le discours haineux] est d’une virulence ou d’un extrême tel qu’il est susceptible d’exposer ce groupe à la marginalisation ou au rejet, à la détestation, au dénigrement ou à l’aversion, notamment pour que ce groupe soit perçu comme étant illégitime, dangereux ou ignoble », peut-on lire dans la nouvelle mouture du document.

D’autre part, Mme Vallée a ajouté une disposition au projet de loi permettant aux cégeps de résilier un contrat d’utilisation d’un local si le locataire a un « comportement qui peut raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des étudiants ainsi que celle des personnes qui sont présentes dans le collège »« C’est une mesure [dictée par le] gros bons sens », a-t-elle fait valoir, près d’un an après le départ de jeunes fréquentant les classes du prédicateur Adil Charkaoui au Collège Maisonneuve pour aller grossir les rangs de groupes djihadistes.

Par ailleurs, Mme Vallée a retiré l’obligation faite à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) de tenir à jour une « liste noire » ou « liste de la honte » recensant les personnes épinglées pour discours haineux ou incitant à la violence dans le projet de loi.

Elle a également enlevé la peine minimale de 1000 dollars à laquelle celles-ci s’exposaient. La ministre laissera le loisir au Tribunal d’« imposer une ou plusieurs mesures de redressement » comme une « lettre d’excuses »« Il peut arriver qu’un discours haineux soit tenu par une personne dans une situation de vulnérabilité extrême [ou] un jeune, un mineur », a précisé Mme Vallée au Devoir.

Source: Québec s’attaque à la radicalisation | Le Devoir

Forcing Jewish hair stylist to take Saturdays off is grounds for rights complaint: Quebec commission

Interesting case:

Quebec’s Human Rights Commission has decided there is sufficient evidence to support a complaint by a Jewish hairstylist who claims his employer, the owner of a Snowdon beauty salon who is also Jewish, discriminated against him on the basis of his religion by not letting him work on Saturdays.
The commission has recommended that Spa Orazen and its owner Iris Gressy compensate hair stylist Richard Zilberg $17,500 in damages ($12,500 for loss of income and $5,000 for moral damages) and that Gressy pay an additional $2,500 for punitive damages to Zilberg for intentional violation of his civil rights.

Zilberg worked at Spa Orazen throughout the fall of 2011 and winter of 2012 for about 30 hours a week, including Saturdays. But that spring, he says his boss, Iris Gressy, began to suggest that he should not be working Saturdays because it is Shabbat, the traditional day of rest for observant Jews.

In July 2012, Zilberg says he was told he would no longer be scheduled on Saturdays, the busiest day of his work week, although the salon remained open Saturdays and non-Jewish employees were allowed to work Saturdays. Another Jewish employee was told she could not work on Saturdays, he claims.

I come from a long line of Jewish people and I love my faith but it is 2015 and I can choose how I want to practise

“I come from a long line of Jewish people and I love my faith but it is 2015 and I can choose how I want to practise,” Zilberg said at a news conference called by the Centre for Research Action on Race Relations (CRARR), a civic rights organization that brought the case to the Human Rights Commission on Zilberg’s behalf.

Zilberg told some of his regular Saturday clients that his employer would not let him work on Shabbat because he is Jewish. One of those clients, who is Jewish, complained to the owner of the salon on Aug. 15, 2012 that the policy was “mishegas”, a Yiddish word for “crazy”. An argument ensued and Zilberg was fired on the spot, he said.

He eventually got a job at a nearby salon, Intercoupe Coiffure and Spa on Décarie Blvd., but he worked fewer hours and had to rebuild his clientele from scratch.

In December 2012, Zilberg decided to file a complaint with the Human Rights Commission, with the help of CRARR.

“I couldn’t let go of it. Every night I would go to bed and I’d be angry,” He said. “They took from me my choice to practise my faith as I see fit.”

A commission investigator examined the complaint, and the Commission determined that the evidence obtained was sufficient to submit the case to a court of law. The Commission recommended that Spa Orazen and Gressy compensate Zilberg, rather than let the case proceed to the Human Rights Tribunal.

The respondents had until Oct. 23, 2015 to compensate Zilberg, to avoid a court case.

“That didn’t happen so we’ve been advised by the Human Rights Commission lawyers that the case will go to the Human Rights Tribunal,” said Fo Niemi, executive director of CRARR.

The Human Rights Tribunal is a specialized tribunal of Court of Quebec judges and assessors which has jurisdiction to hear and rule on complaints concerning discrimination prohibited under the Charter of Human Rights and Freedoms. A lawyer from the Human Rights Commission will now represent Zilberg at the Tribunal.

Reached at her salon Tuesday, Gressy told the Montreal Gazette she fired Zilberg because he was irresponsible. She claims she did not ban him from working Saturdays because he was Jewish but because he bickered with another employee who worked Saturdays.

“I can’t be racist against this man because I’m Jewish myself,” she said, adding that she herself sometimes works Saturdays.

She said she will not pay the recommended compensation. “Why would I pay for something I am being falsely accused of? I am going to court. I’m going to fight this.”

Zilberg said he may have been late for a shift or two in the ten months he worked at the salon, but said he was not fired for being irresponsible.

“It bothers me that she doesn’t acknowledge that I was forbidden because of being Jewish to be in there on Saturdays to work … I was fired after a client insulted her because of this policy,” he said.

Niemi noted that the case can be resolved out of court at any time. If the Human Rights Tribunal rules that discrimination has occurred, the Tribunal can impose whatever compensation or remedy it sees fit.

http://news.nationalpost.com/news/canada/forcing-jewish-hair-stylist-to-take-saturdays-off-is-grounds-for-human-rights-complaint-quebec-commission 

Des Québécois haïssent la religion religieusement | Le Devoir

Not surprising given the greater intolerance of religious symbols and more negative attitudes towards religion in Quebec in all polling I have seen. But the marked difference in attitude between Christianity and minority religions  stands out:

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse possède sur l’intolérance religieuse au Québec un document si inquiétant qu’elle n’a pas osé le rendre public lors de l’examen du projet de loi 59 (sur le discours haineux et sur l’incitation à la violence). Ni non plus pendant l’élection fédérale (où l’affaire du niqab a défrayé la chronique des semaines durant). Qu’avait donc trouvé cette enquête pour que le président de la CDPDJ, Me Jacques Frémont, ait été réticent à en publier alors les résultats ?

Le juriste s’en est expliqué, vendredi, à l’ouverture d’un symposium international de trois jours tenu à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sur l’islamophobie. L’enquête avait interrogé 1500 personnes de tous âges, hommes et femmes à travers la province, et nées au Québec ou à l’étranger. On ne leur demandait pas si le niqab les dérangeait, a dit Me Frémont, mais le portrait de la situation est très clair. « Au Québec, il y a des gens qui haïssent la religion religieusement. »

Les résultats complets seront diffusés prochainement. Déjà, les extraits rapportés samedi par la Gazette de Montréal sont qualifiés de « troublants » quant à la « tolérance religieuse ». Ainsi, pas moins de 43 % des gens interrogés trouveraient « suspect » quiconque exprime ouvertement sa religion. Et 45 % disaient avoir une perception négative de la religion. Cela nous dérangerait-il d’être servi par une femme portant un hidjab (à ne pas confondre avec un niqab) ? Pour près de la moitié (48,9 %), oui.

Par contre, si 5,5 % se disaient dérangés par le port d’une croix (chrétienne), 25 % l’étaient pour la kippa (juive), et 30,5 % pour le turban (sikh). La CDPDJ n’a pas reçu beaucoup de plaintes à la suite de controverses ou d’incidents lors des débats sur la charte des valeurs au Québec ou de l’affaire du niqab à l’élection du 19 octobre. Chaque année, 1500 plaintes sont portées pour discrimination. Depuis 2013, on en a enregistré seulement 64 en matière de religion, mais 65 % d’entre elles provenaient de musulmans.

Lors du débat sur la charte des valeurs, la Commission s’attendait à un déluge de plaintes, a raconté le président. Mais elle n’en a pas eu. « Les victimes choisissent de ne pas porter plainte, a-t-il dit, et c’est très inquiétant. » Elles préféreraient, croit-il, « se refermer sur elles-mêmes ». (Dans les cas de discours haineux ou d’incitation à la violence, la CDPDJ n’aurait pas à attendre des plaintes pour intervenir, un changement proposé qui soulève une forte opposition parmi les défenseurs de la liberté d’expression.)

Source: Des Québécois haïssent la religion religieusement | Le Devoir

Exode canadien pour les réfugiés népalais de Québec

Symptomatic of the broader problem of Quebec retaining immigrants and refugees?

La communauté de réfugiés népalais de Québec est en train de se vider, et tout indique que l’hémorragie n’est pas terminée. Au-delà des difficultés linguistiques, beaucoup partent pour l’Ontario parce qu’ils échouent à passer leur permis de conduire au Québec.

Plusieurs sources au sein de la communauté estiment qu’au moins 40 familles ont quitté la ville l’été dernier, en plus des 25 qui étaient parties l’année précédente, sur environ 200 familles. La plupart s’établissent dans la grande région de Toronto, à Windsor, London, Hamilton, Kitchener ou Waterloo.

Pour ceux qui restent, c’est décourageant, dit Bhima Maya Chhetri derrière le comptoir de son épicerie dans Limoilou. La communauté avait entrepris des démarches auprès de la Ville pour faire reconnaître son association. Or elle se demande maintenant si ça vaut la peine. « Pourquoi faire ça si tout le monde s’en va ? » dit-elle. « Cette année, pendant les fêtes de Dashara [une célébration traditionnelle très festive dans la communauté], ça a été vraiment tranquille. On n’a pas fêté beaucoup parce que tout le monde a déménagé. »

Sa famille s’en ira-t-elle à son tour ? « Il faut y penser. On a besoin de notre communauté. On ne peut pas vivre tout seuls », dit-elle. « On a toutes sortes de clients. Des Indiens, des Québécois, mais 75 % sont des clients népalais. »

La communauté népalaise est le plus grand groupe de réfugiés à s’être établi dans la capitale ces dernières années. Depuis 2008, entre 1000 et 1500 personnes en provenance des camps de réfugiés du Népal sont arrivées. À l’échelle du Canada, Québec est la ville à avoir accueilli le plus grand nombre de réfugiés de ces camps. Encore l’été dernier, de nouvelles familles sont arrivées.

Source: Exode canadien pour les réfugiés de Québec | Le Devoir

Here’s how Quebec’s immigrant vote differs from the rest of Canada

Here_s_how_Quebec_s_immigrant_vote_differs_from_the_rest_of_Canada_-_Macleans_caAs the analysis notes, difference entirely due to the effect of the Bloc:

After the last three federal elections, Ipsos has conducted exit surveys with tens of thousands of people across the country, more than 12,000 of whom were immigrant voters. The market research firm found that outside of Quebec, immigrant votes more or less mirror the votes of other Canadians. However, in Quebec, an interesting pattern emerges. Immigrant voters express significantly less support for the Bloc Québécois. Instead, these votes tend to go to the Liberals. Check out the chart below to see how the votes have broken down in Quebec and the rest of Canada over the last three elections.

Source: Here’s how Quebec’s immigrant vote differs from the rest of Canada – Macleans.ca

L’Assemblée nationale dénonce l’islamophobie

Think this is a first in Canada, and striking that it is happening during the federal election and the Conservative use of the niqab for wedge politics, not to mention the bill before the Quebec legislature banning the niqab for giving or receiving public services:

Les 100 députés présents au Salon bleu se sont prononcés en faveur de l’initiative de la députée de Québec solidaire, Françoise David. Aucun ne s’y est opposé.

Le texte appelle les élus à s’inquiéter de la prolifération de matériel «à caractère islamophobe et raciste» sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Il enjoint aussi l’Assemblée nationale à affirmer que «les Québécois de confession musulmane sont des citoyens à part entière et que cette Assemblée condamne sans réserve les appels à la haine et à la violence contre tous les citoyens du Québec».

Le vote survient alors que la question du niqab dans les cérémonies de citoyenneté est devenue un thème central de la campagne fédérale. Il arrive quelques jours après que deux adolescents aient fait chuter une musulmane enceinte en lui arrachant son hijab à Anjou.

Dans ce contexte, Françoise David tenait mordicus à inclure le mot «islamophobe» dans le texte.

«Les incidents qui se multiplient depuis quelques semaines sont des incidents qui touchent particulièrement les musulmans du Québec», a-t-elle indiqué.

Réserves

Sauf que les tractations en coulisse et le débat qui a précédé le vote ont mis en relief une hésitation des partis à dénoncer l’«islamophobie». Le Parti libéral, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont tous plaidé pour qu’on élargisse le texte de la motion afin de dénoncer tous les actes d’intolérance, et non seulement ceux à l’égard des musulmans.

«Je comprends la députée et la formation de Québec solidaire de vouloir mettre l’accent sur l’islamophobie, mais, nous aussi, on avait souhaité une portée plus large parce qu’en fait, lorsqu’on a fait la consultation sur la politique publique, il y a beaucoup de gens qui sont victimes d’intolérance», a affirmé la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil.

Le député péquiste Maka Kotto souhaitait aussi amender la motion de Mme David pour «lui donner une note plus universelle, y intégrer en fait toutes les discriminations possibles, toutes les victimes potentielles de racisme».

Dans les rangs péquistes, on souhaitait éviter que l’appui à la motion soit perçu comme une condamnation du débat sur le niqabLe parti considère qu’il est légitime de s’opposer au port de ce voile intégral et de le considérer comme un instrument d’oppression des femmes.

En entrevue, M. Kotto a noté que les musulmans sont victimes de préjugés depuis les attentats du 11 septembre 2001, une tendance lourde qui dépasse les événements des dernières semaines.

Alors pourquoi cette réserve face au mot «islamophobe»?

«Parce que nous avons conscience du fait que le regard nourri de préjugés n’est pas le monopole de la seule société québécoise dans sa sphère de natifs», a-t-il répondu.

La CAQ a elle aussi plaidé pour qu’on retire les références à l’islamophobie du texte de la motion.

«”Islamophobe” veut aussi dire avoir peur de l’islam, a expliqué la députée caquiste Nathalie Roy. Les citoyens du Québec n’ont pas peur des religions. Cependant, si cette Assemblée nationale avait vraiment du courage, elle défendrait les oppressés, certes, c’est ce que nous disons, mais aussi elle dénoncerait les oppresseurs, elle dénoncerait l’islamisme radical.»

Un leader musulman veut que Québec interdise les moqueries sur la religion

One of the more conservative voices of Islam in Quebec, arguing for limiting freedom of expression with respect to religion:

La loi devrait explicitement interdire à quiconque de se moquer de la religion, a soutenu jeudi un des leaders de la communauté musulmane du Québec, Salam Elmenyawi.

En commission parlementaire qui étudie le projet de loi 59 sur le discours haineux, le président du Conseil musulman de Montréal a tenu des propos qui ont fait sourciller les partis d’opposition, estimant que M. Elmenyawi cherchait en fait à brimer la liberté d’expression au Québec.

Il a plaidé pour que Québec adopte la ligne dure avec son projet de loi 59, affirmant qu’il pouvait tolérer qu’on l’insulte, lui, mais jamais qu’on insulte sa religion.

Le mémoire présenté par le Conseil musulman de Montréal exhorte Québec à inclure notamment dans son projet de loi «la prévention de la dérision et le dénigrement de toute religion et de ses personnalités».

Car la liberté d’expression ne devrait pas inclure le droit de tourner en dérision une religion, a insisté M. Elmenyawi, qui ne s’exprimait qu’en anglais. Ses propos étaient traduits en français par un interprète.

La députée caquiste de Montarville, Nathalie Roy, lui a fait remarquer que son discours allait totalement à l’encontre des Chartes des droits, québécoise et canadienne, qui garantissent à toute personne le droit de s’exprimer librement.

«Vous allez loin, a commenté Mme Roy. Si on ne peut pas se moquer, si on ne peut pas rire d’une religion, quelle qu’elle soit, ça va à l’encontre de notre liberté d’expression. Ca va très, très loin ce que vous demandez.»

Le leader musulman en a rajouté, en faisant valoir que lorsqu’on tourne en dérision l’islam, «vous vous moquez de moi, vous vous moquez de ma femme, vous vous moquez du prophète, de la mère du prophète».

Et il a dit que si une personne ose insulter la mère du prophète, «c’est comme si on insultait ma mère, ça me touche, moi, personnellement».

«Vous pouvez m’insulter, moi, mais n’insultez pas ma religion!», a lancé le leader musulman aux élus réunis dans le Salon rouge de l’Assemblée nationale.

Un leader musulman veut que Québec interdise les moqueries sur la religion | Jocelyne Richer | Actualités.

Les conservateurs courtisent les communautés culturelles à Montréal | Le Devoir

Minister Kenney in action, trying to replicate his success in the GTA. Most of the polls I have seen show little traction (apart from the two ridings with large Jewish communities):

Après avoir fait main basse sur de nombreux sièges de la région du Grand Toronto grâce à l’appui des communautés culturelles au cours de la dernière décennie, les conservateurs tentent aujourd’hui d’appliquer cette stratégie gagnante à Montréal et à sa périphérie. Une tactique prometteuse pour cette formation traditionnellement impopulaire dans la métropole.

Le ministre de la Défense et du Multiculturalisme, Jason Kenney, est partout. Il était dans Ahuntsic il y a trois semaines pour accorder la citoyenneté canadienne à un populaire évêque de la communauté grecque-catholique libanaise. Le revoici à Montréal, lundi, cette fois dans la très multiculturelle circonscription d’Outremont, pour présenter le candidat conservateur Rodolphe Husny, un Canadien d’origine syrienne. Entre deux voyages éclairs à Montréal, on a pu le voir serrer des mains dans un temple hindou de Calgary, participer à des fêtes religieuses dans la région de Vancouver ou encore faire quelques passages remarqués dans les banlieues de la Ville Reine. Course folle pour séduire l’électorat ? En réalité, tout cela n’a rien d’inhabituel pour l’omniprésent ministre, en perpétuel démarchage auprès des différentes communautés immigrantes du pays, dont les Canadiens d’origines chinoise, indienne ou pakistanaise et de l’Asie du Sud-Est.

Devant les journalistes, convoqués au coeur de la circonscription de Thomas Mulcair, lundi, il s’est dit convaincu de l’impact des nouveaux Canadiens sur la bonne fortune du Parti conservateur. Il en sait quelque chose : aux dernières élections, pas moins de 42 % des néo-Canadiens (des électeurs non nés au pays) auraient donné leur appui au Parti conservateur, selon des données internes. Traditionnellement acquis aux libéraux, ce qu’on a longtemps appelé le « vote ethnique » change peu à peu de couleur politique, affirme avec raison le ministre Kenney.

« On est aujourd’hui le seul parti de centre droit dans le monde occidental à récolter plus de votes chez ces communautés que [chez] les personnes nées au pays, dit-il. C’est un reflet de notre approche pluraliste et d’intégration. Que ce soit la communauté juive, ou les autres, notre appui est diversifié. »

De l’avis du titulaire de la Chaire de recherche en études ethniques canadiennes de l’Université McGill, Morton Weinfeld, cet appui diversifié pourrait avoir un impact significatif dans des circonscriptions telles que Notre-Dame-de-Grâce–Westmount ou encore Mont-Royal, qui dispose d’une forte communauté juive et où le député libéral sortant Irwin Cotler, juif lui aussi, ne se représente pas. Les conservateurs ont fait fondre peu à peu la majorité de cet ex-ministre de la Justice, avocat de renommée internationale, si bien que l’anglophone Robert Libman dispose aujourd’hui de sérieuses chances de l’emporter dans ce fief libéral depuis 1940.

Les conservateurs courtisent les communautés culturelles à Montréal | Le Devoir.