Seuils d’immigration: autre affrontement à prévoir à Québec

The immigration levels debate in Quebec. One of the ironies is that reduced Quebec levels will further reduce the overall importance of Quebec, politically and economically, in Canada.

Not necessarily a valid reason to maintain high levels but a longer term impact that needs to be recognized. One can, of course, question Canadian high levels without being xenophobic or racist:

Un autre affrontement est à prévoir lundi entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) sur l’immigration.

Plus tôt cette année, les deux partis avaient jeté les gants durant l’étude du projet de loi 9, qui visait à réformer le système d’immigration, jusqu’à ce que le gouvernement Legault finisse par adopter la loi sous bâillon.

Cette fois-ci, il sera question des seuils d’immigration, ou du nombre d’immigrants que le Québec admettra sur son territoire d’ici 2022. Déjà, le porte-parole du PLQ en matière d’immigration, Monsef Derraji, s’insurge contre un plan « incohérent », « illogique » et « électoraliste ».

Le Plan d’immigration du Québec, qui sera à l’étude dès lundi, prévoit l’admission en 2019 de 40 000 personnes immigrantes au Québec, ce qui constitue une diminution de plus de 20 % dans chacune des catégories d’immigration.

Le gouvernement dit s’allouer une pause cette année pour améliorer les services de francisation et d’intégration, après quoi il entend augmenter progressivement le nombre d’immigrants admis pour atteindre 49 500 à 52 500 personnes en 2022. Il souhaite alors que la proportion de personnes admises dans la catégorie de l’immigration économique soit de l’ordre de 65 %.

Pour M. Derraji, il ne fait aucun doute que ces seuils sont trop bas, surtout dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre « extrême ». Emploi-Québec estime que plus de 1,4 million d’emplois seront à pourvoir au Québec au cours de la période 2017-2026.

Son parti prône plutôt le retour immédiat aux seuils qui existaient avant l’élection de la CAQ, soit environ 52 000 immigrants admis par année. « Moi, je pense qu’il y a une mauvaise foi derrière ça, a-t-il déclaré en entrevue à La Presse canadienne dans un bureau du parlement. Je pense que ce gouvernement a de la misère, ou il n’est pas à l’aise avec l’immigration, moi c’est juste ça que je vois.

“Ce sont des PME en région qui vont refuser des contrats et parfois c’est du temps supplémentaire pour des employés qui ne vont pas avoir de vacances pour aller se reposer parce qu’ils doivent livrer la marchandise », s’est-il indigné.

La question des seuils d’immigration a toujours été émotive à Québec, les partis ayant tous leur petite idée sur ce dont la province a besoin pour se développer et s’épanouir en français.

Le débat qui s’amorce lundi en commission parlementaire, et qui s’étirera sur quatre jours, ne fera pas exception. Au total, 31 groupes ont été invités à y prendre part, dont le Conseil du patronat et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Lors des échanges, M. Derraji demandera entre autres au gouvernement de produire les études qui l’auraient mené à trancher pour 40 000 immigrants en 2019. Il soupçonne qu’il n’y en a guère.

« C’est un ” check ” d’une promesse électorale, on a dit aux gens qu’on va baisser les seuils à 40 000, mais il n’y a aucune assise logique ou économique qui démontre que le gouvernement avait raison de baisser les seuils. Moi je veux bien qu’il nous dévoile ça », a-t-il insisté.

« C’est de l’incohérence depuis le début. Je cherche encore de la cohérence, il n’y a aucune cohérence, a-t-il renchéri. La logique, c’est de revenir aux mêmes seuils qu’on avait, parce qu’on ne répond à aucun besoin des entreprises. »

QS outré

De son côté, Québec solidaire (QS) dit également s’attendre à un débat tendu la semaine prochaine. Son porte-parole Sol Zanetti blâme la CAQ de n’avoir rien fait depuis 10 mois pour enrayer les préjugés contre les immigrants.

Il précise que QS est également en faveur d’un retour immédiat à un seuil d’environ 52 000 immigrants admis chaque année.

« Quand la CAQ avait promis en campagne électorale de baisser les seuils d’immigration, on sentait qu’il voulait aller chercher un électorat qui sentait l’immigration comme étant un danger et potentiellement une menace, a-t-il déclaré en entrevue téléphonique vendredi. Là, on voit qu’ils ont réduit les seuils, mais que là, déjà, ils constatent que c’était peut-être quelque chose d’électoraliste et que ce n’était pas une bonne idée pour le Québec de le faire. »

En promettant de rehausser les seuils d’immigration dès l’an prochain, le gouvernement a fait « un aveu d’erreur », selon M. Zanetti.

Marc-André Gosselin, l’attaché de presse du ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette, a envoyé par courriel une déclaration en fin de journée : « Nous allons écouter avec attention les différents arguments avancés lors de la consultation publique et nous déposerons ensuite un plan triennal d’ici le 1er novembre ».

Source: Seuils d’immigration: autre affrontement à prévoir à Québec

People don’t see difference between multiculturalism, interculturalism: poll

Largely, because the differences are small and nuanced. Both are policies that aim to facititate integration while recognizing identities, the major difference being that interculturalism makes explicit reference to integrating into Quebec francophone society whereas multiculturalism aims at integrating into either (or both) anglophone or francophone society:

Fully agree with Jack here. Debate is more semantics rather than substance:

Canadians, including Quebecers, do not see the difference between multiculturalism and interculturalism, a poll shows.

Even if Quebec’s Liberal youth wing this weekend will attempt to make interculturalism party policy, leading to an eventual provincial law should they take power, for most people it’s just semantics.

“People don’t understand this stuff and are not making the distinction,” said Jack Jedwab, president of Association for Canadian Studies, which commissioned the poll back in May.

“The Liberal youth will make no traction whatsoever on this. You are not going to distract people with academic rhetoric and lofty terminology to try and rebrand yourself.

“This is nothing more than intellectual camouflage. It’s a lot of semantics.”

According to the poll, conducted by Léger, relatively few Quebecers and other Canadians see the difference between the two concepts.

If you ask Quebecers their views of the terms, a total of 66.2 per cent they have a “very or somewhat positive,” perception of the term interculturalism.

But a total of 72.3 per cent also have “very or somewhat positive,” view of multiculturalism.

On the other hand, people who don’t like muliculturalism don’t like interculturalism either, the data reveals.

And whether the person is for multiculturalism or interculturalism, the views on immigration or issues like the wearing of the hijab (the Muslim head covering) are the same.

The data arrives just as the Liberal youth wing enters its annual summer policy convention in Quebec City this weekend.

Up for debate is a plan to ditch the concept of multiculturalism and pledge support for a plan to enshrine interculturalism in a law should the Liberals take power.

Interculturalism would become the guiding principle the government would use to welcome and integrate new arrivals.

While multiculturalism refers to a society in which people of different cultural backgrounds live side by side without much interaction, the youth say interculturalism would specify the existence of a francophone majority in Quebec.

Critics of the plan — which the youth hope will improve the party’s nationalistic branding in the eyes of francophones — have complained it would create a hierarchy of citizens and condemn minorities to assimilation.

The Léger poll is based on a web survey of 1,212 Quebecers 18 years or older. It was conducted from May 3 to May 7, which was before the youth wing made public their vision.

While the focus of the convention has been about multiculturalism, the youth wing also wants to pass a motion saying Quebec should write up its own constitution.

Part of that document should specify Quebec’s economy is green, the youth wing says.

Source: People don’t see difference between multiculturalism, interculturalism: poll

Immigration: Québec lance un nouveau système d’accompagnement

Interesting. Will see if they can pull such individual attention off in a consistent manner:

Québec déploie un autre volet de sa réforme du système d’immigration, en lançant son « parcours d’accompagnement personnalisé », auquel il consacrera 20 millions par année.

Cette annonce, faite jeudi par le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, suit ses annonces des derniers mois touchant le système Arrima, qui permet de mieux arrimer l’immigration aux besoins du marché du travail, et la bonification des programmes de francisation.

Le parcours d’accompagnement personnalisé permettra de guider les candidats à l’immigration dès le tout début de la démarche, alors même qu’ils sont encore à l’étranger.

« Dès l’étranger, maintenant, il y a un agent d’aide à l’intégration qui va être attribué à chaque personne immigrante pour la suivre dans son parcours. On va les accompagner au niveau des démarches d’installation. On va faire en sorte qu’ils soient inscrits aux cours de francisation, qu’ils soient orientés, qu’ils soient évalués au niveau de leur français pour qu’ils soient bien classés dans les classes », a expliqué le ministre, en entrevue.

« Par la suite on va les diriger vers les emplois disponibles et on va surtout assurer un suivi en termes de francisation, d’intégration, d’employabilité, durant tout le parcours de la personne », a-t-il résumé. Et le tout sera personnalisé.

Rencontre en 5 jours

Ambitieux, le ministre Jolin-Barrette s’est même donné l’objectif d’accorder un premier rendez-vous en personne avec un agent d’aide à l’intégration « dans les cinq premiers jours ouvrables » suivant l’arrivée au Québec.

À l’heure actuelle, les personnes immigrantes qui arrivent à l’aéroport reçoivent seulement une pochette d’information. Et seulement un immigrant sur deux est rencontré au bureau du ministère de l’Immigration à l’aéroport, rapporte le ministre.

Finalement, les personnes immigrantes seront invitées à suivre la session Objectif intégration. Celle-ci doit permettre de se familiariser avec la réalité socioculturelle du Québec et les caractéristiques du marché du travail. La personne qui complète la session touchera une allocation de 185 $.

« C’est vraiment une approche qui permet de donner les clefs du succès pour l’intégration pour la connaissance de la société québécoise, pour que la personne ait tous les outils en main, qu’elle ne soit pas perdue », a illustré le ministre Jolin-Barrette.

Pour déployer le système, Québec embauchera 78 agents d’aide à l’intégration – un poste nouvellement créé. Ils seront chargés d’évaluer les besoins de la personne immigrante, d’élaborer un plan individualisé, d’orienter la personne vers les ressources appropriées et d’assurer le suivi. À terme, il y aura 84 intervenants.

Employeurs contents

Cette partie de la réforme du système d’immigration a été applaudie par les associations d’employeurs, comme cela avait été le cas pour le système Arrima et pour la bonification des programmes de francisation.

Le groupe Manufacturiers et exportateurs du Québec a salué le Parcours d’accompagnement personnalisé, souhaitant qu’il « favorise l’intégration des travailleurs immigrants et que ces derniers soient bien informés des opportunités qui existent dans le secteur manufacturier, particulièrement en région, et du processus de reconnaissance des acquis. S’ils sont bien préparés pour le marché du travail, ils pourront s’intégrer et progresser plus rapidement. Cette une approche gagnante pour les travailleurs et pour les employeurs », a commenté la présidente-directrice générale, Véronique Proulx.

La Fédération des chambres de commerce du Québec a abondé dans le même sens. « L’accompagnement personnalisé permettra d’assurer un suivi rigoureux de l’évolution de la personne immigrante et ajustera, au besoin, le plan d’action, afin d’offrir un service adapté aux besoins de chaque candidat, ce qui est une mesure bénéfique qui viendra assurer leur entrée rapide sur le marché québécois », s’est réjoui son président, Stéphane Forget.

Source: Immigration: Québec lance un nouveau système d’accompagnement

Maxime Bernier encourage à se battre contre l’imposition des cours d’éducation sexuelle

His party’s strong showing in Burnaby South (close to 11 percent) reflected sex education being an issue among some socially conservative Chinese Canadians:

Maxime Bernier estime que les cours d’éducation sexuelle dans les écoles québécoises briment les droits individuels.

Dans une entrevue accordée à un pasteur baptiste montréalais, le chef du Parti populaire du Canada (PPC) encourage les parents québécois à se battre contre l’imposition de ces cours. Il ne veut cependant pas participer personnellement à cette bataille, question de respecter les champs de compétence ; l’éducation relève de Québec et non pas d’Ottawa.

Le pasteur de l’Église baptiste de l’espoir du Grand Montréal George Antonios a publié l’entrevue avec le chef du PPC samedi sur YouTube.

« Ce genre de programme va à l’encontre d’une manière très profonde des valeurs morales, religieuses, de plusieurs personnes », offre en entrée de matière M. Antonios avant de demander à son invité ce qu’il faut faire « pour au moins donner le choix aux parents de ne pas impliquer leurs enfants dans de tels programmes ».

Aux premières protestations venant, celles-là, de l’église catholique en janvier dernier, le premier ministre François Legault a affirmé qu’aucun enfant ne pourra être exempté de ces cours.

« Je ne veux pas m’ingérer dans les champs de compétence des provinces », a commencé par répondre M. Bernier avant de choisir clairement son camp.

« Il y a une certaine partie de la population qui n’est pas encore au courant que cette législation-là brime les droits individuels des Québécois », a-t-il dit.

« Je vous encourage à faire cette bataille-là pour défendre vos propres droits », a-t-il conseillé aux pasteurs et à ses ouailles.

Dans l’entrevue avec le pasteur Antonios, M. Bernier a abordé une série de sujets chers aux groupes socialement conservateurs.

Il a ainsi réitéré qu’il permettrait à un de ses députés de déposer un projet de loi sur le droit à l’avortement et qu’il y aurait un vote libre sur pareil texte législatif, s’il prenait le pouvoir.

Puis, il a une nouvelle fois dépassé par la droite son rival du Parti conservateur Andrew Scheer dans ce dossier.

« Je trouve ça un peu hypocrite si je regarde M. Scheer qui se dit pro-vie mais qui interdit à ses députés de déposer un projet de loi, qui ne veut pas avoir de débat », a-t-il critiqué.

M. Bernier, lui, a voté, par le passé, pour protéger le droit à l’avortement. Mais il dit maintenant ne pas vouloir se prononcer dans ce dossier tant qu’il n’y a pas un projet de loi à débattre.

Autre sujet cher au courant socialement conservateur, la loi C-16 qui interdit la discrimination en fonction de « l’identité ou l’expression de genre » a également été décriée par les deux hommes.

Cette loi, selon ses détracteurs, pourrait imposer un certain langage pour désigner les personnes transgenres.

« Cette législation-là doit être abolie parce que ça vient donner une direction à l’État en ce qui concerne la liberté d’expression », a tranché M. Bernier, promettant, s’il devenait premier ministre, d’abolir C-16 « le plus rapidement possible ».

Source: Maxime Bernier encourage à se battre contre l’imposition des cours d’éducation sexuelle

Fêtes juives et scrutins: Élections Québec a reconnu des ratés

Useful background to the federal case and a reminder of the importance of preparation for advance polls in those ridings with large Jewish populations should Elections Canada stick with October 21st (as I think is justified):

La fête juive au centre du débat sur l’éventuel report de la date du scrutin fédéral a été célébrée, l’an dernier, au moment des élections provinciales. Et Élections Québec a eu beau se préparer en conséquence, l’organisme a été pris de court par les répercussions des célébrations, si bien qu’il s’est excusé auprès de la communauté juive et d’une association libérale, a appris La Presse.

Le déroulement du scrutin dans la circonscription montréalaise de D’Arcy-McGee, où habite une forte concentration d’électeurs de confession juive, a été perturbé à l’automne 2018, lors du vote par anticipation, alors qu’un nombre record de citoyens se sont rendus aux urnes, ce qui a engorgé les bureaux de scrutin.

L’attente a parfois été si longue que l’association libérale de la circonscription ainsi que le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) ont déposé des plaintes au Directeur général des élections (DGE).

« Les délais d’attente pour voter à certains moments de la journée se sont avérés relativement longs considérant les expériences antérieures », a convenu l’adjoint au directeur général des élections et directeur des opérations électorales, Jean-François Blanchet, dans une lettre adressée à l’Association libérale de D’Arcy-McGee, dont La Presse a obtenu copie.

« Nous tenons à nous excuser des inconvénients que cette situation a pu engendrer aux membres pratiquants de la communauté juive, mais aussi à l’ensemble des électeurs. »

– Jean-François Blanchet, dans la lettre datée du 18 mars dernier

Le CIJA a aussi confirmé avoir reçu une lettre, au nom du DGE, de Pierre Reid. « On nous disait être navré des inconvénients subis par les électeurs juifs », a indiqué le directeur de la recherche et des affaires publiques, David Ouellette.

De façon plus précise, dans la lettre de M. Blanchet, le DGE reconnaît que le vote par anticipation en 2018 a connu des ratés dans D’Arcy-McGee. Le nombre d’électeurs qui ont voté de façon anticipée a « plus que quintuplé » par rapport à 2014, passant de 500 à plus de 2500.

Cet « achalandage record » doublé d’un ralentissement informatique a eu des conséquences qu’il était « difficile d’anticiper », plaide M. Blanchet dans sa missive. « Même en organisant nos bureaux de vote de façon à accueillir un plus grand nombre de personnes, il était difficilement prévisible que l’augmentation soit si importante », ajoute-t-il.

Le DGE sensibilisé

Pourtant, le député libéral actuel, David Birnbaum, et le CIJA ont confirmé qu’ils avaient sensibilisé le DGE, plusieurs mois avant les élections, à la tenue de fêtes religieuses juives pendant la période électorale. « J’étais très conscient du défi qui était devant nous », a indiqué M. Birnbaum en entrevue à La Presse.

Parce que dans une circonscription où 42 % des électeurs sont de confession juive (estimation de l’Association libérale de D’Arcy-McGee), il n’était pas difficile d’envisager, selon le député, que le vote par anticipation allait être fort populaire. Il faut dire que lors des élections de 2018, trois des cinq journées prévues pour le vote par anticipation coïncidaient avec la fête juive de Souccot.

Ce qui ne laissait aux juifs pratiquants, contraints au repos et à la prière lors de ces rituels, que deux jours pour voter par anticipation, étant donné qu’ils ne pourraient pas non plus se rendre aux urnes lors du scrutin général du 1er octobre en raison de la fête de Chemini Atseret, la même qui fait couler l’encre à Ottawa.

Une candidate conservatrice de la région de Toronto, de confession juive, s’est adressée à la Cour fédérale pour qu’Élections Canada reporte d’une semaine les élections générales. Mardi, le tribunal a ordonné à l’organisme fédéral de se pencher à nouveau sur la possibilité de modifier la date du scrutin, ce qui provoquerait tout un branle-bas.

Taux de participation à la baisse

Dans une lettre de l’Association libérale de D’Arcy-McGee, adressée au DGE en janvier dernier, la conseillère juridique de l’organisation signale « plusieurs plaintes » formulées par des électeurs libéraux.

Dans sa missive, que La Presse a pu consulter, l’association libérale fait un rapprochement entre la situation vécue et l’effondrement du taux de participation dans D’Arcy-McGee, qui est passé de 72 % en 2014 à 46,56 % en 2018. Il est à noter que le taux de participation aux élections de 2018 a été, à travers la province, le plus bas depuis 2008.

« À la suite de notre évaluation de plusieurs plaintes, nous constatons qu’il y a eu des erreurs commises et des lacunes de planification qui ont potentiellement mené à un affaiblissement du taux de participation dans notre circonscription. »

– Me Meena Khan, conseillère juridique

Elle déplore « l’attente déraisonnable » à laquelle des électeurs ont été soumis et affirme que cela en a découragé beaucoup, qui sont repartis sans avoir voté, notamment au centre communautaire et aquatique de Côte-Saint-Luc, bureau de vote décrit comme l’« épicentre de la communauté juive » de la circonscription.

Pas de changement de date

La célébration de fêtes religieuses juives coïncidant avec des élections est « une situation bien réelle » avec laquelle tant les électeurs que les candidats et les bénévoles impliqués de confession juive doivent composer, estime David Birnbaum, lui-même membre de la communauté juive. Il est d’avis que la tenue d’élections à date fixe doit maintenant faciliter la préparation de celles-ci.

C’est dans ce sens qu’il dit avoir sensibilisé le DGE afin qu’il prenne des mesures additionnelles, comme l’ajout de personnel, pour pallier le fort achalandage estimé lors du vote par anticipation.

« Le principe de base du DGE est de rendre le vote le plus accessible possible à l’intérieur des contraintes [raisonnables]. »

– David Birnbaum, député libéral de D’Arcy-McGee

« Je n’ai jamais proposé un changement de la date électorale », précise-t-il, voulant faire écho au débat actuel.

Le CIJA a confirmé avoir fait des démarches similaires à celles de M. Birnbaum.

Élections Québec a indiqué dans un courriel transmis à La Presse avoir mis en place « du personnel en nombre suffisant » lors du vote par anticipation « ainsi que des mesures adaptées pour assurer la fluidité et le bon déroulement du vote » notamment lors des journées des 21, 22 et 23 septembre 2018 en raison de la célébration de la fête juive.

L’organisme n’a pas été en mesure de confirmer l’existence de plaintes officielles.

Dans sa lettre à l’association libérale, Jean-François Blanchet assure qu’Élections Québec « prendra en considération les problèmes rencontrés [en 2018] dans la préparation des prochaines élections » et « poursuivra [ses] efforts pour faciliter la participation électorale » de la circonscription de D’Arcy-McGee.

La date des célébrations des rituels juifs est établie en fonction du calendrier hébraïque. Les élections générales québécoises de 2014 ne coïncidaient avec aucune fête religieuse juive. Il en sera de même aux prochaines élections de 2022.

Pour un amendement à la loi

L’ex-ministre libéral et ancien député de D’Arcy-McGee Lawrence Bergman a confié à La Presse souhaiter un amendement à la Loi électorale québécoise ainsi qu’à la loi canadienne afin d’éviter la situation dans laquelle se trouve actuellement Élections Canada.

« Il faudrait que la loi soit plus claire, il faudrait apporter des nuances pour préciser, non pas que le DGE peut [changer une date], mais quand le DGE doit le faire, et ce, peu importe la religion », explique-t-il. Il est d’avis que la tenue d’élections à date fixe, tant à Ottawa qu’à Québec, devrait permettre d’éviter des conflits importants.

Lawrence Bergman, qui est membre de la communauté juive, estime également que le vote par anticipation ne doit pas être la seule solution, puisque faire « sortir » le vote lors de ces journées présente aussi son lot de défis.

Source: Fêtes juives et scrutins: Élections Québec a reconnu des ratés

Are there still NDP voters in a province that just passed a religious symbols law? Singh looks to find out

Hard to see him squaring the circle on this one.

Will see during the campaign how much time he spends in Quebec compared to other provinces as possible barometer of prospects:

Quebec’s new law on religious symbols makes minorities feel like they don’t belong in the province, says Jagmeet Singh, and he wants to be the one to lead opposition to the legislation in Ottawa.

The leader of the federal New Democrats says this as he is standing in the food court of a mall in Drummondville, Que., surrounded by locals who support the law and think it’s about time immigrants adapted to Quebec’s culture.

If Singh is to hold on to his party’s 15 seats in Quebec, it will mean connecting with voters in places like Drummondville. That won’t be easy.

“Why do you wear that?” one elderly woman asks, pointing to Singh’s yellow turban. She asks him if he’s been in Canada for a long time.

Another man, Réal Lamott, admits it bothered him to see a politician wearing such a visible religious symbol.

“No, I definitely won’t vote for him,” says Lamott, who backed the Liberals in 2015.

Of the NDP’s 15 seats in Quebec, only three are in Montreal. The bulk of them are in the province’s manufacturing heartland, which stretches between Montreal and Quebec City. Drummondville is right in the middle.

The NDP swept the heartland during the Orange Wave of 2011, when the party won 58 of Quebec’s 75 ridings, but since then political affiliations have drifted toward the right, at least at the provincial level.

This region, its economy driven by mid-sized businesses, was critical to the Coalition Avenir Québec’s sweeping victory in October.

The CAQ’s so-called secularism law, which bars public schoolteachers and other authority figures from wearing religious symbols while at work, hasn’t dented its popularity here. Quite the opposite: According to some polls, the party’s popularity has grown since October’s provincial election.

Striding into these headwinds, Singh campaigned this week, visiting ridings in and around Sherbrooke, Trois-Rivières and Drummondville.

He’s tried to tailor the party’s message to local concerns on this tour.

The NDP’s immigration policy, Singh said, will help businesses deal with the labour shortage, which is particularly acute in Drummondville. Its mass transit plan will bring upgrades to the local train service.

And its proposals for the environment will help smaller municipalities prepare for the more variable weather brought on by climate change.

“That’s what people are talking about,” said Drummondville MP François Choquette, who hung onto his seat for the NDP after he was first elected in 2011.

The religious symbols law is a provincial issue, said Choquette: “I’m concentrating on federal issues.”

Critics of the law, known as Bill 21, have been hoping for more vocal opposition from the federal parties.

The NDP, like the Liberals and the Conservatives, has avoided making any commitments to directly back legal challenges of the law.

Singh, though, went one step further this week, pitching himself as the spokesperson for those Quebecers angered by Bill 21.

“There are a lot of people in Quebec who don’t feel this is the right way to go, and I can be their champion,” he said.

The law, he says, is telling young people from religious minorities that the province where they grew up “is now rejecting you.”

Talk of turban ‘an opportunity’

Political observers are skeptical of Singh’s ability to reconcile that aspiration to lead the anti-Bill 21 vote while holding onto seats in the heartland.

The conventional wisdom among pollsters is that the federal leaders have little to gain in Quebec by being vocal about the issue.

But it would be nigh impossible for Singh to avoid addressing the law head on. Aside from his boldly coloured turban, his kirpan — the small dagger that religious Sikhs carry at all times — was visible as he shook hands in the Drummondville mall.

“Instead of a challenge, I find it’s an opportunity,” he said. “I find it’s the opening of a conversation.”

He offers the woman who was wondering about his turban a quick overview of Sikh history, focusing on the turban’s egalitarian symbolism.

“Well, I think you look quite nice,” she said.

Singh responded by giving her a high-five.

Source: Are there still NDP voters in a province that just passed a religious symbols law? Singh looks to find out

Laïcité: le Manitoba veut recruter des employés du secteur public québécois

Not surprising. Premier Pallister has been the most outspoken premier against Bill 21:

Le gouvernement du Manitoba veut recruter des employés du secteur public québécois préoccupés par la Loi sur la laïcité de l’État, qui interdit les signes religieux dans l’exercice de certaines fonctions.

Alors même que la Cour supérieure du Québec rejetait, jeudi, la requête de groupes de défense des libertés civiles et religieuses, qui réclamaient la suspension de la loi, le premier ministre Brian Pallister indiquait que le Manitoba avait besoin de fonctionnaires bilingues.

M. Pallister a promis de s’adresser aux employés de l’État québécois pour les assurer que sa province n’avait pas, elle, de « police du vêtement ». Il a indiqué que des lettres seraient bientôt envoyées aux associations professionnelles du Québec ainsi qu’aux cégeps et autres institutions d’enseignement afin de recruter des Québécois.

La Loi sur la laïcité de l’État, adoptée en juin à l’Assemblée nationale, interdit aux employés de l’État en position d’autorité coercitive, comme les juges, les policiers et les gardiens de prison, de porter des signes religieux dans l’exercice de leurs fonctions ; cette interdiction s’étend aussi aux enseignants du réseau public. Les opposants à la loi affirment qu’elle cible injustement les musulmanes, les sikhs et les autres minorités religieuses.

Le premier ministre Pallister, qui cherche à se faire réélire au Manitoba le 10 septembre, avait déjà affirmé son opposition à la loi québécoise lors de la rencontre estivale des premiers ministres des provinces et territoires, le 11 juillet. Le premier ministre François Legault a rappelé au Conseil de la fédération que la loi est appuyée par une majorité de Québécois et que son parti respectait une promesse électorale.

Jeudi, le juge Michel Yergeau, de la Cour supérieure du Québec, a déclaré que la loi continuerait de s’appliquer jusqu’à ce qu’un tribunal se prononce sur le fond de l’affaire.

En avril, le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, invitait dans sa municipalité du nord-ouest du Nouveau-Brunswick les Québécois « qui pourraient rencontrer des obstacles » dans certaines catégories d’emplois. Alex LeBlanc, directeur général du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, rappelait alors que le Nouveau-Brunswick vivait notamment une pénurie d’enseignants francophones et bilingues qualifiés, et que de nombreux Québécois pourraient pourvoir ces postes.

Source: Laïcité: le Manitoba veut recruter des employés du secteur public québécois

Immigration: les étudiants étrangers diplômés au Québec expulsés de la voie rapide

Not a great way to communicate the change, nor explain it:

Sans faire de bruit, le gouvernement de François Legault vient de suspendre un programme qui permettait aux étudiants étrangers diplômés d’une université québécoise d’immigrer par la voie rapide.

L’annonce a été faite par le truchement de la Gazette officielle du Québec, publiée hier. On apprend dans ce document hautement technique la suspension temporaire immédiate du programme qui permet depuis 2010 aux nouveaux diplômés d’obtenir en quelques semaines seulement un certificat de sélection du Québec, premier pas vers l’obtention de la résidence permanente au pays.

Interrogée par La Presse, l’attachée du ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion a expliqué que la suspension se terminera le 1er novembre et fait partie de la refonte du système d’immigration par le gouvernement de la Coalition avenir Québec.

Un autre volet du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) – nom donné au processus d’immigration accéléré -, qui vise les travailleurs étrangers occupant un emploi au Québec depuis plus d’un an, est maintenu.

« Étant donné la pénurie de main-d’oeuvre, le gouvernement a décidé de donner la priorité aux travailleurs qui occupent déjà un emploi au Québec. Ils répondent rapidement à nos besoins », affirme Élisabeth Gosselin.

Lorsque La Presse a demandé comment des travailleurs déjà embauchés pouvaient avoir un plus grand impact sur les 120 000 postes à pourvoir au Québec que des étudiants fraîchement diplômés, l’attachée de presse de Simon Jolin-Barrette a affirmé que la pénurie de main-d’oeuvre serait « pire si ces travailleurs [déjà en poste] quittent » le Québec.

Mme Gosselin ajoute que malgré la suspension, ceux qui ont obtenu un diplôme récemment n’ont pas nécessairement à déménager hors du Québec. Ces derniers peuvent demander un permis de travail temporaire, fait-elle valoir.

« En catimini »

L’annonce de la suspension du programme a fait bondir l’opposition officielle à Québec. « Le gouvernement a fait ça en catimini. Il y a eu des annonces la semaine dernière sur l’immigration : pourquoi ne pas avoir parlé de la suspension d’une partie du Programme de l’expérience québécoise, un programme qui fonctionne très bien ? », tonnait hier Dominique Anglade, députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et candidate à la direction du Parti libéral. « C’est un gouvernement qui pense à court terme, sans vision. Cette annonce va être dommageable pour l’image du Québec à l’international à long terme », dit celle qui a été présidente et directrice générale de Montréal international avant de faire le saut en politique.

Président de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), Guillaume Cliche-Rivard était incrédule hier. « Tout ça est une conséquence des seuils d’immigration revus à la baisse par le gouvernement. Couper dans le programme destiné aux étudiants étrangers avec un diplôme du Québec et qui parlent français n’a aucun sens, se désolait hier l’avocat. Toutes les sociétés occidentales veulent que les étudiants formés chez eux restent. On envoie vraiment le mauvais message à ceux qui veulent venir étudier au Québec. »

Selon lui, la suspension du programme rendra les universités québécoises – qui recherchent sans cesse de nouveaux étudiants étrangers – moins attrayantes.

À Montréal international, l’une des organisations mises à profit par le gouvernement précédent pour convaincre un plus grand nombre d’étudiants étrangers de rester et de travailler au Québec après leurs études, on disait ne pas s’inquiéter de l’annonce gouvernementale. « Ce qui a été annoncé nous réjouit. Les étudiants étrangers peuvent toujours obtenir un visa de travail. Ce qui est important pour nous, c’est que les travailleurs et les étudiants étrangers qui viennent au Québec ne soient pas freinés lorsqu’il est temps d’obtenir un permis temporaire », a dit hier Christian Bernard, vice-président aux affaires économiques et aux communications.

Un programme populaire

C’est le gouvernement de Jean Charest qui avait mis sur pied le Programme de l’expérience québécoise en 2010 afin de donner rapidement un statut d’immigration permanent aux travailleurs qualifiés temporaires et aux étudiants étrangers qui ont terminé leurs études dans la province. Pour y être admissibles, les demandeurs doivent avoir une bonne connaissance du français.

Depuis 2015, le gouvernement du Québec a déployé des programmes spéciaux pour convaincre davantage d’étudiants étrangers de s’installer au Québec après leurs études, notant un retard important sur la rétention des diplômés par rapport à d’autres provinces, dont l’Ontario, ou encore en se comparant à d’autres pays d’immigration, dont l’Australie et les États-Unis.

En 2018, 10 711 personnes ont été sélectionnées pour l’immigration par le Québec grâce au PEQ, soit près du cinquième des 55 000 immigrants reçus dans la province l’an dernier. De ce nombre, la moitié – soit 5146 – était composée de récents diplômés. En 2019, 8052 personnes ont déjà reçu le feu vert du Québec par le truchement du PEQ, dont 3226 diplômés. Or, le gouvernement de la CAQ a abaissé à 40 000 le seuil d’immigration du Québec pour 2019.

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Deux fois plus d’étudiants étrangers

De 2009 à 2018, le nombre de permis d’études délivrés à des étrangers a doublé au Québec. En 2018, ils étaient 70 060. De ce nombre, 5146 ont fait une demande d’immigration auprès du gouvernement du Québec. En général, le Québec retient environ 20 % des étudiants étrangers après l’obtention d’un diplôme. Le gouvernement libéral voulait doubler ce pourcentage.

« Par leur expérience préalable au Québec, [les diplômés et les travailleurs qualifiés temporaires] ont déjà amorcé leur processus d’intégration au marché du travail et à la société québécoise, ce qui en fait des candidats de choix à l’immigration permanente. »

– Extrait du document Planification de l’immigration au Québec pour la période 2020-2022 produit en 2019 par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion

Francisation «obligatoire» des immigrants: Legault souffle le chaud et le froid

More ambiguity than in the case of Malala not being able to teach in Quebec:

Les immigrants qui débarquent au Québec seront-ils bientôt forcés d’apprendre le français ? Les paris sont ouverts.

Posée au premier ministre François Legault lundi, cette question demeure sans réponse claire.

En mêlée de presse, M. Legault a soufflé le chaud et le froid, paraissant dire une chose et son contraire.

Chose certaine, forcés ou non, les nouveaux arrivants auront intérêt à maîtriser le français s’ils veulent obtenir leurs papiers pour demeurer au Québec.

Le premier ministre réagissait lundi à une entrevue de La Presse canadienne, diffusée la veille, avec la députée caquiste Claire Samson, qui rappelait que le programme de la CAQ prévoyait la francisation « obligatoire » des immigrants ne maîtrisant pas le français à leur arrivée au Québec.

Elle disait que le gouvernement devrait aller en ce sens, pour s’assurer que le Québec de demain demeure un État où la langue française domine.

Or, le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a annoncé vendredi des mesures visant à étendre l’accès aux cours de francisation, mais sur une base volontaire.

Lundi, le premier ministre a convenu que le caractère obligatoire des cours de francisation pour les immigrants figurait parmi les engagements de son parti, mais qu’il voulait procéder « graduellement ». Il semble donc vouloir procéder par étapes.

« Cela fait partie de nos propositions », a reconnu M. Legault, rappelant qu’il avait un mandat de quatre ans et qu’il comptait « y aller graduellement ».

Une « priorité nationale »

En 2016, dans un rapport visant à définir la position de son parti sur cette question, la députée Claire Samson avait préconisé la francisation obligatoire des immigrants.

Lundi, le premier ministre a réitéré qu’il était « d’accord avec ce rapport-là ».

Il a ajouté que, de toute façon, les immigrants seront forcés de passer un test de français et un test de valeurs pour obtenir le certificat de résident permanent au pays.

Et il a ajouté que la réussite de ces tests sera elle aussi « obligatoire » pour rester au Québec.

Pour l’instant, « ce qu’on s’engage à faire, c’est de rendre les cours de français obligatoires… pas obligatoires, à rendre les cours de français disponibles », a dit le premier ministre.

« Les cours vont être disponibles, les tests de français vont être obligatoires. Je vois pas pourquoi les nouveaux arrivants ne suivraient pas les cours de français », a-t-il ajouté.

Avant d’aller de l’avant, le Québec devra cependant négocier avec le gouvernement fédéral les conditions qu’il souhaite imposer aux nouveaux arrivants pour obtenir le statut de résident permanent, une compétence fédérale.

M. Legault s’est engagé lundi à « convaincre le gouvernement fédéral » de lui accorder les pouvoirs réclamés, qui figurent dans la nouvelle loi 9 adoptée en juin.

Dans son rapport de 2016, assorti de nombreuses recommandations, Mme Samson proposait notamment qu’un gouvernement de la CAQ fasse de la francisation des immigrants une « véritable priorité nationale ».

D’où l’importance d’obliger les immigrants à suivre des cours de français, grâce à une formation d’une durée variant de 30 à 72 semaines, à temps complet.

Cette formation, rémunérée, serait nécessaire pour obtenir un certificat de sélection du Québec.

Tous les nouveaux arrivants ne maîtrisant pas le français devraient s’y soumettre, qu’ils soient immigrants économiques, réfugiés ou faisant partie d’un regroupement familial.

Ce programme devrait également être suivi le plus tôt possible suivant l’arrivée au Québec.

On prévoyait inclure un volet d’initiation aux réalités du Québec, sa culture, ses institutions sociales et politiques, ses valeurs, etc.

Un soutien financier devait être prévu pour les parents de jeunes enfants, en vue d’assumer les frais de garde.

Mme Samson proposait également dans son rapport de créer un guichet unique pour la francisation des immigrants adultes.

Tous les programmes de francisation — actuellement éparpillés entre le ministère de l’Éducation et celui de l’Immigration — seraient rapatriés à l’intérieur d’un nouveau ministère : le ministère de l’Immigration et de la Francisation.

Source: Francisation «obligatoire» des immigrants: Legault souffle le chaud et le froid

Quebec MNA wants French classes to be mandatory for immigrants

An illustration of the range of views in the CAQ caucus, this one on the more hardline side:

The more MNA Claire Samson is calling on the Quebec government to make French language courses mandatory for immigrants.

Samson, a member of the governing Coalition Avenir Québec who represents Iberville riding, was her party’s culture critic when in the opposition.

In 2016, she produced a report on language and immigration calling for compulsory French classes for immigrants and to make their immigration status conditional on passing a language test.

In an interview with Presse canadienne, Samson said her party campaigned on the report and now it needs to follow up.

Immigration Minister Simon Jolin-Barrette announced Friday that the government would spend an additional $70 million on French classes for immigrants.

But Samson said the government has not gone far enough, and she intends to lobby for more aggressive measures to force newcomers to learn French when the National Assembly resumes in the fall.

French in Quebec is threatened in the very short term and the situation could become irreversible within 15 years, she said.

“It would be difficult to turn it around if there is too much laxity and there is no follow-up,” she said.

Quebec needs to impose the French language on immigrants to counterbalance to the powerful attraction of English, she said.

“It must be done now, because eventually it may be too late,” she warned.

Samson said she has recovered from the health problems that had prevented her from attending the National Assembly regularly since November.

Samson considered quitting politics last fall after she was bypassed for a cabinet post. At the time, she attributed her health problems partly to being left out of cabinet. In March, she attended a meeting in a daycare centre, where constituents complained that she was rude and arrogant. She later apologized.

Source: MNA wants French classes to be mandatory for immigrants