Des sikhs en cour contre l’Assemblée nationale | Le Devoir

The same week the federal government announced the kirpan would be allowed in Canadian embassies and consulates, a reminder that it remains an issue in Quebec, where the Assemblée nationale did not allow Sikh leaders to enter given their insistence on wearing the kirpan. Will be interesting to see if the new Liberal government will address this (non-issue in the Canadian and other provincial parliaments). In the meantime, a court case continues:

En entrevue avec Le Devoir, Balpreet Singh se fait très discret à propos de cette action en justice. « Il y a eu des tentatives pour entamer un dialogue et l’avenue légale en est certainement une que nous avons aussi conservée comme outil dans cette possible lutte »,dit-il pudiquement. M. Singh répète qu’il espère plutôt que la situation se règle par le dialogue. Il fonde en ce sens beaucoup d’espoir sur l’arrivée au pouvoir du libéral Philippe Couillard.

« Nous avons espoir que le dialogue permettra de résoudre cette situation. Nous le sommes particulièrement considérant que le PQ n’était visiblement pas favorable à ceci. Alors, nous avons espoir que nous pourrons expliquer la signification du kirpan au nouveau gouvernement au Québec et entamer le dialogue. »

Des sikhs en cour contre l’Assemblée nationale | Le Devoir.

Christian Rioux of Le Devoir never misses an opportunity to make his position on multiculturalism, this time using a play by Mani Soleymanlou, Un, the story of an Iranian immigrant who lands in Toronto but finally ends up in Quebec.

Le multiculturalisme est probablement ce qui se rapproche le plus au Canada d’une religion profane. Maintenant que notre débat sur la laïcité est ajourné, on apprenait que le Canada allait autoriser le port du kirpan dans ses ambassades. Certains y verront le triomphe d’une laïcité « ouverte ». Mais peut-être devraient-ils s’attarder au libellé de la décision.

En effet, le Canada ne se contente pas d’autoriser les sikhs orthodoxes à porter le kirpan dans ses ambassades à condition qu’il soit placé dans un fourreau fixé à une ceinture portée sous les vêtements. Afin d’éviter que n’importe quel amateur d’armes blanches frappe à la porte en se revendiquant sikh, il a bien fallu fixer des limites. Le règlement précise donc que celui qui porte le kirpan doit être animé par une « croyance religieuse sincère ». Et le Canada de définir ce qu’est un croyant « sincère ». Selon la définition canadienne, le sikh « sincère » est celui qui porte aussi un bracelet de fer, un turban, un peigne à cheveux et un caleçon spécifique. Qu’on se le dise, les amateurs de slips, de boxers et de strings ne franchiront pas le seuil des ambassades canadiennes avec leur kirpan.

Voilà donc un pays prétendument moderne, démocratique et évolué qui s’autorise, par la voix de son ministre d’État au Multiculturalisme, à définir qui est un « croyant sincère » et qui ne l’est pas. Nul doute que, demain, Tim Uppal pourrait décider de la même manière qu’un catholique « sincère » doit se confesser avant de communier et qu’un juif « sincère » doit être circoncis. On ne voit guère ce qui l’en empêcherait….

Si cette décision avait été rendue publique pendant le débat québécois sur la laïcité, elle aurait clarifié beaucoup de choses. Elle aurait notamment montré que l’État ne peut pas être à moitié ou aux trois quarts laïque. Elle aurait rappelé qu’on ne peut pas empiéter sur la laïcité et accorder un privilège à une religion sans aussitôt donner à l’État le droit de s’ingérer dans les croyances personnelles. Il n’y a pas de solution médiane. Ou bien la loi interdisant les armes dans les ambassades s’applique à tous dans l’ignorance des croyances de chacun. Ou bien il faut reconnaître à l’État le pouvoir de distinguer les bons des mauvais croyants. On reparlera ensuite de la liberté de conscience.

L’injonction multiculturelle | Le Devoir.

I don’t see how Christian interprets the practical guidance to Canadian missions on how to apply the policy means the government is deciding the sincerity of a persons beliefs beyond stating that someone who wants to enter a mission with a kirpan should also have the four other Sikh articles of faith. In other words, someone who only shows up with a kirpan but nothing else would not be able to avail themselves of the accommodation.