Les francophones quasiment absents des postes clés de la diplomatie canadienne

While I focus more on visible minority representation, did a quick check of the head of mission data that I keep which confirms their concerns (the government over the past five years has improved representation of women and visible minorities in head of mission appointments):

L’ère des influents diplomates francophones au sein du réseau diplomatique canadien est révolue. Presque uniquement composée d’anglophones, la haute direction d’Affaires mondiales Canada ne fait accéder que d’autres anglophones aux postes stratégiques, forçant au passage bien des francophones ambitieux à faire carrière dans leur langue seconde.

Le Devoir s’est entretenu avec une dizaine d’employés d’expérience, cadres et ex-cadres d’Affaires mondiales Canada, dont un ambassadeur en fonction. Tous sont d’avis que l’absence de francophones aux postes clés de la diplomatie canadienne est très préoccupante. Plusieurs d’entre eux dénoncent un climat d’indifférence face au français qui s’est amplifié avec le temps, malgré les espoirs suscités par l’entrée en fonction du ministreFrançois-Philippe Champagne, lui-même francophone. Son bureau n’a pas directement réagi aux questions du Devoir, laissant la rédaction d’une réponse aux bons soins de ses fonctionnaires. Ils confirment « certains défis au niveau des cadres supérieurs », alors même qu’un grand nombre des employés du ministère sont francophones.

Tout en haut de la pyramide, les quatre sous-ministres qui dirigent l’institution fédérale sont tous anglophones, comme 11 des 12 sous-ministres adjoints des prestigieux secteurs « géographique » et « fonctionnel ». Tous secteurs confondus, les quelques sous-ministres adjoints francophones occupent les postes les moins stratégiques pour les affaires extérieures, comme les ressources humaines ou l’administration, selon une analyse de l’organigramme obtenu par Le Devoir, confirmée par des sources au sein de l’organisation. En plus, parmi les 15 sièges de directeurs généraux, patrons des ambassadeurs, seulement deux sont occupés par des francophones, dont le responsable d’Affaires panafricaines, qui n’a pas d’ambassade sous sa responsabilité.

« Affaires mondiales Canada est l’un des ministères les plus francophones de la machine fédérale, mais ça ne se traduit absolument pas au niveau supérieur. C’est un peu comme si on était dans les années 1950 : tout le monde sur le plancher de la manufacture est francophone et, au niveau des contremaîtres, tout le monde est anglophone », témoigne un employé haut placé d’une ambassade canadienne qui a requis l’anonymat puisqu’il n’est pas autorisé à parler publiquement de cette question.

« Je ne peux même pas vous nommer un francophone et dire “cette personne-là a de l’influence”. »

La dernière francophone à occuper un poste stratégique dans la haute direction des Affaires étrangères fut Isabelle Bérard, ex-cheffe de la branche Afrique subsaharienne. Elle a été remplacée en 2020 par une haute fonctionnaire anglophone ayant fait carrière dans d’autres ministères et qui n’a aucune expérience en diplomatie.

« La langue, c’est important, mais la compétence est importante aussi. Si vous ne connaissez rien à l’Afrique et vous êtes nommée sous-ministre adjointe à l’Afrique… À mon avis, c’est un sacré problème », a commenté Jocelyn Coulon, qui a été conseiller politique de l’ancien ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion.

Sommet de la pyramide

Si le gouvernement ne nomme que des anglophones dans les postes de haute gestion les plus importants, ce n’est pas faute de relève francophone au sein de l’organisation. Selon un courriel datant de 2019 obtenu par Le Devoir qui recense le nombre de cadres d’Affaires mondiales Canada pour chacune des langues officielles, les francophones représentent une grande part des gestionnaires de premier et de second niveau (EX1 et EX2), à environ 30 %. Au fur et à mesure que l’on monte les échelons, toutefois, leur nombre s’amenuise, à approximativement 1 gestionnaire sur 8 aux hauts niveaux (EX4 et EX5). Des données plus récentes, mais moins précises, fournies par Affaires mondiales Canada confirment que les francophones sont plus nombreux à rester au bas de la pyramide.

« La haute gestion est anglophone et a de la difficulté à lire ou écrire en français. C’est presque impossible de monter au sein du ministère à un poste de haute gestion », témoigne un ex-cadre francophone d’Affaires mondiales Canada qui ne souhaite pas être nommé, par crainte de répercussions pour non-respect d’une entente de confidentialité.

Tous les cadres et ex-cadres consultés s’entendent pour dire que, même si de nombreux anglophones parlent un excellent français à Affaires mondiales Canada, les exigences linguistiques pour les anglophones permettent même à ceux qui maîtrisent très mal la langue de Molière d’accéder à la haute direction, alors qu’une faiblesse en anglais écrit est susceptible de bloquer la carrière de francophones. Pourtant, l’article 39 de la Loi sur les langues officielles garantit les mêmes possibilités d’avancement pour les fonctionnaires des deux groupes linguistiques.

« Je ne dirais pas qu’il n’y a pas de cadres supérieurs francophones, mais de plus en plus, ils sont ghettoïsés dans des fonctions, pas sans importance, mais corporatives. Et c’est la même chose pour les ambassadeurs. Les francophones sont en voie de disparition au niveau des postes à l’étranger », se désole un ambassadeur qui a requis l’anonymat pour parler librement de cette question.

Nostalgique, le diplomate posté à l’étranger se désole de la fin d’une époque où des Canadiens francophones s’illustraient sur la scène mondiale, comme au début des années 2000, avec Claude Laverdure comme ambassadeur de France, Marc Lortie en Espagne, Joseph Caron en Chine ou encore Gaëtan Lavertu au Mexique, pour ne nommer que ceux-là. Excluant les « nominations politiques » de Stéphane Dion en Allemagne et d’Isabelle Hudon en France, ainsi que deux postes vacants, aucun diplomate francophone de carrière n’est ambassadeur dans un pays du G20 en ce moment, témoignent les profils des chefs de mission en poste.

Selon plusieurs sources, certains ambassadeurs canadiens à l’étranger ne parlent pas du tout français. « De plus en plus, nos ambassadeurs ne sont pas capables de s’exprimer en français, confirme Pierre Alarie, ex-ambassadeur du Mexique à la retraite depuis 2019. Je ne comprends pas que, dans un pays de 38 millions de personnes, on n’est pas capables de trouver 175 chefs de mission bilingues. »

Lente érosion

« Il y a eu une érosion ces dernières années. On a perdu une sensibilité au français, croit Guy Saint-Jacques, ex-ambassadeur canadien en Chine, jusqu’en 2006. C’est très préoccupant. Le ministère est le visage du Canada à l’étranger. Si on n’a plus de français, c’est un problème. »

Il précise toutefois que la langue de Molière est malmenée depuis longtemps aux Affaires étrangères. Lui-même témoigne avoir tenté d’obtenir une promotion dans les années 1990 devant un jury tout anglophone, dont un membre ne parlait pas français. Plusieurs sources indiquent que cette situation se produit encore de nos jours.

« Le français s’est émietté d’unefaçon progressive, en même temps que les sous-ministres sont devenus des gestionnaires et le pouvoir du bureau du premier ministre s’est accru », confirme l’ex-ambassadeur Ferry de Kerckhove, en poste jusqu’en 2011. Selon lui, l’incorporation du Commerce extérieur aux Affaires étrangères, dans les années 1980, puis plus récemment la fusion de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), en 2013, ont provoqué une centralisation du pouvoir qui a fait globalement diminuer l’influence des francophones dans la diplomatie canadienne.

Basée à Gatineau, l’ACDI était réputée comme étant la chasse gardée des francophones. L’institution a été engloutie par la mégastructure actuelle qui chapeaute trois ministères, renommée Affaires mondiales Canada par Justin Trudeau en 2015.

« On s’est privés de beaucoup d’expertise francophone », analyse Isabelle Roy, ex-ambassadrice retraitée depuis le début de l’année et spécialiste de l’Afrique. Selon elle, la tendance à l’anglicisation des hautes sphères diplomatique a des conséquencessur la manière dont le Canada pratique sa diplomatie. Plusieurs autres ex-ambassadeurs se désolent aussi de la perte du point de vue francophone dans la façon dont le Canada interagit avec le monde. « Ça creuse le sillon d’une sensibilité accrue envers certains pays, et une sensibilité déficiente pour d’autres pays », conclut Mme Roy.

Faire carrière en anglais

Faute de francophones dans la haute direction, de nombreux fonctionnaires du réseau diplomatique font le choix de mener leur vie professionnelle uniquement en anglais, confirment lesemployés et ex-employés interrogés.

« Faire carrière [en politique étrangère], pour un francophone, veut dire faire carrière en anglais. Si on veut faire carrière en français, c’est se cantonner dans des fonctions corporatives. Ça ne sera pas en politique étrangère comme telle », affirme un employé d’Affaires mondiales comptant 20 ans de carrière et ayant requis l’anonymat puisqu’il n’a pas l’autorisation de parler aux médias.

Les ambassadeurs et ex-ambassadeurs interrogés ont tous dressé le portrait d’une administration qui n’oblige pas explicitement l’utilisation de l’anglais dans les communications, mais qui instaure un climat dans lequel un travail sera ignoré des patrons s’il est rédigé dans la langue de Molière.

« Pour ce qui est des réunions, on nous réitère toujours qu’on est libres de parler la langue de notre choix. Mais surtout pour les réunions de haut niveau, c’est presque être le trouble-fête si on insiste à [vouloir] s’exprimer en français, parce qu’on sait qu’il y a des hauts gestionnaires qui ne maîtrisent pas le français, même s’ils ont peut-être le niveau C [niveau de compétence requis pour certains postes] », témoigne un ambassadeur actuellement en poste à l’étranger.

Affaires mondiales Canada confirme qu’une grande part de ses employés (42 %) sont francophones, un taux qui chute à 18 % chez les hauts cadres, selon son calcul. « Le ministère reconnaît qu’il existe certains défis au niveau des cadres supérieurs et cela fait partie des stratégies mises en place dans notre Plan d’action pour les langues officielles 2019-2022 », explique la porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Ciara Trudeau, par courriel.

Dans sa réponse fournie au Devoir, le gouvernement précise qu’il met en avant le caractère bilingue du Canada en guise d’exemple d’une société ouverte à la diversité linguistique auprès des autres pays.

Source: Les francophones quasiment absents des postes clés de la diplomatie canadienne

Ottawa débloque 11 millions pour l’immigration francophone

Useful expansion of pre-arrival integration/settlement services:

Les immigrants francophones auront accès à des services d’intégration en français dans les provinces canadiennes à majorité anglophone avant même d’arriver au Canada.

Le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, a annoncé mercredi 11 millions sur cinq ans pour faire de la Cité collégiale à Ottawa le principal centre de services des nouveaux arrivants. Quatre organismes régionaux en Nouvelle-Écosse, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique pourront fournir de l’information sur leur province d’accueil.

« Ils pourront ouvrir des bureaux et embaucher du personnel à l’extérieur du Canada, dans des pays francophones comme le Maroc ou la Tunisie », a-t-il expliqué.

Les immigrants déjà sélectionnés par le Canada pourront ainsi avoir un « contact personnel » avec quelqu’un qui pourra répondre à leurs questions avant leur arrivée.

M. Hussen a donné l’exemple d’un ingénieur marocain sélectionné par le ministère de l’Immigration. Celui-ci aurait d’abord un premier contact avec la Cité collégiale, qui ensuite le référerait à l’Ordre des ingénieurs de la province où il compte s’installer. Cette personne pourrait ainsi commencer les procédures de reconnaissance de diplôme avant son arrivée en sol canadien.

Cette annonce vient corriger les lacunes existantes dans l’accueil des immigrants francophones qui pourront maintenant recevoir des services en français à toutes les étapes de leur intégration, selon la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

« L’immigrant francophone avait de la misère à se retrouver dans cette panoplie de services où il y a une offre en anglais qui est beaucoup plus volumineuse qu’en français », a constaté son directeur général, Alain Dupuis.

Un montant de 36,6 millions sur cinq ans déjà annoncé dans le Plan d’action sur les langues officielles servira à améliorer l’accès aux services en français.

« Est-ce qu’on va avoir tous les services de A à Z avec cet investissement-là ? Non, a-t-il reconnu. Ce n’est pas assez, il va en falloir plus, mais c’est une bonne première étape pour commencer à s’assurer qu’on ait un continuum de services en français dans toutes les régions du pays. »

Baisse du prix des tests de français

Le ministre a également annoncé que les tests de français requis pour vérifier les compétences linguistiques des immigrants seront moins chers et plus accessibles. Ils pouvaient coûter quelques centaines de dollars de plus que les tests en anglais, un fait qui avait été dénoncé par l’ex-commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, en 2016. Le ministre Hussen a promis que le prix des tests en français sera « comparable » aux tests en anglais, qui coûtent environ 300 $. Dès le 1er décembre, ils seront offerts dans un plus grand nombre de villes.

Le gouvernement fédéral s’est fixé pour objectif d’attirer 4,4 % d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec en 2023.

Source: Ottawa débloque 11 millions pour l’immigration francophone

Une cible de 5 % d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec

Will be interesting to review implementation over the course of the next few years:

Pour la première fois de l’histoire, les treize provinces et territoires ont entériné une cible d’immigration francophone à l’extérieur du Québec de 5 %, vendredi.

Réunis à Whitehorse dans le cadre du Conseil de la fédération, les chefs de gouvernements ont adopté à l’unanimité une résolution en ce sens, pressant Ottawa de les aider à atteindre cet objectif.

Près de 4 % des résidents des provinces canadiennes autres que le Québec ont le français comme langue maternelle. La cible de 5 % fixée vise à accroître cette proportion.

« Cette décision est majeure. Nos leaders ont […] pris la décision de donner un élan à la francophonie », a déclaré le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne Jean-Marc Fournier.

Sommet sur l’immigration francophone Un sommet sur l’immigration francophone réunissant ministres provinciaux et fédéraux de l’immigration et des affaires francophones doit être tenu au printemps 2017, afin de « déterminer les moyens d’action à prendre » pour atteindre la cible de 5 %. Une rencontre préparatoire est également prévue en octobre 2016.

Cette cible d’immigration est une revendication de longue date des communautés francophones en milieu minoritaire. De nombreuses provinces, dont l’Ontario, ont établi leurs propres cibles, mais la plupart d’entre elles ne sont pas parvenues à atteindre leurs objectifs jusqu’à présent.

Source: Une cible de 5 % d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec | Le Devoir

Front commun contre les propos francophobes

More on the nature of on-line comments. My preference, rather than suppression, is requiring actual names and related authentication, as is done in letters to the editor:

Brodie Fenlon, le directeur des médias numériques pour le réseau CBC, a assuré au groupe par écrit vendredi que les commentaires identifiés seront supprimés. « Nous regrettons que ces commentaires se soient retrouvés sur notre site. Il s’agit d’une situation malencontreuse, mais inévitable lorsque l’on doit traiter un tel volume de commentaires. […] Dorénavant, nous nous assurerons que nos lignes directrices sont appliquées avec encore plus de rigueur et de jugement. » La politique de commentaires de CBC mentionne que les discours haineux, les attaques personnelles, les insultes ou encore les déclarations diffamatoires sont interdits.

En entrevue avec Le Devoir, l’instigateur de la lettre, Michel Doucet, n’est pas rassuré par cette réponse, tant s’en faut. Il exige que la CBC fasse preuve de vigilance en amont plutôt que de simplement retirer les commentaires litigieux après coup.

« Ils retirent les commentaires juste quand on les signale. Mais on ne va pas passer notre journée à surveiller le site de CBC ! C’est à CBC elle-même de veiller à la qualité du contenu », tonne-t-il. Selon l’avocat, il est inacceptable qu’une société d’État« permet[te] qu’on utilise son site de commentaires pour fomenter la division, l’incompréhension et l’intolérance vis-à-vis d’une communauté minoritaire ».

M. Doucet soutient que le phénomène existe « depuis que CBC a ouvert son site aux commentaires » et procède d’une tendance lourde. Chaque fois qu’il est question de sujets liés aux francophones au Nouveau-Brunswick, ces commentaires fusent. « L’autre jour, la ville de Dieppe a annoncé qu’elle aurait un anneau de glace et il y a eu des commentaires ! Un des commentaires qui revient souvent, c’est que les francophones ont tous les bénéfices alors que ce sont les anglophones qui payent tous les impôts. […] On mettrait une photo d’un beau petit chat portant un nom francophone que ces commentaires ressurgiraient », raille-t-il. Lui-même, un militant très en vue des droits linguistiques des francophones, est présenté dans certains commentaires comme un « individu radicalisé ».

Le sujet fait l’objet de conversations dans la communauté francophone néo-brunswickoise depuis très longtemps, raconte-t-il. Aussi, quand il a décidé de prendre la plume dimanche dernier, il a récolté ses 120 signatures prestigieuses en moins de 72 heures. C’est d’ailleurs un sénateur conservateur, Percy Mockler, outré et enflammé, qui a mis Le Devoir au parfum de la situation.

Les signataires demandent à ce que CBC ne permette plus les commentaires provenant de personnes anonymes, comme le font déjà plusieurs sites de médias. M. Fenlon rétorque dans sa lettre que cet anonymat est utile, quoiqu’il fasse l’objet d’un « examen ». « En autorisant l’utilisation de pseudonymes, on permet cependant à toutes les voix de participer au débat, y compris les victimes de crimes et les dénonciateurs d’abus, deux groupes qui, selon nous, ont de bonnes raisons de se cacher derrière l’anonymat. »

ICYMI: French new wave: A cultural shift for Toronto as ‘invisible francophones’ settle in

Less under the radar:

Every year roughly 1,000 French-speaking immigrants settle in Toronto, with the occasional spike – after the 2011 earthquake in Haiti, for example. Many more speak some English and French in addition to their own dialects, such as many newcomers from Congo, said Réjean Sirois, director of the Toronto-area French Catholic board.

It wasn’t clear just how many of these polyglots – using the same logic as scores of Canadian-born parents – would want their children to get an edge through fluent bilingualism, he said.

“They come here and they have to learn both languages, but they recognize that if they go in a French school, they will learn French because outside … everything is in English and they will learn it [anyway],” he said.

Nearly 50,000 Quebec residents (both francophone and anglophone) moved to Ontario between 2006 and 2011, according to census data. On top of that are the native-born Franco-Ontarians, whose numbers are difficult to pinpoint precisely.

After moving to Toronto, francophones often expect to live in English, especially if they marry an English speaker, Mr. Sirois said. They may not realize how much things can change when they ask for education in French. In the town of Collingwood, Ont., northwest of Barrie, a group of parents presented trustees of the regional French Catholic board with lists of local francophone families.

“Parents came to the school board and said, ‘Hey, there’s a lot of francophones there,’” Mr. Sirois said. “When you look at the statistics, at Statscan, you didn’t find that there were a lot of French people there.”

Source: French new wave: A cultural shift for Toronto as ‘invisible francophones’ settle in – The Globe and Mail