Where Germany’s Immigration Debate Hits Home

Of note. Incidents like this naturally raise worries and fears:

The leafy market square, ringed by Middle Eastern restaurants in a quiet city where nearly half the residents have immigrant backgrounds, seems like the last place that would spur Germany’s latest explosive wave of nationalist backlash.

But it was in Mannheim where prosecutors say an Afghan man stabbed six people in May at an anti-Islamist rally, killing an officer who had intervened. No motive has yet been determined. But the death and the fact that the man accused had his asylum claim denied years ago set off calls for the expulsion of some refugees. Such sentiments were once viewed as messaging mostly reserved for the far right.

That this could occur in Mannheim, a diverse community of over 300,000 people known for its sensible plotting along a grid as a “city of squares,” has rattled Germany. It has been particularly painful for the longtime Muslim population of the city, where, according to some estimates, nearly one in five people are of Turkish descent.

Overtly, the political discussion concerns refugees, but in the lived experience of German Muslims, many said they felt like they were steps away from becoming a target. That worry has heightened since January, when an exposé revealed a secret meeting by members of the extreme right during which the deportation of even legal residents of immigrant descent was discussed.

Some expressed fears that what happened in Mannheim may have broken a dam.

Source: Where Germany’s Immigration Debate Hits Home

Des milliers de cours en francisation compromis

A noter (despite the Canada-Quebec accord generous funding):

De nouvelles règles budgétaires sèment la consternation auprès des organismes en francisation. Alors que les besoins ont grimpé en flèche dans les dernières années, ils disent ne plus pouvoir accueillir de nouveaux étudiants l’automne prochain. « Un problème créé par le fédéral », selon Québec.

« C’est beaucoup de personnes qu’on ne sera pas capables de franciser l’année prochaine », déplore Carl Ouellet, le président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE). Ce dernier évalue que « des milliers » d’étudiants en francisation seront touchés.

Interpellé par Le Devoir, le gouvernement se défend en invoquant « la pression exercée par l’immigration temporaire sur les services publics ».

« On consacre déjà plusieurs ressources de notre réseau de l’éducation afin de franciser les nouveaux arrivants, et ces ressources ont augmenté de façon très importante », a indiqué par écrit le cabinet du ministre de l’Éducation, Bernard Drainville.

De 2019 à 2024, le budget de la francisation est passé de 69 à 104 millions de dollars, et le gouvernement a décidé que la hausse allait s’arrêter là, explique-t-on. « On reconnaît tous que c’est important […], mais on doit aussi respecter notre capacité de payer. Les demandeurs d’asile ne sont évidemment pas à blâmer, c’est un problème créé par le fédéral », signale le cabinet.

Or selon Carl Ouellet de l’AQPDE, en plus de priver les immigrants de cours, la décision du gouvernement fait en sorte que les centres de services scolaires (CSS) qui font de la francisation ne seront pas payés pour des cours qu’ils ont déjà donnés depuis deux ans.

Au Québec, 40 % des cours de francisation sont prodigués par les CSS par l’entremise de ce qu’on appelle la formation aux adultes. Près de 21 000 personnes y étaient inscrites ce printemps à temps plein ou à temps partiel. Le reste des cours sont offerts dans des universités, des cégeps ou des organismes communautaires.

Moins de places

Les CSS reçoivent chaque année des subventions en fonction du nombre d’étudiants des années précédentes. Or le ministère de l’Éducation du Québec a revu sa méthode de calcul des subventions, ce qui crée un trou majeur dans leurs budgets.

« Je ne vais pas pouvoir prendre de nouveaux étudiants à la rentrée », se désole le directeur d’un centre de francisation qui a demandé l’anonymat pour ménager ses relations avec le ministère. Dans son CSS, la coupe correspond à plus de 10 % du budget et à une baisse de 25 % du nombre de places disponibles pour les étudiants. « Je vais engager moins d’enseignants et je vais diminuer la cadence », dit-il.

Pour l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire, c’est tout simplement illogique. « C’est renversant ! Ça va complètement dans l’autre sens que [celui du] discours politique qu’on entend », avance sa présidente, Kathleen Legault.

Le gouvernement du Québec table en bonne partie sur une meilleure offre en francisation pour contrer le déclin du français au Québec. Son plan d’action présenté en avril prévoyait des investissements de 320 millions de dollars afin d’améliorer l’usage du français chez les travailleurs étrangers.

Des risques pour le reste de la formation aux adultes ?

Dans ses échanges avec les CSS ces derniers jours, le ministère de l’Éducation du Québec montre du doigt le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). Il avance que le MIFI ne lui a pas transféré suffisamment de fonds cette année pour compenser la hausse des demandes.

« Le maintien de l’enveloppe financière est en fonction de celle transférée par le MIFI pour la francisation », écrit-il dans une communication écrite aux responsables de la francisation des CSS dont Le Devoir a obtenu copie.

Le ministère invite ensuite les CSS à prendre moins d’étudiants pour régler leur problème budgétaire. « En limitant [le] nombre d’ETP [étudiants en équivalence au temps plein] lié à la francisation, ceci laissera une marge de manoeuvre… »

Kathleen Legault craint que d’autres étudiants des CSS écopent étant donné « la pression très grande en francisation ». « Est-ce que ça va mettre en péril le financement de la formation des jeunes adultes en retard d’apprentissage ? Parce que c’est offert dans les mêmes centres. C’est ça, le danger. »

Cette situation survient dans un contexte où la gestion de la francisation au Québec connaît des ratés. L’an dernier, le gouvernement avait créé l’organisme Francisation Québec pour mieux coordonner l’offre de cours. Or la moitié des demandes sont toujours en attente, selon un rapport déposé à la fin mai par le commissaire à la langue française Benoît Dubreuil.

Dans le même rapport, M. Dubreuil a relevé que le nombre total d’heures de formation offertes en 2023-2024 correspond à « environ 2 % de celui qui aurait été nécessaire pour que l’ensemble des personnes domiciliées au Québec qui ne connaissaient pas le français puissent terminer les niveaux débutants et intermédiaires ».

Source: Des milliers de cours en francisation compromis

Active presence of immigrants in Canada: Recent trends in tax filing and employment incidence

Interesting and relevant way to measure integration and assess emigration rates. Findings make intuitive sense:

Increased tax-filing rates of immigrants across arrival cohorts

The tax-filing rate in the first full year is a key indicator of immigrant retention, as an earlier study found that over half of immigrants who emigrated did not file income tax in their first year after arrival. This suggests that many immigrants make decisions about leaving shortly after immigration (Aydemir & Robinson, 2008).

Among immigrants aged 20 to 54 at landing, the rate of filing an income tax return in the first full year after landing remained stable from the 1990-to-1994 cohort to the 2000-to-2004 cohort. However, it increased for cohorts that arrived since the mid-2000s (Table 1). About 90% of the 2015-to-2019 and 2020 cohorts filed a tax return in the first full year after immigration, compared with 85% among the 2005-to-2009 cohort. …

The rise in first-year tax-filing rates since the mid-2010s was widespread, spanning both men and women, age groups, educational levels, official language profiles, and most source regions. This increase was also observed across admission programs, except for a slight decline among immigrants in the Provincial Nominee Program (PNP) from the 2010-to-2014 cohort to the 2020 cohort. 

The tax-filing rate in the fifth year after immigration increased steadily from the 1990-to-1994 cohort to the 2010-to-2014 cohort. Again, this uptrend was observed across immigrants with diverse sociodemographic backgrounds. However, among PNP immigrants, the filing rate in the fifth year remained relatively stable from the 2000-to-2004 cohort onward, following a decline from the 1995-to-1999 cohort. Additionally, there was a marginal decrease among immigrants from Northern Europe in the 2010-to-2014 cohort.

The tax-filing rate in the 10th year after immigration was higher among immigrants who arrived in the 2000s than among those who arrived in the 1990s. However, there was minimal change between those who arrived in the early 2000s and the late 2000s. These trends remained consistent across immigrants with various sociodemographic characteristics.

Tax-filing rates, specifically in the 5th and 10th years after immigration, were generally lower among immigrants in the Federal Skilled Worker Program and Canadian Experience Class, compared with family class immigrants and refugees. These rates were also relatively lower among immigrants with graduate degrees and those originating from the United States, and Northern and Western Europe. The literature suggests that highly skilled immigrants are more mobile and tend to explore better opportunities in the international labour market or return to their home countries when they cannot fully utilize their skills in the destination country (Aydemir & Robinson, 2008)….

Source: Active presence of immigrants in Canada: Recent trends in tax filing and employment incidence

Canadians outraged over Parks Canada’s free admission to “newcomers” policy 

Typical overstating without appreciation of the policy and practical rationale to do so to strengthen integration and sense of belonging. And of course, no numbers on how many:

Many Canadians expressed their discontent with a newly announced Parks Canada policy allowing “newcomers to Canada and new Canadian citizens” free admission to all national parks, historic sites and marine conservation areas as part of a new policy.

According to the Parks Canada website, for the next year “admission to all national parks, national historic sites, and national marine conservation areas operated by Parks Canada.”

“Using the Institute for Canadian Citizenship’s Canoo mobile app, enjoy free admission to all places administered by Parks Canada across the country for one full year,” it reads. 

However, the free admission policy is limited solely to newcomers and new Canadian citizens, if you’re already a tax paying citizen, you’ll be paying full price. 

“Get back to nature and unwind amidst the spectacular scenery in Canada’s national parks and marine conservation areas,” reads the website. “Celebrate your arrival in Canada or your citizenship with great Canadian experiences,” it continued.

“Check out some of the most awesome places in Canada. We look forward to welcoming you!”

The 1998 Parks Canada Agency Act established Parks Canada as a separate Government of Canada Agency, which currently reports to Environment Minister Steven Guilbeault.

While daily admission and service fees and single-location passes are variable depending on the location, camping fees for a family pass begin at $151.25.

The announcement was met with strong disapproval on X, with the overwhelming majority of comments frustrated with the new policy. 

Source: Canadians outraged over Parks Canada’s free admission to “newcomers” policy

Un service de Québec dédié aux nouveaux arrivants rate la cible

Of note. Those in the rest of Canada shouldn’t feel to smug as they also have gaps in settlement services:

Le service Accompagnement Québec, visant à guider les nouveaux arrivants dans leurs démarches d’installation et d’intégration, rate sa cible. Alors que certains organismes d’aide aux immigrants s’interrogent sur son utilité, les plus récentes données démontrent que le service est très peu utilisé, voire carrément méconnu.

En 2023-2024, à peine plus de 12 000 personnes ont bénéficié d’une évaluation de leurs besoins par Accompagnement Québec, révèlent les plus récentes données du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). L’année précédente, en 2022-2023, près de 10 000 personnes immigrantes avaient eu une rencontre avec un agent du service.

Pour Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des réfugiés et immigrants, atteindre quelques milliers de personnes sur un total de centaines de milliers d’immigrants qui arrivent ici, « c’est rien ! »

Selon lui, la centaine d’organismes d’aide aux immigrants qu’il représente et qui sont aussi financés par le MIFI pour soutenir et accompagner les immigrants en a accueilli bien plus : soit près de 100 000 personnes au cours des 12 derniers mois. « Tout le monde est d’accord pour dire qu’[Accompagnement Québec], ça ne fonctionne pas », a-t-il déclaré. « C’est une marque de commerce du gouvernement, mais [en fait], ça ne peut pas continuer. »

Parachevé en mai 2023, un sondage réalisé par le MIFI obtenu par Le Devoir révèle que 70 % des répondants affirmaient ne pas connaître Accompagnement Québec. De plus, environ la moitié des personnes interrogées indiquaient ne pas connaître les étapes à suivre pour immigrer, pour chercher un emploi ou pour faire reconnaître leurs compétences.

Qu’il soit ici ou dans son pays d’origine, un immigrant qui reçoit un certificat pour résider au Québec de manière permanente ou temporaire devrait être invité par courriel à s’inscrire à Accompagnement Québec par l’entremise de la plateforme Arrima. Il sera par la suite contacté par un agent d’aide à l’intégration qui lui concoctera un plan individualisé en fonction de ses besoins (francisation, emploi, etc.) et le dirigera vers un organisme sur le terrain.

Un service qui fait doublon

À l’été 2019, le ministre de l’Immigration d’alors, Simon Jolin-Barrette, avait bonifié le service Accompagnement Québec en ouvrant plus de bureaux régionaux et en augmentant l’effectif en région. Il réagissait ainsi aux critiques dans le rapport de la vérificatrice générale, qui reprochait au gouvernement de ne pas connaître les besoins réels des immigrants et d’échouer à les orienter vers les bons services.

Depuis la réforme, Accompagnement Québec a plus spécifiquement comme mission d’inciter les immigrants à s’installer en région et d’aider les employeurs à recruter ces derniers. Mais, sur le terrain, certains organismes se questionnent sur le rôle que joue le service.

À l’organisme Groupe Inclusia, au Saguenay, très peu d’immigrants — environ 5 % — ont été envoyés par Accompagnement Québec. « La grande majorité des gens qui viennent à nous, c’est grâce au bouche à oreille ou à des employeurs qui recrutent à l’international », explique la coordonnatrice, Sylvie Pedneault. Même si plusieurs rencontres ont lieu par année avec les fonctionnaires de Québec et les organismes de la région afin d’arrimer leur travail, elle constate qu’il y a quand même « des doublons ». « Nous, les organismes d’accueil, on a toujours fait des plans d’intégration pour diriger la personne immigrante vers les ressources appropriées. Mais c’est le rôle qu’Accompagnement Québec a pris », dit-elle. « Concrètement, ce que ce service fait de plus, je ne le sais pas. »

Le fait que les immigrants doivent eux-mêmes s’inscrire aux services d’Accompagnement Québec dans Arrima ajoute une certaine « lourdeur » pour eux, croit Mme Pedneault. « C’est comme une étape qui se rajoute dans leur parcours, alors qu’ils ont déjà un paquet d’autres choses à faire. Ce n’est pas optimal. » Cette lourdeur s’étend aussi aux organismes vers qui les immigrants sont de toute manière redirigés et qui ont la charge de les accompagner dans les méandres d’Arrima.

Pour plus d’efficacité, Sylvie Pedneault suggère qu’Accompagnement Québec s’occupe des personnes qui ne tombent pas dans les critères de financement de son organisme, comme les demandeurs d’asile, par exemple.

Des dirigeants d’un centre de francisation en région se sont également montrés très critiques à l’endroit de ce service gouvernemental. « C’est quoi, leur mission ? On ne le sait pas », a indiqué au Devoir l’un de ces dirigeants, qui demeure anonyme pour ne pas nuire à ses relations avec le MIFI. Il dit avoir contacté à maintes reprises les agents pour mieux connaître leurs services et savoir comment conseiller des immigrants qui ont des besoins excédant la francisation… en vain. « On dirait que personne ne travaille là. On ne sait pas ce qu’ils font. C’est très flou », avance cette personne. « Les organismes d’aide aux immigrants, on voit leurs actions sur le terrain, mais Accompagnement Québec… on ne sait pas trop. »

Peu d’accueils à l’aéroport

À l’aéroport de Montréal, le service d’accueil pour immigrants, notamment censé les diriger vers Accompagnement Québec, est un échec. Selon le rapport annuel de gestion de 2022-2023, à peine 9 % des immigrants adultes ayant transité par ce comptoir d’accueil se sont véritablement inscrits à Accompagnement Québec, ce qui rate complètement la cible de 75 % qui avait été fixée.

Selon le MIFI, la non-atteinte de l’objectif s’explique par le fait que les immigrants sont, depuis le printemps 2021, invités à s’inscrire en ligne directement sur la plateforme Arrima. Depuis 2020, le nombre de personnes accueillies par le service à l’aéroport est en chute libre, selon des données obtenues par la Loi sur l’accès à l’information. Les travailleurs étrangers temporaires, qui sont à peine quelques dizaines à être passés par ce comptoir, ne sont pas reçus « systématiquement » par le service d’accueil de l’aéroport. « Une réflexion plus large est en cours », lit-on dans le rapport.

Source: Un service de Québec dédié aux nouveaux arrivants rate la cible

How African Immigrants Have Revived a Remote Corner of Quebec

Nice story from rural Quebec, undermining some of the common narratives:

Not long ago, the handful of African immigrants in Rouyn-Noranda, a remote city in northern Quebec, all knew one another.

There was the Nigerian woman long married to a Québécois man. The odd researchers from Cameroon or the Ivory Coast. And, of course, the doyen, a Congolese chemist who first made a name for himself driving a Zamboni at hockey games.

Today, newcomers from Africa are everywhere — in the streets, supermarkets, factories, hotels, even at the church-basement boxing club.

A couple from Benin has taken over Chez Morasse, a city institution that introduced a greasy spoon favorite, poutine, to this region. And women from several corners of West and Central Africa were chatting at the city’s new African grocery store, Épicerie Interculturelle.

“Since last year, it’s like the gate of hell or the gate of heaven, something opened, and everybody just kept trooping in — I’ve never seen so many Africans in my life,” Folake Lawanson Savard, 51, the Nigerian whose husband is Québécois, said to loud laughter in the store.

Rouyn-Noranda’s transformation followed a surge of immigrants Canada has allowed in as temporary workers in recent years to address widespread labor shortages. Many have been able to eventually turn their temporary status into permanent residency, the final step before citizenship.

The influx of immigrants has also raised concerns, contributing to the nation’s housing crisis and straining public services in some areas, leading the government of Prime Minister Justin Trudeau to announce plans to rein in their numbers.

The increase has created African communities in the unlikeliest places in the French-speaking province of Quebec. Some are working in logging in boreal forests. Others, after becoming permanent residents or citizens, are government workers in Indigenous towns accessible only by boat or small propeller planes.

While African immigrants have long lived in the province’s large cities, the newcomers are a recent phenomenon in rural areas.

Driven by a graying population and declining birthrates, the labor shortage has drawn many from Francophone Africa to Quebec, including to Rouyn-Noranda, a mining city of 42,000 people about 90 minutes north of Montreal — by plane.

Across Canada, the number of temporary residents, a category that includes foreign workers but also foreign students and asylum seekers, has soared in recent years. It has doubled in the past two years alone to 2.7 million, out of Canada’s total population of 41 million.

Canada’s immigration policy has traditionally focused on attracting highly educated and skilled immigrants.

But many temporary foreign workers are now being hired by companies for less skilled jobs in manufacturing and the service industry, fueling debates about whether they will contribute as much to Canada’s economy as past immigrants did.

Rouyn-Noranda’s once tiny African population was made up of individuals who were hired for technical positions in the mining industry or as researchers at the local university.

“We had professors and engineers,” said Valentin Brin, the director of La Mosaïque, a private organization that helps new immigrants. “And then there was a shift.”

The shift occurred partly because of the city government’s decision in 2021 to increase efforts to help local companies recruit foreign workers, said Mariève Migneault, the director of the Local Development Center, the city’s economic development arm.

“Our companies were suffering from such a shortage of workers that it was slowing down Rouyn-Noranda’s economic development,” Ms. Migneault said.

For G5, a family-owned company that owns and operates hotels and restaurants in the city, the pool of local workers had been shrinking for years, said Tatiana Gabrysz, who oversees the company’s two hotels. Young people were more drawn to highly paid mining jobs.

Immigrants, most from Colombia, are soon expected to make up about 10 percent of the company’s 200-person work force, Ms. Gabrysz said, adding that they allowed the company to operate without constantly worrying about staff shortages.

“It’s changed my life,” Ms. Gabrysz said.

Precise numbers are difficult to find, but Africans are believed to make up the largest group of temporary foreign workers in the city. About 4,000 to 4,500 temporary foreign workers are now in the Rouyn-Noranda region, following a sharp increase since 2021, according to the Local Development Center.

When Aimé Pingi arrived in the region from the Democratic Republic of the Congo in 2008, Africans were so few that they all were able to know one another….

Source: How African Immigrants Have Revived a Remote Corner of Quebec

Lisée | Le remède imaginaire [immigration]

Blast from the past, still relevant, perhaps even more so, along with commentary on the French language commissioner’s comments on how francisation will never match demand, particularly given the large number of temporary workers and students (the latter likely to decline sharply given tougher French language requirements:

Il a fait son apparition dans le débat public en 2011, cosignant un ouvrage choquant. Le malotru utilisait des chiffres probants pour crever un dogme. Le livre s’intitulait Le remède imaginaire (Boréal). Le dogme qu’il trucidait était celui de l’immigration comme solution à la pénurie de main-d’oeuvre et au vieillissement de la population et comme levier pour l’enrichissement. Les études existantes, osait-il affirmer contre l’avis unanime des gouvernements, du patronat et d’associations de gauche, démontrent que ce n’est tout simplement pas le cas. L’immigration peut avoir d’autres vertus, mais pas celles-là.

Treize ans plus tard, les constats des auteurs Benoît Dubreuil et Guillaume Marois ont fini par percoler dans le débat public, même si les zones de résistance perdurent. L’économiste Pierre Fortin a mis à jour le consensus scientifique dans ses propres publications, y compris dans un rapport de 2022 pour le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Il vient d’ailleurs de surenchérir. Analysant les dernières données disponibles des pays du G9 et de quatre provinces canadiennes, il conclut dans cette étude que « l’immigration contribue surtout à modifier la répartition de la pénurie entre secteurs de l’économie, mais qu’elle ne produit pas de réduction globale significative de la rareté de la main-d’oeuvre. Dans les cas étudiés, elle paraît au contraire l’avoir aggravée ». Ouch !

Benoît Dubreuil est un récidiviste. Désormais commissaire québécois à la langue française, il a utilisé le même outil — sa maîtrise des chiffres — pour dégonfler une autre baudruche : l’efficacité de la francisation pour renverser le déclin du français. « On a accumulé un passif, a-t-il expliqué, dans le sens où les gens qui sont arrivés au cours des dernières années, même si on voulait avoir des classes de francisation pour tout le monde, on n’y arriverait pas. Et même si on avait des classes de francisation, il faudrait avoir des incitatifs financiers beaucoup plus forts pour amener les gens à s’inscrire et pour amener les gens à y mettre un nombre d’heures conséquent. » 

On a beau doubler, tripler, quintupler les budgets de francisation, la cible est simplement inatteignable. C’est comme vouloir mettre le lac Saint-Jean en bouteille. On peut, comme le fait la ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Christine Fréchette, proclamer qu’on fait des progrès considérables, le niveau du lac ne bouge pas, et les rivières continuent de s’y déverser.

« Une majorité d’immigrants temporaires [ne parlant pas français] ne s’inscrivent pas aux cours de Francisation Québec, et ceux qui y obtiennent une place n’y consacrent pas suffisamment de temps pour dépasser le niveau débutant », dit Dubreuil. Le gouvernement de la CAQ a l’impression d’avoir frappé deux grands coups en exigeant l’obtention d’un niveau 4 (sur 12) pour renouveler les permis de travail après trois ans et d’un niveau 5 pour les étudiants en fin de premier cycle de McGill et de Concordia venant de l’extérieur du Québec.

« Moi, a dit Dubreuil devant les journalistes mercredi, un diplômé qui a un niveau 5, je ne l’embauche pas, OK ? Puis, je connais quand même pas mal l’apprentissage des langues, là. On ne peut pas prendre la personne puis la mettre dans une réunion de travail, on ne peut pas la mettre ici dans la salle puis penser que la personne va comprendre ce qui se passe. » On ne peut pas non plus l’inviter à souper. Le niveau 8, pour lui, devrait être visé « de façon générale pour assurer une intégration sociale ».

On est loin du compte, car l’afflux de travailleurs temporaires, calcule-t-il, a un impact majeur sur l’augmentation de l’utilisation de l’anglais au travail. Entre 2011 et 2023, le nombre de salariés utilisant principalement l’anglais a bondi de 40 %. C’est sans précédent, explique-t-il (mais il semble oublier la Conquête, puis l’afflux de loyalistes fuyant la révolution américaine). Reste que son évaluation est en deçà de la réalité, car il n’a pas les données pour les arrivées de 2024. Et c’est évidemment concentré à Montréal, où le gain anglophone est le plus fort et crée une spirale de l’anglicisation de l’immigration.

« La plupart des gens qui ne parlent pas français au Québec sont en immersion anglaise. Donc, si vous arrivez, vous connaissez bien l’anglais, vous êtes en immersion anglaise à temps plein et vous faites du français trois, quatre, cinq heures par semaine. Si je reviens vous voir un an, deux ans, trois ans plus tard, quelle va être votre langue forte ? Celle que vous allez privilégier dans un environnement comme celui de Montréal où, dans les faits, il n’y a pas beaucoup de contraintes à l’utilisation d’une langue plutôt que l’autre ? » La langue de Shakespeare, évidemment. 

C’est donc, je le suppose, pour sortir les décideurs de leur torpeur qu’il a évalué la somme que tous les intervenants — gouvernement, entreprises, immigrants — devraient investir pour franciser correctement les immigrants temporaires arrivés avant la fin de 2023 : près de 13 milliards de dollars. Or, cette somme n’inclut ni le coût de francisation des résidents permanents qui ne parlent pas le français, ni celui des 32 % d’Anglo-Québécois qui ne le parlent toujours pas près d’un demi-siècle après l’adoption de la loi 101, ni celui des 25 % d’allophones qui ne le parlent pas non plus, ni même celui des immigrants temporaires arrivés après le 31 décembre 2023.

On peut certes mieux franciser des immigrants qui ont fait l’effort, avant de venir ici, d’acquérir des bases. Mais sinon, la francisation comme solution au déclin linguistique est un mirage. Une inaccessible étoile. Un fantasme dont la réitération rituelle par le patronat, ainsi que par les élus libéraux et solidaires, fait écran au réel et laisse place à la dégradation de la situation.

Je ne doute pas un instant de la volonté de François Legault et de plusieurs membres de son équipe de laisser en héritage la fin du déclin. Et il est indubitable que plusieurs des mesures annoncées depuis six ans sont courageuses, inédites et structurantes. J’ai bon espoir que le plan que déposera bientôt le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, inclura des éléments positifs.

Mais c’est le drame de ce gouvernement d’avoir simultanément présidé, d’abord par inconscience — il n’a pas vu venir la hausse des immigrants temporaires —, ensuite par laxisme — il fut informé de la perte de contrôle dès 2021 —, à ce grand phénomène d’anglicisation de l’ère moderne. Réagissant jeudi au dépôt du rapport, la ministre Fréchette a invité Ottawa à « sortir de sa bulle » en ce qui concerne l’inégale répartition géographique des demandeurs d’asile. Bien. Mais au sujet de l’impact anglicisant des immigrants temporaires, elle semblait confortablement campée dans la sienne.

Source: Chronique | Le remède imaginaire

Cornellier: De l’huile sur le feu

More Quebec discussions on integration:

Cet été, dans un parc de Joliette, je travaillais mes coups de tennis avec mon lance-balles. Cette machine suscite toujours la curiosité des enfants. Ce soir-là, donc, un enfant de sept-huit ans est entré sur le court pour observer ça et pour m’aider à ramasser mes 75 balles. Nous avons jasé un peu. Il m’a dit s’appeler Mohammed et aller à l’école du quartier. Sa petite soeur est venue se joindre à nous, mais n’a pas pu participer à la conversation puisque, n’ayant pas commencé l’école, elle ne parlait qu’en arabe.

En retournant chez moi, je me disais, rempli d’optimisme, que tout était là : si on veut que l’immigration soit une chance et non une menace pour le Québec, il faut aller à la rencontre des nouveaux arrivants, les accueillir chaleureusement, leur parler, en français, comme à des amis, leur offrir la vie avec nous, qui sommes là depuis un bout, comme une aventure commune. Je n’ai pas peur de Mohammed et de sa petite soeur. Je souhaite, au contraire, les entendre dire « nous autres », en parlant des Québécois, dans dix ans.

Je sais bien qu’on ne fait pas de politique avec de pareils bons sentiments et que l’intégration des nouveaux arrivants ne va pas sans défi. Mon anecdote vise simplement à illustrer que je n’adhère pas à la théorie du « grand remplacement » et que je crois à la possibilité d’une intégration réussie des immigrés, moyennant des compromis de part et d’autre.

Dans Les déclinistes (Écosociété, 2023, 152 pages), l’essayiste Alain Roy, directeur de la revue L’Inconvénient, critique avec sévérité le discours de certains intellectuels opposés à l’immigration, surtout si elle est musulmane. Renaud Camus, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, Mathieu Bock-Côté, Michel Houellebecq et Michel Onfray sont dans sa ligne de mire.

Roy leur reproche de manquer de rigueur intellectuelle, d’ébaucher des scénarios alarmistes au mépris des données statistiques et de n’avoir aucune solution crédible à proposer aux problèmes qu’ils déplorent. Ces essayistes, écrit-il, jettent de l’huile sur le feu en nourrissant l’islamophobie.

Roy vise juste concernant Camus, Zemmour et Houellebecq, quand celui-ci oublie d’être romancier. Voici, en effet, trois trublions prêts à dire n’importe quoi pour se rendre intéressants, même si cela signifie alimenter un climat de guerre civile en France sur le dos des musulmans.

À l’heure actuelle, les immigrés représentent 10,2 % de la population française. Les personnes de culture musulmane représentent environ 8 % de la population. Parmi elles, seulement 25 % affirment être pratiquantes. On est loin du « grand remplacement ».

Au Québec, 3 % des citoyens sont musulmans. Selon le démographe Guillaume Marois (Le Journal de Québec, 4 septembre 2018), si les tendances actuelles en immigration se poursuivent, les musulmans représenteront 14 % de la population en 2061. Dans le scénario improbable où l’immigration de culture musulmane doublerait, les citoyens qui s’identifient à cette confession représenteraient 19 % de la population. Ainsi, Marois conclut que « le Québec n’est pas en voie de devenir une société musulmane », tout en ajoutant qu’il doit demeurer intransigeant envers les manifestations de l’islam politique.

Alain Roy a donc raison de qualifier de délirante la thèse du « grand remplacement ». Ses critiques, cependant, tournent parfois les coins ronds. Roy, par exemple, dit juste en notant que Bock-Côté, qui ne manquera pas de s’en défendre, est plus un polémiste qu’un essayiste, en ce sens que « sa pensée [est] entièrement déterminée par ses prémisses ». Or, c’est aussi le cas de Roy lui-même.

J’en veux pour preuve le traitement qu’il réserve à Finkielkraut. Ce dernier, c’est vrai, a parfois eu des formules malheureuses dans ce débat. Néanmoins, accuser son essai L’identité malheureuse (Stock, 2013) d’islamophobie est injuste. Contrairement à ce qu’affirme Roy, Finkielkraut n’écrit pas que les musulmans sont des « citoyens inassimilables ». Il note que la diversité culturelle se transforme parfois en chocs culturels, mais il ajoute qu’« aucune de ces différences n’est immuable » ou insurmontable. Il souligne, plus loin, que des Français d’adoption, en 1940, ont rejoint le général de Gaulle dans son combat pour la France et cite Lévinas disant que cette dernière « est une nation à laquelle on peut s’attacher par le coeur aussi fortement que par les racines ».

Finkielkraut insiste aussi sur le fait qu’il est « impératif » de ne pas « faire payer tous les musulmans pour le radicalisme islamique ». Avec Claude Lévi-Strauss, il plaide à la fois contre « la tentation ethnocentrique de persécuter les différences » et contre « la tentation pénitentielle de nous déprendre de nous-mêmes pour expier nos fautes ». Ça se défend.

C’est d’ailleurs comme ça, fraternellement, mais sans m’effacer, que je veux accueillir Mohammed.

Essayiste et poète, Louis Cornellier enseigne la littérature au collégial.

Source: De l’huile sur le feu

Among Asian Americans, U.S.-born children of immigrants are most likely to have hidden part of their heritage

Noteworthy. Also of interest is that it sharply declines in the third or higher generations, along with being highest in the second generation, where many of the integration and identity struggles are:

One-in-five Asian American adults say they have hidden a part of their heritage – cultural customs, food, clothing or religious practices – from non-Asians at some point in their lives. Fear of ridicule and a desire to fit in are common reasons they give for doing this, according to a Pew Research Center survey of Asian adults in the United States conducted from July 2022 to January 2023.

How we did this

A bar chart showing that 1 in 5 Asian Americans have hidden
part of their heritage.

Birthplace and immigrant roots play a role in who is most likely to hide their heritage: 32% of U.S.-born Asian adults have done this, compared with 15% of immigrants. Among those born in the U.S., second-generation Asian adults (in other words, those with at least one immigrant parent) are more likely than third- or higher-generation Asian Americans (those with U.S.-born parents) to have hidden their culture from non-Asians (38% vs. 11%).

Second-generation Asian Americans make up 34% of the U.S. Asian population, at approximately 7.9 million people, according to a Center analysis of the 2022 Current Population Survey. The majority of this group (66%) is under age 30. And according to our survey, they also primarily speak English.

Aside from generational differences, here are other survey findings about who is most likely to have hidden their heritage from non-Asians:

  • Korean Americans are more likely than some other Asian origin groups to say they have hidden part of their heritage. One-in-four Korean adults (25%) say they have done this, compared with smaller shares of Chinese (19%), Vietnamese (18%), Filipino (16%) and Japanese (14%) adults.
  • Asian Americans ages 18 to 29 are about twice as likely as older Asian adults to have hidden their culture. About 39% of Asian adults under 30 have hidden their culture, food, religion or clothing from non-Asians. About one-in-five Asians ages 30 to 49 (21%) have done this, as have 12% of Asians 50 to 64 and 5% of those 65 and older.
  • Asian adults who are Democrats or lean Democratic are much more likely than those who identify with or lean toward the Republican Party to have hidden their identity. Among Asian adults, 29% of Democrats have hidden their culture from others, compared with 9% of Republicans.
  • Asian Americans who primarily speak English are more likely than those who primarily speak the language of their Asian origin country to have hidden part of their heritage. Some 29% of English-dominant Asian adults have hidden their heritage, versus 14% of those who are bilingual and 9% who primarily speak their Asian origin language.

Why some Asian Americans hide their heritage

Asian Americans who said they have hidden part of their heritage also shared why they did so. Some of the most common reasons were a feeling of embarrassment or a lack of understanding from others.

However, different immigrant generations also cited various other reasons for hiding their culture:

  • Many recent Asian immigrants said they have tried to fit into the U.S. and fear that others may judge them negatively for sharing their heritage.
  • U.S.-born Asian Americans with immigrant parents often said they hid their heritage when they were growing up to fit into a predominantly White society. Some in this generation mentioned wanting to avoid reinforcing stereotypes about Asians.
  • Some multiracial Asian Americans and those with more distant immigrant roots (third generation or higher) said they had at times hidden their heritage to pass as White.

What U.S.-born Asian Americans say about growing up in the U.S.

In 2021, the Center conducted 17 focus groups in which Asian Americans born in the U.S. answered questions about their experiences growing up. Some second-generation Asian Americans shared distinct examples of hiding their heritage and having to balance their family’s cultural practices with the culture of broader American society:

“[It] was kind of that stigma when you were little, a teen, or you were younger that [you] don’t want to speak Chinese … because people would think that you’re a FOB [fresh off the boat] or an immigrant.” – Early 30s man with Chinese immigrant parents

“I remember in elementary school, I don’t even know what my mom brought me, [but] it was some Taiwanese dish. I guess it just had a more pungent smell to it. The kids would just be like, ‘Oh, what is that smell? You guys smell that?’ I would just cover my lid and be like, ‘Okay, I’m not going to eat my lunch.’” – Early 20s woman with Taiwanese immigrant parents

“[I] used to roll as Asian/Hispanic because I was too scared of my identity to say I was Pakistani. I remember 2011 or 2012, when [U.S. special operations forces] killed [al-Qaida leader Osama] bin Laden in Pakistan, after that happened, I was like, ‘Yeah, I’m definitely not saying I’m Pakistani,’ because people were coming up to me and they’re like, ‘Oh my God, they killed your uncle. They found him in your homeland.’” – Early 20s man with Pakistani immigrant parents

Alongside these struggles, many second-generation Asian Americans talked about being proud of their cultural background and wanting to share it with non-Asians:

“[W]hen I go to Cambodia and speak the language, it’s like connecting with an old friend … or meeting somebody from my past because so many of those ideas of what love is, of what it is to be part of a community, and even to live by example comes from having that language still alive within me.” –Early 30s man with Cambodian immigrant parents

“[T]here are going to be ups and downs. Definitely one of the downs is being labeled by other people for our differences. But one of our ups is that we have culture and language that we can always rely on; we have some diversity in customs and cultures that we could go back to. And if people are willing to experience these new differences, we can definitely pass it on and spread awareness of different cultures.” –Early 20s man with Korean immigrant parents

Source: Among Asian Americans, U.S.-born children of immigrants are most likely to have hidden part of their heritage

Integration – General Deck 2022 data

This is an updated version of my earlier deck with 2022 numbers across immigration, citizenship, settlement and multiculturalism, OECD integration indicators and polling data. The narrative has also been updated to reflect the ongoing shift to two-step immigration, and arguably a shift from an immigration-based country to a migration-based country.