Quebec election: Cette école déborde-t-elle en raison d’un «trop grand nombre de nouveaux élèves» issus de l’immigration?

PQ can’t help itself:

Quand le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a lié l’immigration et le manque d’espaces dans une école de la banlieue de Québec, samedi, il n’a fait pas de distinction entre les élèves tout juste arrivés au Québec et les immigrants de deuxième génération, qui sont nés ici.

« [Cette] école déborde en raison d’un trop grand nombre de nouveaux élèves qui viennent de l’immigration », a-t-il déclaré devant l’école secondaire Roger-Comtois, située dans le quartier Loretteville. Des propos qui ont fait sursauter plusieurs de ses adversaires politiques.

« Je trouve ça épouvantable », a lancé la solidaire Ruba Ghazal. « Ça manque de classe », a déclaré le libéral Charles Milliard.

Mais qu’en est-il vraiment ?

Située dans la circonscription de Chauveau, l’école secondaire Roger-Comtois a inauguré lundi son nouveau pavillon modulaire de 24 locaux. Destiné à accueillir « près de 500 élèves » et conçu pour demeurer en place « pour plusieurs années », il « vise à répondre à la croissance soutenue de la population scolaire de l’établissement », a expliqué par courriel le Centre de services scolaire de la Capitale (CSSC).

“Selon des données fournies par le CSS au Devoir, le nombre d’élèves immigrants fréquentant Roger-Comtois est passé de 83, en 2019, à 293, en 2026. Cela, sur un total de 2441 élèves pour l’année scolaire en cours. Les élèves immigrants constituent donc aujourd’hui 12 % de la population étudiante à Roger-Comtois.

Interrogé à ce sujet samedi, le Parti québécois (PQ) n’avait pas pu fournir de chiffres précis sur l’établissement de la Capitale-Nationale.

Citant des données du ministère, son équipe a tout de même souligné que le nombre d’élèves immigrants fréquentant des écoles du CSSC avait augmenté de deux fois et demie depuis l’année scolaire 2015-2016.

Le PQ n’a toutefois pas précisé qu’une partie de cette hausse (32 %) était liée à l’immigration « de deuxième génération », soit aux élèves nés au Québec d’au moins un parent né à l’étranger.

En élargissant la loupe à l’ensemble du Québec, il est possible d’observer que l’augmentation des élèves dans les écoles depuis 2015-2016 est davantage attribuable à l’immigration de deuxième génération (53 %) qu’à celle de première génération (47 %). En avril, le réseau scolaire québécois comptait donc, au total, 752 000 élèves « non issus de l’immigration », 265 000 immigrants de deuxième génération et 179 000 immigrants « nouveaux arrivants »….

Source: Cette école déborde-t-elle en raison d’un «trop grand nombre de nouveaux élèves» issus de l’immigration?

When the leader of the Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, linked immigration and the lack of space in a school in the suburbs of Quebec City on Saturday, he made no distinction between students who had just arrived in Quebec and second-generation immigrants, who were born here.

“[This] school is overflowing because of too many new students coming from immigration,” he said in front of Roger-Comtois High School, located in the Loretteville district. Words that startled many of his political opponents.

“I find it terrible,” said the solidarity Ruba Ghazal. “It lacks class,” said liberal Charles Milliard.

But what is it really?

Located in the district of Chauveau, Roger-Comtois secondary school inaugurated its new modular pavilion of 24 premises on Monday. Intended to accommodate “nearly 500 students” and designed to remain in place “for several years”, it “aims to respond to the sustained growth of the school population of the school,” explained by email the Centre de services scolaires de la Capitale (CSSC).

“According to data provided by the CSS au Devoir, the number of immigrant students attending Roger-Comtois increased from 83 in 2019 to 293 in 2026. This, out of a total of 2441 students for the current school year. Immigrant students now make up 12% of the student population in Roger-Comtois.

Asked about this on Saturday, the Parti Québécois (PQ) was unable to provide precise figures on the establishment of the Capitale-Nationale.

Citing data from the ministry, his team nevertheless pointed out that the number of immigrant students attending CSSC schools had increased two and a half times since the 2015-2016 school year.

However, the PQ did not specify that part of this increase (32%) was related to “second generation” immigration, i.e. students born in Quebec of at least one parent born abroad.

By extending the magnifying glass to the whole of Quebec, it is possible to observe that the increase in students in schools since 2015-2016 is more attributable to second-generation immigration (53%) than to first-generation immigration (47%). In April, the Quebec school network therefore had, in total, 752,000 “non-immigrant” students, 265,000 second-generation immigrants and 179,000 “newcomers”.

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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