ICYMI – Immigration: Gérard Bouchard plaide pour des quotas d’embauche | Réjean Bourdeau | Actualités

Interesting. Personally, I favour the federal approach of transparency and annual reporting for the public service and federally-regulated sectors, which has worked reasonably well over the last 25 years or so but Quebec numbers, last time I checked, are particularly low:

Que faut-il faire pour voir grandir le sentiment d’appartenance des immigrants à l’égard du Québec?

Il faut réussir leur intégration économique et sociale. Quelqu’un d’exclu et victime de discrimination ne développera jamais de sentiment d’appartenance. Pour sensibiliser quelqu’un et pour le faire vibrer à nos valeurs, il faut d’abord lui donner un travail. Et là-dessus, on a vraiment mal joué nos cartes. Le sous-emploi chez les immigrants bouge peu parce qu’on ne fait pas ce qu’il faut. Le gouvernement pourrait mettre en oeuvre des programmes. Une espèce d’affirmative action, comme ils ont fait aux États-Unis pour créer une classe moyenne afro-américaine. Ça prendrait quelque chose de massif, de déterminé. Qui serait soutenu par la population. Qui serait enveloppé dans un discours. Mais nous, on ne le fait pas.

Pourquoi on ne le fait pas?

Il n’y a pas de volonté politique pour ça. Quand il y a eu la tuerie dans la mosquée de Québec en janvier dernier, le premier ministre Couillard a dit : «Il y a eu un avant et il y aura un après.» Ça laissait entendre que cet événement avait été d’une horreur telle que plus rien n’allait se passer de la même manière. Qu’on allait changer les choses en profondeur. Mais il n’y a rien eu. Ce n’est pas la loi 62 (respect de la neutralité religieuse de l’État) qui va régler les problèmes. Et la Consultation sur la discrimination systémique et le racisme n’a pas levé. Ça s’est transformé en Forum sur la valorisation de la diversité et la lutte contre la discrimination qui a lui-même commencé à branler.

Quel type de politique d’intégration faut-il mettre en oeuvre pour offrir des emplois aux immigrants?

Il faut créer des conditions favorables pour réparer le retard social qu’ils ont accusé. Alors, ça va prendre un discours politique qui a beaucoup d’autorité pour faire accepter ça à la population. Parce que plusieurs pourraient dire : «Non, non, l’égalité, ce sont les mêmes conditions pour tout le monde.» Mais il va falloir faire plus que ça, parce que là, c’est quelque chose de structurel.

Que proposez-vous?

Il faut instituer des quotas. Un peu comme on l’a fait pour l’égalité hommes-femmes. Ça, ce sont des choses très concrètes. On fixe la barre. Par exemple, il faut qu’il y ait la moitié des femmes dans les conseils d’administration. Et il y a des organismes de surveillance pour voir comment ça se passe. Pour les travailleurs immigrants, on pourrait soumettre les entreprises à certaines règles pour l’embauche. Bref, il y a plein de mesures qui pourraient être appliquées. Mais il faudrait que ce soit enveloppé dans un discours politique qui rend la chose acceptable à l’ensemble de la population. Autrement, ça va passer pour une injustice, pour des privilèges aux immigrants. Et ce discours-là est déjà présent.

Pourquoi les travailleurs immigrants sont-ils moins recherchés?

D’abord, il y a une forme de corporatisme quand vient le temps de reconnaître les diplômes obtenus à l’étranger. De plus, il y a, étrangement, certaines résistances syndicales à l’embauche d’immigrants dans la fonction publique. Ensuite, du côté des PME, on se tourne souvent vers des connaissances, des parents (appelons ça «le facteur cousin»), quand vient le temps d’engager. Ce facteur est beaucoup moins présent dans les multinationales.

Quels sont les impacts de ce type de discrimination?

Je me suis souvent fait dire par des immigrants, ou par des membres des minorités, qui étaient sans emploi : «M. Bouchard, votre modèle d’interculturalisme, ça a du bon sens, mais pourquoi ce serait très important pour nous… on n’a pas d’emplois. Nos enfants nous regardent et nous demandent pourquoi on ne travaille pas.» Si quelqu’un n’a pas d’emploi, il ne peut pas rêver. Le sensibiliser à nos symboles, à nos valeurs, à nos combats, ça ne marche pas. Il faut d’abord qu’il retrouve un sens de la dignité. Un grand nombre d’immigrants sont humiliés de ne pas avoir d’emploi et de vivre aux crochets de la société dans laquelle ils vivent.

via Immigration: Gérard Bouchard plaide pour des quotas d’embauche | Réjean Bourdeau | Actualités

Black or white? In Brazil, a panel will decide for you

While the policy intent was understandable, implementation is another matter. Having officials develop an assessment table was bound to end up like this (like the history categorizing Blacks by their percentage of Black bloodline):

Public-service jobs in Brazil pay significantly better than private-sector ones and come with a host of generous benefits such as meal and transport allowances; workers are rarely fired and can retire at age 55 with large pensions. Competition, consequently, is fierce. Candidates must pass a gruelling exam that some study for and take repeatedly for five or six years.

Until August of this year, the quota system relied on candidates’ self-identification of their race. That system was being abused, by white people claiming to be mixed-race (although researchers estimate that no more than 5 per cent of applicants were lying).

Under pressure by some advocates from the black community, the government decided the solution was “commissions of verification” – tribunals that would evaluate each candidate. Guidelines from the Ministry of Planning said that panels should consider only physical attributes: “The forms and criteria for verifying the veracity of self-declaration should only consider the phenotypic aspects of the candidate, which will be checked in the presence of the candidate.”

That means that a panel of assessors (three, five or seven people) would look at each candidate and decide if their appearance matched their self-declared race.

Last August, officials in Para, Ms. Chaves’s state, released a chart of criteria for investigators to use, with a point system for physical characteristics such as “lips: thick,” “gums: pink,” “hair: frizzy.” It caused such an uproar that it was hastily withdrawn. But no information has been disclosed about what criteria examiners are using instead. Some tribunals work purely from physical appearance; some panelists apparently see race as more than that and ask candidates about their experience of discrimination, or their families.

The end result, frequently, is confusion. Ms. Chaves has no idea how the three people who made up her tribunal concluded she was white.

Eduardo Sobral, 30, a geologist who says he is mixed-race, was rejected for a reserved position with the Ministry of Planning in Brasilia. He was examined by video-conference, then asked about his “day-to-day life as a brown person.” He replied that it was “normal,” the interview ended and he was rejected. He is suing the ministry.

Rodrigo Campos, an electrician in the central state of Minas Gerais who says he is black, never even got before the assessors: They rejected him based on photos they asked him to submit. Meanwhile Igor Anatoli, a mixed-race police officer from Rio who is trying to join the diplomatic corps, went before a panel of seven in Brasilia in September; they chatted at length about his family and his experience of prejudice and ruled that he is, as he had declared, black.

Source: Black or white? In Brazil, a panel will decide for you – The Globe and Mail