Grammond: Lutte contre le profilage racial: Passer de la parole aux actes

Mais oui. Similar problems date from my time in the multiculturalism programme, some 15 years ago:

Mais il faudra plus que des paroles pour rétablir la confiance des citoyens ébranlés par les gestes racistes qui seraient survenus au poste 39 de Montréal-Nord, dans l’un des quartiers les plus multiethniques de la métropole.

Des policiers auraient coupé les cheveux d’individus appréhendés pour garder leurs dreads comme un trophée, à la manière d’un « scalp ». Une équipe entière aurait tenu des propos anti-noirs, anti-arabes, ses membres s’encourageant mutuellement à commettre des abus.

En soi, ces comportements sont odieux. Ils ont mené à la dissolution de l’équipe de 16 personnes, en juin, d’ici la conclusion de l’enquête.

Mais ce qui est encore plus atterrant, c’est que la grande majorité des policiers en cause sont de jeunes agents avec quelques années d’expérience.

Cela donne l’impression que les mentalités n’évoluent pas dans la bonne direction au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), malgré les réels efforts en matière de recrutement et de formation.

Au-delà de cette affaire accablante, les statistiques ne sont pas encourageantes. Le profilage racial perdure, selon une analyse récente réalisée par des experts de quatre universités québécoises1.

À Montréal, les personnes noires ont 3,78 fois plus de risques de se faire interpeller que les blanches, un chiffre qui s’élève à 5,18 fois pour les personnes arabes.

Certains diront que c’est parce qu’elles commettent plus d’infractions. Mais l’argument n’est pas suffisant pour justifier l’intensité du profilage dont elles font l’objet.

Voyez les chiffres : les personnes noires représentent 9,5 % de la population montréalaise, 20 % des personnes associées à une infraction criminelle… mais 25 % des interpellations. Il est aussi possible que le nombre des infractions soit plus élevé parce qu’il y a davantage d’interpellations. Difficile à dire….

Source: Lutte contre le profilage racial: Passer de la parole aux actes

But it will take more than words to restore the confidence of citizens shaken by the racist gestures that allegedly occurred at post 39 of Montreal North, in one of the most multi-ethnic neighborhoods in the metropolis.

Police officers allegedly cut the hair of apprehended individuals to keep their dreads as a trophy, like a “scalp”. An entire team would have made anti-black, anti-Arab remarks, its members encouraging each other to commit abuses.

In itself, these behaviors are odious. They led to the dissolution of the 16-person team in June, until the conclusion of the investigation.

But what is even more shocking is that the vast majority of the police officers involved are young agents with a few years of experience.

This gives the impression that mentalities are not moving in the right direction at the Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), despite real efforts in terms of recruitment and training.

Beyond this overwhelming case, the statistics are not encouraging. Racial profiling persists, according to a recent analysis conducted by experts from four Quebec universities1.

In Montreal, black people are 3.78 times more likely to be arrested than white people, a figure that is 5.18 times for Arab people.

Some will say it’s because they commit more offenses. But the argument is not enough to justify the intensity of the profiling to which they are subjected.

See the numbers: black people represent 9.5% of the Montreal population, 20% of people associated with a criminal offense… but 25% of the arrests. It is also possible that the number of offences is higher because there are more arrests. Hard to say….