Quebec City mayor worried about far-right group linked to cemetery referendum

Valid concern:

A far-right group in Quebec is being warned against further political meddling after it was tied to a referendum campaign that successfully managed to block the construction of a Muslim cemetery.

Quebec City Mayor Régis Labeaume issued a stern rebuke Tuesday to La Meute, a secret Facebook group with more than 43,000 listed members that believes radical Islam is growing in influence in the province.

“We don’t need private militias to take care of that,” Labeaume said. “We are in society of laws, a democratic society.”

The group played an active role in the early stages of a campaign against a proposed Muslim cemetery in Saint-Apollinaire, Que., a town of 6,400 that’s 35 kilometres southwest of Quebec City.

La Meute supported efforts by resident Sunny Létourneau to gather enough signatures to force the required zoning changes to be submitted to a referendum.

On Sunday, the changes were voted down by a slim majority, with 19 of 36 voters checking the No box.

Aggressive campaigning

The failure of the referendum to pass was seen by many prominent Muslims as a rebuke to their community. The project was spearheaded by Quebec Islamic Cultural Centre, the Quebec City mosque where six people were killed in a January attack.

In the wake of the shooting, Labeaume promised Quebec City Muslims to ensure they would have a burial ground in the area, something they have sought for years.

But the referendum campaign in Saint-Apollinaire was marred by aggressive canvassing and misinformation on the part of opponents of the project, said Mayor Bernard Ouellet, who backed the cemetery.

“In the worst of cases, they were talking about being invaded or losing their roots as Quebecers,” he told Radio-Canada following the vote.

Among the documents that were circulated by opponents were articles taken from Poste de Veille, a now-inactive website that had often been accused of posting Islamophobic content.

La Meute promised not to ruffle feathers

It is unclear whether members of the registered no committee were responsible for the campaign tactics Ouellet criticized,

But Létourneau, and several other members of the no-committee, became members of La Meute’s group this spring.

A spokesperson for La Meute said the group ceased its participation in the referendum campaign in April.

She​ asked us to not ruffle any feathers, and we respected that,” Sylvain Brouillette told Radio-Canada, referring to Létourneau.

Since it was formed in 2015 by a group of former Canadian Forces soldiers, La Meute has progressively grown in size and organization.

Earlier this month, members joined another far right group from the Quebec City area — Storm Alliance — to demonstrate against asylum seekers illegally crossing into Canada from the U.S.

In a Facebook post from this spring, Brouillette — writing under his pseudonym, Sylvain Maikan — suggested the group’s involvement in Saint-Apollinaire was a sign of its future political plans.

“Between now the next provincial election, la Meute [sic] will be very active in trying to make people aware of their real power when they stand up, and the citizens of Saint-Apollinaire will held out as an example,” the post reads.

That prospect appeared to unsettle Labeaume on Tuesday.

“They can organize. But I am advising them to be peaceful in Quebec City,” he said. “We won’t accept anything on their part … that could resemble a provocation to violence.”

Source: Quebec City mayor worried about far-right group linked to cemetery referendum – Montreal – CBC News

À la vie, à la mort [Saint-Apollinaire cemetery] : François Cardinal

François Cardinal correctly calls out Quebec’s political class:

Où était Régis Labeaume ces dernières semaines ? Où était Philippe Couillard ? Où étaient ces élus qui promettaient aux musulmans de tout faire pour favoriser le vivre-ensemble il y a quelques mois à peine ?

Après l’attentat de janvier dernier, maires, députés et ministres étaient en effet sur toutes les tribunes, la main sur le cœur, pour assurer la communauté musulmane de leur appui le plus sincère. Mais quand cet appui est justement devenu nécessaire, silence radio…

Pas l’ombre d’une déclaration du premier ministre ni du maire de Québec en faveur du cimetière musulman de Saint-Apollinaire.

Pas de signe de vie du député local, Laurent Lessard, qui n’a pas même pas daigné prendre position. Pas d’appui non plus du ministre responsable de la région de Québec, François Blais, ou de la ministre responsable de la Rive-Sud de Québec, Dominique Vien.

La communauté musulmane a beau avoir envoyé des lettres à tout ce beau monde pour demander leur appui au projet, elle n’a reçu aucune réponse. Elle a été laissée à elle-même. Seule… avec le maire du petit village de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet, qui a quasiment incarné en solo le camp du Oui.

Plutôt que de protéger la minorité musulmane de la majorité, on l’a ainsi laissé se défendre par ses propres moyens. On a abandonné la communauté et les promesses d’un coup. On a dissocié le « vivre-ensemble » du « mourir-ensemble », comme si l’un pouvait venir sans l’autre.

« On s’aperçoit après quelques mois de fraternité, de bisous à droite et à gauche, qu’on ne reçoit pas de soutien », a lâché à une journaliste le porte-parole du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Kesri.

Bien sûr, les représentants du gouvernement se cachent derrière la juridiction municipale du changement de zonage qui a déclenché le malheureux référendum pour justifier leur silence. Ils n’ont pas voulu, disent-ils, s’ingérer dans la démocratie locale.

Or, Québec s’est toujours montré respectueux de l’autonomie municipale… quand ça l’arrange.

Il a déjà retenu les paiements de transfert aux villes pour leur montrer qu’elles ne sont que des « créatures » du gouvernement, mais il se cache derrière la distance à respecter quand il est dans son intérêt de ne pas s’impliquer.

Dans le cas qui nous occupe, il est évident que l’enjeu dépasse le simple changement de zonage no 590-2007. Le maire Labeaume, qui avait promis d’« accompagner » la communauté musulmane en vue de la « création d’un cimetière », a d’ailleurs dénoncé le fait qu’à peine 19 personnes (contre 16) ont pu bloquer un projet « qui a un impact sociologique important au Québec ».

Et pourtant, malgré un tel « impact », les élus municipaux et provinciaux ont laissé le maire d’un village de 5000 âmes se battre seul pour le projet, sachant que son influence n’était pas à la hauteur de l’enjeu en cause. Sachant, aussi, que le refus d’une poignée de résidants enverrait un message xénophobe à une communauté qu’on a collectivement promis de soutenir.

Dépité, le maire Bernard Ouellet a dit que c’était « la peur et la désinformation » qui avaient fait échouer le projet. Une peur qui aurait pu être surmontée par toutes ces voix qui avaient promis de se faire entendre il y a à peine six mois.

Source: À la vie, à la mort – La Presse+

Le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire est rejeté | Le Devoir

Relatively close vote and small number of voters. Unfortunate:

Le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, près de Lévis, a été rejeté dimanche à l’issue d’un vote serré d’une quarantaine d’électeurs.

Au total, 36 des 49 personnes appelées à se prononcer sur la création de ce cimetière se sont présentées au bureau de vote.

Dix-neuf de ces 36 électeurs ont voté contre le projet, soit seulement trois de plus que ceux qui ont voté pour. Un autre bulletin a été rejeté.

Le projet visait à construire un cimetière musulman sur la rue Laurier, à côté d’un site funéraire multiconfessionnel déjà existant près de l’autoroute 20. Il était piloté par la grande mosquée de Québec, qui a été frappée par l’attentat du 31 janvier au cours duquel six musulmans ont été tués.

La consultation concernait seulement les voisins immédiats du projet, soit 49 des 6000 habitants de la municipalité située à 35 kilomètres au sud-ouest de Québec.

Bernard Ouellet, maire de Saint-Apollinaire, a avoué sa déception à l’annonce des résultats, seulement 15 minutes après la fermeture du bureau de vote.

« Je suis déçu. Je pense que c’est surtout la peur et la désinformation qui a guidé le choix des gens, mais je ne crois pas que ce soit le racisme », a-t-il confié.

Quant au peu de citoyens qui avaient à se prononcer sur cette délicate question, le maire estime que le processus, bien que démocratique, n’était pas idéal.

« La loi est faite pour se prononcer sur un type de zonage. Ici, ce n’est pas l’usage du terrain qui était contesté, c’est le mot “musulman”, donc les électeurs n’ont pas rejeté un cimetière, ils ont rejeté un cimetière musulman », a souligné M. Ouellet.

Tous perdants

Les opposants au projet étaient toutefois loin de célébrer leur victoire dimanche soir. « Non seulement tout le monde est perdant, mais lundi on va être jugés et pointés du doigt. Ce qui arrive à Saint-Apollinaire, c’est triste, ça divise les gens au sein des familles, personne n’a gagné ce soir », a commenté en pleurs Sonny Létourneau, qui représentait le comité du « non ».

Mme Létourneau estime que les citoyens de Saint-Apollinaire ont fait preuve d’ouverture. « On a proposé que ce soit un cimetière multiconfessionnel. Même lorsqu’on a obtenu les signatures nécessaires pour le référendum, on a demandé que le projet soit mis sur la glace pour que tout le monde puisse discuter et trouver un terrain d’entente », a-t-elle souligné.

La semaine dernière, le principal défendeur du projet et secrétaire du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Kesri, avait exprimé le souhait que l’administration municipale ne tienne pas compte du résultat si celui-ci était négatif.

« On ne peut pas céder pour une poignée. Ils ont le pouvoir de ne pas aller en référendum, donc si on peut faire appliquer cela, pourquoi ne pas le faire ? » avait-il déclaré à La Presse canadienne.

«Insensé»

Dimanche, il retenait son indignation avec peine.

« Je suis un peu déçu, c’est normal. Comment voulez-vous que 19 [personnes] viennent arrêter un projet pour plusieurs milliers de personnes ? Ce n’est pas une consultation pour dire si on va ramasser les ordures le matin ou l’après-midi, quand même. C’est une demande importante. On ne peut pas se baser sur un refus de 19 [personnes]. C’est insensé. C’est incroyable. »

Le maire Ouellet ignore ce que réserve l’avenir pour le moment.

« Je n’ai pas de prochaine étape en vue. On va faire un résumé au cours de la semaine prochaine avec les gens de la mosquée », a-t-il dit.

Bernard Ouellet s’est consolé en se disant qu’au moins, le référendum était un point de départ pour parler des musulmans au Québec et mieux s’informer sur leur mode de vie.

Le promoteur du centre funéraire Harmonia responsable du projet, Sylvain Roy, était présent dans la salle lors du dévoilement des résultats.

Il n’a toutefois pas voulu commenter la situation.

Dans les dernières semaines, il avait affirmé se battre « contre le racisme ».

« Ils sont contre l’implantation d’une culture dans un milieu qu’ils veulent conserver 100 % québécois », avait-il déclaré.

Le week-end dernier, l’entreprise funéraire Lépine-Cloutier a annoncé qu’elle consacrerait une partie de son cimetière multiconfessionnel de Saint-Augustin-de-Desmaures, tout près de Québec, aux personnes musulmanes. Environ 500 lots leur sont dorénavant réservés.

Source: Le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire est rejeté | Le Devoir

Cimetière musulman: Saint-Apollinaire sous tension | Le Devoir

Hard to understand the nature of the opposition and we will know on Sunday the results of the referendum:

On saura dimanche si le projet de cimetière musulman de Saint-Apollinaire sera accepté ou non par référendum. Plongée malgré elle au coeur du délicat débat identitaire, la petite ville espère maintenant qu’elle n’en sortira pas trop désunie ou étiquetée.

« Dans n’importe quelle petite communauté comme la nôtre, tu aurais eu le même débat », a dit le maire Bernard Ouellet lors d’une rencontre à son bureau mardi. « J’ai reçu des courriels des quatre coins de la province là-dessus. »

Pour lui, le débat qui secoue la petite ville aurait dû se faire à une plus grande échelle. « Que voulez-vous, c’est nous qui sommes au bâton avec ça… »

Saint-Apollinaire se trouve dans la région de Chaudière-Appalaches, à une trentaine de minutes de Québec. La consultation a ceci de particulier que seulement 47 personnes sur 6000 habitants pourront voter, puisque les anciennes règles encadrant les référendums municipaux ne permettent qu’aux voisins immédiats de se prononcer.

Ces dernières semaines, les camps du «Oui» et du «Non» se sont succédé dans le rang de la Prairie-Grillée pour rallier les électeurs. « On est rendus à sept visites, sans compter les fois où on n’était pas là », a raconté un résidant favorable au projet qui a préféré taire son nom. Pourquoi rester anonyme ? « Parce que j’ai des voisins qui se sont prononcés contre, je ne veux pas brasser tout ça. […] Ma plus grande crainte, c’est pour Saint-Apollinaire. C’est une belle municipalité, et j’ai peur qu’on lui accole une étiquette. »

De l’autre côté du rang, un jeune homme nous a carrément envoyés paître. « Je ne veux rien savoir », a-t-il lancé sans préciser s’il ne voulait rien savoir du cimetière… ou des médias.

Rappelons que le projet vise à construire un cimetière musulman à côté d’un site funéraire multiconfessionnel déjà existant près de l’autoroute. Il est piloté par la grande mosquée de Québec, celle-là même qui a été frappée par l’attentat du 31 janvier.

« On se bat contre le racisme », affirme sans ambages le promoteur Sylvain Roy du centre funéraire Harmonia. « Ils sont contre l’implantation d’une culture dans un milieu qu’ils veulent conserver 100 % québécois. »

Photo: Francis Vachon Le DevoirSylvain Roy, du centre funéraire Harmonia, offre le terrain derrière lui pour la réalisation du cimetière musulman espéré depuis longtemps par la grande mosquée de Québec.

« Les gens ont véhiculé toutes sortes de faussetés, déplore-t-il. On a dit que les musulmans enterraient leurs morts sans cercueil, trop près de la surface du sol… Tout ça, c’est faux. »

Le voisin immédiat du complexe funéraire, M. Henri Baril, ne voit quant à lui aucun problème à cette cohabitation éventuelle. « Ça ne devrait déranger personne, on a tous droit à un enterrement respectueux », résume-t-il. « De toute façon, que ce soit des musulmans, des Anglais, des Italiens, des Russes, des catholiques ou des non-catholiques, on meurt tous un jour. »

Que voulez-vous, c’est nous qui sommes au bâton avec ça…

Bernard Ouellet, maire de Saint-Apollinaire

Le « Non » pressenti

Sur place, la plupart des gens s’attendent à une victoire du « Non ». « J’ai bien peur que ça ne passe pas, nous a dit le maire. Je serais agréablement surpris si ça fonctionne. »

Le propriétaire d’Harmonia est du même avis. « Si les gens favorables vont voter, ça risque de passer, mais d’habitude, les gens qui sont contre vont plus voter. »

M. Baril, lui, croit que les opposants ne sont « pas si nombreux », mais se font « plus entendre ». Il a aussi trouvé les partisans du « Non » très insistants lors de leur passage chez lui. « C’était presque du harcèlement. Ça ne finissait plus. »

De son côté, la représentante du comité du « Non », Sunny Létourneau, dit n’avoir aucune idée des résultats auxquels on doit s’attendre. Cette commerçante aussi a hâte qu’on passe à autre chose. « Ça crée un malaise terrible dans la municipalité. Ça crée des divisions, des tensions familiales. »

Si certains membres de son groupe n’ont pas hésité à tenir des propos ouvertement racistes dans le débat, Mme Létourneau se défend bien d’en être.

« On ne dit pas non aux musulmans, on dit non au projet actuel de la mosquée [de Québec]. » « Je ne veux pas qu’on associe le comité du “Non” au racisme, parce qu’il y en a seulement quelques-uns. On dit non à un changement de zonage, ce n’est pas juste pour une question religieuse. »

Elle-même dit qu’il ne faut pas « mettre tous les musulmans dans le même panier ». En entrevue, elle s’interroge sur l’expertise d’Harmonia à faire des enterrements et dit craindre que les gens de la grande mosquée de Québec négligent l’entretien de leur cimetière une fois qu’il sera installé.

La grande mosquée de Québec devrait selon elle s’insérer dans un cimetière multiconfessionnel comme à Saint-Augustin, où des familles ont acquis des lots dans un cimetière catholique. Elle a d’ailleurs pris part à l’inauguration du carré musulman à Saint-Augustin.

Or c’est complètement différent, rétorque M. Roy. « La communauté musulmane veut un cimetière confessionnel, une terre sacrée où ils peuvent déposer leurs morts selon les principes du Coran. » Le porte-parole de la mosquée, Mohammed Kesri, a d’ailleurs été choqué d’entendre que l’initiative de Saint-Augustin constituait un cimetière musulman.

Quand on fait remarquer qu’il aurait pu miser sur un lieu plus habitué à la présence d’immigrants que Saint-Apollinaire, M. Kesri rétorque qu’il n’avait pas le choix. « Ça fait 10 ans, 15 ans qu’on cherche. C’est la seule place où on a eu une offre ! » dit-il.

Les résultats du référendum doivent être dévoilés dimanche vers 20 h. Les terrains de ce genre son si ardus à trouver, assure M. Kesri, que même si le « Non » l’emporte, il est prêt à continuer à défendre le projet à Saint-Apollinaire. « Mais c’est sûr que si le 17 il y a un maire quelque part près de Québec qui nous dit que c’est possible d’établir un cimetière musulman ailleurs, ce sera avec plaisir ! »