Le coût de la diète religieuse bondit dans les prisons

Part of the cost of living in a diverse society and respecting different faiths:

Le coût des repas religieux servis dans les prisons québécoises a bondi au cours de la dernière année, en particulier en ce qui concerne les mets préparés pour les détenus de confession juive. Un repas casher en prison coûte maintenant deux fois plus cher qu’un repas non religieux, a appris La Presse. Portrait de la diète carcérale, un régime de 12,6 millions par année.

Chaque repas casher servi en centre de détention a coûté 6,98 $ pendant l’année financière 2015-2016, contre 5,25 $ un an plus tôt, selon des données du ministère de la Sécurité publique (MSP) rendues publiques par la Loi sur l’accès à l’information. Selon le Ministère, ce bond de 33 % en un an est la conséquence de la résiliation du précédent contrat pour l’achat de repas cashers congelés.

« Durant la période sans contrat, les établissements de détention ont dû s’approvisionner auprès de fournisseurs locaux, à coûts plus élevés. »

– Louise Quintin, porte-parole du ministère de la Sécurité publique

Un nouveau contrat de deux ans pour l’approvisionnement de repas cashers congelésa d’ailleurs été conclu en décembre dernier pour 223 582 $. Une seule des deux soumissions déposées a été jugée admissible. En vertu du contrat, le fournisseur doit préparer jusqu’à 35 058 repas et les livrer dans quatre centres de détention de la région métropolitaine. Plus de 20 000 repas cashers sont destinés à l’Établissement de détention de Montréal (Bordeaux). Les autres sont partagés entre les prisons de Laval, de Saint-Jérôme et de Rivière-des-Prairies.

 Les 11 759 plats cashers servis en 2015-2016 – en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente – représentent à peine 0,17 % des quelque 7 millions de repas servis chaque année dans les prisons provinciales. En incluant les coûts de la main-d’oeuvre, la préparation de chaque repas non religieux a coûté 3,27 $ en 2015-2016, une hausse de 6 % en un an, soit trois fois plus que l’inflation. La facture a donc bondi de 516 000 $ pour la diète standard, même si 34 000 repas de moins ont été servis.

Le coût unitaire d’un repas halal a augmenté de 14 % en un an, passant de 3,61 $ à 4,10 $, en raison de la cherté de la viande halal, selon le Ministère. Ainsi, les 91 988 plats préparés en 2015-2016 pour les détenus de confession musulmane ont coûté 124 646 $, en hausse de 10 %. Ces repas sont généralement préparés à partir de viande hachée halal achetée en « très petite quantité » pour remplacer le boeuf d’un hamburger, par exemple.

« Il est important de souligner que le nombre de repas halal a diminué [de 7 %] […]. De plus, notons que les repas cashers et halal servis dans les établissements de détention représentent moins de 2 % de l’ensemble des repas servis en détention », soutient Louise Quintin. En fait, la diète religieuse représente 1,47 % de tous les repas servis en prison provinciale.

Les centres de détention ont l’obligation d’offrir un repas halal ou casher à un détenu qui en fait la demande écrite. L’administration doit alors valider « l’appartenance à la communauté religieuse du demandeur ainsi que la sincérité de sa croyance », explique Mme Quintin. Un détenu peut démontrer sa croyance religieuse par un document pertinent, par sa connaissance de sa religion ou par sa participation à des activités spirituelles.

Source: Le coût de la diète religieuse bondit dans les prisons | Louis-Samuel Perron | Actualités

Denmark Bans Kosher and Halal Animal Slaughter

Balance between animal “rights” and human religious rights. But one would need to know how Denmark treats all farm animals to know whether this is consistent or targeted:

Denmark enacted a sweeping ban on the religious slaughter of animals Monday, prompting a furious backlash from Jewish and Muslim community representatives.

The ban, which requires slaughterhouse workers to stun animals before killing them, will now extend to religious communities that were previously afforded an exemption. “Animal rights come before religion,” Danish minister for agriculture and food Dan Jørgensen told Denmark’s TV2.

Activists with Danish Halal called the restriction a “clear interference in religious freedom,” the Independent reports, while Israeli chief rabbi David Lau slammed the law as “a serious and severe blow to the Jewish faith and to the Jews of Denmark,” according to Times of Israel.

Both observant Jews, under kashrut laws and Muslims, under halal laws, will not eat meat unless the animal has been killed with a single slice to the neck, with the intention to minimize its pain.

Denmark Bans Kosher and Halal Animal Slaughter