Charte de la laïcité – Quelques suites d’un mémoire sur la laïcité | Le Devoir

Guy Rocher replies to the criticism of Georges Leroux et Jocelyn Maclure on his submission to the Charter hearings, maintaining his strict approach to secularism (but not wishing to fire existing employees). Again, confusing the neutrality of government with the religious expression of individual employees:

Puisque le point de départ de notre réflexion collective sur la neutralité fut le constat du pluralisme, nous pouvons sans doute affirmer que celui-ci continuera, et qu’il est bien probable que nous assisterons à une diversification religieuse encore plus marquée. Le principe de « l’égalité des droits » entre les « clientèles » devra donc s’appliquer plus que jamais.

Et je ne me crois pas en contradiction avec ma position, en tant que sociologue, en proposant que l’on accepte que ceux et celles qui portent déjà des signes ostentatoires de leurs convictions religieuses continuent à le faire tant qu’ils et elles sont à l’emploi des institutions publiques. Il s’agit là d’une question de justice pour ces institutions qui les ont employé(e)s et surtout pour ces personnes elles-mêmes.

La charte de la laïcité est pour demain, et non pour hier.

Charte de la laïcité – Quelques suites d’un mémoire sur la laïcité | Le Devoir.

And the usual political back and forth:

Lisée accuse Couillard de ne pas comprendre le Québec

Même avec la charte, le tchador sera autorisé à l’université, admet Drainville

Charte – Poursuivre sur le chemin de la laïcité équilibrée | Le Devoir

Good commentary by Georges Leroux (UQAM) and Jocelyn Maclure (Université de Montréal) on the testimony of Guy Rocher (a well-known Quebec sociologist and former Quebec deputy minister):

Avec Guy Rocher, nous abordons la question du rapport entre religion et pouvoir public en privilégiant une « attitude prospective ». La société québécoise continuera à se diversifier. Nous croyons qu’une laïcité équilibrée est mieux en mesure de favoriser la participation pleine et entière des citoyens de tous les horizons à nos institutions publiques. Dire aujourd’hui à un étudiant au secondaire, au cégep ou à l’université qu’il ne pourra pas devenir enseignant, travailleur social, fonctionnaire, médecin ou juriste de l’État car il porte un signe religieux visible risque de favoriser le ressentiment et la désaffection. Ce n’est pas la « vision d’avenir » que nous souhaitons pour le Québec.

En rappelant que l’accélération de la laïcisation de l’État pendant la Révolution tranquille a fait du Québec une société plus juste et harmonieuse, Guy Rocher donne la mesure des exigences du présent. Nous devons exprimer notre reconnaissance à ceux qui, comme lui, ont rendu cette mutation sociale possible. La laïcité de l’État québécois est un acquis précieux qu’il est possible de préserver sans restreindre les droits de citoyens qui sont déjà sous-représentés dans les organismes publics.

Charte – Poursuivre sur le chemin de la laïcité équilibrée | Le Devoir.