Débat dans Mont-Royal: Israël au coeur des échanges

Diaspora politics in action (Mont-Royal is 30.7 percent Canadian Jews):

Les personnes portant la kippa se comptaient par centaines dans la salle remplie à craquer d’une synagogue de Côte-des-Neiges hier soir où elles étaient venues entendre les candidats des trois principaux partis débattre d’économie, de langue et d’Israël.

C’est dans cette circonscription où le scrutin s’est révélé très serré en 2011 que Stephen Harper avait lancé sa campagne il y a un mois, dans l’espoir de conquérir le fief libéral longtemps détenu par le libéral Irwin Cutler.

À tour de rôle, les candidats du Parti libéral et du Parti conservateur, qui portaient tous les deux la kippa, ont croisé le fer sur la question israélienne.

«Je suis fier d’être Juif. Mon entreprise a des bureaux en Israël, j’y suis allé souvent. Je vais me battre pour Israël !», a lancé Anthony Housefather, le candidat libéral et actuel maire de Côte-Saint-Luc.

Sans s’en prendre à son adversaire libéral, le candidat conservateur a concentré ses attaques sur le chef Justin Trudeau, dont la «boussole morale varie avec le vent».

«Israël est certainement devenu un sujet important de cette élection, il n’y a aucun doute. Mais de dire que la position du Parti libéral sur Israël est la même que celle du Parti conservateur de Stephen Harper est vraiment tiré par les cheveux», a-t-il déclaré.

Le candidat conservateur a remis en question l’approche plus nuancée prônée par Justin Trudeau au sujet de la politique étrangère canadienne.

«Qu’est-ce que “nuance” signifie? Est-ce que ça veut dire que le Canada devrait diminuer son soutien à Israël? Est-ce que c’est ça que Justin Trudeau veut?», a-t-il lancé sous les applaudissements.

«L’appui du Parti libéral à l’endroit d’Israël est sans équivoque. Il n’y a aucune hésitation», a répété son vis-à-vis libéral.

Robert Libman a été chaudement applaudi par la foule lorsqu’il a ardemment critiqué l’accord sur le nucléaire de l’Iran, « pays qui veut détruire Israël».

Devant les attaques incessantes contre son chef, le candidat libéral s’est même senti obligé de préciser que le Parti libéral «ne support[ait] pas le régime en Iran».

«L’Iran est la plus grande menace du monde, je vais tout faire pour éviter que l’Iran n’obtienne la bombe nucléaire», s’est-il exclamé, également applaudi par une bonne partie des quelque 500 électeurs.

Le candidat du Nouveau parti démocratique (NPD) Mario Jacinto Rimbao, un membre bien en vue de l’importante communauté philippine de la circonscription s’est toutefois fait chahuter en évoquant la position néodémocrate sur l’accord iranien.

Source: Débat dans Mont-Royal: Israël au coeur des échanges | Louis-Samuel Perron | Élections fédérales

Cohen: Canada’s conversation about Israel brings shouts and insults

Good commentary by Andrew Cohen, reminding us of the diversity of views among Canadian Jews, and how these are muffled by the larger Canadian Jewish organizations:

But many congregants [of Shaar Hashomayim] worry — more than this prime minister can understand — about the country’s future as a democracy, even a Jewish Homeland, if it does not address its settlements in the West Bank. Or if it thinks the solution to Iran is solely military. Many of us hoped this government would raise reservations, as friends do, and as Ari Shavlit does in “My Promised Land,” his ruthlessly honest book.

Bless Rabbi Scheier. But when he hails a prime minister for speaking “truth” but offering nothing but self-comforting notions, when he lavishes praise on a mission of missed opportunity, he should know that he does not speak for me.

What Jews badly need are not stale notions and soothing platitudes, but that refreshing “gale of conversation” which has not yet blown into Canada.

Column: Canada’s conversation about Israel brings shouts and insults.