Chronique | Experts sur le banc des accusés
2026/07/23 Leave a comment
Good distinction between experts and deciders:
…“Les experts ne sont ni infaillibles ni élus. Ils peuvent se tromper, débattre, diverger et réviser leurs conclusions. C’est ainsi que la science progresse, par la confrontation des hypothèses et l’accumulation des connaissances. Cette capacité à remettre constamment les connaissances à l’épreuve est aussi l’une des grandes forces de la démocratie. Le rôle des experts n’est pas de dicter ce que la société doit vouloir, mais de nous aider à mieux comprendre les conséquences des choix qui s’offrent à nous.
C’est précisément parce que la science accepte la contradiction qu’elle constitue un outil précieux pour la démocratie. Elle ne prétend pas détenir une vérité absolue ; elle cherche continuellement à améliorer notre compréhension du réel.
Une démocratie mature n’oppose pas les élus aux experts. Au contraire, elle reconnaît que chacun a un rôle bien distinct à jouer. Les chercheurs produisent et interprètent les connaissances. Les citoyens expriment leurs besoins, leurs valeurs et leurs préférences. Les élus arbitrent entre les options et assument les décisions.
“Lorsque les experts se retrouvent sur le banc des accusés, ce n’est pas seulement leur crédibilité qui est mise en jeu. C’est aussi notre capacité collective à prendre des décisions éclairées. Car une démocratie qui cesse d’écouter ceux dont le métier est de produire des connaissances ne devient pas plus démocratique. Elle devient simplement moins bien informée. La science ne remplace pas la démocratie. Elle lui donne les moyens de mieux décider.”François William Croteau P.-d.g. de l’IRIU, professeur associé à l’UQAM, l’auteur a été maire de Rosemont–La Petite-Patrie. Il a publié «Nos villes au front» chez Atelier 10.
Source: Chronique | Experts sur le banc des accusés
…“ Experts are neither infallible nor elected. They can be wrong, debate, diverge and revise their conclusions. This is how science progresses, through the confrontation of hypotheses and the accumulation of knowledge. This ability to constantly put knowledge to the test is also one of the great strengths of democracy. The role of experts is not to dictate what society must want, but to help us better understand the consequences of the choices available to us.
It is precisely because science accepts contradiction that it is a valuable tool for democracy. It does not claim to have absolute truth; it continually seeks to improve our understanding of reality.
A mature democracy does not oppose elected officials to experts. On the contrary, it recognizes that everyone has a very distinct role to play. Researchers produce and interpret knowledge. Citizens express their needs, values and preferences. The elected officials arbitrate between the options and assume the decisions.
“When experts find themselves in the dock, it is not only their credibility that is at stake. It is also our collective ability to make informed decisions. Because a democracy that stops listening to those whose job is to produce knowledge does not become more democratic. She simply becomes less informed. Science does not replace democracy. It gives him the means to decide better.”
François William Croteau P.-d.g. of IRIU, associate professor at UQAM, the author was mayor of Rosemont–La Petite-Patrie. He published “Our cities at the front” at Atelier 10.
