Expatriate Voting: Québec a écarté une limite de dix ans
2026/04/16 Leave a comment
Thanks to Anne Meggs for flagging. Same as previous federal policy before Supreme Court ruled unconstitutional. Small number of expatriate votes in 2022 election, less than 2,000. Similar to federal expat votes, about 2,500 in 2021 (increased to over 8,000 in 2025):
Adopté et sanctionné au début du mois, le projet de loi 18 allonge de deux à cinq ans la période durant laquelle un électeur temporairement absent du Québec peut voter par correspondance.
Le but étant d’arrimer cette période à la durée maximale d’une législature, permettant ainsi à cet électeur d’exercer son droit de vote à au moins une élection générale suivant son départ.
Dans son mémoire, le ministre responsable des Institutions démocratiques mentionne qu’une limite plus longue, pouvant aller jusqu’à dix ans, a été envisagée, sans toutefois avoir été retenue.
« Il aurait été possible d’envisager une limite temporelle plus longue, par exemple de dix ans afin de viser deux législatures », indique Jean-François Roberge.
« Néanmoins, une limite temporelle de cinq ans a été jugée plus cohérente avec l’intention du législateur ayant introduit la limite de deux ans », explique-t-il.
Le ministre rappelle que le vote par correspondance pour les électeurs hors Québec a été introduit à la Loi électorale en 1989.
« À ce moment, cette possibilité était offerte à toute personne possédant la qualité d’électeur et se trouvant à l’extérieur du Québec depuis moins de dix ans. En 1992, cette durée a été réduite à deux ans, accompagnée d’une exigence domiciliaire minimale de douze mois avant le départ », dit-il.
« Ces modifications visaient à circonscrire le droit de vote par correspondance aux électeurs ayant un lien réel, actuel et significatif avec le Québec, dans une optique de préservation de l’intégrité du processus électoral et de limitation de l’influence de personnes durablement absentes sur les décisions collectives », souligne le ministre.
« Les motivations ayant guidé cette réforme demeurent pertinentes aujourd’hui. La limite de cinq ans permet de prolonger raisonnablement l’accès au vote hors Québec, tout en assurant que les électeurs concernés maintiennent un lien significatif avec le Québec. »
Hausse d’inscription
Jean-François Roberge indique également au Conseil des ministres, dans son mémoire, que la nouvelle limite de cinq ans pourrait faire augmenter le nombre d’électeurs inscrits au vote hors Québec lors des prochaines élections générales, qui s’élevait à 3 482 en 2022.
« Cette hausse resterait toutefois plus modérée qu’en l’absence de toute limite temporelle. La mesure vise ainsi à favoriser la participation électorale tout en maintenant une balise qui assure un lien réel, actuel et significatif entre l’électeur et le Québec », précise-t-il.
Confusion?
Il mentionne aussi que cette modification, à quelques mois des élections prévues en octobre, pourrait entraîner une « certaine confusion » quant aux règles en vigueur.
« Toutefois, puisqu’il s’agit d’un ajustement ciblé touchant une seule modalité de vote, Élections Québec disposera d’une période suffisante pour informer adéquatement les électeurs concernés, avant la tenue du scrutin », dit-il.
Source: Expatriate Voting: Québec a écarté une limite de dix ans (paywall)
Adopted and sanctioned at the beginning of the month, Bill 18 extends from two to five years the period during which a voter temporarily absent from Quebec can vote by mail.
The goal is to tie this period to the maximum duration of a legislature, thus allowing this voter to exercise his right to vote at least one general election following his departure.
In his brief, the Minister responsible for democratic institutions mentions that a longer limit, up to ten years, was envisaged, but was not retained.
“It would have been possible to consider a longer time limit, for example ten years, in order to aim for two legislatures,” says Jean-François Roberge.
“Nevertheless, a five-year time limit was considered more consistent with the intention of the legislator who introduced the two-year limit,” he explains.
The Minister recalls that postal voting for voters outside Quebec was introduced into the Electoral Act in 1989.
“At that time, this possibility was offered to anyone with the status of voter and who had been outside Quebec for less than ten years. In 1992, this period was reduced to two years, accompanied by a minimum home requirement of twelve months before departure, “he says.
“These changes were intended to limit the right to vote by correspondence to voters with a real, current and significant link with Quebec, with a view to preserving the integrity of the electoral process and limiting the influence of permanently absent people on collective decisions,” said the minister.
“The motivations that guided this reform remain relevant today. The five-year limit makes it possible to reasonably extend access to voting outside Quebec, while ensuring that the voters concerned maintain a significant link with Quebec. ”
Registration increase
Jean-François Roberge also indicates to the Council of Ministers, in his brief, that the new five-year limit could increase the number of voters registered for voting outside Quebec in the next general elections, which amounted to 3,482 in 2022.
“However, this increase would remain more moderate than in the absence of any time limit. The measure thus aims to promote voter participation while maintaining a beacon that ensures a real, current and significant link between the voter and Quebec,” he says.
Confusion?
He also mentions that this change, a few months before the elections scheduled for October, could lead to “some confusion” as to the rules in force.
“However, since this is a targeted adjustment affecting a single voting modality, Elections Québec will have sufficient time to adequately inform the voters concerned, before the vote is held,” he says.
