Legault veut que le Québec reste petit

A more substantive debate over immigration than in the rest of Canada where a consensus for “more” exists across federal and provincial governments along with business and other stakeholders.

Refreshing to have a “small is better” voice, not just the questionable “big is better”. Questioning immigration levels and the impact on infrastructure and services is not necessarily xenophobic.

But the disconnect between a relative decline in Quebec’s population compared to the rest of Canada will prompt legitimate calls for a reduced percentage of federal Quebec ridings and in the medium-term, greater political reluctance to remain at the current level of 78 seats:

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a fait l’apologie de petits pays comme la Suisse et les États scandinaves, lundi, pour justifier sa décision de ne pas hausser les seuils d’immigration.

M. Legault a donné ces exemples, alors que ses adversaires ont pris des positions diamétralement opposées, à la suite d’une annonce du Parti québécois (PQ) favorable à la réduction du nombre de nouveaux arrivants à 35 000 par année.

Lors d’un point de presse en Outaouais, le chef caquiste a expliqué pourquoi il veut maintenir ce seuil à 50 000 personnes, malgré les appels à le hausser pour répondre à la pénurie de main-d’oeuvre.

Il ne s’est pas inquiété de la perspective que le poids démographique du Québec diminue au sein de la fédération canadienne, à défaut d’augmenter le nombre d’immigrants.

« La Suisse, c’est un petit pays extraordinairement riche, extraordinairement dynamique, a-t-il déclaré. Prenez les pays scandinaves : petits pays extrêmement riches, extrêmement dynamiques. Être gros, ça peut être beau, mais ce qui est important, c’est d’avoir une qualité de vie pour les personnes qui habitent au Québec. »

Pragmatisme

M. Legault a répété qu’au nombre actuel, le Québec reçoit déjà, toutes proportions gardées, plus d’immigrants que les États-Unis ou la France.

« On est 8,6 millions d’habitants, je pense que c’est une taille qui permet quand même d’offrir des services de qualité », a-t-il dit.

Le chef caquiste s’est félicité une nouvelle fois du fait qu’avec la pénurie de main-d’oeuvre, les travailleurs aient « le gros bout du bâton » pour exiger de meilleures conditions et de meilleurs salaires.

M. Legault a vanté le pragmatisme de sa position sur l’immigration, qu’il justifie également par l’importance de mieux favoriser l’intégration des immigrants, pour la protection du français.

Il a critiqué le PLQ, qui veut hausser le seuil à 70 000 et le PQ qui veut le baisser.

« Il y a un parti pour qui c’est pas important, la défense du français, et un parti pour qui c’est pas important, la croissance économique, a-t-il dit. Nous, on est équilibrés entre les deux. On n’est pas à 70 000, on n’est pas à 35 000, on est à 50 000. »

Réduction

Lundi, le PQ a proposé de réduire le seuil d’immigration à 35 000 personnes par année pour tenir compte de la capacité d’accueil du Québec et protéger la langue et la culture québécoises.

À Lévis, le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a affirmé que, contrairement aux discours véhiculés par certains de ses adversaires, l’immigration ne règle pas la pénurie de main-d’oeuvre. Selon le chef péquiste, l’immigration a même le potentiel de l’accroître.

Les nouveaux arrivants ont besoin de services, ce qui exerce une pression sur la société d’accueil, affirme M. St-Pierre Plamondon.

« Le travail d’une personne à 40 heures par semaine, lorsqu’on le compare à sa consommation et au travail ce que ça nécessite, ça s’équivaut pas mal, a-t-il dit. Lorsqu’on regarde les analyses macroéconomiques, c’est faux de dire que des seuils d’immigration élevés vont combler la pénurie de main-d’oeuvre. »

Cette réalité est d’autant plus contraignante avec des pénuries d’enseignants et de personnel dans le réseau de la santé, a souligné le chef péquiste.

« On est dans une crise du logement, on a des pénuries d’enseignants et de médecins, donc notre capacité d’accueil, elle est moindre, elle est changée. »

Le PQ ciblera aussi la régionalisation de 50 % des nouveaux arrivants, avec une « voie rapide » pour celles et ceux qui s’engagent à s’installer en région et des incitatifs financiers pour qu’ils s’y installent.

Le pouvoir aux régions

La cheffe libérale, Dominique Anglade, qui a fait de la pénurie de main-d’oeuvre son cheval de bataille, a déclaré lundi que la régionalisation de l’immigration est la meilleure façon de franciser de manière plus rapide les nouveaux Québécois.

« Dans les régions, on a moins d’enjeux en matière d’intégration par rapport à la langue française, a-t-elle dit. S’ils vont dans les régions, il y a une accélération qui se fait. »

Comme cela a été annoncé dans son programme électoral, le Parti libéral du Québec (PLQ) veut donner aux régions le pouvoir de déterminer leurs besoins en immigration.

« On part avec 70 000 personnes, après ce sera déterminé par les régions. Il se peut que ce soit plus, il se peut que ce soit moins. Chacune des régions sera capable de nous dire la capacité d’accueil. »

Statu quo

De passage à Québec, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a affirmé que le seuil de 50 000 immigrants par année est « acceptable ».

Selon M. Duhaime, l’immigration fait partie de la solution pour contrer la pénurie de main-d’oeuvre, mais ce n’est pas suffisant. Un nouvel arrivant qui aura besoin d’une garderie pour ses enfants ou un nouveau logement « va générer un besoin de travailleurs », a fait valoir le chef conservateur.

« Pour nous, le vrai débat est davantage : est-ce que ces gens-là vont travailler et est-ce que ces gens-là vont parler français », a-t-il dit, en marge d’un point de presse.

M. Duhaime a expliqué qu’il faut choisir les nouveaux arrivants en s’assurant qu’ils sont en accord avec les « valeurs du Québec ».

Québec solidaire, qui veut augmenter le seuil à 80 000 immigrants par année, a insisté lundi sur la pénurie de main-d’oeuvre et sur la possibilité de franciser les nouveaux arrivants dans les milieux de travail.

« Dire à quelqu’un qui a une ou deux jobs d’aller prendre un cours de français le mercredi soir, ça ne marchera pas », a dit le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Source: Legault veut que le Québec reste petit

About Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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