Niqab : acceptez et taisez-vous maintenant! | Le Devoir

Not a bad opinion piece on the niqab, nuanced, by Karima Brikh, reminding us of the risks of tolerating anything. The niqab represents separation, not integration, on any number of levels. The fact that the daycare workers who provoked the debate take off their niqab when with the children or the mothers reinforces that point:

Je ne crois pas qu’il faille interdire le niqab partout et suis convaincue qu’il ne faut pas s’en prendre à ces femmes, puisqu’elles ne se réduisent absolument pas à leur voile. Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d’être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière. Mais c’est justement pourquoi il nous reste encore le droit, peut-être même l’obligation morale, de ne pas normaliser tous les symboles présents qui sont synonymes d’une oppression à laquelle nous ne pouvons consentir. Avons-nous encore la possibilité de remettre en question publiquement le bien-fondé de telles pratiques au Québec sans risquer l’opprobre ?

Sous la gentillesse, on semble trouver une forme de relativisme et même de renoncement. Quand nous disons qu’« au fond, ça ne nous dérange pas », je soupçonne que plusieurs d’entre nous ne connaissent rien de la vie de ces femmes et n’en côtoient aucune. Ça ne nous « dérange pas », car nous consentons à les marginaliser dans leur différence, pourvu qu’elles ne viennent pas bousculer nos habitudes. Et comme nous souhaitons ne jamais risquer d’avoir l’air intolérants, nous n’osons même plus user de notre sens critique. À ce stade, ce n’est peut-être plus de tolérance dont nous faisons preuve, mais davantage de lâcheté et d’aveuglement volontaire. Et ce, sans niqab ni burqa…

Niqab : acceptez et taisez-vous maintenant! | Le Devoir.