Des refus de permis de travail après 60 jours qui font mal

Seems like another administrative screwup:

Alors que le gouvernement fédéral resserre les règles d’embauche de travailleurs étrangers, une autre pratique inquiète grandement des avocats et des employeurs qui dépendent de l’immigration : des refus quasi systématiques — au 60e jour pile — des dossiers de permis de travail si l’Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) n’a pas été versée au dossier parce que celle-ci est encore en traitement.

L’avocate Joanie Landry l’a constaté et dit suspecter l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans ces décisions. « Ça semble être des réponses automatisées », dit celle qui termine actuellement un mémoire de maîtrise sur l’utilisation de l’IA en immigration. « Les employeurs en région sont dévastés par ces refus. »

Selon elle, cette automatisation des processus permettrait d’aviser systématiquement le personnel d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) que le délai de 60 jours pour faire approuver l’EIMT par Service Canada est échu. Ce document sert à démontrer qu’il n’y a pas d’employés disponibles localement pour le poste à pourvoir. Si l’EIMT est toujours en traitement et n’a pas été versée au dossier, IRCC refuse le dossier, sans préavis ni délai supplémentaire. « Il y a un manque de transparence », dénonce Me Landry.

Le phénomène ne serait pas si récent, soutient l’avocate Laurence Trempe, membre du conseil d’administration de l’Association québécoise des avocats et avocates en immigration (AQAADI), qui a plusieurs clients qui ont vécu ce problème. Selon elle, il faut aussi regarder du côté de Service Canada — le point de service d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) —, qui met désormais plus de temps à traiter les demandes d’EIMT, un temps qui n’excédait que rarement les 60 jours auparavant. « Avant, on déposait le dossier et on réussissait à avoir l’EIMT en 60 jours, donc tout était beau, mais maintenant, on a beaucoup plus d’échanges, souvent surréels, avec les agences de Service Canada, et ça allonge les délais », dit-elle.

Elle croit que les agents de Service Canada ont reçu la consigne de mettre en doute davantage l’offre d’emploi, par exemple le salaire offert, ce qui retarde l’affichage déjà allongé. « Pourquoi ils font ça ? Ce n’est pas leur bataille ! » Selon EDSC, le temps de traitement, qui est de 65 jours ouvrables, varie en fonction du type de demande et de la quantité reçue…

Source: Des refus de permis de travail après 60 jours qui font mal

While the federal government tightens the rules for hiring foreign workers, another practice greatly worries lawyers and employers who depend on immigration: almost systematic refusals — on the 60th day — of work permit files if the Labour Market Impact Study (LMIA) has not been paid into the file because it is still being processed.

Lawyer Joanie Landry noted this and said she suspected the use of artificial intelligence (AI) in these decisions. “It seems to be automated answers,” says the one who is currently completing a master’s thesis on the use of AI in immigration. “Exployers in the region are devastated by these refusals. ”

According to her, this process automation would make it possible to systematically notify Immigration, Refugees and Citizenship Canada (IRCC) staff that the 60-day deadline for Service Canada to approve the LMIA has expired. This document is used to demonstrate that there are no employees available locally for the position to be filled. If the LMIA is still in process and has not been paid for the file, IRCC refuses the file, without notice or additional delay. “There is a lack of transparency,” denounces Me Landry.

The phenomenon would not be so recent, says lawyer Laurence Trempe, member of the board of directors of the Association québécoise des avocats et avocats en immigration (AQAADI), which has several clients who have experienced this problem. According to her, we also need to look at Service Canada — the Employment and Social Development Canada (EDSC) point of service — which now takes longer to process LMIA applications, a time that rarely exceeded 60 days before. “Before, we filed the file and we managed to get the LMIA in 60 days, so everything was fine, but now we have many more exchanges, often surreal, with Service Canada agencies, and it extends the deadlines,” she says.

She believes that Service Canada agents have been instructed to further question the job offer, for example the salary offered, which delays the already extended posting. “Why are they doing this? It’s not their battle! According to EDSC, the processing time, which is 65 working days, varies depending on the type of request and the quantity received…

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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