Jedwab: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

True. Experience of the Czech Republic and the Slovak Republic is illustrative, residents became citizens or either based upon residency. Over time, Czech Republic’s allowed dual citizenship, Slovak not:

…Cela impliquerait des choix difficiles. Qui conserverait le droit de vote ? Quels droits seraient maintenus ou limités ? Comment définir l’appartenance politique dans un contexte de séparation ? Quelles seront les obligations qui vont émerger ?

Autant de questions qui ne trouveront de réponse qu’à travers des négociations complexes – et très probablement conflictuelles.

L’opinion publique illustre déjà l’ampleur du défi. Selon un sondage Léger réalisé en janvier 2026 pour l’Association d’études canadiennes, une majorité de Canadiens hors Québec s’oppose à ce que les Québécois conservent la citoyenneté canadienne après une éventuelle indépendance. Au Québec, c’est l’inverse : une majorité souhaite la préserver.

Deux visions difficilement conciliables.

Dans ce contexte, présenter la double citoyenneté comme un acquis relève davantage de la stratégie politique que de la réalité juridique. La prudence des indépendantistes albertains – qui parlent de possibilité – reconnaît implicitement cette incertitude.

Car rien ne garantit que le Canada accepterait qu’une large population étrangère conserve durablement des droits politiques complets. Une telle situation soulèverait des enjeux évidents de souveraineté, de représentation et de légitimité démocratique.

Il faut aussi reconnaître une réalité souvent sous-estimée : la citoyenneté canadienne demeure extrêmement populaire.

Deux Canadiens sur trois préfèrent être citoyens du Canada que de tout autre pays. Les Québécois (71 %) figurent parmi ceux qui expriment le plus fortement cet attachement, les Albertains étant un peu moins enthousiastes (61 %).

Même là où l’on parle d’indépendance, pour la majorité, le lien à la citoyenneté canadienne reste profond.

C’est précisément ce qui explique l’émergence de cette idée d’une indépendance sans véritable rupture. On propose de quitter le Canada… tout en conservant ce qu’il offre de plus précieux.

Au Québec et en Alberta, la souveraineté ne sera pas un exercice symbolique. Elle implique la création d’un État distinct, avec ses propres règles, ses propres institutions et son propre ordre politique et juridique.

La double citoyenneté, dans ce contexte, est loin d’être garantie. C’est plutôt une hypothèse qui dépendra de négociations, de rapports de force – et d’un Canada qui, inévitablement, devra redéfinir les conditions mêmes de sa citoyenneté.

Source: Indépendance du Québec et de l’Alberta: La double citoyenneté est loin d’être garantie

… This would involve difficult choices. Who would keep the right to vote? What rights would be maintained or limited? How to define political belonging in a context of separation? What obligations will emerge?

So many questions that will only be answered through complex negotiations – and most likely conflictual.

Public opinion is already illustrating the scale of the challenge. According to a Léger survey conducted in January 2026 for the Canadian Studies Association, a majority of Canadians outside Quebec are opposed to Quebecers retaining Canadian citizenship after possible independence. In Quebec, it is the opposite: a majority wants to preserve it.

Two visions that are difficult to reconcile.

In this context, presenting dual citizenship as a given is more of a political strategy than a legal reality. The prudence of Alberta’s independence supporters – who speak of possibility – implicitly recognizes this uncertainty.

Because there is no guarantee that Canada would accept that a large foreign population retains full political rights in the long term. Such a situation would raise obvious issues of sovereignty, representation and democratic legitimacy.

We must also recognize a reality that is often underestimated: Canadian citizenship remains extremely popular.

Two out of three Canadians would rather be citizens of Canada than any other country. Quebecers (71%) are among those who most strongly express this attachment, Albertans being a little less enthusiastic (61%).

Even where we talk about independence, for the majority, the link to Canadian citizenship remains deep.

This is precisely what explains the emergence of this idea of independence without real rupture. We propose to leave Canada… while keeping what it offers most valuable.

In Quebec and Alberta, sovereignty will not be a symbolic exercise. It involves the creation of a separate state, with its own rules, its own institutions and its own political and legal order.

Dual citizenship, in this context, is far from guaranteed. Rather, it is a hypothesis that will depend on negotiations, a balance of power – and a Canada that will inevitably have to redefine the very conditions of its citizenship.

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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