Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

As expected:

Sans nouvelle de leur dossier depuis plus de six mois, des « heureux élus » du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) craignent de devoir retourner dans leur pays alors que leur permis de travail est sur le point d’expirer. À peine 110 certificats de sélection du Québec (CSQ) ont été délivrés alors que plus de 10 000 invitations ont été envoyées depuis juillet dernier, selon les données du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Des délais plus longs

Yves Martineau, coprésident de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, observe que le délai de traitement dépasse actuellement les six mois pour bon nombre de candidats invités à postuler au PSTQ, soit des délais qui sont en train de dépasser ceux des anciens programmes du Québec menant à la résidence permanente, notamment le Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) et le PEQ. « La norme à laquelle on a été habitués pendant de très nombreuses années, je dirais même des décennies, c’était à l’intérieur d’un délai de six mois. »

Le MIFI s’engageait d’ailleurs à traiter dans les six mois le CSQ, engagement qui a pris fin en 2024. « Là, on est clairement au-dessus et ça entraîne des conséquences assez graves pour les travailleurs qui ont besoin d’un CSQ pour renouveler, et sur les entreprises qui ont besoin de ces travailleurs », constate Me Martineau….

Un goulot d’étranglement

À la mi-février, Le Devoir révélait que moins de cinq CSQ avaient été délivrés dans le cadre du PSTQ. Un mois plus tard, à la mi-mars, c’était 39.

D’après les explications du MIFI, on comprend qu’il y a un goulot d’étranglement, puisqu’il met aussi ses efforts à finaliser ceux du PEQ, du PRTQ et des programmes pilotes. Sans vouloir communiquer de délai moyen de délivrance d’un CSQ, le ministère affirme toutefois « travailler activement à renforcer sa capacité de traitement » des dossiers déposés dans le cadre du PSTQ.

Ces derniers sont traités selon le principe du « premier arrivé, premier servi », à partir de la date du dépôt du dossier complet.

Le ministère se dit conscient que des personnes pourraient voir leur permis temporaire expirer pendant le traitement de leur CSQ. Il avait d’ailleurs demandé à son homologue fédéral de prolonger les permis de travail, qu’ils soient ouverts ou fermés, pour les candidats ayant officiellement déposé leur dossier dans le cadre du PSTQ. Ottawa n’aurait acquiescé que pour les détenteurs de permis fermés. Le MIFI dit analyser différentes options « afin d’identifier des solutions ».

Source: Des invités du PSTQ pourraient devoir quitter le Québec

Without news of their file for more than six months, “happy elected officials” of the Skilled Worker Selection Program (PSTQ) fear having to return to their country when their work permit is about to expire. Barely 110 Quebec Selection Certificates (CSQ) have been issued while more than 10,000 invitations have been sent since last July, according to data from the Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI)….

Longer delays

Yves Martineau, co-president of the Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration, notes that the processing time currently exceeds six months for many candidates invited to apply to the PSTQ, which are deadlines that are in the process of exceeding those of the former Quebec programs leading to permanent residence, including the Regular Programme des travailleurs qualifiés (PRTQ) and the PEQ. “The norm we were used to for many years, I would even say decades, was within a period of six months. ”

The MIFI also committed to deal with the CSQ within six months, a commitment that ended in 2024. “There, we are clearly above and this leads to quite serious consequences for workers who need a CSQ to renew, and for companies that need these workers,” notes Me Martineau….

A bottleneck

In mid-February, Le Devoir revealed that less than five CSQs had been issued as part of the PSTQ. A month later, in mid-March, it was 39.

According to the MIFI’s explanations, we understand that there is a bottleneck, since it also makes efforts to finalize those of the PEQ, the PRTQ and the pilot programs. Without wanting to communicate an average time for the issuance of a CSQ, the ministry says, however, that it is “actively working to strengthen its processing capacity” of the files filed under the PSTQ.

The latter are treated according to the principle of “first come, first served”, from the date of submission of the complete file.

The ministry says it is aware that people may see their temporary permit expire during the processing of their CSQ. He had also asked his federal counterpart to extend work permits, whether open or closed, for candidates who had officially filed their application under the PSTQ. Ottawa would have agreed only for closed license holders. The MIFI says it analyzes different options “in order to identify solutions”.

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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