Canada-Québec: le grand rendez-vous manqué | Bouchard

I have the greatest respect for Prof Bouchard, and the work we [the Multiculturalism Division within CIC] did with him in 2010-11 to capture the nuances between multiculturalism and interculturalism was among the most interesting work we did (for the summary charts see: Table 9: Diversity ParadigmsTable 10: Multiculturalism/ Interculturalisme Comparison).

Where I would disagree with him is that Canada has not accommodated Quebec (it has, but not to the extent that he and others may like, two examples being the Quebec Pension Plan and the Cullen-Couture Immigration agreement). He also implies more opposition between interculturalism and multiculturalism than is warranted, although he recognized that the explicit emphasis on integration by Minister Kenney made differences smaller.

Others in Quebec have been much less nuanced, portraying multiculturalism in Canada as ‘anything goes relativism’ while ignoring that it is within the Canadian constitutional and legal framework (including the primacy of official language rights), and was always within a context of  fostering integration, participation and equality:

Ce qui différencie l’interculturalisme québécois du multiculturalisme canadien, c’est entre autres le fait que, ici, la majorité francophone se perçoit comme une minorité menacée à l’échelle de l’Amérique du Nord — ce qui n’est évidemment pas le cas pour la majorité anglophone du Canada. « Mais s’il y a une majorité au Québec, il y a aussi des minorités, ajoute Gérard Bouchard. En conséquence, le rapport majorité/minorités est fondamental dans la vie interculturelle québécoise. »

« Un Québécois francophone d’aujourd’hui, c’est d’abord quelqu’un qui s’identifie à son groupe francophone parce qu’il a des aspirations communes, qu’il a aussi des craintes et des inquiétudes et qu’il a une volonté d’agir pour surmonter ces problèmes, résume-t-il. Et tout cela se manifeste à tout moment. »

Selon Gérard Bouchard, c’est d’ailleurs ce qu’on a vu se manifester au moment de la crise des accommodements et de la commission qu’il a coprésidée. « Une très vive inquiétude est apparue au sein de la majorité francophone à cause de la perception négative qu’elle a développée des immigrants et des minorités », observe-t-il. Même chose lors du débat sur la Charte de la laïcité : « Il y a deux ans, on a vu encore la majorité se manifester, dit-il, et les minorités descendre alors dans la rue pour protester contre la majorité ! On se trouve donc toujours au coeur de ce rapport majorité/minorités ! »

Si, dans les années 1960, le Canada avait accepté la notion des deux nations fondatrices, voilà qui aurait changé l’histoire, estime Gérard Bouchard, « puisque nous nous serions alors sentis en sécurité sur notre territoire. Ça, ça a été un grand rendez-vous manqué de la part du Canada anglais ». En fait, nuance-t-il, c’est avant tout un rendez-vous manqué de notre point de vue, car, du côté du Canada anglais, ce ne l’est pas. « Ce ne l’est pas, déclare M. Bouchard, puisque pour eux tout est très bien ainsi. En effet, jusqu’à maintenant, le Canada a su survivre et a évité la rupture en prenant certaines mesures pour dénouer les petites crises et en gérant intelligemment et prudemment les choses… Et les Canadiens anglais savent y faire, lance-t-il, puisque ça fait longtemps qu’ils composent avec le problème francophone. »

Et M. Bouchard est formel : « Jamais le Canada anglais n’acceptera d’accommoder le Québec et jamais il ne répondra aux demandes du Québec ! Les Canadiens anglais prennent simplement des mesures d’atermoiement pour que les choses n’éclatent pas… et on ne peut pas dire qu’ils ne réussissent pas bien puisque… regardez où nous en sommes aujourd’hui ! »

Source: Canada-Québec: le grand rendez-vous manqué | Le Devoir

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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