“La communauté musulmane de Québec déplore l’intransigeance du gouvernement”
2026/01/30 Leave a comment
A noter:
“Neuf ans se sont écoulés depuis la tuerie de la grande mosquée de Québec, mais des séquelles se font encore sentir, ravivées par les lois sur la laïcité adoptées par le gouvernement caquiste, qui « encouragent la xénophobie et le racisme », selon les leaders de la communauté musulmane de la capitale.
Le 29 janvier 2017, au moment où Alexandre Bissonnette faisait irruption au milieu de la prière pour ouvrir le feu sur les fidèles, une fillette se tenait entre le tireur et ses victimes. « C’est ma fille. Elle avait huit ans », a raconté mercredi Nizar Ghali, blessé par deux balles à l’abdomen lors de la tragédie.
Le père de famille, ce soir-là, a frôlé la mort sous les yeux de son enfant. Dans les jours qui ont suivi l’attaque, pendant que la ville se recueillait, consternée, et pleurait les six défunts, Nizar Ghali, lui, luttait pour sa vie à l’hôpital, plongé dans le coma.
Aujourd’hui tiré d’affaire — « le corps va bien, l’esprit va quand même assez bien aussi », précisait-il mercredi au Devoir à la veille des commémorations —, il travaille à combattre les « amalgames » qui font le lit, à son avis, du racisme et de la xénophobie.
“Et il en a long à dire sur la vision de la laïcité promue par le gouvernement caquiste. La loi 21 sur l’interdiction des signes religieux et son expansion dans les garderies subventionnées par l’État prévue par le projet de loi 9 passent mal. « Les femmes voilées se sentent lésées par ces lois-là parce qu’elles estiment qu’[elles] sont faites spécifiquement pour elles », explique le docteur diplômé de l’Université Laval. « Pour nous, ça envoie le message que l’État ne veut pas que la femme musulmane prenne de l’expansion dans la société. »Sa fille, aujourd’hui âgée de 17 ans, a décidé de porter le hidjab. Le père, lui, craint que ce choix ne constitue un obstacle à son épanouissement. « Ce n’est pas le passé qui nous inquiète, c’est l’avenir, confie Nizar Ghali. Elle arrive à l’âge où tout le monde commence à entrevoir un petit peu son avenir. Il est encore trop tôt pour savoir quel genre de job elle va chercher ou quel domaine d’études elle va poursuivre, mais si elle rencontre des embûches, c’est sûr que ça va être de plus en plus difficile pour elle. Si, au contraire, elle trouve une société qui l’accueille comme elle est, je présume que ça va la soulager après ce qu’elle a vécu. »”…
Source: “La communauté musulmane de Québec déplore l’intransigeance du gouvernement”
“Nine years have passed since the killing of the Great Mosque in Quebec City, but sequelae are still being felt, revived by the laws on secularism adopted by the Caquist government, which “encourage xenophobia and racism,” according to the leaders of the capital’s Muslim community.
On January 29, 2017, when Alexandre Bissonnette broke into the middle of prayer to open fire on the faithful, a girl stood between the shooter and his victims. “She’s my daughter. She was eight years old, “said Nizar Ghali on Wednesday, wounded by two bullets in the abdomen during the tragedy.
The father of the family, that evening, come close to death before the eyes of his child. In the days following the attack, while the city was gathering, dismayed, and mourning the six deceased, Nizar Ghali was fighting for his life in the hospital, immersed in a coma.
Today out of trouble – “the body is fine, the mind is still quite well too,” he said Wednesday at Le Devoir on the eve of the commemorations – he is working to fight the “amalgams” that make the bed, in his opinion, of racism and xenophobia.
“And he has a lot to say about the vision of secularism promoted by the Caquist government. Bill 21 on the prohibition of religious signs and its expansion into state-subsidized daycare centers provided for by Bill 9 is doing badly. “Women with veils feel aged by these laws because they believe that [they] are made specifically for them,” explains the doctor graduated from Université Laval. “For us, it sends the message that the State does not want Muslim women to expand in society. ”
His daughter, now 17 years old, decided to wear the hijab. The father, for his part, fears that this choice will be an obstacle to his development. “It’s not the past that worries us, it’s the future,” says Nizar Ghali. She reaches the age where everyone begins to see a little bit of her future. It is still too early to know what kind of job she will look for or what field of study she will pursue, but if she encounters pitfalls, it is certain that it will be more and more difficult for her. If, on the contrary, she finds a society that welcomes her as she is, I assume that it will relieve her after what she has experienced. “…

