Québec refuse de traiter plus vite la résidence permanente des réfugiés reconnus

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Le ministre Roberge l’a confirmé : Québec rejette la main tendue d’Ottawa et ne traitera pas en accéléré les dossiers des réfugiés déjà acceptés qui attendent depuis des années leur résidence permanente.

Alors que les délais sont actuellement de près de 10 ans, cette décision aura des « conséquences terribles » sur l’intégration et la réunification des familles, selon des organismes et avocats en immigration.

« C’est très décevant », déplore Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). « C’est même de la discrimination, pour ces [réfugiés] résidant au Québec, de ne pas leur permettre de bénéficier d’un programme fédéral. »

En novembre dernier, le gouvernement canadien avait annoncé une initiative ponctuelle qui visait à traiter au cours des deux prochaines années les quelque 115 000 dossiers — à l’époque — de réfugiés reconnus comme personnes à protéger. Pour Ottawa, accorder la résidence permanente en priorité à ces personnes vise « à accélérer la pleine intégration et l’obtention de la citoyenneté ».

“Le gouvernement du Québec avait été invité à participer à l’initiative, puisqu’environ 36 000 de ces réfugiés se trouvent au Québec et que le délai d’obtention de la résidence permanente pour cette catégorie est de plus de 9 ans (112 mois) en date d’aujourd’hui. Pour le reste du Canada, ce délai est de 17 mois.

Dans un message de son cabinet, le ministre Jean-François Roberge indique qu’il ne souhaite pas traiter ces demandes hors seuils. « Afin de respecter nos cibles, nous avons décidé de ne pas participer à cette initiative d’Ottawa. Libre au gouvernement fédéral de camoufler la hausse massive de l’immigration en créant des catégories hors seuil et en évitant de les compter dans les chiffres officiels », a-t-on déclaré.

Invité à dire ce qu’il pensait de ce refus de Québec, le cabinet de la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a plutôt renvoyé la balle au ministère, qui explique la lenteur du traitement par les cibles que le Québec s’est fixées en vertu de l’Accord Canada-Québec. …

Source: “Québec refuse de traiter plus vite la résidence permanente des réfugiés reconnus

Minister Roberge confirmed it: Quebec rejects Ottawa’s outstretched hand and will not process the files of already accepted refugees who have been waiting for years for permanent residence.

While the deadlines are currently nearly 10 years, this decision will have “terrible consequences” on the integration and reunification of families, according to immigration organizations and lawyers.

“This is very disappointing,” laments Stephan Reichhold, Director General of the Consultation Table of Organizations for Refugees and Immigrants (TCRI). “It is even discrimination, for these [refugees] living in Quebec, not to allow them to benefit from a federal program. ”

Last November, the Canadian government announced a one-time initiative to address over the next two years the approximately 115,000 refugee cases — at the time — recognized as persons in need of protection. For Ottawa, granting permanent residence as a priority to these people aims to “accelerate full integration and the achievement of citizenship”.

“The Government of Quebec had been invited to participate in the initiative, since about 36,000 of these refugees are in Quebec and the deadline for obtaining permanent residence for this category is more than 9 years (112 months) as of today. For the rest of Canada, this period is 17 months.

In a message from his cabinet, Minister Jean-François Roberge indicates that he does not wish to process these requests outside the threshold. “In order to respect our targets, we decided not to participate in this Ottawa initiative. The federal government is free to camouflage the massive increase in immigration by creating out-of-threshold categories and avoiding counting them in official figures,” it was said.

Invited to say what he thought of this refusal of Quebec, the office of the Federal Minister of Immigration, Lena Metlege Diab, instead sent the ball back to the ministry, which explains the slow treatment by the targets that Quebec has set itself under the Canada-Quebec Agreement. …

Unknown's avatarAbout Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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