Les faux représentants en immigration, un véritable fléau
2025/08/07 Leave a comment
Good series in Le Devoir on immigration consultants and fraud:
…Consultants « fantômes », faux avocats, usurpateurs d’identité de vrais consultants : de plus en plus de faux représentants font payer des services d’immigration sans être autorisés à les dispenser, selon les informations compilées par Le Devoir.
Au Québec et dans le reste du Canada, il n’est pas obligatoire d’avoir recours à ce genre d’intermédiaire pour déposer une demande en immigration, quelle qu’elle soit. Mais à partir du moment où quelqu’un facture ce genre de services, il doit en revanche être impérativement autorisé : avocat membre du Barreau du Québec, consultant membre du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC) ou encore notaire à la Chambre des notaires du Québec.
Le problème est difficile à appréhender dans son ensemble, notamment parce que plusieurs entités opèrent de l’étranger et en dehors de la loi. Mais s’il n’y a qu’une pointe de l’iceberg à déceler, elle est déjà immense : dans la dernière année, le CCIC a fait fermer plus de 5000 pages Web et de médias sociaux qui faisaient la promotion de praticiens non autorisés.Sur le terrain
Dans un contexte où les restrictions en immigration rendent de plus en plus difficile le renouvellement des permis de travail, d’études ou encore l’accès à la résidence permanente, « les faux représentants sont devenus un vrai fléau », dit Louis-Philippe Jannard, coordonnateur du volet protection de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.
« C’est un problème endémique dans certains quartiers », abonde aussi Camille Bonenfant, organisatrice communautaire à la Clinique pour la justice migrante. Lorsque des membres de son équipe se déplacent pour donner des ateliers d’information, c’est presque « systématique » : les personnes rencontrées « s’approchent et nous montrent une carte d’affaires d’une personne qui n’est enregistrée nulle part ».
« C’est sûr qu’il y a une augmentation », tranche aussi Dory Jade, qui soulève le problème depuis 20 ans. Il est directeur général de l’Association canadienne des consultants professionnels en immigration et a eu connaissance des plus grandes comme des plus petites fraudes : « Il y a des cas qui ont payé des centaines de milliers de dollars à des individus qui leur ont fait miroiter qu’ils pouvaient les emmener au Canada », raconte-t-il.
Ou encore des gens qui ont vendu toutes leurs possessions pour obtenir des papiers… qui ne sont jamais arrivés, poursuit M. Jade….
Source: Les faux représentants en immigration, un véritable fléau
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… “Ghost” consultants, false lawyers, identity thieves of real consultants: more and more false representatives are charging immigration services without being authorized to dispense them, according to information compiled by Le Devoir.
In Quebec and the rest of Canada, it is not mandatory to use this kind of intermediary to file an immigration application, whatever it may be. But from the moment someone charges for this type of service, he must be authorized: a lawyer member of the Barreau du Québec, a consultant member of the Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC) or a notary at the Chambre des notaires du Québec.
The problem is difficult to understand as a whole, in particular because several entities operate from abroad and outside the law. But if there is only one tip of the iceberg to detect, it is already huge: in the last year, the CCIC has closed more than 5,000 web and social media pages that promoted unauthorized practitioners.
In the field
In a context where immigration restrictions are making it increasingly difficult to renew work permits, study permits or access to permanent residence, “false representatives have become a real scourge,” says Louis-Philippe Jannard, coordinator of the protection component of the Consultation Table for organizations serving refugees and immigrants.
“It’s an endemic problem in some neighborhoods,” says Camille Bonenfant, community organizer at the Clinic for Migrant Justice. When members of his team travel to give information workshops, it is almost “systematic”: the people met “approach and show us a business card of a person who is not registered anywhere”.
“It is certain that there is an increase,” says Dory Jade, who has been raising the problem for 20 years. He is Director General of the Canadian Association of Professional Immigration Consultants and has learned of the biggest and smallest frauds: “There are cases that have paid hundreds of thousands of dollars to individuals who have made them think they could take them to Canada,” he says.
Or people who sold all their possessions to get papers… who never arrived, continues Mr. Jade….
