Immigration: Vers une campagne électorale agitée

Not going to be a “vivre ensemble” campaign:

…Mais surtout, politiquement, le chef du PQ risque de se retrouver du mauvais côté du débat public. Vendredi, les porte-parole de plus d’une vingtaine d’organismes de la société civile, des municipalités aux syndicats en passant par les employeurs, les institutions d’enseignement et les producteurs agricoles, ont tenu une conférence de presse.

Tous demandent la même chose. Qu’on ne renvoie pas ailleurs dans le monde des immigrants que le Québec a choisis : des francophones, déjà établis, bien intégrés, et qui, le plus souvent, ont des compétences recherchées, ici et maintenant.

En fait, si certains de nos politiciens font le mauvais choix, c’est beaucoup à cause de vieux réflexes populistes qui sont aujourd’hui dépassés. Ils ont encore de vieilles croyances et voient les immigrants comme des « voleurs de jobs ».

Mais tant les pénuries de main-d’œuvre que le vieillissement de la population sont des phénomènes qu’on ne peut plus ignorer. Il faut aussi dire que certaines perceptions ont beaucoup changé depuis la pandémie, quand notre système de santé a été tenu à bout de bras par ceux qu’on a appelés nos « anges gardiens ».

Par ailleurs, même la question du danger pour l’avenir du français tient de moins en moins la route. Aujourd’hui, parmi les immigrants que le Québec a choisis, ils sont plus de 80 % à parler français avant même d’arriver chez nous.

Alors pourquoi deux de nos partis politiques, la CAQ et le PQ, s’enferment-ils encore dans un discours aussi inquiet – quand ce n’est pas carrément hostile – envers l’immigration ?

Mauvais instincts de la part de la CAQ, certainement. D’ailleurs, le premier ministre a un discours nettement différent de celui de ses collègues plus jeunes. Chose certaine, il n’y a plus personne pour reprendre le mantra de la CAQ quand elle est arrivée au pouvoir : « En prendre moins, mais en prendre soin ».

Au PQ, on choisit plutôt les experts ou les conseillers qui disent ce que l’on veut entendre, en particulier sur la crise du logement, que l’on attribue presque exclusivement à l’immigration.

Mais c’est faire exception de nouveaux phénomènes comme les « rénovictions », les logements offerts sur des plateformes comme Airbnb et la mauvaise performance historique du Québec quant à la construction de nouveaux logements, surtout quand on le compare au reste du Canada.

Rien de tout cela n’annonce une campagne électorale positive sur un enjeu comme l’immigration, qui exige précisément qu’on en discute dans une certaine sérénité.

Source: Immigration: Vers une campagne électorale agitée

… But above all, politically, the leader of the PQ may find himself on the wrong side of the public debate. On Friday, spokespersons for more than twenty civil society organizations, from municipalities to unions to employers, educational institutions and agricultural producers, held a press conference.

They all ask for the same thing. That we do not send elsewhere in the world of immigrants that Quebec has chosen: Francophones, already established, well integrated, and who, most often, have skills sought after, here and now.

In fact, if some of our politicians make the wrong choice, it is much because of old populist reflexes that are now outdated. They still have old beliefs and see immigrants as “job thieves”.

But both labor shortages and an aging population are phenomena that can no longer be ignored. It must also be said that some perceptions have changed a lot since the pandemic, when our health system was held at arm’s length by those we called our “guardian angels”.

Moreover, even the question of the danger to the future of the Frenchman holds less and less. Today, among the immigrants that Quebec has chosen, more than 80% speak French before they even arrive at home.

So why do two of our political parties, the CAQ and the PQ, still lock themselves in such a worried speech – when it is not downright hostile – towards immigration?

Bad instincts on the part of the CAQ, certainly. Moreover, the Prime Minister has a very different speech from that of his younger colleagues. One thing is certain, there is no one left to take up the mantra of the CAQ when it came to power: “Take less, but take care of it”.

In the PQ, we choose instead the experts or advisors who say what we want to hear, especially on the housing crisis, which is attributed almost exclusively to immigration.

But this is an exception to new phenomena such as “renovations”, housing offered on platforms such as Airbnb and Quebec’s poor historical performance in the construction of new housing, especially when compared to the rest of Canada.

None of this announces a positive election campaign on an issue such as immigration, which precisely requires that it be discussed with a certain serenity.