Abolition du PEQ: Recruté par le Québec, courtisé ailleurs au Canada
2026/02/09 Leave a comment
Articles on the impact of ending the PEQ keep on coming:
…Le ministre Roberge promet désormais l’admission à la résidence permanente des quelque 6300 employés du réseau de la santé touchés. Pour le Dr Benard et son épouse, cette promesse reste théorique.
Dans le PSTQ, la reconnaissance de ses diplômes n’est pas prise en compte, dit le médecin.
« Au ministère de l’Immigration, on m’a dit que l’évaluation comparative demandée dans le portail Arrima est celle qui est faite par le ministère, Ce n’est pas mon cas, parce que mes diplômes médicaux ont été évalués par le Conseil médical du Canada. Mais on m’a dit que, de toute façon, ça change rien : ça n’apporte pas de points », précise le médecin.
« On m’a dit : “Le problème pour vous, c’est que le système est mal fait puisque vous êtes médecin à Montréal, que vous avez plus de 40 ans et que vous n’avez pas fait vos études au Québec, que vous n’avez pas de diplôme québécois. Donc, vous n’êtes pas reconnu à votre juste valeur par ce système-là”. »
Résultat : aucune invitation à déposer une demande à ce jour.
Pour atteindre le seuil de points plus élevé, il lui manque notamment :
- Des points pour l’âge – un nombre très faible de points après 40 ans ;
- Des points liés à la région, Montréal étant moins favorisée ;
- Des points liés à ses diplômes.
On lui a même recommandé de passer des tests de français pour améliorer son pointage.
« Le français est ma langue. Et le test, c’est 500 $ par tête », note-t-il.
Son score se situe entre 540 et 600 points.
« On nous a dit : “Ne vous inquiétez pas, avec le PSTQ, ça va fonctionner.” Mais la plateforme n’est pas adaptée à notre situation. On est dans le flou », résume-t-il.
Courtisés ailleurs
Pendant ce temps, les offres se multiplient ailleurs au Canada : Ontario, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Alberta.
« Le problème, c’est au Québec, insiste-t-il. Quand on se renseigne dans les autres provinces, ils nous font un pont d’or. Ils nous disent clairement : “Si vous venez dans n’importe quelle province, francophone ou anglophone, peu importe, obtenir la résidence ne sera pas un souci.” »
Le couple n’a pourtant aucune envie de quitter Montréal.
« Bien sûr qu’on voudrait rester, dit le médecin. Tout se passe bien. Mais avec le PSTQ, il n’y a rien de certain. Et c’est ça qui est difficile. »
Source: Abolition du PEQ: Recruté par le Québec, courtisé ailleurs au Canada
… Minister Roberge now promises the admission to permanent residence of the approximately 6,300 employees of the health network affected. For Dr. Benard and his wife, this promise remains theoretical.
In the PSTQ, the recognition of his diplomas is not taken into account, says the doctor.
“At the Ministry of Immigration, I was told that the comparative evaluation requested in the Arrima portal is the one made by the ministry. This is not the case for me, because my medical degrees were evaluated by the Medical Council of Canada. But I was told that, anyway, it doesn’t change anything: it doesn’t bring points, “says the doctor.
“I was told: “The problem for you is that the system is poorly done since you are a doctor in Montreal, that you are over 40 years old and that you did not study in Quebec, that you do not have a Quebec diploma. So, you are not recognized at your true value by this system.” ”
Result: no invitation to file an application to date.
To reach the higher point threshold, it lacks in particular:
Points for age – a very low number of points after 40 years;
Points related to the region, Montreal being less favored;
Points related to his diplomas.
He was even advised to take French tests to improve his score.
“French is my language. And the test is $500 per head, “he notes.
Its score is between 540 and 600 points.
“We were told: ‘Don’t worry, with the PSTQ, it will work.” But the platform is not adapted to our situation. We are in the dark, “he summarizes.
Courted elsewhere
Meanwhile, offers are multiplying elsewhere in Canada: Ontario, Manitoba, New Brunswick, Alberta.
“The problem is in Quebec,” he insists. When we inquire in the other provinces, they make us a golden bridge. They tell us clearly: “If you come to any province, French-speaking or English-speaking, it doesn’t matter, getting the residency won’t be a problem.” ”
However, the couple has no desire to leave Montreal.
“Of course we would like to stay,” said the doctor. Everything is going well. But with the PSTQ, there is nothing certain. And that’s what’s difficult. ”
